Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter vos activités universitaires ?
Dr Arnaud Florentin : Je suis maître de conférences - praticien hospitalier (MCU-PH) à l’Université de Lorraine, où je dirige le Département « Hygiène et risques associés aux soins et environnementaux ». Je suis également rattaché à l’unité mixte de recherche 1319 INSPIIRE (« Interdisciplinarité en santé publique, interventions & instruments de mesure complexes – Région Est »), qui associe l’Université de Lorraine et l’INSERM et où je travaille plus particulièrement avec l’axe AntibioVac pour la prévention de l’antibiorésistance et la promotion vaccinale. Ces dernières années, mes travaux de recherche se sont surtout tournés vers l’exploitation des données informatisées pour améliorer tant la surveillance que la gestion du risque infectieux à l’hôpital. Dans ce cadre, j’ai récemment effectué une mobilité au CPias d’Île-de-France (mission SPICMI) pour explorer l’usage du SNDS dans la prévention des infections du site opératoire et réfléchir aux meilleures stratégies de valorisation de ces données.
Qu’est-ce qui motive votre intérêt pour le big data en santé ?
C’est un enjeu contemporain majeur. Pendant longtemps, le frein principal était l’accès aux données. Aujourd’hui, elles sont disponibles en quantité et en qualité croissantes, et cette dynamique va encore s’amplifier avec les entrepôts de données de santé. Le big data s’intègre parfaitement avec mes autres axes de travail autour de la surveillance et de la recherche interventionnelle. Pour évaluer l’impact réel des actions sur le terrain, il faut une surveillance fine et réactive, et l’exploitation des données massives a précisément ici une valeur ajoutée déterminante. D’ailleurs, le 36ème congrès de la SF2H, qui se tiendra en juin 2026 à Lille, mettre notamment l’accent sur les opportunités offertes par l’intelligence artificielle et les nouveaux outils du numérique.
Le métier même d’hygiéniste hospitalier évolue. Quels défis cela implique-t-il ?
Le métier change effectivement en profondeur, sous l’effet combiné des avancées technologiques, de l’évolution de la médecine et des enjeux sociétaux, mais aussi des évolutions démographiques. Autrefois majoritairement occupée par des médecins ou pharmaciens spécialistes en santé publique, notamment en épidémiologie, la spécialité bénéficie aujourd’hui d’une richesse accrue grâce à la diversification des profils qui la rejoignent. Ce changement nécessite de nouveaux outils pour répondre à de nouveaux besoins, de nouvelles appétences ou façons de travailler, plus centrées sur le terrain et l’action que sur la méthodologie d’analyse des données. Par ailleurs, le recueil des indicateurs de surveillance tend à s’automatiser progressivement. Nous serons donc moins mobilisés sur la collecte et davantage sur l’interprétation et la valorisation des données. Pour que ces informations se traduisent en actions locales pertinentes, il faut que les professionnels de terrain sachent en extraire des enseignements concrets. Cela suppose de repenser notre stratégie de surveillance : quelles données collecter, à quelle fréquence, et comment disposer de signaux précoces pour détecter rapidement les tendances infectieuses, même si les données ne sont pas encore consolidées à 100 % ? Les indicateurs actuels répondent avant tout à des besoins nationaux. Il est indispensable de disposer également, au niveau local, de données accessibles rapidement pour mettre en œuvre sans délai les actions correctrices nécessaires.
Cette transformation est-elle déjà mise en œuvre ?
Oui. Au CHRU de Nancy, en lien avec un projet de recherche MACABAO dont je suis coordonnateur et associant hygiénistes, infectiologues, microbiologistes et pharmaciens, l’établissement s’est équipé d’un logiciel expert qui traite et nous transmet des données locales en temps quasi réel. Cela nous permet de réagir très rapidement à une hausse des cas infectieux, bien avant que ces signaux n’apparaissent dans les outils nationaux. C’est précisément là que se situe l’avenir de notre spécialité : pouvoir exploiter les données directement à la source, sans avoir à les retraiter, pour gagner en réactivité, en exhaustivité et en pertinence. La technologie existe, s’améliore constamment et commence à se diffuser sur le terrain. Il faut à présent que les équipes de prévention du risque infectieux se l’approprient et lui trouvent des applications pratiques.
Quels autres défis observez-vous sur le terrain ?
L’un des enjeux majeurs concerne le maintien durable des précautions standards. L’observance de l’hygiène des mains diminue, avec la réapparition de certaines infections comme celle à S. aureus que nous avions vu fortement chuter. Cette tendance, visible dans de nombreux établissements de santé français, est clairement mise en évidence par l’indicateur ICSHA de consommation de solutions hydroalcoolique. Mais les chiffres relayés aux services de soins n’ont plus le même impact, tant les équipes y sont habituées. Cela nous invite sans doute à repenser nos méthodes de sensibilisation, en adoptant des approches plus variées et multifactorielles. La ludopédagogie, par exemple, pourrait offrir un meilleur ancrage des messages. Les formations par simulation, très efficaces en formation initiale en santé, pourraient aussi trouver leur place en hygiène hospitalière. Encore faut-il disposer de ressources en nombre suffisant au sein des établissements…
Qu’entendez-vous par là ?
