Peut-on encore parler d’hygiène maîtrisée quand elle repose majoritairement sur la chimie ?
Hugues Bolomier : La chimie reste utile et peut être indispensable dans certaines situations à risque microbiologique. Mais la maîtrise de l’hygiène ne peut pas reposer sur le seul produit chimique. Le cercle de Sinner rappelle que la performance résulte de quatre facteurs : la température, l’action mécanique, le détergent et le temps d’action. L’enjeu est donc de trouver le bon équilibre entre ces différents leviers. Cette approche permet aussi de limiter certaines contraintes liées à la chimie : erreurs de dilution, respect des temps de contact, rinçage lorsqu’il est nécessaire, mais aussi rejets dans l’environnement. Il ne s’agit pas de supprimer systématiquement la chimie, mais d’identifier les situations dans lesquelles elle apporte une réelle valeur ajoutée. Lorsqu’elle n’est pas nécessaire, pourquoi ne pas s’en affranchir ?
C’est là que la microfibre prend toute son importance ?
Exactement. La microfibre renforce l’action mécanique du nettoyage : elle décroche les contaminants, les capte et les retient, plutôt que de simplement les déplacer ou les diluer. Chez Decitex, nous intégrons cette dimension dès la conception de nos textiles pour en faire un véritable levier de performance. Cette approche fait ainsi évoluer le modèle, qui passe d’une logique principalement centrée sur le produit à une logique davantage fondée sur l’outil lui-même. Elle se traduit aujourd’hui par deux solutions phares : le bandeau microfibre Ultimate 3D Infinite pour les sols et, depuis deux ans, la lavette microfibre Mini Log 5 Infinite pour les surfaces hautes. Toutes deux sont utilisables à l’eau seule et restent compatibles avec la chimie lorsque le protocole l’impose. C’est notamment le cas dans certaines situations microbiologiques, comme les précautions complémentaires liées à Clostridioides difficile, pour lesquelles l’utilisation d’un sporicide est requise.
Quels résultats observez-vous sur le terrain, notamment pour l’éconettoyage des sols ?
Sur les sols, nous disposons désormais d’un recul de quinze ans. L’approche sans chimie est aujourd’hui déployée dans plusieurs établissements de référence, notamment au CH de Toulon, aux CHU de Dijon et de Toulouse et aux Hôpitaux universitaires de Genève, avec des résultats validés en termes de performance microbiologique et de qualité visuelle du nettoyage. La réduction importante des consommations chimiques offre par ailleurs plusieurs bénéfices : opérationnels, avec une moindre manipulation des produits par les équipes ; environnementaux, grâce à la réduction des rejets ; et économiques. Sur ce dernier point, la légèreté du bandeau microfibre contribue notamment à maîtriser les coûts de blanchisserie. Il faut donc raisonner en coût global de la méthode de nettoyage, plutôt que comparer isolément le prix d’un bandeau et celui d’un bidon de détergent.
Hugues Bolomier : La chimie reste utile et peut être indispensable dans certaines situations à risque microbiologique. Mais la maîtrise de l’hygiène ne peut pas reposer sur le seul produit chimique. Le cercle de Sinner rappelle que la performance résulte de quatre facteurs : la température, l’action mécanique, le détergent et le temps d’action. L’enjeu est donc de trouver le bon équilibre entre ces différents leviers. Cette approche permet aussi de limiter certaines contraintes liées à la chimie : erreurs de dilution, respect des temps de contact, rinçage lorsqu’il est nécessaire, mais aussi rejets dans l’environnement. Il ne s’agit pas de supprimer systématiquement la chimie, mais d’identifier les situations dans lesquelles elle apporte une réelle valeur ajoutée. Lorsqu’elle n’est pas nécessaire, pourquoi ne pas s’en affranchir ?
C’est là que la microfibre prend toute son importance ?
Exactement. La microfibre renforce l’action mécanique du nettoyage : elle décroche les contaminants, les capte et les retient, plutôt que de simplement les déplacer ou les diluer. Chez Decitex, nous intégrons cette dimension dès la conception de nos textiles pour en faire un véritable levier de performance. Cette approche fait ainsi évoluer le modèle, qui passe d’une logique principalement centrée sur le produit à une logique davantage fondée sur l’outil lui-même. Elle se traduit aujourd’hui par deux solutions phares : le bandeau microfibre Ultimate 3D Infinite pour les sols et, depuis deux ans, la lavette microfibre Mini Log 5 Infinite pour les surfaces hautes. Toutes deux sont utilisables à l’eau seule et restent compatibles avec la chimie lorsque le protocole l’impose. C’est notamment le cas dans certaines situations microbiologiques, comme les précautions complémentaires liées à Clostridioides difficile, pour lesquelles l’utilisation d’un sporicide est requise.
