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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Au CH de Bapaume, la sensibilisation se décline sous plusieurs formes</title>
   <pubDate>Mon, 31 Mar 2025 14:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’an dernier, à l’occasion de sa kermesse annuelle organisée sur le thème de la Libération, le Centre hospitalier de Bapaume, dans le Pas-de-Calais, y a inclus des ateliers autour de l’hygiène des mains. L’initiative a non seulement remporté un franc succès auprès des participants, mais elle a aussi été récompensée par le CPias et le CRAtb des Hauts-de-France dans le cadre du concours Hygiène des mains, obtenant le premier prix dans la catégorie Établissements de santé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/86619501-61590882.jpg?v=1739966985" alt="Au CH de Bapaume, la sensibilisation se décline sous plusieurs formes" title="Au CH de Bapaume, la sensibilisation se décline sous plusieurs formes" />
     </div>
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      Installé au sud d’Arras, dans un territoire rural des Hauts-de-France, le Centre hospitalier de Bapaume a fait de la proximité l’une de ses missions principales, qu’il a dès le départ souhaitée transversale&nbsp;: il participe en effet pleinement aux filières territoriales du handicap, de la gériatrie et de la psychiatrie. Membre du Groupement hospitalier de territoire (GHT) Artois Ternois, il bénéficie aussi de l’appui du CH d’Arras, l’établissement support, pour ses actions internes, dont celles relatives à l’hygiène hospitalière. Une thématique autour de laquelle il a toutefois su initier une véritable dynamique locale. <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>Les référentes en hygiène sont très proactives et fourmillent d’idées pour imaginer des événements et des animations,&nbsp;</em><em>particulièrement autour de l’hygiène des mains&nbsp;»</em>, confie Christelle Loubry, cadre supérieure de santé de l’établissement bapalmois. De la tenue de stands à l’organisation d’activités autour de la friction hydroalcoolique, elles bousculent régulièrement les codes, et n’hésitent jamais à se déguiser.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Lors de notre braderie automnale, au cours de laquelle nous servons des moules-frites, elles circulaient par exemple déguisées en garçons de café avec, sur leurs plateaux, des flacons de solution hydroalcoolique&nbsp;»</em>, se souvient la responsable, qui insiste sur la nécessité de&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>marquer les esprits, y compris par l’humour&nbsp;»</em>, pour faire passer le message et sensibiliser efficacement soignants, patients et résidents à cet enjeu majeur pour la prévention des infections associées aux soins.
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     <div><b>La thématique d’hygiène des mains intégrée à la kermesse </b></div>
     <div>
      Cette originalité, les équipes du CH de Bapaume l’ont aussi mise en pratique lors de la dernière kermesse de l’établissement. L’événement annuel, organisé en juin, permet aux différentes structures de l’hôpital de se retrouver pour une après-midi thématique. En 2024, les 80 ans de la Libération étaient ainsi à l’honneur, avec par exemple la présence d’anciens véhicules militaires ou l’organisation d’un concours de costumes d’époque. S’emparant de la thématique, ses équipes d’hygiène en ont profité pour une fois de plus mener une action autour de l’hygiène des mains et de l’utilisation des solutions hydroalcooliques,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>véritable libération pour les soignants&nbsp;»</em>. <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>Lors d’ateliers couture, les résidents ont confectionné des tenues d’infirmières des années 40 pour habiller les référentes en hygiène durant cette demi-journée&nbsp;»</em>, sourit Christelle Loubry. Vêtues de leur propre costume d’époque, les référentes ont animé un stand accueillant un caisson pédagogique, mais proposant aussi des quizz, des vidéos pédagogiques et différents jeux tels qu’un «&nbsp;chamboule microbe&nbsp;».&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Un flashmob, animé par un membre de l’équipe logistique et technique et mettant lui aussi à l’honneur l’hygiène des mains, a également été réalisé à cette occasion&nbsp;»</em>, se souvient la cadre supérieure. Car c’est aussi l’une des forces des actions proposées par les référents hygiène du CH de Bapaume&nbsp;: l’implication des autres services y est forte.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un concours à l’échelle régionale</b></div>
     <div>
      Cette mobilisation élargie, qui concerne aussi bien les équipes de l’établissement que ses résidents, a particulièrement plu au jury du tournoi Hygiène des mains des Hauts-de-France, le poussant à décerner au CH de Bapaume le premier prix dans la catégorie Établissements sanitaires. Organisé pour la première fois en 2024 par le Centre d'appui pour la prévention des infections associées aux soins (CPias) et le Centre Régional en Antibiothérapie (CRAtb) des Hauts-de-France, le concours faisait écho à la journée mondiale de l’hygiène des mains, en invitant les établissements sanitaires et médico-sociaux du territoire à présenter un projet réalisé au cours du printemps 2024 sur cette thématique.&nbsp; <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>En organisant ce tournoi, nous souhaitions promouvoir l’hygiène des mains et mettre en avant le travail des professionnels sur le terrain, tout en fédérant le réseau régional&nbsp;»</em>, confie Gwenaëlle Locher, médecin responsable du CPias Hauts-de-France. Après avoir reçu plusieurs candidatures, le jury a sélectionné des lauréats dans quatre catégories&nbsp;: le CH de Bapaume pour les Établissements sanitaires, l’EHPAD Dronsart de Bouchain, à côté de Valenciennes, pour le volet EHPAD, l’association Soins et Service de Boves, dans la Somme, pour l’hospitalisation à domicile, et l’APAJH résidences et services Pierre Mailliet du Quesnoy, situé à quelques encablures de la Belgique, pour la catégorie Handicap. Implanté à Amiens, l’Établissement public de santé mentale (EPSM) de la Somme a quant à lui reçu le prix Coup de cœur.