Nous formons aujourd’hui moins de médecins hygiénistes, et cela mérite réflexion. Peut-être faudrait-il repenser la perception de la spécialité pour attirer les jeunes générations. Une piste pourrait être de mieux valoriser ses différentes facettes et de mettre l’accent sur sa transversalité. Certains volets, comme la recherche, le big data ou les approches comportementales, restent peu visibles, alors même qu’ils pourraient réintéresser des profils issus de la santé publique. Il est crucial de valoriser ces aspects innovants et de montrer les collaborations possibles avec d’autres disciplines, comme la psychologie ou la sociologie, qui nous permettent aujourd’hui de mieux comprendre les freins aux bonnes pratiques.
Cette méconnaissance de la spécialité explique-t-elle entièrement la désaffection des médecins pour l’hygiène hospitalière ?
Un autre enjeu tient sans doute à la nature répétitive et temporaire de nos actions. Il faut constamment répéter les messages, ce qui demande un investissement important pour des résultats qui ne durent pas toujours. L’accompagnement des équipes sur le terrain est aussi plus exigeant qu’auparavant. Cette présence, cependant, a des bénéfices certains : elle permet de changer la perception de notre spécialité, qui n’est pas là pour contrôler, mais pour accompagner. Et c’est d’ailleurs parce que nous sommes au contact des soignants que nous avons pu développer de nouvelles approches, comme l’auto-évaluation des services, qui renforce à la fois l’implication des équipes et notre rôle d’accompagnateur.
Dans le même esprit, vous repensez complètement votre approche des protocoles.
Traditionnellement, le principe classique est d’écrire ce que l’ont fait et de faire ce que l’on écrit. Mais cette rigueur peut parfois se retourner contre nous en noyant les équipes sous une surcharge documentaire. Aujourd’hui, nous essayons de privilégier des formats clairs et synthétiques, qui permettent de saisir l’essentiel d’un coup d’œil, et diversifions les supports pour nous adapter aux attentes des nouvelles générations, qui ne consultent pas l’information de la même manière que les précédentes. Simplifier nos messages constitue un réel défi, mais il faut parfois accepter de ne pas tout écrire, car une documentation trop lourde peut inhiber la réflexion et limiter l’appropriation des bonnes pratiques.
Pourriez-vous préciser ce point ?
Il est préférable d’enseigner la logique et la philosophie derrière les protocoles, pas seulement les étapes à suivre. Les check-lists restent utiles, mais il faut recentrer l’attention sur l’essentiel. Comprendre le « pourquoi » de chaque action est particulièrement important pour les nouvelles générations, qui n’hésitent d’ailleurs pas à nous challenger. Il ne s’agit plus de transmettre des instructions, mais d’accompagner dans la compréhension des concepts et dans l’analyse critique des nombreuses sources d’information disponibles, qu’elles soient issues du web ou générées par IA. En mettant l’accent sur le raisonnement humain plutôt que sur la mémorisation, les schémas de conduite appropriés seront naturellement appliqués sur le terrain.
Sur un autre registre, vous copilotez la Commission Désinfection. Sur quels sujets travaillez-vous aujourd’hui ?
La commission, que je co-anime avec Pascale Chaize, se concentre sur la désinfection des locaux, des surfaces et des dispositifs médicaux. Nos deux derniers avis, publiés en avril 2025, illustrent bien comment l’innovation industrielle peut transformer les pratiques… à condition d’être correctement encadrée. Le premier porte sur l’eau ozonée produite sur site, séduisante par son positionnement écoresponsable, mais nécessitant des clarifications sur ses conditions d’usage et son efficacité sur le terrain. Le second concerne la microfibre réutilisable, de plus en plus plébiscitée pour réduire l’empreinte chimique et hydrique des établissements. Mais elle ne pourra pas totalement remplacer les désinfectants chimiques pour les activités et zones à risque élevé. La commission travaille d’ailleurs à la réactualisation du guide des désinfectants pour y intégrer, notamment, les procédés de désinfection (comme la désinfection par UVc) et les enjeux de durabilité. Si le bon usage des désinfectants chimiques deviendra à mon sens un enjeu majeur pour les années à venir, comme l’est aujourd’hui le bon usage des antibiotiques, l’idéal serait, à terme, de pouvoir évaluer et comparer toutes les techniques de désinfection sur l’efficacité, le coût et l’impact environnemental, afin de choisir le procédé le plus adapté à chaque situation.
> Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025, à lire ici
Dr Arnaud Florentin : Je suis maître de conférences - praticien hospitalier (MCU-PH) à l’Université de Lorraine, où je dirige le Département « Hygiène et risques associés aux soins et environnementaux ». Je suis également rattaché à l’unité mixte de recherche 1319 INSPIIRE (« Interdisciplinarité en santé publique, interventions & instruments de mesure complexes – Région Est »), qui associe l’Université de Lorraine et l’INSERM et où je travaille plus particulièrement avec l’axe AntibioVac pour la prévention de l’antibiorésistance et la promotion vaccinale. Ces dernières années, mes travaux de recherche se sont surtout tournés vers l’exploitation des données informatisées pour améliorer tant la surveillance que la gestion du risque infectieux à l’hôpital. Dans ce cadre, j’ai récemment effectué une mobilité au CPias d’Île-de-France (mission SPICMI) pour explorer l’usage du SNDS dans la prévention des infections du site opératoire et réfléchir aux meilleures stratégies de valorisation de ces données.
Qu’est-ce qui motive votre intérêt pour le big data en santé ?
C’est un enjeu contemporain majeur. Pendant longtemps, le frein principal était l’accès aux données. Aujourd’hui, elles sont disponibles en quantité et en qualité croissantes, et cette dynamique va encore s’amplifier avec les entrepôts de données de santé. Le big data s’intègre parfaitement avec mes autres axes de travail autour de la surveillance et de la recherche interventionnelle. Pour évaluer l’impact réel des actions sur le terrain, il faut une surveillance fine et réactive, et l’exploitation des données massives a précisément ici une valeur ajoutée déterminante. D’ailleurs, le 36ème congrès de la SF2H, qui se tiendra en juin 2026 à Lille, mettre notamment l’accent sur les opportunités offertes par l’intelligence artificielle et les nouveaux outils du numérique.
Le métier même d’hygiéniste hospitalier évolue. Quels défis cela implique-t-il ?
Le métier change effectivement en profondeur, sous l’effet combiné des avancées technologiques, de l’évolution de la médecine et des enjeux sociétaux, mais aussi des évolutions démographiques. Autrefois majoritairement occupée par des médecins ou pharmaciens spécialistes en santé publique, notamment en épidémiologie, la spécialité bénéficie aujourd’hui d’une richesse accrue grâce à la diversification des profils qui la rejoignent. Ce changement nécessite de nouveaux outils pour répondre à de nouveaux besoins, de nouvelles appétences ou façons de travailler, plus centrées sur le terrain et l’action que sur la méthodologie d’analyse des données. Par ailleurs, le recueil des indicateurs de surveillance tend à s’automatiser progressivement. Nous serons donc moins mobilisés sur la collecte et davantage sur l’interprétation et la valorisation des données. Pour que ces informations se traduisent en actions locales pertinentes, il faut que les professionnels de terrain sachent en extraire des enseignements concrets. Cela suppose de repenser notre stratégie de surveillance : quelles données collecter, à quelle fréquence, et comment disposer de signaux précoces pour détecter rapidement les tendances infectieuses, même si les données ne sont pas encore consolidées à 100 % ? Les indicateurs actuels répondent avant tout à des besoins nationaux. Il est indispensable de disposer également, au niveau local, de données accessibles rapidement pour mettre en œuvre sans délai les actions correctrices nécessaires.
Cette transformation est-elle déjà mise en œuvre ?
Oui. Au CHRU de Nancy, en lien avec un projet de recherche MACABAO dont je suis coordonnateur et associant hygiénistes, infectiologues, microbiologistes et pharmaciens, l’établissement s’est équipé d’un logiciel expert qui traite et nous transmet des données locales en temps quasi réel. Cela nous permet de réagir très rapidement à une hausse des cas infectieux, bien avant que ces signaux n’apparaissent dans les outils nationaux. C’est précisément là que se situe l’avenir de notre spécialité : pouvoir exploiter les données directement à la source, sans avoir à les retraiter, pour gagner en réactivité, en exhaustivité et en pertinence. La technologie existe, s’améliore constamment et commence à se diffuser sur le terrain. Il faut à présent que les équipes de prévention du risque infectieux se l’approprient et lui trouvent des applications pratiques.
Quels autres défis observez-vous sur le terrain ?
L’un des enjeux majeurs concerne le maintien durable des précautions standards. L’observance de l’hygiène des mains diminue, avec la réapparition de certaines infections comme celle à S. aureus que nous avions vu fortement chuter. Cette tendance, visible dans de nombreux établissements de santé français, est clairement mise en évidence par l’indicateur ICSHA de consommation de solutions hydroalcoolique. Mais les chiffres relayés aux services de soins n’ont plus le même impact, tant les équipes y sont habituées. Cela nous invite sans doute à repenser nos méthodes de sensibilisation, en adoptant des approches plus variées et multifactorielles. La ludopédagogie, par exemple, pourrait offrir un meilleur ancrage des messages. Les formations par simulation, très efficaces en formation initiale en santé, pourraient aussi trouver leur place en hygiène hospitalière. Encore faut-il disposer de ressources en nombre suffisant au sein des établissements…
Qu’entendez-vous par là ?