Quels résultats observez-vous sur le terrain, notamment pour l’éconettoyage des sols ?
Sur les sols, nous disposons désormais d’un recul de quinze ans. L’approche sans chimie est aujourd’hui déployée dans plusieurs établissements de référence, notamment au CH de Toulon, aux CHU de Dijon et de Toulouse et aux Hôpitaux universitaires de Genève, avec des résultats validés en termes de performance microbiologique et de qualité visuelle du nettoyage. La réduction importante des consommations chimiques offre par ailleurs plusieurs bénéfices : opérationnels, avec une moindre manipulation des produits par les équipes ; environnementaux, grâce à la réduction des rejets ; et économiques. Sur ce dernier point, la légèreté du bandeau microfibre contribue notamment à maîtriser les coûts de blanchisserie. Il faut donc raisonner en coût global de la méthode de nettoyage, plutôt que comparer isolément le prix d’un bandeau et celui d’un bidon de détergent.
Et cette dynamique s’étend désormais aux surfaces hautes ?
Oui, mais avec un recul beaucoup plus récent. Depuis deux ans, nous déployons la Mini Log 5 Infinite auprès de collectivités et d’établissements de santé. Les premiers retours sont très encourageants, tant sur la qualité visuelle que sur le plan microbiologique. La dynamique rappelle donc celle que nous avions connue il y a quinze ans avec les premiers bandeaux utilisables sans chimie pour les sols, avec les mêmes objectifs : améliorer la reproductibilité, réduire les consommations chimiques et simplifier les pratiques. Pour objectiver les performances de la Mini Log 5, nous avons confié sa mise à l’essai à un laboratoire accrédité Cofrac, dans le cadre d’un protocole issu d’une adaptation de la norme EN 16 615. Les essais réalisés ont démontré une réduction microbienne au moins équivalente à celle obtenue avec une chimie désinfectante sur plusieurs souches de germes, alors que la lavette était utilisée uniquement avec de l’eau [voir encadré]. Ces résultats montrent le potentiel de cette nouvelle génération de textile technique sur les surfaces hautes.
Comment passe-t-on maintenant à une adoption plus large ?
L’enjeu est précisément de confronter ces performances aux conditions réelles d’utilisation et d’en mesurer les résultats. Nous proposons ainsi aux établissements de réaliser des essais sur site, accompagnés par nos ingénieurs commerciaux prescripteurs, Mickael Delys et Xavier Wlodarski. Cette démarche permet de comparer la solution aux pratiques existantes, d’identifier les situations dans lesquelles elle apporte une réelle valeur ajoutée et, le cas échéant, de préciser les protocoles d’utilisation. Lorsque la chimie répond à un besoin identifié, elle conserve sa place. En revanche, si une alternative permet de s’affranchir de certaines contraintes – dilution, temps de contact ou rinçage – tout en répondant au niveau de résultat attendu, elle mérite d’être évaluée. Pour l’éconettoyage des surfaces hautes, certains établissements de santé ont déjà réalisé leurs propres essais microbiologiques et constaté, dans les conditions étudiées, une efficacité au moins équivalente à celle obtenue avec un produit chimique. La démarche suscite également l’intérêt des collectivités, notamment dans le secteur de la petite enfance, ainsi que de certaines maternités ou service de néonatalogie.
Quel message souhaitez-vous adresser aux établissements qui s’interrogent encore ?
Il ne s’agit pas de choisir entre « avec » ou « sans » chimie, mais d’adapter la méthode au niveau de risque et au résultat attendu. Là où l’action mécanique de la microfibre permet d’atteindre le niveau de performance d’une chimie désinfectante, l’eau seule peut constituer une solution pertinente. Lorsque le protocole l’exige, la chimie reste naturellement disponible. Pour les sols, cette approche est aujourd’hui éprouvée. Pour les surfaces hautes, les premiers résultats ouvrent une perspective prometteuse qu’il faut désormais documenter à plus grande échelle. C’est cette combinaison entre performance mesurée, adaptation des protocoles et sobriété dans l’usage de la chimie qui doit permettre de faire évoluer durablement les pratiques de bionettoyage. Nous sommes fiers de constater que notre vision d’un monde plus sain, nettoyé sans chimie, n’a jamais été aussi concrètement à portée de main.
