Avant de se plonger dans les actions de terrain, il faut comprendre la mécanique inhérente au service d’hygiène hospitalière de la Clinique La Sagesse. Ici, la prévention du risque infectieux repose sur une équipe resserrée, mais à l’action étendue. Le noyau opérationnel est constitué de Lama Dbouk, cadre hygiéniste à 80 % au sein de l’EOH, du Dr Delphine Laroche, gynécologue-obstétricienne, référente médicale de l’EOH, présente à 10 %, et du Dr Sébastien Lécuyer, anesthésiste-réanimateur et référent pour l’antibiorésistance, présent à 15 %.
Ils s’appuient sur un réseau élargi – responsable qualité-gestion des risques, pharmacienne gérante, correspondants en hygiène –, qui assure une présence continue dans les différents secteurs cliniques et y relaie quotidiennement les bonnes pratiques. « Lama est au cœur de tous les projets de l’EOH. Elle réalise les audits, les enquêtes, les analyses, et nous validons ensemble les conclusions », explique le Dr Laroche, qui décrit son rôle comme « un appui médical permanent ».
Ils s’appuient sur un réseau élargi – responsable qualité-gestion des risques, pharmacienne gérante, correspondants en hygiène –, qui assure une présence continue dans les différents secteurs cliniques et y relaie quotidiennement les bonnes pratiques. « Lama est au cœur de tous les projets de l’EOH. Elle réalise les audits, les enquêtes, les analyses, et nous validons ensemble les conclusions », explique le Dr Laroche, qui décrit son rôle comme « un appui médical permanent ».
Un service tourné vers le terrain
Chaque année, l’EOH construit un plan d’action, qu’elle suit scrupuleusement avant d’en dresser un bilan structuré, répondant notamment aux différents indicateurs de la Haute Autorité de santé ou des programmes nationaux, tels que les missions SPIADI (Surveillance et prévention des infections associées aux dispositifs invasifs) ou SPICMI (Surveillance et prévention du risque infectieux en chirurgie et médecine interventionnelle). « Nous regardons ce qui avance, ce qu’il faut renforcer, ce qui doit changer », résume Lama Dbouk. Un cycle rigoureux qui guide les priorités de l’équipe, sans pour autant l’empêcher de répondre aux demandes des différents services : « Nous sommes en lien avec tous les services de la clinique, qui peuvent nous solliciter au besoin. Nous intervenons aussi sur le terrain dès qu’un sujet touche à la prévention du risque infectieux », précise-t-elle.
Révision des protocoles tous les trois ans, audits de pratiques, enquêtes sur les dispositifs invasifs, actions de sensibilisation lors des temps forts annuels, formation des nouveaux arrivants, accompagnement des travaux… L’EOH est sur tous les fronts, et reste disponible auprès des soignants. Pour faire vivre cette vigilance au quotidien, elle s’appuie sur un réseau de correspondants en hygiène, véritables vigies au sein des services. « Ce sont des maillons essentiels. Sans eux, impossible de faire circuler l’information ou de mobiliser autour des bonnes pratiques », rappelle Lama Dbouk. Elle cite un exemple : « Au bloc, la référente analyse chaque infection opératoire signalée. Elle remplit le formulaire, je revois le dossier, puis nous échangeons avec les médecins pour élaborer un plan d’amélioration. »
Révision des protocoles tous les trois ans, audits de pratiques, enquêtes sur les dispositifs invasifs, actions de sensibilisation lors des temps forts annuels, formation des nouveaux arrivants, accompagnement des travaux… L’EOH est sur tous les fronts, et reste disponible auprès des soignants. Pour faire vivre cette vigilance au quotidien, elle s’appuie sur un réseau de correspondants en hygiène, véritables vigies au sein des services. « Ce sont des maillons essentiels. Sans eux, impossible de faire circuler l’information ou de mobiliser autour des bonnes pratiques », rappelle Lama Dbouk. Elle cite un exemple : « Au bloc, la référente analyse chaque infection opératoire signalée. Elle remplit le formulaire, je revois le dossier, puis nous échangeons avec les médecins pour élaborer un plan d’amélioration. »
Un service qui sait mobiliser
La Clinique La Sagesse s’est illustrée cette année lors des défis du RéPIA, organisés pour la Journée mondiale de l’hygiène des mains. L’équipe y a présenté un film de quatre minutes consacré au port de gants dans le parcours de césarienne programmée. « Une vidéo comme celle-ci, c’est un vrai projet. Il a fallu écrire les scènes en réfléchissant à la manière de passer les messages, filmer au bloc, monter, ajuster… Rien n’est laissé au hasard », raconte Lama Dbouk. Le résultat a retenu l’attention du RéPIA, qui a salué sa qualité pédagogique.