Nous formons aujourd’hui moins de médecins hygiénistes, et cela mérite réflexion. Peut-être faudrait-il repenser la perception de la spécialité pour attirer les jeunes générations. Une piste pourrait être de mieux valoriser ses différentes facettes et de mettre l’accent sur sa transversalité. Certains volets, comme la recherche, le big data ou les approches comportementales, restent peu visibles, alors même qu’ils pourraient réintéresser des profils issus de la santé publique. Il est crucial de valoriser ces aspects innovants et de montrer les collaborations possibles avec d’autres disciplines, comme la psychologie ou la sociologie, qui nous permettent aujourd’hui de mieux comprendre les freins aux bonnes pratiques.
Cette méconnaissance de la spécialité explique-t-elle entièrement la désaffection des médecins pour l’hygiène hospitalière ?
Un autre enjeu tient sans doute à la nature répétitive et temporaire de nos actions. Il faut constamment répéter les messages, ce qui demande un investissement important pour des résultats qui ne durent pas toujours. L’accompagnement des équipes sur le terrain est aussi plus exigeant qu’auparavant. Cette présence, cependant, a des bénéfices certains : elle permet de changer la perception de notre spécialité, qui n’est pas là pour contrôler, mais pour accompagner. Et c’est d’ailleurs parce que nous sommes au contact des soignants que nous avons pu développer de nouvelles approches, comme l’auto-évaluation des services, qui renforce à la fois l’implication des équipes et notre rôle d’accompagnateur.
Dans le même esprit, vous repensez complètement votre approche des protocoles.
Traditionnellement, le principe classique est d’écrire ce que l’ont fait et de faire ce que l’on écrit. Mais cette rigueur peut parfois se retourner contre nous en noyant les équipes sous une surcharge documentaire. Aujourd’hui, nous essayons de privilégier des formats clairs et synthétiques, qui permettent de saisir l’essentiel d’un coup d’œil, et diversifions les supports pour nous adapter aux attentes des nouvelles générations, qui ne consultent pas l’information de la même manière que les précédentes. Simplifier nos messages constitue un réel défi, mais il faut parfois accepter de ne pas tout écrire, car une documentation trop lourde peut inhiber la réflexion et limiter l’appropriation des bonnes pratiques.
Pourriez-vous préciser ce point ?
Il est préférable d’enseigner la logique et la philosophie derrière les protocoles, pas seulement les étapes à suivre. Les check-lists restent utiles, mais il faut recentrer l’attention sur l’essentiel. Comprendre le « pourquoi » de chaque action est particulièrement important pour les nouvelles générations, qui n’hésitent d’ailleurs pas à nous challenger. Il ne s’agit plus de transmettre des instructions, mais d’accompagner dans la compréhension des concepts et dans l’analyse critique des nombreuses sources d’information disponibles, qu’elles soient issues du web ou générées par IA. En mettant l’accent sur le raisonnement humain plutôt que sur la mémorisation, les schémas de conduite appropriés seront naturellement appliqués sur le terrain.
Sur un autre registre, vous copilotez la Commission Désinfection. Sur quels sujets travaillez-vous aujourd’hui ?
La commission, que je co-anime avec Pascale Chaize, se concentre sur la désinfection des locaux, des surfaces et des dispositifs médicaux. Nos deux derniers avis, publiés en avril 2025, illustrent bien comment l’innovation industrielle peut transformer les pratiques… à condition d’être correctement encadrée. Le premier porte sur l’eau ozonée produite sur site, séduisante par son positionnement écoresponsable, mais nécessitant des clarifications sur ses conditions d’usage et son efficacité sur le terrain. Le second concerne la microfibre réutilisable, de plus en plus plébiscitée pour réduire l’empreinte chimique et hydrique des établissements. Mais elle ne pourra pas totalement remplacer les désinfectants chimiques pour les activités et zones à risque élevé. La commission travaille d’ailleurs à la réactualisation du guide des désinfectants pour y intégrer, notamment, les procédés de désinfection (comme la désinfection par UVc) et les enjeux de durabilité. Si le bon usage des désinfectants chimiques deviendra à mon sens un enjeu majeur pour les années à venir, comme l’est aujourd’hui le bon usage des antibiotiques, l’idéal serait, à terme, de pouvoir évaluer et comparer toutes les techniques de désinfection sur l’efficacité, le coût et l’impact environnemental, afin de choisir le procédé le plus adapté à chaque situation.
> Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025, à lire ici