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une implication collective</b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Chacun a reçu des prix en lien avec l’hygiène des mains, des caissons pédagogiques pour l’EHPAD Dronsart et l’APAJH&nbsp;résidences et services Pierre Mailliet du Quesnoy,&nbsp;ou des distributeurs de SHA pour le CH de Bapaume et l’EPSM de la Somme&nbsp;»</em>, illustre Sylvie Marchand, infirmière hygiéniste au CPias. Ces quelques cadeaux ont beaucoup plu, notamment à Bapaume où l’initiative a marqué les esprits.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>La remise du prix par des membres du CPias et du CRAtb, dans notre établissement, a été particulièrement appréciée par les équipes qui ont vu leur travail et leur investissement valorisés&nbsp;»</em>, confie Christelle Loubry.&nbsp; <br />  Car c’est justement cet investissement à large échelle, marqueur fort de ses actions en faveur de l’hygiène hospitalière, qui a permis à l’équipe bapalmoise de se distinguer pour le concours. «&nbsp;<em>Le projet porté par le CH de Bapaume comporte une dimension collective très bénéfique&nbsp;»</em>, souligne Gwenaëlle Locher, qui insiste sur l’importance d’une telle approche&nbsp;:<em>«&nbsp;</em><em>Dans toutes les actions de prévention, nous savons, par expérience, que l’implication de tous entraîne une appropriation plus grande et plus rapide des bonnes pratiques&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #68, édition de février 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-68-Visions-croisees-autour-de-l-hopital-de-demain_a4393.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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     <div>
      <strong>L’hygiène des mains, un sujet central pour le CPias et le CRATB</strong> <br />   <br />  <strong><em>Entretien avec Gwenaëlle Locher, médecin responsable du CPias et</em></strong><em>&nbsp;<strong>Valérie Walocha, infirmière hygiéniste au CRAtb (GILAR) des Hauts-de-France.</strong></em> <br />   <br />  <strong>En quoi consistent, au quotidien, vos actions pour la promotion de l’hygiène des mains&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Gwenaëlle Locher&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le CPias des Hauts-de-France inscrit son action à l’échelle régionale, et n’intervient donc que de manière ponctuelle dans les établissements sanitaires et médico-sociaux. Nous sommes néanmoins présents au quotidien pour soutenir les équipes d’hygiène présentes localement, en apportant notre expertise sur de nombreux sujets. L’hygiène des mains y occupe naturellement une place importante, et même centrale. Tout au long de l’année, les équipes d’hygiène ont ainsi accès à un quizz, disponible sur notre <a class="link" href="https://www.cpias.chu-lille.fr/2024/05/15/quizz-hygiene-des-mains/" target="_blank">site internet</a>. Cet outil pédagogique, et la plaquette explicative qui l’accompagne, leur permettent de sensibiliser et de former les soignants et les patients aux bons gestes. Pour aller plus loin, nous disposons aussi de deux caissons pédagogiques, ou boîtes à coucou, que nous prêtons aux établissements qui en font la demande.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous organisez également des événements ponctuels autour de l’hygiène des mains…</strong> <br />   <br />  <strong><em>Valérie Walocha&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Effectivement, lors de la semaine dédiée à l’hygiène des mains, qui se tient chaque année au mois de mai, nous essayons d’organiser un événement régional à destination des patients et des équipes sur le terrain. Dans le cadre de la semaine mondiale de l’antibiorésistance, qui se déroule pour sa part en novembre, nous avons également mené une action conjointe CRATB-CPias. Nous avons ainsi installé des stands au CHU de Lille, mais aussi lors de différentes journées régionales, pour une fois de plus sensibiliser le plus grand nombre à l’importance de l’hygiène des mains, grâce notamment à l’utilisation des caissons pédagogiques.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Gwenaëlle Locher&nbsp;:</em></strong>&nbsp;À chaque journée professionnelle organisée dans la région, nous essayons d’avoir toujours un stand ou de proposer un moment dédié à l’hygiène des mains, car cet enjeu est central et impose une réflexion transversale. Avoir le bon geste pour la friction est bien sûr essentiel, mais cet apprentissage doit s’accompagner de mesures complémentaires&nbsp;: un positionnement adéquat des distributeurs de solutions hydroalcooliques, le port correct des gants, l’absence de bagues… C’est pourquoi la sensibilisation de tous, soignants comme patients et résidents, est d’une importance cruciale. Et c’est pour cela aussi que toutes les occasions permettant d’échanger avec les personnes concernées et de les sensibiliser sont importantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Au-CH-de-Bapaume-la-sensibilisation-se-decline-sous-plusieurs-formes_a4414.html</link>
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   <title>SPIADI, une mission pour prévenir les infections associées aux dispositifs invasifs</title>
   <pubDate>Thu, 16 Jun 2022 12:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intégrée à la stratégie nationale de prévention des infections et de l’antibiorésistance, la mission SPIADI concentre son activité sur les dispositifs invasifs, dont les cathéters et les outils d’assistance respiratoire. Ses actions, qui s’articulent autour de volets – surveillance, observation et formation – visent à réduire le nombre d’infections graves, mais souvent évitables.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64467859-46209159.jpg?v=1652194141" alt="SPIADI, une mission pour prévenir les infections associées aux dispositifs invasifs" title="SPIADI, une mission pour prévenir les infections associées aux dispositifs invasifs" />
     </div>
     <div>
