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Tests sérologiques rapides : la Haute Autorité de Santé se prononce sur les TDR, TROD et autotests


Rédigé par Rédaction le Mardi 19 Mai 2020 à 11:56 | Lu 335 fois


La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié hier la stratégie d’utilisation des tests sérologiques unitaires rapides. Pour l’organisme, « les TDR et TROD trouvent leur place dans la surveillance épidémiologique et la stratégie diagnostique, tandis que le recours aux autotests apparaît prématuré ».



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« Si tous les tests sérologiques utilisés pour le diagnostic du COVID-19 reposent sur le même principe – la recherche dans le sang d’anticorps dirigés contre le virus – ils n’ont pas tous les mêmes caractéristiques et usages. Il en existe deux grandes catégories : les tests automatisables (de type ELISA), réalisés à partir d’une prise de sang et qui nécessitent un plateau technique adapté pour analyser les échantillons ; et les tests unitaires dits rapides, réalisés à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt et dont le résultat est rendu directement, en quelques minutes. » Telles sont les premières lignes du communiqué publié hier par la Haute Autorité de Santé (HAS). Dans cette publication, l’organisme revient sur les tests sérologiques et plus particulièrement sur ces deux types de tests et leurs utilisations. Au vu de l’absence de connaissance sur l’immunité des individus face au Covid-19, pour la HAS « ces tests n’ont pas encore de place dans l'identification des personnes protégées contre le virus » mais « ont leur place d’une part dans la surveillance épidémiologique de la maladie ; et d’autre part dans la stratégie diagnostique, en complément du test virologique ». 

TDR et TROD pour diagnostiquer

Partant de ce constat, la HAS recommande ainsi l’utilisation des tests TDR et TROD pour compléter le diagnostic. « Grâce à leur plus grande rapidité d’utilisation et le peu de matériel requis pour les réaliser, ils seraient accessibles sur tout le territoire, y compris au sein des villes disposant uniquement d’un laboratoire de biologie médicale de proximité, sans plateau technique lourd », précise la publication de la HAS qui préconise d’utiliser les TDR « auprès des mêmes populations que les tests automatisables », soit en diagnostique de rattrapage, soit en cas de test virologique négatif malgré des symptômes évocateurs, soit auprès des personnels soignants. 
Dans le cas des TROD, qui sont utilisables dans une plus grande diversité de lieux, la HAS « recommande leur utilisation dans un champ plus restreint que les TDR et tests automatisables », soit pour les personnels soignants ou pour les patients symptomatiques sans signe de gravité respiratoire. « Les TROD sont des tests d’orientation diagnostique, et non des tests permettant de poser formellement le diagnostic de COVID-19, rappelle-la HAS. De ce fait, ils ne peuvent se substituer aux examens de biologie médicale réalisés en laboratoire. Il est nécessaire après un TROD positif de confirmer le résultat par un test sérologique ELISA ou TDR – tests de référence. »
 

Le dilemme des autotests

Le recours aux autotests pourrait également être réalisée dans plusieurs cas. Pourtant, la HAS identifie deux freins majeurs. Tout d’abord, « il existe à ce jour très peu de données scientifiques sur les performances des autotests pour le diagnostic du COVID-19 en vie réelle », constate l’organisme. À cette incertitude sur la fiabilité des tests, s’ajoute la difficulté d’utilisation : « si la réalisation du prélèvement est simple (le patient le réalise seul, à domicile, en se piquant le bout du doigt), il n’en est pas de même pour la lecture et l’interprétation du résultat », continue-la HAS. « Sans accompagnement, le patient prend le risque de tirer des conclusions erronées de ce test. » Compte tenu de ces éléments, la HAS considère qu’il est aujourd’hui « prématuré de recommander l’utilisation des autotests sérologiques pour le diagnostic du COVID-19 ».






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