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UNE RECONSTRUCTION COMPLÈTE À L’HORIZON 2026


Rédigé par Rédaction le Jeudi 7 Mars 2019 à 14:13 | Lu 666 fois


60 ANS DES CHU / LE CHU DE CAEN NORMANDIE

TOTALISANT 1 630 LITS ET PLACES ACTUELLEMENT RÉPARTIS ENTRE CINQ SITES ET DIX PÔLES MÉDICAUX, LE CHU DE CAEN NORMANDIE LANCE UN PROJET IMMOBILIER AMBITIEUX : LE REMPLACEMENT DE SA TOUR DE 22 ÉTAGES PAR UN NOUVEL ENSEMBLE PLUS HUMAIN, PORTÉ PAR UNE VÉRITABLE RÉFLEXION AUTOUR DE L’HÔPITAL DE DEMAIN. UN CHANTIER QU’IL ANTICIPE EN REPENSANT SES ORGANISA- TIONS ET EN CONSOLIDANT SES DOMAINES D’EXCELLENCE. LE POINT AVEC CHRISTOPHE KASSEL, DIRECTEUR GÉNÉRAL, ET LE PROFESSEUR XAVIER TROUSSARD, PRÉSIDENT DE LA COMMISSION MÉDICALE D’ÉTABLISSEMENT.




Christophe Kassel, Directeur Général
Christophe Kassel, Directeur Général
Quels sont, à votre sens, les principaux atouts du CHU de Caen Normandie ?
Pr Xavier Troussard : Ceux-ci tiennent, notamment, à la qualité de son offre médicale, articulée, non exclusivement, autour de quatre pôles d’excellence : les neurosciences, à travers une importante activité hospitalière adossée à des équipes de recherche dynamiques ; la cardiologie, où la renommée du CHU se traduit par une forte attractivité auprès des patients malgré un environnement fortement concurentiel ; la cancérologie dans tous ses domaines de spécialités, en lien avec des équipes de recherche labellisées ; et enfin les registres épidémiologiques, dont quatre sont aujourd’hui labellisés par les tutelles. 

Pouvez-vous nous citer quelques projets menés à bien ces dernières années ?
Christophe Kassel : Le CHU s’est, pour l’essentiel, consacré à la structuration de parcours déclinés non par filières, mais par pathologies ou symptômes – sclérose en plaque, ganglions, etc. Ses travaux se sont par ailleurs plus particulièrement articulés autour de deux axes : une réflexion capacitaire qui a, par exemple, mené à la création d’une unité de chirurgie ambulatoire regroupant plusieurs spécialités ; et un recentrage des services de soins sur leur discipline, parallèlement à la modernisation des plateaux techniques – acquisition d’une troisième IRM, nouvelle salle d’imagerie interventionnelle, reconfiguration des blocs opératoires, etc. 

Pr Xavier Troussard : D’autres projets ont plus particulièrement concerné le GHT Normandie Centre, l’un des rares à avoir anticipé les dispositions du projet « Ma Santé 2022 » en créant une Commission Médicale de Groupement (CMG). C’est là un atout majeur en termes de maillage territorial, puisqu’une douzaine de filières ont dès à présent pu être mises en œuvre dans le cadre du projet médical partagé, tandis qu’une filière de télémédecine bénéficie déjà à huit EHPAD publics et privés et devrait être prochainement étendue à neuf autres structures médico-sociales. 
 

