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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-14T03:20:29+01:00</dc:date>
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   <title>Le service d’hygiène hospitalière de la Clinique La Sagesse</title>
   <pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À la Clinique mutualiste La Sagesse de Rennes, l’hygiène hospitalière est d’abord un travail de terrain, mené par une équipe soudée qui connaît chaque service. Au cœur de ce dispositif : Lama Dbouk, cadre hygiéniste, le Dr Delphine Laroche, gynécologue-obstétricienne et référente médicale de l’Équipe opérationnelle d’hygiène (EOH), et le Dr Sébastien Lécuyer, anesthésiste-réanimateur et référent en antibiorésistance. Un trio complémentaire qui porte un service transversal, inventif et profondément ancré dans la culture qualité de l’établissement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93154111-65150052.jpg?v=1765527914" alt="Le service d’hygiène hospitalière de la Clinique La Sagesse" title="Le service d’hygiène hospitalière de la Clinique La Sagesse" />
     </div>
     <div>
      Avant de se plonger dans les actions de terrain, il faut comprendre la mécanique inhérente au service d’hygiène hospitalière de la Clinique La Sagesse. Ici, la prévention du risque infectieux repose sur une équipe resserrée, mais à l’action étendue. Le noyau opérationnel est constitué de Lama&nbsp;Dbouk, cadre hygiéniste&nbsp;à&nbsp;80&nbsp;%&nbsp;au sein de l’EOH, du Dr Delphine Laroche, gynécologue-obstétricienne, référente médicale de l’EOH, présente à 10&nbsp;%, et du Dr Sébastien Lécuyer, anesthésiste-réanimateur et référent pour l’antibiorésistance, présent à 15&nbsp;%.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  Ils s’appuient sur un réseau élargi – responsable qualité-gestion des risques, pharmacienne gérante, correspondants&nbsp;en&nbsp;hygiène –, qui assure une présence continue dans les différents secteurs cliniques et y relaie quotidiennement les bonnes pratiques.&nbsp;« Lama est au cœur de tous les projets de l’EOH. Elle réalise les audits, les enquêtes, les analyses, et nous validons ensemble les conclusions », explique le Dr Laroche, qui décrit son rôle comme&nbsp;<em>« un appui médical permanent ».&nbsp;</em><o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Un service tourné vers le terrain </b></div>
     <div>
      Chaque année, l’EOH construit un plan d’action, qu’elle suit scrupuleusement avant d’en dresser un bilan structuré, répondant notamment aux différents indicateurs de la Haute Autorité de santé ou des programmes nationaux, tels que les missions SPIADI (Surveillance et prévention des infections associées aux dispositifs invasifs)&nbsp;ou SPICMI&nbsp;(Surveillance et prévention du risque infectieux en chirurgie et médecine interventionnelle).&nbsp;<em>« Nous&nbsp;regardons&nbsp;ce qui avance, ce qu’il faut renforcer, ce qui doit changer »</em>, résume Lama&nbsp;Dbouk. Un cycle rigoureux qui guide les priorités de l’équipe, sans pour autant l’empêcher de répondre aux demandes des différents services&nbsp;:&nbsp;«<em> Nous sommes en lien avec tous les services de la clinique, qui peuvent nous solliciter au besoin. Nous intervenons aussi sur le terrain dès qu’un sujet touche à la prévention du risque infectieux »</em>,&nbsp;précise-t-elle.<o:p></o:p> <br />  Révision des protocoles tous les trois ans, audits de pratiques, enquêtes sur les dispositifs invasifs, actions de sensibilisation lors des temps forts annuels, formation des nouveaux arrivants, accompagnement des travaux… L’EOH est sur tous les fronts, et reste disponible auprès des soignants. Pour faire vivre cette vigilance au quotidien, elle s’appuie sur un réseau de correspondants en hygiène, véritables vigies au sein des services.&nbsp;<em>« Ce sont des maillons essentiels. Sans eux, impossible de faire circuler l’information ou de mobiliser autour des bonnes pratiques »</em>, rappelle Lama&nbsp;Dbouk. Elle cite un exemple&nbsp;:&nbsp;<em>« Au bloc, la référente analyse chaque infection opératoire signalée. Elle remplit&nbsp;le&nbsp;formulaire,&nbsp;je revois&nbsp;le dossier,&nbsp;puis nous&nbsp;échangeons&nbsp;avec les médecins pour élaborer un plan d’amélioration. »&nbsp;</em><o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un service qui sait mobiliser </b></div>
     <div>
