Entrée en vigueur au 1er janvier 2026, la réforme du statut des directeurs d'hôpital (DH) aligne leur corps sur celui des administrateurs de l'État. Une évolution que le SMPS a portée activement. Le syndicat demande désormais que les modalités concrètes de mise en œuvre de cette réforme (avancements de grade, primes annuelles liées aux objectifs, conditions d'intégration dans le corps etc.) soient rapidement finalisées.
Pour les directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux (D3S), les discussions sur une réforme statutaire équivalente ont été reportées à la fin de l'année 2026, après les élections professionnelles. Le SMPS demande l'ouverture immédiate de ces négociations, sur la base d'un alignement de leur statut sur celui des directeurs d’hôpitaux, afin de reconnaître leurs responsabilités. Les directeurs des soins (DS), de leur côté, ne sont toujours pas reconnus comme directeurs adjoints à part entière au sein des équipes de direction, alors qu’ils le sont dans les faits. Le SMPS réclame cette reconnaissance, ainsi qu'un alignement de leurs grilles indiciaires et de leur régime indemnitaire sur ceux des DH.
« Les manageurs publics de santé n’ont jamais été autant sous tension. Les métiers se complexifient, et ne sont pas toujours reconnus dans toute leur technicité et leur spécificité, entraînant une crise d’attractivité sans précédent. Les réorganisations territoriales s'accélèrent et l'urgence climatique impose de repenser en profondeur nos organisations et nos établissements. Ces défis ne sont jamais neutres pour les patients : c'est notre capacité à les relever collectivement qui garantit, au quotidien, la continuité et la qualité des soins. Face à cette réalité, le SMPS fait le choix d'une voix constructive, fondée sur des propositions concrètes pour transformer notre système de santé et faire reconnaître celles et ceux qui le font tenir debout » déclare Jérôme Goeminne, président du SMPS.
Pour les directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux (D3S), les discussions sur une réforme statutaire équivalente ont été reportées à la fin de l'année 2026, après les élections professionnelles. Le SMPS demande l'ouverture immédiate de ces négociations, sur la base d'un alignement de leur statut sur celui des directeurs d’hôpitaux, afin de reconnaître leurs responsabilités. Les directeurs des soins (DS), de leur côté, ne sont toujours pas reconnus comme directeurs adjoints à part entière au sein des équipes de direction, alors qu’ils le sont dans les faits. Le SMPS réclame cette reconnaissance, ainsi qu'un alignement de leurs grilles indiciaires et de leur régime indemnitaire sur ceux des DH.
« Les manageurs publics de santé n’ont jamais été autant sous tension. Les métiers se complexifient, et ne sont pas toujours reconnus dans toute leur technicité et leur spécificité, entraînant une crise d’attractivité sans précédent. Les réorganisations territoriales s'accélèrent et l'urgence climatique impose de repenser en profondeur nos organisations et nos établissements. Ces défis ne sont jamais neutres pour les patients : c'est notre capacité à les relever collectivement qui garantit, au quotidien, la continuité et la qualité des soins. Face à cette réalité, le SMPS fait le choix d'une voix constructive, fondée sur des propositions concrètes pour transformer notre système de santé et faire reconnaître celles et ceux qui le font tenir debout » déclare Jérôme Goeminne, président du SMPS.
Une réorganisation territoriale accélérée pendant l’été sans concertation : le SMPS se veut force de proposition
Dix ans après leur création, les groupements hospitaliers de territoire (GHT) restent, pour le SMPS, la réforme la plus structurante du système de santé depuis la tarification à l'activité du début des années 2000. Leurs résultats varient toutefois fortement d'un territoire à l'autre, selon la dynamique locale et la culture de coopération préexistante.
C'est sur la méthode que le SMPS émet des réserves. Une circulaire publiée le 29 juillet dernier, alors que les établissements géraient encore les conséquences de la canicule estivale, impose aux équipes de direction de planifier, en quelques mois seulement, le regroupement des activités cliniques, médico-techniques et support au sein des groupements hospitaliers de territoire (GHT), pour une mise en œuvre attendue dès le début de l'année 2027. La circulaire impose désormais systématiquement la mise en place d’une direction commune lorsqu’un poste de chef d’établissement au sein du GHT est réputé vacant. Le SMPS dénonce une méthode qui ne tient pas compte du travail déjà engagé au quotidien par les manageurs pour rationaliser les activités et coordonner les acteurs sur leurs territoires, et regrette l'absence de toute concertation préalable avec les organisations syndicales sur ce texte. Le syndicat demande l'ouverture d'un dialogue social avant toute nouvelle étape de cette réorganisation.