Le Pr Xavier Troussard, Président de la CME
Le Pr Xavier Troussard, Président de la CME
Le CHU porte, en parallèle, une politique volontariste pour alimenter la démographie médicale à l’échelle du territoire.
Christophe Kassel : 
Chaque année, 66 assistants spécialisés régionaux partagent en effet leur temps entre le CHU et les établissements périphériques. À l’issue de leur mission, 75% choisissent de rester dans la région et 83% d’entre eux exercent dans un établissement hospitalier public. Le CHU s’attache, en parallèle, à renforcer ses échanges avec le CHU de Rouen Normandie, un établissement géographique proche et confronté à des problématiques similaires. Deux Fédérations médicales hospitalo-universitaires ont déjà été créées, en dermatologie et en virologie-infectiologie, et quatre autres devraient prochainement suivre, en biochimie métabolique, chirurgie thoracique, cardiologie et gériatrie. Il s’agit, plus concrètement, d’améliorer la complémentarité de l’offre de recours, de mettre en œuvre des modalités d’enseignement communes et d’avoir une masse critique suffisante pour porter ensemble des projets de recherche et d’innovation en santé. Une réunion conjointe des deux CME devrait d’ailleurs être organisée début 2019 pour illustrer cette synergie. 

Quid du CHU demain ? Quels sont vos projets pour les années à venir ?
Christophe Kassel : 
Le CHU de Caen Normandie porte aujourd’hui un projet immobilier d’envergure : sa reconstruction complète à l’horizon 2026 sur le plateau nord, en contigüité avec le bâtiment Sud. La première phase (2020-2022) verra la création de trois bâtiments, pour la pharmacie et la plateforme logistique ; la biologie, la recherche et l’internat ; et l’enseignement et l’administration. La seconde phase (2022-2026) concernera les activités de soins : édification de deux bâtiments reliés par passerelle pour les hospitalisations conventionnelles, création d’un plateau technique de pointe adossé à des unités de soins critiques et à plusieurs services ambulatoires, construction de plateaux de consultations et d’explorations fonctionnelles, etc. 

Pr Xavier Troussard : Ce nouvel établissement de 1 397 lits et places proposera donc une offre de soins moderne dans un confort optimal, tout en soutenant l’avènement d’un hôpital digital et performant, y compris sur le plan énergétique. Actuellement en cours d’élaboration, le prochain projet d’établissement sera dès lors fortement axé sur la transformation des activités médicales au regard des nouvelles ambitions du CHU, notamment en terme de promotion des prises en charge ambulatoires et de formalisation des parcours patients. Notre objectif ? Continuer d’incarner l’excellence hospitalo-universitaire dans un environnement toujours plus concurrentiel.
 

UNE RECONSTRUCTION COMPLÈTE À L’HORIZON 2026
DE GUILLAUME LE CONQUÉRANT AU FUTUR HÔPITAL CÔTE-DE-NACRE 
 
• Devenu CHU en 1965, l’hôpital de Caen voit son histoire débuter en 1054 avec la fondation d’une maison charitable par Guillaume le Conquérant. Un siècle plus tard, celle-ci donne naissance à l’hôpital Saint- Thomas et Saint-Antoine, alias l’Hôtel-Dieu, édifié sur le même site. Jusqu’au début du XIXème siècle, il sera l’un des deux grands établissements d’hospitalisation de Caen avec l’hôpital général de la Charité, né au XVIIème siècle et dit hospice Saint- Louis. 

• En 1823, les malades de l’Hôtel-Dieu, dont les locaux sont insalubres, sont transférés vers le nouvel hôpital de l’Abbaye-aux-Dames. Dans les années 1890, ce dernier accueille également les malades de l’hospice Saint-Louis, le temps de construire l’hôpital Clémenceau inauguré en 1908. Un temps hospice de l’Assistance Publique, l’Abbaye-des- Dames est classée aux monuments historiques en 1974 et ses pensionnaires transférés vers l’actuel Centre pour Personnes Âgées. 
 
• À partir des années 1960, l’inadéquation de l’hôpital Clémenceau avec les nouvelles techniques hospitalières impose la construction de l’hôpital Côte-de-Nacre, qui accueille son premier malade en 1975. Cette tour monobloc de 23 étages sera remplacée, à l’horizon 2026, par un nouvel hôpital pavillonnaire, auquel seront intégrés le Centre Esquirol inauguré en 1978, et le bâtiment Sud ouvert en 2009.

Interview réalisée par Joëlle Hayek dans le numéro 43 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité ici






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