      Rendu public en février 2022, le plan stratégique national 2022-2025 de prévention des infections et de l’antibiorésistance entend favoriser et renforcer la surveillance et la prévention de ces événements indésirables, et notamment les infections associées aux soins. Un axe dans lequel les cinq missions du RéPias (Réseau de Prévention des Infections associées aux Soins) occupent une place importante. Chacune coordonnée par un ou deux CPias (Centre d'appui pour la prévention des infections associées aux soins), ces missions nationales concentrent leurs actions de prévention et de surveillance sur des points spécifiques*. <br />   <br />  Portée par le CPias Centre-Val de Loire, la mission SPIADI, pour «&nbsp;Surveillance et Prévention des Infections Associées aux Dispositifs Invasifs&nbsp;», travaille ainsi sur les dispositifs invasifs, et plus particulièrement sur les cathéters et les outils d’assistance respiratoires. <em>«&nbsp;</em><em>SPIADI aide à la mise en œuvre de la surveillance et de la prévention de pneumopathies acquises sous ventilation mécanique ou de bactériémies acquises sur cathéters. Même si ces infections sont rares, elles engendrent une surmortalité importante, des durées d’hospitalisations plus longues et sont souvent évitables&nbsp;»</em>, indique le Dr Nathalie Van der Mee-Marquet, responsable du CPias Centre-Val de Loire, basé au CHRU de Tours. <em>«&nbsp;</em><em>Afin de maximiser son impact, la mission SPIADI s’adresse en priorité aux services à risque&nbsp;: réanimations adultes, enfants et néonatales, services d’hématologie, d’oncologie et de dialyse&nbsp;»</em>, poursuit le praticien hygiéniste. Et pour mieux prévenir les infections associées aux dispositifs invasifs, les équipes de SPIADI ont divisé leurs travaux en trois grands volets&nbsp;: la surveillance, l’observation des pratiques et la formation. &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une meilleure visibilité sur l’incidence nationale</b></div>
     <div>
      Les établissements de santé sont ainsi incités à compter, au moins trois mois par an, leurs infections sur cathéters ainsi que leurs pneumopathies acquises sous ventilation mécanique (PAVM). <em>«&nbsp;</em><em>SPIADI récupère ces données, analyse les résultats et les restitue le plus rapidement possible aux établissements&nbsp;»</em>, résume Nathalie Van der Mee-Marquet. Chaque établissement peut alors comparer ses chiffres avec les données nationales, mais aussi avec les résultats d’établissements similaires. <em>«&nbsp;</em><em>Au niveau national, ces informations permettent d’établir un panorama de l’incidence des infections associées aux dispositifs médicaux en établissements de santé&nbsp;»</em>, complète la responsable. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« ReaExplAur », un outil d’observation dédié à la réanimation</b></div>
     <div>
      Partant de ces données, les équipes SPIADI peuvent alors développer des stratégies pour améliorer la prévention des infections. D’autant que, pour compléter ces informations, SPIADI s’est doté d’un module d’observation des pratiques. <em>«&nbsp;</em><em>L’objectif est ici d’étudier les freins sur le terrain, pour notamment mettre en place des formations répondant aux problématiques réelles&nbsp;»</em>, indique le Dr Van der Mee-Marquet. Concrètement, dans les établissements partenaires, les hygiénistes locaux observent les manipulations effectuées par les soignants et renseignent leurs constats sur le serveur de SPIADI. Plusieurs outils ont ainsi vu le jour, dont «&nbsp;Observa4&nbsp;» pour l’observation des pratiques concernant la préparation cutanée avant la pose d'un cathéter ou avant la manipulation d'un dispositif intravasculaire, ou encore «&nbsp;ReaExplAur&nbsp;». <br />   <br />  Dédié aux unités de réanimation, ce dernier fait office d’outil de pilotage et d’observation quant à la mise en place des mesures de prévention des infections sur cathéters. Mais ReaExplAur dispose aussi d’un second volet, portant sur l’étude des staphylocoques dorés isolés lors d’infections bactériennes. <em>«&nbsp;</em><em>En lien avec le Centre national de référence des staphylocoques, ReaExplAur analyse les particularités des bactéries prélevées&nbsp;: virulences, résistances, capacités à produire du biofilm… Nous réalisons une étude microbiologique pointue, qui vise à sensibiliser au maximum les cliniciens dans la lutte contre cette bactérie que l’on pourrait qualifier de “bête noire”&nbsp;»</em>, décrit la responsable du CPias Centre-Val de Loire. Trouver de nouvelles façons de sensibiliser les professionnels du soin à toutes ces problématiques est clairement l’un des objectifs de SPIADI. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plusieurs outils de formation </b></div>
     <div>
      La mission nationale comprend d’ailleurs tout un volet de formation, aux multiples déclinaisons. Chaque année, le CPias organise ainsi à Tours une journée nationale, complétée tous les 15 jours par une webconférence qui insiste sur un point précis. Les équipes de SPIADI interviennent également sur le terrain, pour notamment organiser des sessions de formation à destination des équipes d’hygiène hospitalière – qui elles-mêmes <em>«&nbsp;</em><em>transmettent ensuite l’information dans leur établissement&nbsp;»</em>, note Nathalie Van der Mee-Marquet. Des actions appuyées par un certain nombre d’outils pédagogiques,&nbsp;par exemple des fiches reprenant les recommandations nationales, mais aussi des ressources plus innovantes dans leur forme. <br />   <br />  Les équipes de SPIADI ont ainsi développé deux kits comprenant un guide pratique, une affiche, un diaporama et une vidéo, autour de deux thématiques&nbsp;: la prévention des infections associées aux cathéters veineux périphériques courts et aux cathéters sous-cutanés&nbsp;; et la bonne utilisation des valves bidirectionnelles. <em>«&nbsp;</em><em>Reprenant les recommandations d’hygiène, ces outils sont adaptés à des formations courtes, d’une dizaine de minutes, en autonomie ou en lien avec un professionnel de l’hygiène&nbsp;»</em>, explique l’hygiéniste qui constate ici <em>«&nbsp;</em><em>une adhésion forte à ce type de format, notamment auprès des plus jeunes&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux années sur fond de Covid</b></div>
     <div>
