À retenir du sondage
> L’épuisement des personnels est le fait marquant de ce sondage : les personnels sont aujourd’hui fatigués (52,9 %), et surtout identifient l’épuisement des équipes comme le risque prioritaire (68,7 %) du changement climatique demain à l’hôpital. Ils indiquent avoir à nouveau « tenu le système ».
> Plus d’un tiers (37,6 %) des répondants indique une température de 31 à 40 degrés sur leur lieu de travail au cours des canicules de juin et juillet.
> Les températures relevées restent élevées en dépit des équipements disponibles pour réduire la chaleur : presque trois quarts déclarent bénéficier d’équipements (70 % disposent de climatiseurs par exemple).
Propositions/actions du C2DS
> L’identification et la cartographie des espaces climatisables ou rafraîchissables constituent un préalable essentiel à l’organisation du fonctionnement des établissements en période de canicule. Ce zonage doit être intégré à la cartographie des risques de chaque établissement.
> À la rentrée, à l’occasion de la reprise des 13 Clubs métier mensuels*, le C2DS lancera des groupes de travail afin d’élaborer de nouvelles feuilles de route et d’identifier, pour chaque métier, trois « quick win » rapidement mobilisables par les équipes. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la Convention hospitalière pour le climat du C2DS, initiée en 2020. Celle-ci a déjà permis la co-construction, par les professionnels de terrain, de 13 feuilles de route dédiées à la décarbonation des établissements de santé.
*Les 13 Clubs métier du C2DS sont : qualité, pharmacie, bâtiment, maternité, biodiversité, médico-social, hygiène, imagerie, dialyse, Outre-Mer, ACV soin, marque employeur, communication.
> L’épuisement des personnels est le fait marquant de ce sondage : les personnels sont aujourd’hui fatigués (52,9 %), et surtout identifient l’épuisement des équipes comme le risque prioritaire (68,7 %) du changement climatique demain à l’hôpital. Ils indiquent avoir à nouveau « tenu le système ».
> Plus d’un tiers (37,6 %) des répondants indique une température de 31 à 40 degrés sur leur lieu de travail au cours des canicules de juin et juillet.
> Les températures relevées restent élevées en dépit des équipements disponibles pour réduire la chaleur : presque trois quarts déclarent bénéficier d’équipements (70 % disposent de climatiseurs par exemple).
Propositions/actions du C2DS
> L’identification et la cartographie des espaces climatisables ou rafraîchissables constituent un préalable essentiel à l’organisation du fonctionnement des établissements en période de canicule. Ce zonage doit être intégré à la cartographie des risques de chaque établissement.
> À la rentrée, à l’occasion de la reprise des 13 Clubs métier mensuels*, le C2DS lancera des groupes de travail afin d’élaborer de nouvelles feuilles de route et d’identifier, pour chaque métier, trois « quick win » rapidement mobilisables par les équipes. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la Convention hospitalière pour le climat du C2DS, initiée en 2020. Celle-ci a déjà permis la co-construction, par les professionnels de terrain, de 13 feuilles de route dédiées à la décarbonation des établissements de santé.
*Les 13 Clubs métier du C2DS sont : qualité, pharmacie, bâtiment, maternité, biodiversité, médico-social, hygiène, imagerie, dialyse, Outre-Mer, ACV soin, marque employeur, communication.
Le sondage C2DS était ouvert 4 jours et demi du 6 au 10 juillet 2026 sur la plateforme surveyMonkey. Les répondants étant auto-sélectionnés, l’échantillon ne peut pas être considéré comme représentatif. Les résultats du sondage sont le vécu direct recueilli auprès des professionnels de terrain. 362 professionnels de santé dans 63 départements ont répondu aux 6 questions et très largement commenté leurs réponses. Le C2DS note un besoin d’expression des professionnels de santé sur leur réalité de terrain qui ont pris le temps de participer au sondage malgré une période sous tension pour les établissements.
QUESTION 1 : température
Un tiers des répondants déclare une température inférieure à 25 degrés.
Presque 60 % communiquent une température comprise entre 26 et 35 degrés.
11,2 % ont enregistré une température de 36 à 40 degrés.
Les répondants pharmaciens ou professionnels des blocs opératoires ont attesté dans leurs commentaires du respect des normes règlementaires - moins de 25 degrés pour garantir la sécurité des médicaments, et de 19 à 21 degrés pour les blocs opératoires.
Voir la vidéo de la cartographie de BG Klinikum Unfallkrankenhaus de Berlin en situation de canicule (www.c2ds.eu >Retex), présentée à la 2e édition du colloque RSE en santé sans frontière du C2DS dédié à l’adaptation au changement climatique.
Venir écouter la présentation de la cartographie des aléas climatiques du CHR de Metz le 22 septembre prochain à la 3e édition du colloque au CHU de Lille.
Presque 60 % communiquent une température comprise entre 26 et 35 degrés.
11,2 % ont enregistré une température de 36 à 40 degrés.
Les répondants pharmaciens ou professionnels des blocs opératoires ont attesté dans leurs commentaires du respect des normes règlementaires - moins de 25 degrés pour garantir la sécurité des médicaments, et de 19 à 21 degrés pour les blocs opératoires.
