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Biologie

Un manifeste pour un accès facilité aux thérapies géniques


Rédigé par Rédaction le Vendredi 19 Mars 2021 à 10:12 | Lu 478 fois


Six personnalités du monde de la santé ont lancé, au début du mois de février, un manifeste « pour l’accès des malades aux thérapies géniques ». Ils y exposent quinze propositions pour favoriser l’accès et le financement de ces traitements.



Officiellement lancé le 11 février dernier par Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, le 9ème Conseil Stratégique des Industries de Santé (CSIS) a pour ambition de faire de la France « la 1ère nation européenne innovante et souveraine en santé ». Si la situation actuelle donne une résonnance particulière à ce CSIS 2021, elle ne doit pas faire oublier d’autres thématiques, d’autres maladies ou d’autres traitements. Un collectif de six personnalités du monde de la santé (voir encadré) a ainsi souhaité attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’accès des patients français aux thérapies géniques. Dans un manifeste paru au début du mois de février, ils présentent quinze propositions réparties en quatre grandes idées directrices :« favoriser un accès rapide »,« adapter le système de soin »,« adapter le système de valorisation et de financement »et « promouvoir l’excellence médicale française »

Développer une politique nationale

Au travers de ces différentes propositions, ils appellent à une prise de conscience de la part des pouvoirs publics sur la nécessité d’un plan national qui permettrait, « comme pour le Téléthon, une sensibilisation du grand public », explique Jean de Kervasdoué, économiste de la santé et co-signataire du manifeste. « Une politique de développement nationale limitera également les freins administratifs », complète Nicolas Bouzou, lui aussi économiste et également signataire du manifeste. D’autant qu’à ces freins administratifs s’ajoutent des freins financiers, puisque chaque traitement génique vaut plusieurs centaines de milliers d’euros. « Quand on annonce le prix de ces thérapies, l’impact psychologique et politique est manifeste », concède Gérard de Pouvourville, membre du collectif. Pourtant, pour ce professeur honoraire en économie de la santé, cet impact est « à moduler en fonction de la taille des populations cibles »mais aussi des dépenses « évitées par des années de soins »

Un virage à ne « pas rater »

« La filière de bioproduction française est fragile, nous ne devons pas rater ce virage technologique », ajoute Anne-Lise Berthier, autre membre du collectif. Ce message est notamment mis en lumière dans la dernière partie du manifeste, qui fait écho aux réflexions engagées par le CSIS autour de l’industrie de la santé. « À l’échelle européenne, environ 30 millions de personnes seraient concernées par ces thérapies », note Christian Anastasy, avant d’insister : « la France a une réelle carte à jouer »à l’échelle du continent. Pour Jean de Kervasdoué, le défi à relever sera donc transversal : la démocratisation des thérapies géniques « touche bien le secteur de la santé dans son ensemble » et dans toutes ses dimensions.


 
Article publié dans le numéro de février d'Hospitalia à consulter ici.
 
 






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