Depuis 2021, l’AP-HP comme les HCL ont structuré des dispositifs dédiés à l’innovation en santé. À Paris, quatre tiers-lieux – @Hôtel-Dieu, BOpEx, Santinel et Unirein –accompagnent des projets allant du numérique en santé à l’imagerie médicale, en passant par le bloc opératoire. À Lyon, les plateformes Platines, Station H, Colybri et CO’Lab3D jouent un rôle similaire, avec des expertises en numérique en santé, robotique hospitalière, intelligence artificielle appliquée à l’imagerie, et impression 3D de dispositifs médicaux sur mesure.
Longtemps, ces deux écosystèmes ont évolué en parallèle. Jusqu’à ce qu’une évidence s’impose : « Nous avions construit, sans nous coordonner, des dispositifs très proches, dans leur philosophie comme dans leurs modalités », constate Nicolas Castoldi, directeur délégué de l’AP-HP et directeur exécutif de @Hôtel-Dieu. Même analyse côté lyonnais. « Nous partageons la même vision, des plateformes comparables et des méthodes de travail similaires. L’idée est donc simple : lorsqu’un projet est accompagné par l’un des deux CHU, nous pouvons lui ouvrir l’accès aux expertises ou aux terrains de l’autre », résume Peggy Leplat Bonnevialle, directrice adjointe de l’innovation aux HCL.
Longtemps, ces deux écosystèmes ont évolué en parallèle. Jusqu’à ce qu’une évidence s’impose : « Nous avions construit, sans nous coordonner, des dispositifs très proches, dans leur philosophie comme dans leurs modalités », constate Nicolas Castoldi, directeur délégué de l’AP-HP et directeur exécutif de @Hôtel-Dieu. Même analyse côté lyonnais. « Nous partageons la même vision, des plateformes comparables et des méthodes de travail similaires. L’idée est donc simple : lorsqu’un projet est accompagné par l’un des deux CHU, nous pouvons lui ouvrir l’accès aux expertises ou aux terrains de l’autre », résume Peggy Leplat Bonnevialle, directrice adjointe de l’innovation aux HCL.
Sécuriser le passage de l’expérimentation au déploiement
Concrètement, ce partenariat fonctionne comme une option d’accompagnement élargie. Une start-up suivie à Paris ou à Lyon peut, si cela est pertinent, bénéficier d’un second regard institutionnel et tester sa solution dans un autre environnement hospitalier. « L’objectif n’est pas de multiplier les démonstrations, mais de sécuriser le passage à l’échelle, d’apporter un autre point de vue et, quand cela fait sens, de tester sur un second terrain », précise Peggy Leplat Bonnevialle. Car entre systèmes d’information, contraintes réglementaires, pratiques cliniques et organisation des soins, une solution performante dans un établissement peut rencontrer des obstacles ailleurs. En confrontant les usages à deux grands CHU aux profils distincts, les entreprises peuvent mieux anticiper les conditions d’un déploiement à grande échelle.
Des plateformes déjà en dialogue
Le rapprochement s’appuie sur des affinités naturelles entre les structures parisiennes et lyonnaises. Certaines collaborations existaient déjà en coulisses : Station H, orientée sur la robotique, travaille avec BOpEx, dédié à l’innovation au bloc opératoire ; Colybri, la plateforme de données d’imagerie pour l’IA, se rapproche de Santinel, également spécialisé dans les images médicales ; Platines, le Tiers Lieu d’Expérimentation en Santé Numérique, échange avec son alter ego @Hôtel-Dieu.
« Nos plateformes sont presque gémellaires », sourit Peggy Leplat Bonnevialle. Elle détaille : « Platines est un tiers-lieu labellisé France 2030 pour le numérique en santé, Station H est un living lab très tourné vers la robotique, Colybri met à disposition des données d’imagerie pour entraîner des algorithmes d’IA, CO’Lab3D se concentre sur l’impression 3D et le dispositif médical sur mesure. Mais au-delà des expertises, nous avons mis en place un guichet unique pour simplifier l’accès des entreprises. » Même logique à Paris, où les quatre tiers-lieux couvrent un spectre comparable. « @Hôtel-Dieu est en quelque sorte l’équivalent de Platines, BOpEx ressemble à Station H, Santinel partage des points communs avec Colybri. Cela rend les passerelles très naturelles », souligne Nicolas Castoldi.
