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RECHERCHE ET TRANSFORMATION ORGANISATIONNELLE AU CŒUR DE LA STRATÉGIE DU CHU DE LIMOGES

Rédigé par Rédaction le Lundi 25 Mars 2019 à 14:05 | Lu 521 fois


60 ANS DES CHU / LE CHU DE LIMOGES

TOTALISANT 1 976 LITS ET PLACES RÉPARTIS ENTRE HUIT PÔLES HOSPITALO-UNIVERSITAIRES, LE CHU DE LIMOGES FÉDÈRE PLUS DE 6 500 PROFESSIONNELS MÉDICAUX, SOIGNANTS, ADMINISTRATIFS ET TECHNIQUES. POUR RELEVER LES DÉFIS AU CŒUR DE LA SANTÉ DE DEMAIN, IL EST PLEINEMENT ENGAGÉ DANS UNE PROFONDE TRANSFORMATION ORGANISATIONNELLE, NUMÉRIQUE ET STRUCTURELLE AVEC UN PROGRAMME D’INVESTISSEMENT DE 500 MILLIONS D’EUROS. SECOND PILIER DE SA STRATÉGIE, SON SOUTIEN MARQUÉ À L’INNOVATION ET À LA RECHERCHE, EN PARTICULIER TRANSLATIONNELLE ET CLINIQUE. LES EXPLICATIONS DE SON DIRECTEUR GÉNÉRAL, JEAN-FRANÇOIS LEFEBVRE.




Jean-François Lefebvre, Directeur Général
Jean-François Lefebvre, Directeur Général
Quels sont, à votre sens, les principaux atouts du CHU de Limoges ?
 Jean-François Lefebvre : Le CHU réunit des équipes médicales et soignantes d’excellence, assurant des activités de proximité, de recours et de référence pour un territoire élargi de 1,2 millions d’habitants, recouvrant le Limousin et les régions limitrophes. Pleinement ancré dans son territoire, il se mobilise de longue date pour offrir une réponse coordonnée aux enjeux de santé publique. Le CHU a ainsi soutenu, dès 2011, la constitution d’une Communauté Hospitalière de Territoire rapidement élargie à l’ex-région Limousin. Le GHT du Limousin s’est nourri de cette tradition et porte une politique d’alliance entre les centres hospitaliers dans de nombreux champs, afin de conforter une offre de soins de qualité dans un territoire mi-urbain, mi-rural. Cent praticiens du CHU de Limoges sont, aujourd’hui, en poste partagé avec les établissements partenaires, où ils apportent leur expertise au travers de consultations avancées. Par ailleurs, plusieurs pôles inter-hospitaliers universitaires constitués autour d’équipes médicales communes (chirurgie viscérale, urgences, SMUR, ...) et des fédérations médicales (cancérologie, maternité, ...) ont ici été mis en place. Les premiers bénéficiaires sont les patients, qui peuvent être pris en charge « en proximité » et ne sont transférés au CHU que si leur cas nécessite le recours à un plateau technique de pointe. 
 
C’est d’ailleurs là une autre force du CHU de Limoges.
Ses blocs opératoires, son robot chirurgical, son plateau technique d’imagerie et de thérapie de pointe, et son Centre de Biologie et de Recherche en Santé (CBRS) composent en effet un plateau technique hautement performant. Mais c’est loin d’être le seul exemple d’une dynamique d’investissement tournée vers l’innovation. Le CHU s’est ainsi résolument engagé dans une stratégie de transformation numérique et mène aujourd’hui plusieurs chantiers en faveur de la digitalisation de l’ensemble de ses activités, en particulier pour la mise en place d’un dossier patient informatisé et d’outils de communication partagés avec la ville. Ce sont autant de projets qui permettent de préparer le futur CHU, avec notamment l’ouverture de l’hôpital Dupuytren 2, un établissement 2.0 qui vient matérialiser cette ambition. 

Justement, pouvez-vous nous présenter ce projet ?
Le nouvel hôpital, qui devrait ouvrir ses portes au printemps 2019, favorisera le regroupement des pôles hospitalo-universitaires Thorax-Abdomen et Clinique médicale, dont les services sont aujourd’hui répartis entre les hôpitaux Dupuytren 1 et Le Cluzeau. Avec 340 lits et places pour une surface totale de 26 000 m2, il intègre un environnement numérique performant tout en étant pensé sur une conception très fonctionnelle des espaces hospitaliers, afin de séparer les circuits prioritaires des autres flux et de les inscrire dans des logiques de parcours patient, sans pour autant oublier de les articuler avec un espace de travail agréable pour le personnel et un réel confort de vie pour les patients et les accompagnants. 
 