      Avec près de 900 établissements de santé participant à la mission SPIADI, dont 650 ayant des services identifiés comme prioritaires, l’adhésion est globalement forte et met en lumière l’enjeu, bien réel, que représente la prévention des infections associées aux dispositifs invasifs. <em>«&nbsp;</em><em>Malgré la crise sanitaire, deux tiers des services de réanimation français ont participé à SPIADI au cours de ces derniers mois&nbsp;»</em>, relève Nathalie Van der Mee-Marquet. En place depuis 2019, la mission SPIADI a vécu la majeure partie de son existence sur fond de crise Covid. Mais l’équipe, qui avait déjà récolté des données en 2019, dispose d’un référentiel «&nbsp;sans-Covid&nbsp;». S’il est difficile, à cause de la crise sanitaire, d’évaluer l’impact réel des mesures et actions mises en place par SPIADI, ces données offrent un point de comparaison précieux entre deux situations très différentes. <br />   <br />  Particulièrement touchés par la pandémie, les services de réanimation ont ainsi accueilli des patients plus nombreux et nécessitant une hospitalisation plus longue. Par rapport à 2019, les années 2020 et 2021 ont été marquées par l’augmentation des infections sur cathéter en réanimation, en particulier dans les <em>«&nbsp;hôpitaux de première ligne&nbsp;»</em> qui ont pris en charge les patients Covid graves. <em>«&nbsp;</em><em>L’exposition au risque était alors plus forte. Cette augmentation était donc attendue, mais elle ne s’accompagne pas, pour autant, d’une surmortalité sur ces infections&nbsp;»</em>, indique Nathalie Van der Mee-Marquet. Ces premières constatations, les hygiénistes les émettent grâce aux données recueillies dans le volet de surveillance de SPIADI. Pour aller plus loin, la mission commence également à constituer des cohortes&nbsp;pour les services de réanimation, et plus largement pour les établissements de santé. <em>«&nbsp;</em><em>On peut actuellement percevoir des tendances globales. L’instauration de cohortes offrira un maillage plus fin pour préciser nos analyses&nbsp;»</em>, explique la responsable qui compte sur cette année 2022 pour véritablement mettre en place ces cohortes. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’hygiène des mains au cœur des actions 2022</b></div>
     <div>
      En parallèle, les équipes de SPIADI engagent également cette année un travail important autour de la promotion de l’hygiène des mains, <em>«&nbsp;</em><em>axe majoritaire d’amélioration&nbsp;»</em> pour la prévention des infections traitées par la mission nationale. <em>«&nbsp;</em><em>Plus d’une infection sur cathéter sur deux pourrait être évitée par une hygiène des mains adéquate&nbsp;»</em>, estime Nathalie Van der Mee-Marquet. Pour mieux porter ce message, SPIADI multiplie ainsi les actions, y compris à travers l’étude des staphylocoques via ReaExplAur. Elle a également lancé l’étude «&nbsp;CleanHand4&nbsp;», qui s’intéresse plus particulièrement à l’hygiène des mains lors de la manipulation des valves bidirectionnelles. <br />   <br />  Au sein de la centaine de services participant à CleanHand4, des hygiénistes locaux ont ainsi pu observer les pratiques de huit professionnels en train de poser un cathéter. Pour chacun, ils ont pu prélever un écouvillon des germes éventuellement présents, au bout des doigts ou des gants. Ces échantillons ont par la suite été analysés par les équipes de SPIADI, qui ont ainsi pu dessiner un premier portrait de la situation&nbsp;: <em>«&nbsp;</em><em>Pour l’instant, l’on constate que si plus de la moitié des échantillons ne comportent pas de micro-organismes, 15 % des cas environ possèdent un ou plusieurs pathogènes&nbsp;»</em>, indique Nathalie Van der Mee-Marquet. En cause&nbsp;: une hygiène des mains réalisée trop tôt, ou incomplète. <em>«&nbsp;</em><em>Pour rappel, dans ce cas, deux hygiènes des mains sont préconisées, et les gants stériles sont à mettre juste avant la pose du cathéter&nbsp;»</em>, insiste l’hygiéniste. <br />   <br />  Mais l’étude CleanHand4 ne s’arrête pas à ces observations. Des formations seront en effet dispensées aux personnes dont l’hygiène des mains a été évaluée, à partir d’une boîte à outils fournie par SPIADI. <em>«&nbsp;</em><em>Deux mois après, nous reprendrons les observations pour évaluer l’impact de cette formation&nbsp;»</em>, résume la responsable en relevant ici une forte motivation de la part de ses confrères,&nbsp;qui peuvent parfois <em>«&nbsp;</em><em>se sentir désarmés&nbsp;»</em> : <em>«&nbsp;</em><em>La question de l’hygiène des mains peut paraître facile, mais elle ne l’est manifestement pas. Pourtant, elle représente une mesure standard phare pour la prévention des infections associées aux soins, et se positionne à ce titre comme un enjeu majeur pour diminuer significativement leur prévalence&nbsp;»</em>, conclut la biologiste hygiéniste. <br />   <br />  *Prévention et contrôle de l'infection en établissements médico-sociaux et en soin de ville (PRIMO), Surveillance et prévention de l’antibiorésistance en établissement de santé (SPARES), Surveillance et prévention du risque infectieux en chirurgie et médecine interventionnelle (SPICMI), Surveillance et prévention des infections associées aux dispositifs invasifs (SPIADI), Mission d’appui transversal à la prévention des infections associées aux soins (MATIS). <br />   <br />  <em>Article publié dans l'édition de mai 2022 d'Hospitalia <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-57-Ceux-qui-revolutionnent-l-hopital_a3207.html" target="_blank">à lire ici. </a>  </em> <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d’informations sur le site de la <a class="link" href="https://www.spiadi.fr/home" target="_blank">mission SPIADI</a>.</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/SPIADI-une-mission-pour-prevenir-les-infections-associees-aux-dispositifs-invasifs_a3264.html</link>
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   <title>Pierre Parneix réélu à la présidence de la SF2H : « si l’on veut plus de sécurité, il faut s’en donner les moyens »</title>