« Nos plateformes sont presque gémellaires », sourit Peggy Leplat Bonnevialle. Elle détaille : « Platines est un tiers-lieu labellisé France 2030 pour le numérique en santé, Station H est un living lab très tourné vers la robotique, Colybri met à disposition des données d’imagerie pour entraîner des algorithmes d’IA, CO’Lab3D se concentre sur l’impression 3D et le dispositif médical sur mesure. Mais au-delà des expertises, nous avons mis en place un guichet unique pour simplifier l’accès des entreprises. » Même logique à Paris, où les quatre tiers-lieux couvrent un spectre comparable. « @Hôtel-Dieu est en quelque sorte l’équivalent de Platines, BOpEx ressemble à Station H, Santinel partage des points communs avec Colybri. Cela rend les passerelles très naturelles », souligne Nicolas Castoldi.
Une relation gagnant-gagnant avec les start-ups
Au-delà des aspects organisationnels, ce partenariat traduit une conviction partagée : l’innovation en santé se construit aujourd’hui autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’hôpital. « Beaucoup de projets naissent avec l’intuition qu’il existe un bénéfice pour le soin, mais sans toujours comprendre les besoins et mesurer les contraintes du monde hospitalier, observe Nicolas Castoldi. Nous avons tout intérêt à nous ouvrir pour rapprocher l’offre de la demande et éviter que des produits arrivent sur le marché en passant à côté d’éléments essentiels pour les soignants et les patients. »
Pour les CHU, l’enjeu est également stratégique. En accompagnant très en amont des entreprises innovantes, ils contribuent à faire émerger des solutions mieux adaptées aux usages cliniques, tout en renforçant l’attractivité de leurs propres écosystèmes. « C’est une relation gagnant-gagnant, résume le directeur. Être partenaire d’un CHU est un atout pour une start-up, mais c’est aussi dans l’intérêt de l’hôpital, car une grande partie de l’innovation naît désormais en dehors de ses murs. »
Pour les CHU, l’enjeu est également stratégique. En accompagnant très en amont des entreprises innovantes, ils contribuent à faire émerger des solutions mieux adaptées aux usages cliniques, tout en renforçant l’attractivité de leurs propres écosystèmes. « C’est une relation gagnant-gagnant, résume le directeur. Être partenaire d’un CHU est un atout pour une start-up, mais c’est aussi dans l’intérêt de l’hôpital, car une grande partie de l’innovation naît désormais en dehors de ses murs. »
Consolider un modèle et préparer l’essaimage
Comme de nombreux tiers-lieux d’expérimentation, ceux de l’AP-HP et des HCL bénéficient de financements publics, notamment via France 2030, jusqu’en 2027. Leur pérennité est donc un enjeu majeur. « En mutualisant nos forces, nos ressources et nos pratiques, nous augmentons nos chances de pérenniser ces structures et de bâtir un modèle économique durable, intéressant pour les hôpitaux comme pour les industriels », reconnaît Peggy Leplat Bonnevialle.
Le partenariat est donc conçu comme une phase pilote, avant une ouverture plus large. « Nous avons choisi de commencer à deux, pour tester la collaboration entre deux grands CHU », explique-t-elle, avec l’objectif qu’à terme, « tous les tiers-lieux partageant la même vision puissent rejoindre la dynamique ». Dans un paysage comptant aujourd’hui de nombreuses structures similaires, Nicolas Castoldi insiste : « Nous portons une certaine philosophie de l’innovation mais elle n’est pas fermée : ceux qui s’y reconnaîtront seront les bienvenus ».
Le partenariat est donc conçu comme une phase pilote, avant une ouverture plus large. « Nous avons choisi de commencer à deux, pour tester la collaboration entre deux grands CHU », explique-t-elle, avec l’objectif qu’à terme, « tous les tiers-lieux partageant la même vision puissent rejoindre la dynamique ». Dans un paysage comptant aujourd’hui de nombreuses structures similaires, Nicolas Castoldi insiste : « Nous portons une certaine philosophie de l’innovation mais elle n’est pas fermée : ceux qui s’y reconnaîtront seront les bienvenus ».
Une nouvelle étape de maturité
Pour les deux dirigeants, ce rapprochement marque un tournant. « Ces dernières années ont été consacrées à structurer nos offres, à affiner nos modes d’action, analyse Nicolas Castoldi. Aujourd’hui, nous sommes suffisamment matures pour passer à l’étape suivante et travailler ensemble. » L’initiative AP-HP/HCL incarne ainsi une nouvelle phase dans le déploiement et la montée en puissance des tiers-lieux d’innovation en santé. « C’est le début d’un nouveau chapitre, au terme de trois à quatre années de travail intense », conclut-il, avec l’ambition « de faire émerger plus vite des innovations réellement utiles aux patients et aux soignants ».
> Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026, à lire ici
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