Marcher dans un jardin, c’est souvent le déclic nécessaire aux patients qui se sentent bloqués. Sous ses airs anecdotiques, la marche permet de remettre le corps en mouvement, un pas après l’autre, comme l’explique Églantine Hauduroy, enseignante en Activité Physique Adaptée (APA) à l’Hôpital Cognacq-Jay : « Pendant toute l’année, j’organise des marches dans le jardin, en particulier pour les patients du service nutrition-obésité. Sous une forme ludique, à différents rythmes, avec des mouvements de bras et de jambes pour éveiller le corps, ces séances entre les plantes et les arbres leur font du bien. » Le jardin de l’hôpital Cognacq-Jay est partagé avec l’Institut médico-éducatif qui accompagne des adolescents autistes, pour diverses activités : des parcours santé et des parcours moteurs pour travailler la bonne santé physique et la motricité avec les jeunes ; des stages de préprofessionnalisation avec la jardinière pour participer à l’entretien du jardin ; des moments d’aération et de retour au calme quand ils traversent des moments de crise.
Un point de vue que partage Kevin Chancy, responsable des projets de santé à l’Hôpital Forcilles : « La nature a un rôle essentiel dans le parcours de soins et participe aussi à un mieux-être, pour ces patients qui préparent leur vie après l’hôpital. Ce type de promenade sert par exemple à la réhabilitation respiratoire après une opération. » À mi-chemin entre la rééducation physique et le soutien moral, la marche devient un espace de respiration : « Quand mon état de santé m’a permis de me promener dans le jardin, je me suis sentie privilégiée. Enfin, je pouvais m’extraire un petit moment de l’environnement strictement hospitalier ! Je respirais, dans la nature, mais en restant protégée, juste à quelques pas de ma chambre », raconte une ancienne patiente de l’Hôpital Cognacq-Jay.
Un point de vue que partage Kevin Chancy, responsable des projets de santé à l’Hôpital Forcilles : « La nature a un rôle essentiel dans le parcours de soins et participe aussi à un mieux-être, pour ces patients qui préparent leur vie après l’hôpital. Ce type de promenade sert par exemple à la réhabilitation respiratoire après une opération. » À mi-chemin entre la rééducation physique et le soutien moral, la marche devient un espace de respiration : « Quand mon état de santé m’a permis de me promener dans le jardin, je me suis sentie privilégiée. Enfin, je pouvais m’extraire un petit moment de l’environnement strictement hospitalier ! Je respirais, dans la nature, mais en restant protégée, juste à quelques pas de ma chambre », raconte une ancienne patiente de l’Hôpital Cognacq-Jay.
Les activités de jardinage, pour cultiver son autonomie
Si se promener dans les allées des jardins permet aux patients de mieux vivre leur convalescence, en prendre soin devient un véritable support d’éducation thérapeutique. À l’Hôpital Cognacq-Jay, le service nutrition-obésité a mis en place des ateliers de jardinage pour aborder la nutrition autrement avec les patients : la saisonnalité des fruits, légumes et herbes aromatiques qui poussent toute l’année dans le jardin de l’hôpital, ainsi que leur utilisation en cuisine. Accompagnés d’une nutritionniste, ils sont invités à venir cueillir dans le jardin ce qui leur permettra de composer leur menu pour l’atelier de cuisine. Une manière concrète de cultiver leurs connaissances en jardinage, nutrition et cuisine pour commencer à apprendre à faire par eux-mêmes. Jardiner, s’occuper d’un potager et même d’un poulailler... Autant d’activités qui permettent également aux jeunes des Maisons d’enfants de Seine-et-Marne et Haute-Savoie de bénéficier d’un moment d’apprentissage, de partage et de renforcement de la confiance en soi : « Un potager est un bon outil pédagogique pour les jeunes. Il faut l’entretenir, veiller sur la récolte, s’occuper du compost, et on peut même cuisiner ses légumes », explique Marine Martinez, cheffe de service à la Maison d’enfants de Haute-Savoie. Depuis mars, les enfants de l’une des villas d’habitation endossent également la responsabilité d’un poulailler.
Les grands espaces, pour bien v ivre le grand âge
Entouré d’un parc d’une superficie de 4 hectares, l’Ehpad de la Fondation Cognacq-Jay offre à ses pensionnaires de grands espaces de promenade spécialement aménagés pour les personnes à mobilité réduite. Ce cadre verdoyant aux dizaines d’arbres fruitiers permet de limiter le temps passé en chambre et de stimuler les échanges entre résidents, favorisant ainsi l’autonomie et les relations sociales, ainsi que le lien avec les familles. Dès cet été, un mini-golf sera un nouveau prétexte pour inciter les résidents et leurs proches à prendre l’air : « Un swing pour l’autonomie est né d’échanges pluridisciplinaires entre soignants et agents techniques. Il a été précisément conçu afin d’utiliser le parc dans la lutte contre la perte d’autonomie, mais aussi pour inciter les résidents et leurs proches à découvrir ce magnifique environnement », confirme Gérald Meuris, cadre logistique de l’établissement. La force de l’Ehpad de la Fondation Cognacq-Jay : proposer des activités accessibles près de l’unité protégée mais aussi des parcours un peu plus étendus, pour s’adapter aux besoins de chaque résident.
Quand nature rime avec ressourcement
La Fondation Cognacq-Jay a ouvert en 2017 un établissement dédié au ressourcement par l’immersion dans la nature. La Villa Cognacq-Jay, située sur la presqu’île de Giens dans le Var, est une Maison de vacances solidaire qui accueille des personnes fragilisées par la maladie, le grand-âge, le handicap... dans un écrin de verdure au bord de la mer. Cette structure va au bout du principe du beau qui fait du bien, en permettant à des patients, résidents, bénéficiaires... de trouver un nouveau souffle et beaucoup de mieux-être à l’ombre des pins parasol, bercés par le chant de cigales. De nombreuses activités en plein nature ou aquatiques sont bien sûr possibles mais souvent le ressourcement tient au simple fait de ralentir et de se laisser porter par la magnifique nature présente sur place.
Nature et jardins, l’ADN de la Fondation
Des jardins de l’Hôpital Cognacq-Jay au mini-golf de l’Ehpad de Rueil-Malmaison, en passant par les espaces verts des Maisons d’enfants, la nature se met au service du mieux-être, de la rééducation et du maintien de l’autonomie des bénéficiaires, patients ou résidents des établissements de la Fondation Cognacq-Jay. Qu’il s’agisse d’un potager miniature, d’un mur végétal ou d’un immense parc, le travail d’équipe et l’engagement des professionnels permettent de croiser les expertises entre architecture, aménagement et protocole de soin pour révéler le potentiel des espaces verts : proposer des écrins propices à des promenades sensorielles, des lieux ouverts sur l’extérieur pour profiter de la lumière naturelle et de la présence bienfaisante de la nature, mais aussi des activités en plein air qui contribuent à la convalescence et à la vie quotidienne des personnes qui y résident.