      La Clinique La Sagesse s’est illustrée&nbsp;cette année&nbsp;lors des défis du&nbsp;RéPIA,&nbsp;organisés pour la Journée mondiale de l’hygiène des mains. L’équipe y a présenté un film de&nbsp;quatre minutes consacré&nbsp;au port de gants dans le parcours de césarienne programmée.&nbsp;<em>« Une vidéo comme celle-ci, c’est un vrai projet</em>.&nbsp;<em>Il a fallu écrire les scènes en réfléchissant à la manière de passer les messages, filmer au bloc, monter, ajuster… Rien n’est laissé au hasard »</em>, raconte Lama&nbsp;Dbouk. Le résultat a retenu l’attention du&nbsp;RéPIA, qui a salué sa qualité pédagogique.&nbsp; <br />   <br />  Disponible sur le <a class="link" href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLKhn-dL9qeyldnlejl5vt7equNGaTdzpo" target="_blank">compte&nbsp;YouTube</a>  &nbsp;de la Clinique, il a également été présenté aux professionnels de l’établissement le jour de l’événement.&nbsp;Un écran avait été installé à l’entrée du self, une zone de passage importante, tandis que des projections étaient aussi organisées dans les services. Des animations dédiées&nbsp;avaient également&nbsp;été proposées&nbsp;pour le personnel comme pour les patients.&nbsp;<em>« L’objectif était vraiment d’impliquer tout le monde, de façon ludique, dans l’esprit des défis du</em>&nbsp;<em>RéPIA »,&nbsp;</em>souligne Delphine Laroche.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cap sur la certification</b></div>
     <div>
      Autre temps fort, la Semaine de la sécurité des patients, qui s’est déroulée cette année du 15 au 19&nbsp;septembre. À cette occasion, l’EOH a imaginé un dispositif ludique inspiré d’un jeu découvert lors du dernier congrès de la SF2H (voir encadré)&nbsp;: une « roue de la fortune » revisitée autour des précautions standard, mêlant défis, questions et cartes chance. Les soignants ont participé en nombre, d’abord dans le hall de la clinique puis directement dans les services, repartant tous avec un cadeau&nbsp;: cartes culturelles, billets de cinéma ou goodies offerts par la clinique et ses partenaires.&nbsp;<em>« Je voulais que tout le monde gagne »</em>, sourit Lama&nbsp;Dbouk, convaincue que ce type d’actions est&nbsp;<em>« un vrai vecteur d’adhésion ».&nbsp;&nbsp;</em><o:p></o:p> <br />   <br />  Le succès a été tel, que certains services ont demandé à réutiliser la roue pour d’autres campagnes de sensibilisation.&nbsp;<em>« Créer les questions, plastifier les cartes, organiser les passages… ça prend du temps »</em>, reconnaît la cadre hygiéniste, pour qui cet outil pourrait néanmoins devenir un support phare dans la préparation de la certification&nbsp;2026 – une échéance qui&nbsp;structure déjà une partie des actions de l’EOH.&nbsp;«<em> Les précautions standard sont un critère incontournable. Nous allons continuer à y travailler avec les référents et organiser des actions ciblées, y compris autour de la roue »</em>, explique-t-elle. <em>« Le travail est constant, les protocoles sont vivants et les équipes impliquées. Nous abordons cette certification avec sérénité »</em>, ajoute Delphine Laroche.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une culture vivante et partagée</b></div>
     <div>
      Au-delà des projets, un fil conducteur se dessine&nbsp;: ancrer la culture de l’hygiène hospitalière au cœur de la pratique quotidienne. Ce qui ressort clairement, c’est la proximité de l’EOH avec les équipes. «<em> Nous sommes sollicités dès qu’un projet touche à l’hygiène, même pour un simple avis.&nbsp;Et c’est tant mieux, car cela montre que l’hygiène fait partie intégrante du fonctionnement de la clinique </em>», se réjouit Lama&nbsp;Dbouk.<o:p></o:p> <br />   <br />  Pour le Dr Laroche, la dynamique est avant tout collective&nbsp;: <em>« L’hygiène est un travail partagé. Notre rôle est de maintenir cet élan, de l’animer et de le traduire en pratiques concrètes sur le terrain. »&nbsp;</em>À La Sagesse, la prévention du risque infectieux n’est pas seulement une obligation réglementaire, mais une démarche vivante, intégrée au quotidien et adaptée aux besoins de chaque service.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>La Clinique mutualiste La Sagesse&nbsp;&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Certifiée Haute Qualité des Soins par la Haute Autorité de santé, la Clinique mutualiste La Sagesse appartient au groupe&nbsp;Hospi&nbsp;Grand Ouest (HGO), du groupe&nbsp;VYV3. Située dans le quartier de&nbsp;Cleunay, au sud-ouest de Rennes,&nbsp;elle&nbsp;constitue un établissement de référence dans le territoire. Sa maternité, la deuxième de Bretagne, accueille chaque année plus de 3 550&nbsp;naissances, soutenue par des équipes expérimentées et un plateau technique sécurisé.&nbsp;<o:p></o:p>La Clinique compte aujourd’hui 20&nbsp;spécialités chirurgicales, dispose de 16&nbsp;salles opératoires et réalise plus de 18 500&nbsp;interventions annuelles. Au total, ce sont 591&nbsp;professionnels, dont 83&nbsp;médecins, qui assurent une prise en charge moderne et personnalisée, répartie entre 26 250&nbsp;séjours et près de 150 000&nbsp;consultations par an.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>L’air du bloc sous surveillance&nbsp;:&nbsp;un audit inédit présenté au congrès de la SF2H&nbsp;&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Lors du dernier congrès de la SF2H (Société française d’hygiène hospitalière), qui s’était tenu en juin 2025 à Marseille, l’EOH a présenté un audit inédit sur la qualité de l’air en salle d’opération lors de la présence du personnel.