Disponible sur le compte YouTube de la Clinique, il a également été présenté aux professionnels de l’établissement le jour de l’événement. Un écran avait été installé à l’entrée du self, une zone de passage importante, tandis que des projections étaient aussi organisées dans les services. Des animations dédiées avaient également été proposées pour le personnel comme pour les patients. « L’objectif était vraiment d’impliquer tout le monde, de façon ludique, dans l’esprit des défis du RéPIA », souligne Delphine Laroche.
Disponible sur le compte YouTube de la Clinique, il a également été présenté aux professionnels de l’établissement le jour de l’événement. Un écran avait été installé à l’entrée du self, une zone de passage importante, tandis que des projections étaient aussi organisées dans les services. Des animations dédiées avaient également été proposées pour le personnel comme pour les patients. « L’objectif était vraiment d’impliquer tout le monde, de façon ludique, dans l’esprit des défis du RéPIA », souligne Delphine Laroche.
Cap sur la certification
Autre temps fort, la Semaine de la sécurité des patients, qui s’est déroulée cette année du 15 au 19 septembre. À cette occasion, l’EOH a imaginé un dispositif ludique inspiré d’un jeu découvert lors du dernier congrès de la SF2H (voir encadré) : une « roue de la fortune » revisitée autour des précautions standard, mêlant défis, questions et cartes chance. Les soignants ont participé en nombre, d’abord dans le hall de la clinique puis directement dans les services, repartant tous avec un cadeau : cartes culturelles, billets de cinéma ou goodies offerts par la clinique et ses partenaires. « Je voulais que tout le monde gagne », sourit Lama Dbouk, convaincue que ce type d’actions est « un vrai vecteur d’adhésion ».
Le succès a été tel, que certains services ont demandé à réutiliser la roue pour d’autres campagnes de sensibilisation. « Créer les questions, plastifier les cartes, organiser les passages… ça prend du temps », reconnaît la cadre hygiéniste, pour qui cet outil pourrait néanmoins devenir un support phare dans la préparation de la certification 2026 – une échéance qui structure déjà une partie des actions de l’EOH. « Les précautions standard sont un critère incontournable. Nous allons continuer à y travailler avec les référents et organiser des actions ciblées, y compris autour de la roue », explique-t-elle. « Le travail est constant, les protocoles sont vivants et les équipes impliquées. Nous abordons cette certification avec sérénité », ajoute Delphine Laroche.
Le succès a été tel, que certains services ont demandé à réutiliser la roue pour d’autres campagnes de sensibilisation. « Créer les questions, plastifier les cartes, organiser les passages… ça prend du temps », reconnaît la cadre hygiéniste, pour qui cet outil pourrait néanmoins devenir un support phare dans la préparation de la certification 2026 – une échéance qui structure déjà une partie des actions de l’EOH. « Les précautions standard sont un critère incontournable. Nous allons continuer à y travailler avec les référents et organiser des actions ciblées, y compris autour de la roue », explique-t-elle. « Le travail est constant, les protocoles sont vivants et les équipes impliquées. Nous abordons cette certification avec sérénité », ajoute Delphine Laroche.
Une culture vivante et partagée
Au-delà des projets, un fil conducteur se dessine : ancrer la culture de l’hygiène hospitalière au cœur de la pratique quotidienne. Ce qui ressort clairement, c’est la proximité de l’EOH avec les équipes. « Nous sommes sollicités dès qu’un projet touche à l’hygiène, même pour un simple avis. Et c’est tant mieux, car cela montre que l’hygiène fait partie intégrante du fonctionnement de la clinique », se réjouit Lama Dbouk.
Pour le Dr Laroche, la dynamique est avant tout collective : « L’hygiène est un travail partagé. Notre rôle est de maintenir cet élan, de l’animer et de le traduire en pratiques concrètes sur le terrain. » À La Sagesse, la prévention du risque infectieux n’est pas seulement une obligation réglementaire, mais une démarche vivante, intégrée au quotidien et adaptée aux besoins de chaque service.
Pour le Dr Laroche, la dynamique est avant tout collective : « L’hygiène est un travail partagé. Notre rôle est de maintenir cet élan, de l’animer et de le traduire en pratiques concrètes sur le terrain. » À La Sagesse, la prévention du risque infectieux n’est pas seulement une obligation réglementaire, mais une démarche vivante, intégrée au quotidien et adaptée aux besoins de chaque service.