Voir la vidéo de la cartographie de BG Klinikum Unfallkrankenhaus de Berlin en situation de canicule (www.c2ds.eu >Retex), présentée à la 2e édition du colloque RSE en santé sans frontière du C2DS dédié à l’adaptation au changement climatique.
Venir écouter la présentation de la cartographie des aléas climatiques du CHR de Metz le 22 septembre prochain à la 3e édition du colloque au CHU de Lille.
QUESTION 2 (choix multiple) : équipements
Une grande majorité des répondants (69,2 %) déclare bénéficier d’un système de refroidissement et presque la moitié (48 %) de ventilateurs.
Il est à noter que plus d’un tiers des répondants déclare que leur établissement est équipé de rideaux, stores, ombrières, etc. ce qui atteste d’installations préventives… à la portée de tous.
Il est à noter que plus d’un tiers des répondants déclare que leur établissement est équipé de rideaux, stores, ombrières, etc. ce qui atteste d’installations préventives… à la portée de tous.
QUESTION 3 (choix multiple) : aide reçue
Plus de la moitié des répondants a reçu de l’aide pour faire face à la canicule : mise à disposition de climatiseurs, ventilateurs, brumisateurs, distribution d’eau et de glaces.
20 % déclarent une aide organisationnelle : cellule de crise, conduite à tenir, présence accrue de l’encadrement, aménagement des horaires de travail…
Un tiers déclare ne pas avoir reçu d’aide, ou pour le moins pas à la hauteur des attentes, comme l’indiquent leurs commentaires.
Les professionnels de santé ont fait preuve d’une très grande créativité déjà révélée lors de la pandémie du Covid. Ils indiquent avoir à nouveau « tenu le système ».
20 % déclarent une aide organisationnelle : cellule de crise, conduite à tenir, présence accrue de l’encadrement, aménagement des horaires de travail…
Un tiers déclare ne pas avoir reçu d’aide, ou pour le moins pas à la hauteur des attentes, comme l’indiquent leurs commentaires.
Les professionnels de santé ont fait preuve d’une très grande créativité déjà révélée lors de la pandémie du Covid. Ils indiquent avoir à nouveau « tenu le système ».
QUESTION 4 : impact sur qualité des soins
Pour un quart des répondants, la canicule n’a pas du tout ou peu impacté la qualité des soins.
En revanche, pour la moitié d’entre eux, elle l’a impactée fortement ou très fortement.
Ils décrivent très majoritairement dans leurs commentaires des modifications dans les prises en charge : transferts de chambre pour améliorer le confort des patients/résidents, reports de consultation ou de séances de rééducation, ou une qualité globale altérée du fait d’une croissance d’activité (nombre de patients, surveillance accrue), …
Aucun des 95 témoignages liés à cette question ne fait état d’atteinte à la sécurité des soins.
L’impossibilité, pour les professionnels, d’éprouver la satisfaction du travail bien fait constitue un indicateur social majeur. À ce titre, elle doit être pleinement prise en compte dans les réflexions et les scénarios d’adaptation à venir.
Exemples de commentaires :
« Dans mon service de consultation, l'épuisement des patients était remarquable, d’où le report de consultations. »
« Création de dortoir dans les zones climatisées la nuit. Déménagement des patients dans des chambres climatisées. »
« Les patients étaient pour la plupart très apathiques, n'ont pas souhaité réaliser leurs séances de rééducation. Plusieurs ont été perfusés pour limiter la déshydratation. »
« Détérioration de la qualité des soins par augmentation de la charge de travail, en réponse à l'augmentation des passages au SAU. »
« J’ai dû annuler la majorité de mes rdv de rééducation, les évaluations étaient biaisées par une baisse de performance due à la chaleur (essoufflements, fatigue, œdème, ...). »
« On a fait au mieux pour les patients, mais dans les bureaux médicaux c'était la catastrophe. »
« Le manque de bras s’est fait d'autant plus ressentir. »
« Risque infectieux plus élevé. »
« Afflux aux urgences, peu de formation sur l’hyperthermie, beaucoup d’examens médicaux alors que les gens ont juste besoin d’être refroidis. »
En revanche, pour la moitié d’entre eux, elle l’a impactée fortement ou très fortement.
Ils décrivent très majoritairement dans leurs commentaires des modifications dans les prises en charge : transferts de chambre pour améliorer le confort des patients/résidents, reports de consultation ou de séances de rééducation, ou une qualité globale altérée du fait d’une croissance d’activité (nombre de patients, surveillance accrue), …
Aucun des 95 témoignages liés à cette question ne fait état d’atteinte à la sécurité des soins.
L’impossibilité, pour les professionnels, d’éprouver la satisfaction du travail bien fait constitue un indicateur social majeur. À ce titre, elle doit être pleinement prise en compte dans les réflexions et les scénarios d’adaptation à venir.