Bien que mobilisé sur cette opération d’envergure, le CHU de Limoges s’est, en parallèle, pleinement mobilisé pour dynamiser sa recherche. 
Le CHU s’investit en effet depuis plusieurs années pour renforcer la performance et la visibilité de sa recherche clinique et translationnelle. Une ambition saluée en avril 2018 par le rapport du Haut Conseil à l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES), qui a qualifié sa recherche de « success story » au « bilan remarquable », et dont « les développements et le rayonnement scientifique sont largement supérieurs à ce qui serait attendu d’un CHU de cette taille dans une région éloignée des grands centres ». C’est là un marqueur fort de l’excellence de ses équipes hospitalo-universitaires et des liens féconds que le CHU entretient avec l’Université et la Faculté de médecine de Limoges, l’INSERM, le CNRS et les acteurs économiques. 
 
Pouvez-vous nous citer quelques exemples ?
Plusieurs réussites importantes ont été enregistrées ces dernières années, à l’image de la fédération hospitalo-universitaire de transplantation SUPPORT, des projets européens COMBACTE-IMI (nouveaux antibiotiques), BIOMARGIN (marqueurs rénaux) coordonnés par les chercheurs du CHU de Limoges, ou encore du projet Grand Emprunt ICARE pour la surveillance des pathologies chroniques chez les plus de 65 ans à domicile. C’est là un enjeu de taille, puisque le territoire limousin est caractérisé par un indice de vieillissement de la population sensiblement supérieur aux autres territoires français. Le CHU s’investit donc également dans le projet GERONTACCESS visant à créer un pôle d’excellence rurale en télé-médecine, tout en participant à des projets portés par la chaire « E-santé, Bien vieillir et Autonomie », créée par l’Université de Limoges et l’Institut de recherche sur le vieillissement de la Harvard Medical School. La recherche paramédicale constitue également un axe d’excellence reconnu, qui place le CHU au deuxième rang français. Une dynamique qui sera confortée par la création d’un diplôme universitaire en sciences infirmières et recherche paramédicale. 
 
Quid du CHU demain ?
Le CHU de Limoges s’attachera à préserver et à conforter ses atouts tout en menant à terme sa « Stratégie CHU de Limoges 2020 », une stratégie de transformation structurelle et organisationnelle – ouverture de Dupuytren 2, restructuration de Dupuy-tren 1, édification d’un bâtiment dédié aux soins critiques, réorganisation des urgences, restructuration des secteurs logistiques, etc. Fondée sur une recherche d’excellence dans ses activités et sa politique qualité, elle s’organise autour d’une médecine de parcours co-construite entre ses équipes, mais aussi en partenariat avec les établissements du GHT et les acteurs de la ville. À chaque fois, le CHU de Limoges s’attachera à être au rendez-vous des défis multiples qui s’offriront à lui, pour continuer à être au service de ses patients et de leur bien-être.
 

RECHERCHE ET TRANSFORMATION ORGANISATIONNELLE AU CŒUR DE LA STRATÉGIE DU CHU DE LIMOGES
HISTOIRE DES HôPITAUX DE LIMOGES 

• Les premiers établissements charitables de Limoges sont fondés au XIème siècle : la Maison-Dieu, l’hôpital Saint-Martial et l’hôpital Saint-Gérald, sur l’emplacement duquel est créé en 1657 l’hôpital Saint-Alexis, institué Hôpital Général en 1660 et dont les locaux atteignent leur limite dans les années 1930, malgré plusieurs extensions. 
 
• La nécessité d’édifier un nouvel hôpital s’impose dans les années 1950 : dix-sept hectares jouxtant l’ancien sanatorium de Cluzeau sont retenus à cette fin. L’hôpital Dupuytren est inauguré en 1976, deux ans après la création du CHU de Limoges. 
 
• Le même site accueille l’hôpital Jean Rebeyrol en 1979, tandis que l’ancien sanatorium est entièrement réaménagé pour donner naissance l’hôpital Le Cluzeau en 1986. L’Hôpital de la Mère et de l’Enfant est, lui, édifié en 2007. Dix ans plus tard, le 20 janvier 2017, est posée la première pierre de l’hôpital Dupuytren 2, qui devrait ouvrir ses portes au printemps 2019. 
 
Sources : Archives départementales de Haute-Vienne et Magazine Chorus (février 2015).

Interview réalisée par Joëlle Hayek dans le numéro 43 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité ici





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