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Imagerie

À Robert Schuman, une innovation médicale pensée comme un projet collectif


Rédigé par Joëlle Hayek le Lundi 28 Septembre 2026 à 10:41 | Lu 40 fois


Depuis juin 2026, l’Hôpital Robert Schuman - UNEOS, à Metz, utilise en routine Vénus, le système de fusion IRM-échographie assistée par intelligence artificielle d’Asept InMed, pour réaliser des biopsies ciblées de la prostate. Premier établissement français à déployer cette technologie, il a construit son projet en associant les urologues, le biomédical, l’informatique, les équipes soignantes et le bloc opératoire, avec un accompagnement étroit d’Asept InMed.



Tout commence fin 2025, dans le cadre de la définition du plan d’investissement du groupe pour 2026. « Nous avons consulté les médecins sur les projets qu’ils souhaitaient développer », raconte Patricia Milano, responsable du service biomédical de l’hôpital Robert Schuman. Parmi les demandes figure celle des urologues, qui souhaitent disposer d’un échographe permettant de réaliser des biopsies ciblées de la prostate. Les six urologues de l’établissement participent donc à l’élaboration du cahier des charges, avec un chef de projet chargé de faire le lien avec le service biomédical. Plusieurs solutions de fusion d’images sont ensuite étudiées et testées en situation. « Deux solutions sont restées en lice, dont le système Vénus d’Asept InMed. On a refait des essais pour avoir une décision unanime », explique-t-elle. Les médecins ont ainsi pu évaluer l’adéquation aux pratiques cliniques, et le service biomédical a validé les possibilités d’intégration de la technologie dans l’environnement UNEOS. Le système Vénus, apparu comme « le plus simple, le plus pertinent et le plus en adéquation avec les pratiques », est finalement retenu.

Une première française

L’hôpital Robert Schuman devient ainsi le premier établissement de santé français à adopter Vénus. Pour UNEOS, l’enjeu est de construire un partenariat avec Asept InMed afin de bénéficier d’un accompagnement de terrain dès les phases d’essais et tout au long du déploiement. Une démarche qui trouve un écho dans la stratégie de cette entreprise française, créée il y a près de 30 ans et d’abord spécialisée dans les dispositifs médicaux à usage unique, avant de développer des solutions technologiques à plus forte valeur ajoutée. « Nous sourçons des innovations auprès de partenaires de confiance partout dans le monde », explique Mathilde Lehain, la responsable communication. Cette approche s’est accélérée ces dernières années. « Il y a deux ans, nous avons lancé la première vidéocapsule assistée par IA, un système que nous sommes les seuls à proposer en France. Cela nous a permis d’être identifiés comme acteur de l’innovation par les établissements de santé français. Nous avons aussi lancé deux lasers en urologie, ainsi que le système Vénus », poursuit-elle.

Une technologie au service du geste médical

La particularité de Vénus tient à son architecture. Plutôt que d’ajouter une couche IA sur un dispositif existant, c’est l’échographe qui a été intégré à un système IA. « Cela permet d’obtenir une solution très interactive », explique Audrey Blasco, spécialiste produits en urologie chez Asept InMed. Concrètement, les images issues de l’IRM sont fusionnées en temps réel avec les images échographiques. Le praticien peut ainsi visualiser les lésions identifiées sur l’IRM et guider les prélèvements lors de la biopsie transpérinéale. « L’objectif est d’améliorer la précision du ciblage tout en simplifiant le geste pour l’urologue », résume-t-elle. L’intérêt est également celui du parcours patient, avec une prise en charge plus personnalisée et potentiellement moins de prélèvements inutiles. L’intelligence artificielle vient aussi compléter l’expertise du médecin. « Il reste bien sûr maître à bord, mais l’IA peut faciliter la détection de microlésions non visibles à l’œil nu », précise Audrey Blasco.

Un projet qui mobilise tout l’hôpital

Pour que cette innovation trouve sa place dans le quotidien, UNEOS a associé l’ensemble des acteurs concernés. Informaticiens, radiologues, techniciens biomédicaux, soignants, cadres de bloc, IBODE, DIM… « On a mis tout le monde autour de la table », explique Patricia Milano. Le travail avec la DSI a notamment permis de réfléchir à l’intégration des images dans le PACS, afin de fluidifier le parcours interventionnel. Un infirmier référent a également été désigné pour devenir un relais auprès des utilisateurs. « C’est ce qui a fait la force du projet. Le service biomédical est lui-même un service transverse, qui travaille en bonne intelligence avec les autres métiers hospitaliers », note-t-elle. La phase d’essais a elle aussi été organisée collectivement, avec des tests réalisés par tous les urologues et des questionnaires systématiques. « Tout le monde a joué le jeu », souligne Patricia Milano. Une démarche qui a permis de faire de l’appropriation une composante à part entière du projet.

Asept InMed a également joué un rôle actif dans cette dynamique, en accompagnant les équipes hospitalières tout au long de la phase d’essais, puis lors du passage en routine. « Même si elle est très intuitive, cette nouvelle technologie nécessite un certain apprentissage », indique Audrey Blasco. Pour Mathilde Lehain, cette présence au plus près des utilisateurs fait partie intégrante de l’approche d’Asept InMed : « L’accompagnement de proximité est l’une de nos forces. Nous avons une équipe de délégués hospitaliers qui travaillent étroitement avec les spécialistes produits. »

Une technologie appelée à élargir l’offre de soins

Utilisé quotidiennement depuis juin 2026, Vénus permet désormais à l’établissement de développer en interne une activité de biopsies ciblées qui était auparavant adressée à d’autres structures. « Cela nous permet d’élargir notre expertise, de ne pas faire se déplacer des patients et d’en attirer de nouveaux », souligne Patricia Milano. Le système pourrait également trouver d’autres applications, notamment pour l’électroporation irréversible (IRE), une approche mini-invasive de traitement focal des cancers de la prostate, nécessitant un guidage précis des aiguilles. « Vénus est aujourd’hui le seul système conçu nativement pour l’IA, combinant détection intelligente des lésions et guidage de haute précision », insiste Audrey Blasco. 

Quelques mois après son installation, le premier bilan est positif. Au-delà de la technologie, l’expérience de Robert Schuman illustre une méthode de conduite de l’innovation fondée sur le collectif : partir d’un besoin médical, confronter les solutions aux usages, associer les expertises hospitalières et accompagner les équipes dans la durée. « Notre objectif était de tous travailler ensemble pour le bien-être des patients », résume Patricia Milano. Une démarche qui rejoint la stratégie d’Asept InMed : identifier des technologies innovantes, les rendre accessibles aux établissements français et accompagner leur appropriation au plus près du terrain. Devenu centre français de référence pour Vénus, l’hôpital Robert Schuman en constitue aujourd’hui la première vitrine. Et le partenariat se poursuit au quotidien : « Présentes et réactives, les équipes d’Asept InMed continuent de tout mettre en œuvre pour que tout se passe bien. Nous en sommes très satisfaits », conclut Patricia Milano. 

> Plus d'informations sur le site d'Asept InMed

> Article paru dans le hors-série #10 – Journées AFIB 2026, à lire ici
 






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