   <pubDate>Mon, 14 Mar 2022 10:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Fortement mises en lumière par le contexte épidémique, les problématiques historiquement adressées par les hygiénistes hospitaliers sont plus que jamais au centre de toutes les attentions. En ce début d’année, la Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) se prépare pour sa part à traiter plusieurs grands chantiers : la crise sanitaire bien sûr, mais aussi la formation des professionnels, les dispositifs médicaux ou encore l’antibiorésistance. Le point avec le Docteur Pierre Parneix, récemment réélu à la tête de la société savante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/62702690-45379972.jpg?v=1646061184" alt="Pierre Parneix réélu à la présidence de la SF2H : « si l’on veut plus de sécurité, il faut s’en donner les moyens »" title="Pierre Parneix réélu à la présidence de la SF2H : « si l’on veut plus de sécurité, il faut s’en donner les moyens »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Responsable du CPias Nouvelle-Aquitaine, vous avez repris en octobre dernier la présidence de la SF2H, un poste que vous aviez déjà occupé entre 2015 et 2019. Pourquoi ce retour&nbsp;?&nbsp; </strong> <br />  <strong><em>Dr Pierre Parneix&nbsp;:</em></strong> Après deux mandats en tant que président de la SF2H, je ne pensais pas forcément revenir. Cependant, l’actualité récente et mes travaux avec le Pr Didier Pittet pour l’évaluation de la gestion de la crise sanitaire, m’ont donné envie de m’investir davantage dans des missions nationales. Le Dr Bruno Granbastien n’ayant pas voulu se représenter à la présidence de la SF2H, j’ai décidé d’être candidat à cette fonction que j’avais particulièrement appréciée. <br />   <br />  <strong>Quels sont les grands projets à venir pour la SF2H&nbsp;? </strong> <br />  L’un des principaux objectifs de la société reste le développement de notre profession et sa reconnaissance. À la demande du ministère des Solidarités et de la Santé, nous avons d’ailleurs réalisé une réévaluation de nos missions et de nos effectifs optimaux qui, je le rappelle, restent encore faibles par rapport aux standards internationaux. Alors qu’aujourd’hui la moyenne nationale se situe à un praticien pour 800 lits ou places, et un infirmier pour 400 lits ou places, notre objectif est de faire évoluer ces chiffres pour atteindre un praticien pour 500 lits et un infirmier pour 150 lits. Dans la feuille de route nationale relative à la Prévention des infections associées aux soins et bon usage des antibiotiques 2022-2025, nous fixons également un objectif intermédiaire d’un praticien pour 600 lits et d’un infirmier pour 300 lits. Augmenter nos effectifs est aujourd’hui primordial pour pouvoir réaliser l’ensemble des actions et limiter ainsi le risque d’infection. Pour conforter ces équipes, nous devons miser sur un développement quantitatif et qualitatif. C’est pourquoi la SF2H poursuit ses travaux afin de créer une formation d’infirmier en pratique avancée (IPA) pour la prévention et le contrôle de l’infection. Couplée à la formation spécialisée transversale proposée depuis peu aux professionnels médicaux, cette démarche aura sans nul doute un impact positif sur la prévention des infections associées aux soins. <br />   <br />  <strong>Dans votre motivation initiale, vous évoquiez notamment la refonte de la prévention et du contrôle des infections respiratoires. Qu’en est-il exactement&nbsp;? </strong> <br />  Ces derniers mois, nous nous sommes rendu compte que certains points restaient à préciser en ce qui concerne la prévention des infections respiratoires. Nous devons, par exemple, réfléchir à l’efficacité des masques, faire évoluer la technologie et les connaissances pour être prêts si d’autres crises surviennent. En 2018, nous appelions déjà à la multiplication des tailles et formes de masques, pour qu’ils puissent s’adapter à toutes les morphologies. Aujourd’hui, rien n’a vraiment changé. Pourtant, si l’on veut plus de sécurité, il faut s’en donner les moyens&nbsp;! Le ministère de l’Économie a d’ailleurs récemment publié un document insistant sur l’achat de masques de qualité et de production européennes, en proposant notamment une modification dans le cahier des charges des appels d’offres publics, afin que le critère du prix ne compte plus que pour 20 % de la décision. Ce type de décision est primordiale pour que la prévention soit pleinement efficace mais aussi valorisée, favorisant ainsi l’investissement et le développement de l’industrie. <br />   <br />  <strong>Comptez-vous poursuivre vos actions de communication ? </strong> <br />  Bien entendu. La SF2H continue à être présente pour promouvoir la prévention auprès de tous, y compris du grand public. Pour aller plus loin, nous avons d’ailleurs créé en novembre dernier une commission des jeunes professionnels. Mieux intégrés, ils sont ou seront des vecteurs actifs pour toujours mieux sensibiliser à la prévention des infections. La communication est un enjeu réel, qui impose une implication collective et de la pédagogie. Il faut continuer à porter des messages positifs. Prenez les <em>fake news</em>&nbsp;: on en trouve dans les médias ou sur internet, mais il y a aussi de «&nbsp;bonnes&nbsp;» informations. Nous devons former les professionnels et la population à mieux comprendre cela, à chercher à savoir d’où viennent les informations et si l’on peut leur faire confiance. <br />   <br />  <strong>Pensez-vous que la crise sanitaire ait changé la donne en matière d’appropriation des bonnes pratiques d’hygiène&nbsp;? </strong> <br />  Personne ne pensait, auparavant, assister à une telle utilisation des masques ou des solutions hydro-alcooliques. Cette situation est déjà, en soi, une révolution culturelle forte qui fait le terreau de la prévention. Nous devons, désormais, chercher à pérenniser ces pratiques. La SF2H s’inscrit naturellement dans cette démarche qui doit notamment se traduire par une poursuite des investissements. La prévention doit rester accessible à tous. Il serait dommage de réduire de petits budgets qui sont essentiels pour maintenir le niveau de prévention actuel. <br />   <br />  <strong>Autre sujet incontournable de l’hygiène hospitalière, la lutte contre l’antibiorésistance. Quelles seront ici les actions de la SF2H&nbsp;?</strong> <br />  Nous portons cette thématique depuis longtemps. En juin prochain, elle sera d’ailleurs l’un des quatre sujets majeurs traités lors de notre congrès qui se déroulera à Lyon. L’antibiorésistance est un sujet continu qui nécessite de penser des stratégies afin de créer une culture chez les professionnels. Tous doivent en comprendre les enjeux, qui sont multiples et intègrent par exemple une dimension écologique, avec la présence de désinfectant dans les effluents. Bien entendu, nous devons également poursuivre nos efforts pour limiter l’usage des antibiotiques. Dans la future feuille de route de l’antibiorésistance, la SF2H demande à ce que la prévention des infections soit identifiée comme l’une des stratégies de lutte contre l’antibiorésistance. En tant qu’hygiénistes, nous le savons et ne cessons de le répéter&nbsp;: la prévention est l’arme numéro un pour limiter et maîtriser les risques d’infections. <br />   <br />  <em>Article publié dans l'édition de février 2022 d'Hospitalia <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-56-2022-prets-pour-un-nouveau-depart_a3115.html" target="_blank">à lire ici. </a>  </em> <br />  &nbsp;