> Retrouvez les équipes Decitex lors des Journées d’études de l’ARBS (stand 30) et de l’URBH (stand 21).
Oui, mais avec un recul beaucoup plus récent. Depuis deux ans, nous déployons la Mini Log 5 Infinite auprès de collectivités et d’établissements de santé. Les premiers retours sont très encourageants, tant sur la qualité visuelle que sur le plan microbiologique. La dynamique rappelle donc celle que nous avions connue il y a quinze ans avec les premiers bandeaux utilisables sans chimie pour les sols, avec les mêmes objectifs : améliorer la reproductibilité, réduire les consommations chimiques et simplifier les pratiques. Pour objectiver les performances de la Mini Log 5, nous avons confié sa mise à l’essai à un laboratoire accrédité Cofrac, dans le cadre d’un protocole issu d’une adaptation de la norme EN 16 615. Les essais réalisés ont démontré une réduction microbienne au moins équivalente à celle obtenue avec une chimie désinfectante sur plusieurs souches de germes, alors que la lavette était utilisée uniquement avec de l’eau [voir encadré]. Ces résultats montrent le potentiel de cette nouvelle génération de textile technique sur les surfaces hautes.
Comment passe-t-on maintenant à une adoption plus large ?
L’enjeu est précisément de confronter ces performances aux conditions réelles d’utilisation et d’en mesurer les résultats. Nous proposons ainsi aux établissements de réaliser des essais sur site, accompagnés par nos ingénieurs commerciaux prescripteurs, Mickael Delys et Xavier Wlodarski. Cette démarche permet de comparer la solution aux pratiques existantes, d’identifier les situations dans lesquelles elle apporte une réelle valeur ajoutée et, le cas échéant, de préciser les protocoles d’utilisation. Lorsque la chimie répond à un besoin identifié, elle conserve sa place. En revanche, si une alternative permet de s’affranchir de certaines contraintes – dilution, temps de contact ou rinçage – tout en répondant au niveau de résultat attendu, elle mérite d’être évaluée. Pour l’éconettoyage des surfaces hautes, certains établissements de santé ont déjà réalisé leurs propres essais microbiologiques et constaté, dans les conditions étudiées, une efficacité au moins équivalente à celle obtenue avec un produit chimique. La démarche suscite également l’intérêt des collectivités, notamment dans le secteur de la petite enfance, ainsi que de certaines maternités ou service de néonatalogie.
Quel message souhaitez-vous adresser aux établissements qui s’interrogent encore ?
Il ne s’agit pas de choisir entre « avec » ou « sans » chimie, mais d’adapter la méthode au niveau de risque et au résultat attendu. Là où l’action mécanique de la microfibre permet d’atteindre le niveau de performance d’une chimie désinfectante, l’eau seule peut constituer une solution pertinente. Lorsque le protocole l’exige, la chimie reste naturellement disponible. Pour les sols, cette approche est aujourd’hui éprouvée. Pour les surfaces hautes, les premiers résultats ouvrent une perspective prometteuse qu’il faut désormais documenter à plus grande échelle. C’est cette combinaison entre performance mesurée, adaptation des protocoles et sobriété dans l’usage de la chimie qui doit permettre de faire évoluer durablement les pratiques de bionettoyage. Nous sommes fiers de constater que notre vision d’un monde plus sain, nettoyé sans chimie, n’a jamais été aussi concrètement à portée de main.
> Retrouvez les équipes Decitex lors des Journées d’études de l’ARBS (stand 30) et de l’URBH (stand 21).
Lavette microfibre Mini Log 5 Infinite
Réduction microbienne de :
• 99,999 2 % sur Staphylococcus aureus (-5,11 log)
• 99,999 % sur Pseudomonas Aeruginosa (-5,02 log)
• 99,992 % sur la levure Candida Albicans (-4,10 log)
• 99,987 % sur le Coronavirus humain 229E (-3,88 log ± 0,49).
Selon la méthodologie de la norme EN 16 615.
Test réalisé à l’eau distillée en présence de matière interférente.
Réduction microbienne de :
• 99,999 2 % sur Staphylococcus aureus (-5,11 log)
• 99,999 % sur Pseudomonas Aeruginosa (-5,02 log)
• 99,992 % sur la levure Candida Albicans (-4,10 log)
• 99,987 % sur le Coronavirus humain 229E (-3,88 log ± 0,49).
Selon la méthodologie de la norme EN 16 615.
Test réalisé à l’eau distillée en présence de matière interférente.








