Le changement climatique perturbe déjà le quotidien des soignants
Les soignants témoignent d’une inquiétude forte vis-à-vis des impacts du changement climatique sur leurs pratiques, leur propre santé et sur la santé des populations. Ils sont d’ailleurs déjà impactés par le changement climatique et les difficultés d'approvisionnement en énergies fossiles comme le pétrole et le gaz. 74 % des répondants déclarent avoir déjà vécu un événement climatique ayant perturbé leur activité. Les canicules sont de loin les événements les plus cités, avec des conséquences sur les conditions d’accueil des patients et la charge de travail. “Climatiseur du bloc opératoire en panne, donc greffe hépatorénale à 38°C dans la pièce. ”, témoigne ainsi une Chirurgienne urologue exerçant à l'hôpital public.
Les événements climatiques fragilisent à la fois la santé et les conditions de travail des soignants et la qualité de leurs soins : chaleur excessive, fatigue, manque de sommeil et surcharge de travail peuvent dégrader la santé des professionnels et leur capacité de concentration, avec un risque accru d’erreurs. Ces événements mettent également à l’épreuve les infrastructures et la continuité des soins : pannes, fermetures de lits ou de structures, difficultés d’approvisionnement et augmentation du nombre de patients à prendre en charge.
L’été 2026 s’est avéré être un test grandeur nature et les soignants jugent le bilan inquiétant. Marqué par plusieurs canicules, il s’agit de l’été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900. Les réponses recueillies avant et après le 15 juin ont été comparées pour évaluer leur influence sur les perceptions des soignants. La part des soignants inquiets et qui jugent le système pas du tout préparé face aux canicules a bondi de 30 à 60% après l'été 2026.Par ailleurs, 97 % des répondants reconnaissent le changement climatique et considèrent qu’il est principalement lié aux activités humaines. Les soignants portent un regard critique sur les réponses apportées en France : seuls 1 à 2 % jugent les efforts de décarbonation de la France à la hauteur des enjeux.
Les événements climatiques fragilisent à la fois la santé et les conditions de travail des soignants et la qualité de leurs soins : chaleur excessive, fatigue, manque de sommeil et surcharge de travail peuvent dégrader la santé des professionnels et leur capacité de concentration, avec un risque accru d’erreurs. Ces événements mettent également à l’épreuve les infrastructures et la continuité des soins : pannes, fermetures de lits ou de structures, difficultés d’approvisionnement et augmentation du nombre de patients à prendre en charge.
L’été 2026 s’est avéré être un test grandeur nature et les soignants jugent le bilan inquiétant. Marqué par plusieurs canicules, il s’agit de l’été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900. Les réponses recueillies avant et après le 15 juin ont été comparées pour évaluer leur influence sur les perceptions des soignants. La part des soignants inquiets et qui jugent le système pas du tout préparé face aux canicules a bondi de 30 à 60% après l'été 2026.Par ailleurs, 97 % des répondants reconnaissent le changement climatique et considèrent qu’il est principalement lié aux activités humaines. Les soignants portent un regard critique sur les réponses apportées en France : seuls 1 à 2 % jugent les efforts de décarbonation de la France à la hauteur des enjeux.
Les soignants sont prêt à devenir des ambassadeurs de la transition énergétique
Face aux risques climatiques et à la dépendance aux énergies fossiles, les soignants expriment une forte volonté d’agir en décarbonant le système de santé lui-même. Plusieurs dizaines de leviers ont été mis en avant par les différentes professions interrogées, allant de la dispensation à l’unité des médicaments, à l’électrification des véhicules des infirmières libérales ou le juste recours des psychotropes en santé mentale. Plus généralement, les soignants interrogés souhaitent agir, à condition qu’on leur donne les moyens. Une mobilisation de l’ensemble des acteurs du système de santé est souhaitée pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur. Cependant, tout en reconnaissant que trop de médicaments et de dispositifs médicaux sont consommés en France, ils expriment une attente particulièrement forte vis-à-vis de l’industrie concernant l'empreinte carbone des produits qu’ils prescrivent et dispensent mais aussi concernant leur relocalisation en France ou en Europe.