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Pierre-Parneix-reelu-a-la-presidence-de-la-SF2H- si-l-on-veut-plus-de-securite-il-faut-s-en-donner-les-moyens _a3148.html</link>
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   <title>Le SPICMI, un nouveau programme de surveillance et de prévention du risque infectieux</title>
   <pubDate>Mon, 22 Mar 2021 09:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Piloté par le CPias Île-de-France, le programme Surveillance et Prévention du risque Infectieux en Chirurgie et Médecine Interventionnelle (SPICMI) remplace désormais le réseau ISO-Raisin. Sa mise en route, retardée par la pandémie, se fait actuellement de manière progressive.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/54742251-41153644.jpg?v=1615909525" alt="Le SPICMI, un nouveau programme de surveillance et de prévention du risque infectieux" title="Le SPICMI, un nouveau programme de surveillance et de prévention du risque infectieux" />
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      Elles concentrent historiquement toutes les attentions dans la lutte contre les infectionsassociées au soin&nbsp;: les activités de chirurgie bénéficient depuis de nombreuses années d’un suivi strict de leurs pratiques amenant, sur les quinze dernières années, à une baisse d’environ 50 % du nombre d’infections acquises sur site.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Un net progrès qui doit se poursuivre&nbsp;»</em>, insiste le Professeur Pascal Astagneau, coordonnateur du programme de Surveillance et Prévention du risque Infectieux en Chirurgie et Médecine Interventionnelle (SPICMI). Lancé fin 2019, ce nouveau programme national a vu ses débuts quelque peu chamboulés par l’arrivée, brutale, de l’épidémie. Une fois les premiers mois passés, et maintenant que les activités chirurgicales ont repris, SPICMI commence à se déployer et peut compter, pour cela, sur les 400 établissements de santé français qui ont déjà donné leur accord de principe pour y participer.
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     <div><b>Un programme qui remplace le réseau ISO-Raisin</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/54742251-41153645.jpg?v=1615909526" alt="Le SPICMI, un nouveau programme de surveillance et de prévention du risque infectieux" title="Le SPICMI, un nouveau programme de surveillance et de prévention du risque infectieux" />
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      Piloté par le CPias Île-de-France, ce nouveau programme prend le relais du réseau ISO-Raisin, qui assurait jusque-là la surveillance des infections du site opératoire en chirurgie.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>De par son fonctionnement, ISO-Raisin demandait une forte mobilisation de ressources de la part des établissements de santé&nbsp;»</em>, précise le Pr Pascal Astagneau. En effet, l’ancien programme prévoyait une surveillance des patients durant 30 jours, effectuée par l’établissement qui pouvait ensuite faire remonter ces données sur l’une des plateformes du réseau.&nbsp; <br />   <br />  Conscients de cette dimension quelque peu chronophage, les créateurs du programme SPICMI ont décidé de baser leur surveillance sur les données déjà disponibles au sein des établissements, via les Dossiers Patients Informatisés (DPI) ou les Programmes de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI).&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Chaque année, les établissements inscrits au programme SPICMI pourront extraire ces informations et les transmettre à une plateforme dédiée&nbsp;au recueil des données de surveillance et de prévention&nbsp;»</em>, détaille le Pr Pascal Astagneau. Prévue pour être mise en place en 2020, cette plateforme a vu son lancement repoussé, à cause de l’épidémie mais aussi de l’entrée en vigueur du Règlement Général pour la Protection des Données (RGPD). Elle devrait néanmoins&nbsp;<em>«&nbsp;être accessible dans les prochaines semaines&nbsp;»</em>, assure le Pr Astagneau.&nbsp;
     </div>
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     <div><b>Un premier outil disponible dès le mois de mars</b></div>
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      En attendant, un premier outil d’audit, dit «&nbsp;Préop&nbsp;» pour Préparation cutanée de l’opéré et Antibioprophylaxie, devrait être accessible dès le début du mois de mars. Basé sur l’analyse des chiffres 2020,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>ce tableur Excel permettra aux établissements de saisir leurs données et d’éditer un rapport automatisé local&nbsp;»</em>, explique le médecin hygiéniste. Au niveau du CPias Île-de-France, ces données anonymisées serviront également à la production d’un rapport de synthèse sur la situation dans les établissements de santé français. Parallèlement à ces actions d’audit propres à la mission de surveillance du SPICMI, «&nbsp;Préop&nbsp;» sera accompagné de tout un volet de sensibilisation.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>La prévention est primordiale dans l’accomplissement du programme SPICMI et en constitue un axe fort&nbsp;»</em>, confie le Pr Pascal Astagneau. En ce qui concerne particulièrement la préparation cutanée pré-chirurgicale, il est ainsi&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>particulièrement important d’informer les équipes quant aux bons gestes à appliquer, que ce soit lors de la douche, de la toilette, de la désinfection ou encore de l’injection d’antibiotique, si besoin&nbsp;»</em>.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plusieurs nouveautés en préparation</b></div>
     <div>