Exemples de commentaires :
« Dans mon service de consultation, l'épuisement des patients était remarquable, d’où le report de consultations. »
« Création de dortoir dans les zones climatisées la nuit. Déménagement des patients dans des chambres climatisées. »
« Les patients étaient pour la plupart très apathiques, n'ont pas souhaité réaliser leurs séances de rééducation. Plusieurs ont été perfusés pour limiter la déshydratation. »
« Détérioration de la qualité des soins par augmentation de la charge de travail, en réponse à l'augmentation des passages au SAU. »
« J’ai dû annuler la majorité de mes rdv de rééducation, les évaluations étaient biaisées par une baisse de performance due à la chaleur (essoufflements, fatigue, œdème, ...). »
« On a fait au mieux pour les patients, mais dans les bureaux médicaux c'était la catastrophe. »
« Le manque de bras s’est fait d'autant plus ressentir. »
« Risque infectieux plus élevé. »
« Afflux aux urgences, peu de formation sur l’hyperthermie, beaucoup d’examens médicaux alors que les gens ont juste besoin d’être refroidis. »
QUESTION 5 (choix multiple) : les sujets d’anxiété
L’épuisement est le sujet d’anxiété prioritaire des équipes pour presque 70 % des répondants, dont 13 % qui le menTIonnent exclusivement.
Loin derrière, et presque à égalité, arrivent les sujets de l’eau et l’énergie dont la rareté et les difficultés d’approvisionnement questionnent les personnels. Les commentaires indiquent une prise de conscience de la limitation de ces ressources.
Les répondants pharmaciens sont nombreux à exprimer leur crainte d’une difficulté croissante d’approvisionnement des produits de santé.
La dégradation des conditions de travail arrive en 4e position (20,1 %) et vient renforcer l’épuisement.
Seuls 15,5 % jugent cependant la dégradation de la qualité des soins comme un sujet d’anxiété.
En fin de classement, presque à égalité, figurent les sujets des approvisionnements, des transports et du fonctionnement des équipements.
Loin derrière, et presque à égalité, arrivent les sujets de l’eau et l’énergie dont la rareté et les difficultés d’approvisionnement questionnent les personnels. Les commentaires indiquent une prise de conscience de la limitation de ces ressources.
Les répondants pharmaciens sont nombreux à exprimer leur crainte d’une difficulté croissante d’approvisionnement des produits de santé.
La dégradation des conditions de travail arrive en 4e position (20,1 %) et vient renforcer l’épuisement.
Seuls 15,5 % jugent cependant la dégradation de la qualité des soins comme un sujet d’anxiété.
En fin de classement, presque à égalité, figurent les sujets des approvisionnements, des transports et du fonctionnement des équipements.
QUESTION 6 (choix multiple) : comment vous sentez-vous ?
Presque la moitié des répondants (44,3 %) se sentent utiles et à leur place. Ce chiffre indique une résilience déjà constatée lors du sondage du C2DS pendant la pandémie de Covid. C’est une valeur fondamentale en politique de ressources humaines.
Néanmoins, les équipes « prennent sur elles », et pour la moitié d’entre elles se déclarent fatiguées.
Par ailleurs, les résultats ne montrent pas de corrélation entre les « répondants fatigués » et la climatisation de leur lieu de travail.
Par ordre décroissant, les professionnels de santé se sentent fatigués (52,9 %), utiles et à leur place (44,3 %), impuissants (24 %), en colère (23,7 %), résignés (14 %) et stressés (13,1 %).
Des réponses en termes de politique de ressources humaines devront être trouvées pour répondre à la fatigue des équipes, déjà identifiée en routine mais amplifiée par le changement climatique subi au travail et à domicile, et au sentiment d’impuissance et de colère exprimé. L’adaptation, par ailleurs indispensable du bâtimentaire, ne suffira pas.
Néanmoins, les équipes « prennent sur elles », et pour la moitié d’entre elles se déclarent fatiguées.
Par ailleurs, les résultats ne montrent pas de corrélation entre les « répondants fatigués » et la climatisation de leur lieu de travail.
Par ordre décroissant, les professionnels de santé se sentent fatigués (52,9 %), utiles et à leur place (44,3 %), impuissants (24 %), en colère (23,7 %), résignés (14 %) et stressés (13,1 %).
Des réponses en termes de politique de ressources humaines devront être trouvées pour répondre à la fatigue des équipes, déjà identifiée en routine mais amplifiée par le changement climatique subi au travail et à domicile, et au sentiment d’impuissance et de colère exprimé. L’adaptation, par ailleurs indispensable du bâtimentaire, ne suffira pas.
Composition de l’échantillon
L’échantillon n’est pas représentatif des territoires (37 départements ne sont pas représentés).
Départements en vigilance rouge au cours au moins d’une des deux précédentes canicules : 38 départements sont représentés dans l’échantillon et 22 ne le sont pas.
Départements en vigilance orange : 23 sont représentés et 30 ne le sont pas.
L’échantillon n’est pas représentatif des territoires (37 départements ne sont pas représentés).
Départements en vigilance rouge au cours au moins d’une des deux précédentes canicules : 38 départements sont représentés dans l’échantillon et 22 ne le sont pas.
Départements en vigilance orange : 23 sont représentés et 30 ne le sont pas.