La Clinique mutualiste La Sagesse
Certifiée Haute Qualité des Soins par la Haute Autorité de santé, la Clinique mutualiste La Sagesse appartient au groupe Hospi Grand Ouest (HGO), du groupe VYV3. Située dans le quartier de Cleunay, au sud-ouest de Rennes, elle constitue un établissement de référence dans le territoire. Sa maternité, la deuxième de Bretagne, accueille chaque année plus de 3 550 naissances, soutenue par des équipes expérimentées et un plateau technique sécurisé. La Clinique compte aujourd’hui 20 spécialités chirurgicales, dispose de 16 salles opératoires et réalise plus de 18 500 interventions annuelles. Au total, ce sont 591 professionnels, dont 83 médecins, qui assurent une prise en charge moderne et personnalisée, répartie entre 26 250 séjours et près de 150 000 consultations par an.
L’air du bloc sous surveillance : un audit inédit présenté au congrès de la SF2H
Lors du dernier congrès de la SF2H (Société française d’hygiène hospitalière), qui s’était tenu en juin 2025 à Marseille, l’EOH a présenté un audit inédit sur la qualité de l’air en salle d’opération lors de la présence du personnel. Un sujet rarement documenté : « alors que les contrôles habituels sont réalisés en salles vides, nous voulions mesurer la réalité du terrain. Et nous avons constaté de nombreuses ouvertures de portes, des allées et venues, ainsi que l’arrivée de matériel en cours d’intervention », raconte Lama Dbouk. En collaboration avec un laboratoire extérieur, deux salles d’opération avaient été équipées de dispositifs de mesure, comprenant des compteurs de particules en continu et des boîtes de prélèvement bactériologique. Les relevés ont été réalisés lors d’interventions d’orthopédie et de neurochirurgie, incluant l’usage et la manipulation de boîtes opératoires et des séances de radiologie. « Nous avons produit un rapport de 25 pages, accompagné d’une affiche exposée directement au bloc », précise-t-elle.
Les résultats étaient sans équivoque : la qualité de l’air se dégrade à mesure que le personnel circule et que le matériel s’accumule. Autre constat notable, les premières incisions au bistouri électrique génèrent un pic de particules. Ces conclusions, Lama Dbouk les a donc présentées au congrès : « Notre responsable qualité m’a encouragée à le faire. J’étais un peu hésitante, mais cela a été un vrai succès. » Delphine Laroche, également présente, confirme : « Les échanges ont été très riches, notamment avec l’ASPEC (Association pour la prévention et l’étude de la contamination). Certains participants ont même demandé à recevoir notre présentation. » Une suite est déjà envisagée : une étude complémentaire sous flux laminaire, encore plus proche du patient, pour approfondir ces observations.
Certifiée Haute Qualité des Soins par la Haute Autorité de santé, la Clinique mutualiste La Sagesse appartient au groupe Hospi Grand Ouest (HGO), du groupe VYV3. Située dans le quartier de Cleunay, au sud-ouest de Rennes, elle constitue un établissement de référence dans le territoire. Sa maternité, la deuxième de Bretagne, accueille chaque année plus de 3 550 naissances, soutenue par des équipes expérimentées et un plateau technique sécurisé.
L’air du bloc sous surveillance : un audit inédit présenté au congrès de la SF2H
Lors du dernier congrès de la SF2H (Société française d’hygiène hospitalière), qui s’était tenu en juin 2025 à Marseille, l’EOH a présenté un audit inédit sur la qualité de l’air en salle d’opération lors de la présence du personnel. Un sujet rarement documenté : « alors que les contrôles habituels sont réalisés en salles vides, nous voulions mesurer la réalité du terrain. Et nous avons constaté de nombreuses ouvertures de portes, des allées et venues, ainsi que l’arrivée de matériel en cours d’intervention », raconte Lama Dbouk. En collaboration avec un laboratoire extérieur, deux salles d’opération avaient été équipées de dispositifs de mesure, comprenant des compteurs de particules en continu et des boîtes de prélèvement bactériologique. Les relevés ont été réalisés lors d’interventions d’orthopédie et de neurochirurgie, incluant l’usage et la manipulation de boîtes opératoires et des séances de radiologie. « Nous avons produit un rapport de 25 pages, accompagné d’une affiche exposée directement au bloc », précise-t-elle.
Les résultats étaient sans équivoque : la qualité de l’air se dégrade à mesure que le personnel circule et que le matériel s’accumule. Autre constat notable, les premières incisions au bistouri électrique génèrent un pic de particules. Ces conclusions, Lama Dbouk les a donc présentées au congrès : « Notre responsable qualité m’a encouragée à le faire. J’étais un peu hésitante, mais cela a été un vrai succès. » Delphine Laroche, également présente, confirme : « Les échanges ont été très riches, notamment avec l’ASPEC (Association pour la prévention et l’étude de la contamination). Certains participants ont même demandé à recevoir notre présentation. » Une suite est déjà envisagée : une étude complémentaire sous flux laminaire, encore plus proche du patient, pour approfondir ces observations.
> Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025, à lire ici