      Mais «&nbsp;Préop&nbsp;» ne sera que l’un des outils qui viendront appuyer SPICMI. Il devrait ainsi être progressivement rejoint par d’autres initiatives et projets, notamment une expérience pilote sur la chirurgie ambulatoire. Durant deux ans, une dizaine d’établissements de santé volontaires offriront ainsi à leurs patients la possibilité d’exercer une auto-surveillance post-opératoire.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Ils pourront signaler les évolutions de leur cicatrisation via une application&nbsp;»</em>, précise le Pr Astagneau. Plusieurs actions, aujourd’hui encore à l’état de projets, se focaliseront également sur les services pratiquant des interventions de médecine interventionnelle – soit le «&nbsp;MI&nbsp;» de «&nbsp;SPICMI&nbsp;». Des unités de cardiologie, neurologie, radiologie ou encore médecine vasculaire devraient ainsi être sollicitées afin de récolter des données permettant d’évaluer un risque infectieux&nbsp;<em>«&nbsp;probablement bas mais assez mal évalué&nbsp;»</em>, indique le Pr Pascal Astagneau. Comme en chirurgie, ces gestes ultra-invasifs nécessitent une hygiène drastique. Même si le risque infectieux estimé est faible, un travail sur la prévention n’en reste donc pas moins nécessaire. Au-delà de ses actions de surveillance, SPICMI mise dès lors, une fois de plus, sur la formation pour renforcer la prévention des infections associées au soin, mais aussi sur la communication, les trois composantes qui seront au cœur de ses actions pour les années à venir.&nbsp; <br />   <br />  - Plus d’informations sur le site du CPias Île-de-France&nbsp;:&nbsp;<a class="link" href="http://www.cpias-ile-de-france.fr/surveillance/spicmi.php">www.cpias-ile-de-france.fr/surveillance/spicmi.php</a>. <br />   <br />   <br />  &nbsp;  <div class="para_41150326 resize" id="para_2" style="width: 966px; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 11px;">  <div class="texte" style="color: rgb(62, 62, 62); text-align: justify; font-stretch: normal; font-size: 16px; line-height: 1.5em; font-family: Helvetica, sans-serif; margin: 0px;">  <div class="access firstletter" style="font-stretch: normal; line-height: 1.5em; margin: 0px;">  <div class="access firstletter" style="font-stretch: normal; line-height: 1.5em; margin: 0px;"><span style="margin: 0px; padding: 0px; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">Article publié dans&nbsp;le numéro de février d'Hospitalia à consulter&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-52-L-excellence-francaise_a2558.html" target="_blank">ici</a>.</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  </div>    <div class="clear" style="clear: both; margin: 0px; padding: 0px;">&nbsp;</div>  </div>  
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     <div><b>Une mission nationale</b></div>
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      Confié au CPias Île-de-France pour cinq ans, le programme SPICMI est l’une des missions nationales SAS (Surveillance Associée aux Soins). Dans ce cadre, elle suit un cahier des charges élaboré par Santé Publique France avec plusieurs objectifs affichés&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Regrouper les actions de surveillance et de prévention des ISO</em>[infections du site opératoire]<em>en une même mission, gérée au niveau national, en vue d’une meilleure maitrise du risque infectieux au bloc opératoire et en chirurgie (traditionnelle et ambulatoire)&nbsp;»</em>,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Améliorer et harmoniser les pratiques et l’organisation dans ces secteurs, et suivre l’impact des actions à l’aide d’indicateurs de process et de résultats&nbsp;»</em>&nbsp;;&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Faire évoluer la surveillance des ISO vers un système moins chronophage pour les équipes (automatisation totale ou partielle) permettant de consacrer du temps à leur prévention&nbsp;»&nbsp;</em>et&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Améliorer le niveau de maîtrise du risque infectieux en médecine interventionnelle, dans les secteurs identifiés comme les plus à risque&nbsp;»</em>.
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/54742251-41153644.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Le-SPICMI-un-nouveau-programme-de-surveillance-et-de-prevention-du-risque-infectieux_a2615.html</link>
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   <title>« Peu d’hygiénistes sont réellement visibles dans les médias, ce qui est regrettable »</title>
   <pubDate>Fri, 26 Feb 2021 10:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Médecin hygiéniste et anesthésiste-réanimateur, le Dr Michel Brousse a rejoint le CPias* Occitanie au printemps dernier. Son expertise, précieuse dans le contexte sanitaire actuel, viendra également appuyer des travaux plus transversaux autour de la prévention des risques liés à l’antibiothérapie ou d’une meilleure prise en compte du volet environnemental. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/53289259-40385050.jpg?v=1611314758" alt="« Peu d’hygiénistes sont réellement visibles dans les médias, ce qui est regrettable »" title="« Peu d’hygiénistes sont réellement visibles dans les médias, ce qui est regrettable »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Votre profil est quelque peu atypique. Pourriez-vous revenir sur votre parcours&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Dr Michel Brousse&nbsp;:&nbsp;</em></strong>À l’origine praticien hospitalier en anesthésie-réanimation, j’ai exercé au Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer dans les années 90, où je me suis progressivement tourné vers l’hygiène hospitalière pour son rôle central dans la prise en charge des patients. Après un Diplôme Interuniversitaire (DIU) dans cette spécialité, j’ai dirigé le service d’hygiène de Toulon tout en étant responsable de la Fédération Inter-hospitalière en hygiène hospitalière de Toulon-Hyères. En 2016, j’ai intégré le CHU de Guadeloupe où j’ai notamment été en charge du système de management de la prise en charge médicamenteuse des patients, de l’hémovigilance et de la gestion des risques associés aux soins. Après trois années mouvementées passées à Pointe-à-Pitre<em>[le CHU ayant connu un incendie et plusieurs cyclones durant cette période, NDLR]</em>j’ai postulé au CPias Occitanie, qui cherchait un médecin hygiéniste pour compléter ses équipes.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous êtes entré en fonction en mars, dans un contexte sanitaire pour le moins particulier. Quelles ont été vos contributions&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  Nous étions, en effet, en plein pic épidémique.