C'est sur la méthode que le SMPS émet des réserves. Une circulaire publiée le 29 juillet dernier, alors que les établissements géraient encore les conséquences de la canicule estivale, impose aux équipes de direction de planifier, en quelques mois seulement, le regroupement des activités cliniques, médico-techniques et support au sein des groupements hospitaliers de territoire (GHT), pour une mise en œuvre attendue dès le début de l'année 2027. La circulaire impose désormais systématiquement la mise en place d’une direction commune lorsqu’un poste de chef d’établissement au sein du GHT est réputé vacant. Le SMPS dénonce une méthode qui ne tient pas compte du travail déjà engagé au quotidien par les manageurs pour rationaliser les activités et coordonner les acteurs sur leurs territoires, et regrette l'absence de toute concertation préalable avec les organisations syndicales sur ce texte. Le syndicat demande l'ouverture d'un dialogue social avant toute nouvelle étape de cette réorganisation.
La transition écologique, un chantier prioritaire pour les établissements de santé
Le SMPS a consacré un temps de son congrès à la décarbonation du secteur de la santé, avec l'intervention d'une experte du Shift Project, Cécile Gillet-Giraud. Depuis janvier 2026, le SMPS a rejoint le think tank fondé par Jean-Marc Jancovici pour contribuer aux réflexions sur la transition écologique et énergétique et y faire entendre la voix des manageurs de santé. Pour le SMPS, les derniers épisodes de canicule rappellent l'urgence d'un soutien structurel aux établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux pour s'adapter au changement climatique. Le syndicat formule ainsi plusieurs propositions tangibles. Sur le terrain des soins, il réclame que la formation à la santé environnementale devienne obligatoire pour les manageurs, cadres et équipes soignantes, et que les postes de conseillers dédiés à cette transition, aujourd'hui financés à titre provisoire, soient pérennisés. Il plaide aussi pour une reconnaissance statutaire et financière pour les manageurs qui portent ces responsabilités, et que le sujet devienne un thème obligatoire du dialogue social dans chaque établissement. Sur les investissements enfin, le syndicat soutient la création d'un fonds vert, proposée par la Fédération Hospitalière de France (FHF), pour financer les projets de rénovation ou de construction à haute performance environnementale.
Le SMPS publie un guide dédié à la parentalité des manageurs de santé
Le congrès a également été l'occasion de présenter un nouveau guide du SMPS consacré à la parentalité, issu des travaux du groupe Égalité professionnelle du syndicat. La conviction de départ : la parentalité n'est pas un frein au management, et aucune carrière ne doit être pénalisée par un projet parental. Dans les établissements de la fonction publique hospitalière, la permanence de l'activité, les gardes et les responsabilités managériales donnent souvent le sentiment qu'il n'existe jamais de bon moment pour devenir parent. Le guide rassemble les droits applicables aux directeurs, cadres, ingénieurs et attachés de ces établissements, ainsi que des recommandations concrètes à deux niveaux : pour le manageur qui devient lui-même parent, et pour celui qui accompagne un membre de son équipe dans cette situation.
Le congrès a également été l'occasion de présenter un nouveau guide du SMPS consacré à la parentalité, issu des travaux du groupe Égalité professionnelle du syndicat. La conviction de départ : la parentalité n'est pas un frein au management, et aucune carrière ne doit être pénalisée par un projet parental. Dans les établissements de la fonction publique hospitalière, la permanence de l'activité, les gardes et les responsabilités managériales donnent souvent le sentiment qu'il n'existe jamais de bon moment pour devenir parent. Le guide rassemble les droits applicables aux directeurs, cadres, ingénieurs et attachés de ces établissements, ainsi que des recommandations concrètes à deux niveaux : pour le manageur qui devient lui-même parent, et pour celui qui accompagne un membre de son équipe dans cette situation.