Ils identifient également leur rôle au-delà du seul système de soin. Les soignants soutiennent massivement les principales mesures de la transition, dont ils reconnaissent les bénéfices sanitaires : plus de 85% jugent positives pour la santé la mobilité active (97%), le développement des transports en commun (95%) et la baisse de consommation de viande rouge (87%) . Les bénéfices sanitaires de la réduction de la pollution de l’air liée à la réduction de l’usage des véhicules thermiques sont également largement partagés.
Alors que les soignants jugent que les politiques de prévention et de promotion de la santé en France sont insuffisantes, ils se sentent légitimes et prêts à promouvoir ces co-bénéfices : 92 % des médecins généralistes se déclarent légitimes pour conseiller des changements de mode de vie bénéfiques en même temps à la santé et à l’environnement. Ils deviendraient ainsi des ambassadeurs de la santé, de la prévention et de la transition dans la société.
Ils identifient également leur rôle au-delà du seul système de soin. Les soignants soutiennent massivement les principales mesures de la transition, dont ils reconnaissent les bénéfices sanitaires : plus de 85% jugent positives pour la santé la mobilité active (97%), le développement des transports en commun (95%) et la baisse de consommation de viande rouge (87%) . Les bénéfices sanitaires de la réduction de la pollution de l’air liée à la réduction de l’usage des véhicules thermiques sont également largement partagés.
Alors que les soignants jugent que les politiques de prévention et de promotion de la santé en France sont insuffisantes, ils se sentent légitimes et prêts à promouvoir ces co-bénéfices : 92 % des médecins généralistes se déclarent légitimes pour conseiller des changements de mode de vie bénéfiques en même temps à la santé et à l’environnement. Ils deviendraient ainsi des ambassadeurs de la santé, de la prévention et de la transition dans la société.
Méthodologie
Cette consultation a été menée de mars 2026 à septembre 2026 par une équipe comprenant des membres du Shift Project et des Shifters, via un questionnaire en ligne créé grâce au logiciel Sphinx, partenaire technique de cette enquête. 29 000 professionnels (près de 13 600 infirmiers, plus de 12 100 médecins et près de 3 300 pharmaciens) ont répondu à la consultation, soit 2,3% des infirmiers et infirmières du territoire, 5,1% des médecins et 4,4% des pharmaciens et pharmaciennes. Afin de permettre au plus grand nombre de soignants possibles de répondre, sur tout le territoire français et pour tous les modes d’exercice, le questionnaire quantitatif a été relayé massivement via différents canaux ainsi que par plus de 150 partenaires de diffusion, dont des conseils des ordres, des sociétés savantes, des institutions publiques, des associations professionnelles, des syndicats de professionnels, des établissements de santé publics et privés.
Cette consultation a été menée de mars 2026 à septembre 2026 par une équipe comprenant des membres du Shift Project et des Shifters, via un questionnaire en ligne créé grâce au logiciel Sphinx, partenaire technique de cette enquête. 29 000 professionnels (près de 13 600 infirmiers, plus de 12 100 médecins et près de 3 300 pharmaciens) ont répondu à la consultation, soit 2,3% des infirmiers et infirmières du territoire, 5,1% des médecins et 4,4% des pharmaciens et pharmaciennes. Afin de permettre au plus grand nombre de soignants possibles de répondre, sur tout le territoire français et pour tous les modes d’exercice, le questionnaire quantitatif a été relayé massivement via différents canaux ainsi que par plus de 150 partenaires de diffusion, dont des conseils des ordres, des sociétés savantes, des institutions publiques, des associations professionnelles, des syndicats de professionnels, des établissements de santé publics et privés.