&nbsp;J’aidonc&nbsp;principalement travaillé sur l’accompagnement des équipes occitanes, en mettant notamment en application plusieurs approches apprises au cours de ma formation en médecine de catastrophe, il y a presque trente ans. Aujourd’hui encore, nous nous adaptons quasiment au jour le jour, en apportant notre soutien et notre appui aux équipes des établissements sanitaires et médico-sociaux qui signalent des cas Covid+. Nous enregistrons actuellement une vingtaine de signalements par jour, effectués via les plateformes «&nbsp;e-Sin&nbsp;» pour les établissements de santé, et «&nbsp;Voozanoo » pour les EHPAD, ce qui nous permet de cibler nos actions sur les structures concernées. À l’instar des autres CPias, nous éditons et relayons également les recommandations de bonnes pratiques et avons aussi mis en place, ces derniers mois, des formations destinées aux soignants.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous intervenez donc au plus près des établissements pour le suivi épidémique. Quelles questions vous sont le plus souvent posées ?&nbsp;</strong> <br />  Répondre aux interrogations et aux inquiétudes des équipes fait effectivement partie de notre rôle. Aujourd’hui, avec le rebond épidémique, celles-ci portent essentiellement sur la mise en place des tests antigéniques, l’approvisionnement et l’utilisation des Équipements de Protection Individuels (EPI) ou encore l’usage des désinfectants. Même si tout est toujours perfectible,&nbsp;l’attention portée ces derniers mois aux précautions standard a permis de sensibiliser les soignants aux bonnes pratiques d’hygiène hospitalière. Tous ont aujourd’hui conscience de l’infectiosité importante du virus. La situation est plus compliquée en ce qui concerne le grand public... Peut-être est-ce parce que peu d’hygiénistes sont réellement visibles dans les médias, ce qui est regrettable, d’autant plus que le virus semble particulièrement contagieux durant cette 2<sup>ème</sup>vague et qu’une épidémie de grippe risque de complexifier un peu plus la situation. Sur ce dernier point, même si l’adoption des gestes barrières par un plus grand nombre de nos concitoyens peut diminuer l’incidence des épidémies hivernales par rapport aux années précédentes, le manque de vaccins anti-grippe et le taux d’occupation des services de réanimation poseront de réelles difficultés auxquelles, j’en suis convaincu, la prévention et donc l’hygiène seront les premières des réponses à apporter.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>À plus long terme, vous serez amené à intervenir sur d’autres thématiques, dont la prévention des risques liés à l’antibiothérapie. En quoi consistera votre approche&nbsp;?</strong> <br />  Au-delà des missions relatives aux précautions standards, au signalement des Infections Associées aux Soins (IAS), à la stérilisation, ou encore aux recommandations de bonnes pratiques, mon poste porte en effet également sur les risques liés à l’antibiothérapie. L’accompagnement que nous porterons passera principalement par l’information des soignants quant à la juste utilisation des antibiotiques, en les sensibilisant par exemple à la nécessité d’effectuer un antibiogramme avant d’administrer un traitement – ce qui contribuera à limiter l’apparition de Bactéries Multi-Résistantes (BMR) et de Bactéries Hautement Résistantes émergentes (BHRe). L’enjeu est particulièrement prégnant puisque,&nbsp;selon une étude réalisée avant la crise sanitaire, les BHRe seront la première cause de mortalité en 2050. Il faut donc tout mettre en œuvre pour freiner au maximum leur développement. Ce travail est indissociable du rôle préventionniste de l’hygiéniste hospitalier. Cela étant dit, la création prochaine des Centres Régionaux en Antibiothérapie (CRAtb) devrait se traduire par un appui renforcé et une mutualisation des moyens qui seront bénéfiques à tous.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous avez précédemment évoqué votre expérience au sein du CH de Toulon. Également basé dans le Var, à Hyères plus exactement, le Dr Philippe Carenco appelait cet été**<font color="#0782c1"><span style="caret-color: rgb(7, 130, 193);">&nbsp;</span></font>à une diminution de l’usage des désinfectants chimiques. Qu’en pensez-vous&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  Je connais bien le Dr Philippe Carenco pour avoir travaillé avec lui pendant plusieurs années. Comme lui, je pense que l’hygiéniste a aussi un rôle à jouer sur le volet environnemental. À Toulon, j’avais d’ailleurs mis en place un système de bionettoyage à l’eau qui regroupait l’utilisation de franges micro-fibres, d’électrolyse et de nettoyage vapeur. Cette désinfection mécanique donne des résultats comparables à la désinfection chimique, tout en limitant l’usage des produits désinfectants. Ceux-ci sont en effet problématiques non seulement pour leur impact environnemental, mais aussi parce qu’ils ont tendance à favoriser les résistances croisées&nbsp;: ils multiplient donc le risque d’apparition de BHRe dont, comme vous le savez, la maîtrise fait partie inhérente des objectifs de l’hygiéniste hospitalier. Cette question montre bien la nécessité de s’inscrire dans une vision globale, à l’échelle des établissements de santé comme de l’environnement, pour assurer au mieux nos missions de prévention.&nbsp;  <div> <br />   <br />  &nbsp;  <div id="ftn1"> <br />  *Centre de Prévention des Infections Associées aux Soins. <br />  **Voir les articles&nbsp;Désinfectants, appels pour une utilisa<em>tion raisonnée</em>et&nbsp;<em>Maîtriser l’impact environnemental, autre rôle de l’hygiéniste</em>, publiés dans Hospitalia #50 (septembre 2020), pages 108-114. <br />   <br />   <br />   <br />  <span style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(62, 62, 62); text-align: justify; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">Article publié dans&nbsp;le numéro de décembre d'Hospitalia à consulter&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-51-L-aube-d-une-nouvelle-ere_a2467.html" target="_blank">ici</a>  <span style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;">.&nbsp;</span><br style="margin: 0px; padding: 0px; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;" />  &nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/53289259-40385050.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/ Peu-d-hygienistes-sont-reellement-visibles-dans-les-medias-ce-qui-est-regrettable _a2511.html</link>
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