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Un chirurgien explore l'impact des accidents médicaux à travers un roman


Rédigé par Rédaction le Mercredi 22 Avril 2026 à 19:30 | Lu 74 fois


Les accidents médicaux sont vécus comme une injustice par les victimes qui ont souvent subi de graves préjudices. Mais ils affectent aussi, on le sait moins, le chirurgien et sa famille. Ils furent ainsi, dans certaines situations, la cause de catastrophes et de drames humains retentissants. Dans "Le juge et le chirurgien", Dominique Delarue, chirurgien spécialisé en chirurgie générale et digestive pendant trente ans, examine l'impact des accidents médicaux sur les victimes et les professionnels de santé, en suivant un chirurgien confronté à la judiciarisation de sa pratique, et les tensions entre le droit et la médecine à travers son histoire et celle de ses proches.



Pierre, jeune chirurgien à qui tout réussit va se trouver subitement confronté à la judiciarisation de sa profession.

Comment réagir face à la puissance du pouvoir judiciaire sans y avoir été préparé par ses longues études ? Et quels rôles vont jouer son épouse Marie et ses deux collègues aux destins contrariés, Louis-Alphonse et Jean ?

A travers leur histoire sous une forme romancée, Le juge et le chirurgien permet de mieux appréhender les aspects juridiques de la responsabilité médicale, en permanente évolution, dans une atmosphère alourdie par les relations épineuses entre les blouses blanches et les robes noires, toujours d’actualité.

L'auteur

Dominique Delarue a exercé pendant trente ans en qualité de chirurgien spécialisé en chirurgie générale et digestive. Expert près la cour d’appel de Rennes, il a aussi accompli de nombreuses missions humanitaires en Afrique et en Asie. Il signe avec Le Juge et le chirurgien, son deuxième roman après Œun, un si lointain sourire également aux Éditions Vérone.

Extrait Après l’obligation de moyens, l’avocat de Pierre lui expliquera le deuxième principe fondamental de la responsabilité médicale en France, la faute dommageable : « Pas de faute avérée du praticien, pas d’indemnisation possible ». C’est pourquoi, selon lui, le magistrat s’est évertué à démontrer l’existence de ce que les juristes appellent joliment une « poussière de faute », non pour sanctionner le chirurgien mais pour indemniser la victime qui a subi un réel et grave préjudice et dont le corps est parfois brisé au-delà de l’irréparable et la vie bouleversée. L’expert a utilisé le mot « erreur ». Pour le juge, fin connaisseur de la sémantique dont il a une longue pratique, « cherchez l’erreur, vous trouverez la faute », est un jeu d’enfant. Ainsi, en utilisant des termes juridiques pas toujours compréhensibles pour le commun des mortels, va-t-il conclure son jugement en affirmant « qu’une telle erreur est bien de nature fautive ». Le mot est lâché, on tient le « coupable » dont la responsabilité est désormais « clairement » engagée, la victime va pouvoir être indemnisée et qu’importe si c’est au prix d’une déformation de la pensée de l’expert, l’homme de l’art.






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