&nbsp;Un sujet rarement documenté&nbsp;:&nbsp;« alors que les contrôles habituels sont réalisés en salles vides, nous voulions mesurer la réalité du terrain.&nbsp;Et nous avons constaté de nombreuses ouvertures de portes, des allées et venues, ainsi que l’arrivée de matériel en cours d’intervention », raconte Lama&nbsp;Dbouk.&nbsp;En collaboration avec un laboratoire&nbsp;extérieur, deux salles&nbsp;d’opération&nbsp;avaient été équipées de dispositifs de mesure, comprenant des compteurs de particules en continu et des boîtes de prélèvement bactériologique. Les relevés ont été réalisés lors d’interventions d’orthopédie et de neurochirurgie, incluant l’usage et la manipulation de boîtes opératoires et des séances de radiologie.&nbsp;<em>« Nous avons produit un rapport de 25&nbsp;pages, accompagné d’une affiche exposée directement au bloc »</em>, précise-t-elle.<o:p></o:p> <br />   <br />  Les résultats étaient sans équivoque&nbsp;: la qualité de l’air se dégrade à mesure que le personnel circule et que le matériel s’accumule. Autre constat notable, les premières incisions au bistouri électrique génèrent un pic de particules.&nbsp;Ces conclusions, Lama&nbsp;Dbouk&nbsp;les a donc présentées au congrès&nbsp;:&nbsp;<em>« Notre responsable qualité m’a encouragée à le faire. J’étais un peu hésitante, mais cela a été un vrai succès. »&nbsp;</em>Delphine Laroche, également présente, confirme&nbsp;:&nbsp;<em>« Les échanges ont été très riches, notamment avec l’ASPEC (Association pour la prévention et l’étude de la contamination). Certains participants ont même demandé à recevoir notre présentation. »</em>&nbsp;Une suite est déjà envisagée&nbsp;: une étude complémentaire sous flux laminaire, encore plus proche du patient, pour approfondir ces observations.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Le-service-d-hygiene-hospitaliere-de-la-Clinique-La-Sagesse_a4848.html</link>
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   <title>Partenariat CHV-bioMérieux : l’innovation au service de la lutte contre l’antibiorésistance</title>
   <pubDate>Wed, 10 Jan 2024 10:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anaïs Guilbaud</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 21 septembre dernier, le Centre Hospitalier de Valenciennes (CHV) et bioMérieux organisaient leur première journée d’excellence dans la lutte contre l’antibiorésistance. Un peu plus d’un an après l’inauguration du nouveau plateau de microbiologie de l’hôpital valenciennois, l’évènement était l’occasion de revenir sur les objectifs du partenariat stratégique conclu entre ces deux acteurs et les apports des nouvelles technologies proposées par l’industriel.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77433155-56288241.jpg?v=1703085110" alt="Partenariat CHV-bioMérieux : l’innovation au service de la lutte contre l’antibiorésistance" title="Partenariat CHV-bioMérieux : l’innovation au service de la lutte contre l’antibiorésistance" />
     </div>
     <div>
      Problématique mondiale devenue priorité de l’OMS, l’antibiorésistance pourrait être à l’origine de <a class="link" href="https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/les-antibiotiques-des-medicaments-essentiels-a-preserver/des-antibiotiques-a-l-antibioresistance/article/l-antibioresistance-pourquoi-est-ce-si-grave" target="_blank">238 000 décès en France d’ici 2050</a>. Fort de ce constat et dans une région où la consommation d’antibiotiques est supérieure à la moyenne nationale (Source : ARS des Hauts-de-France), le Centre Hospitalier de Valenciennes décidait, il y a quelques années, de faire de cette thématique et de la lutte contre le sepsis, l’une de ses priorités. <br />   <br />  Il y a près d’un an, l’établissement concrétisait ainsi son statut de laboratoire de référence pour la prise en charge des pathologies infectieuses sur son territoire, par la mise en place d’une ligne de microbiologie de dernière génération. En parallèle, il devenait&nbsp;le premier centre d’excellence européen bioMérieux,&nbsp;au travers d’un partenariat stratégique donnant aux équipes du laboratoire un accès privilégié aux dernières innovations développées par le&nbsp;spécialiste mondial du diagnostic&nbsp;<em>in vitro –&nbsp;</em>qu’il s’agisse&nbsp;de réactifs, d’automates, ou encore de solutions informatiques –, en contrepartie d’une participation à des recherches cliniques permettant d’en évaluer les bénéfices.  <div>&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bénéfices mutuels</b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;C’est une réelle opportunité de pouvoir intégrer ce programme mondial, à la fois par l’accès aux innovations que l’on y propose, mais aussi par les échanges que nous pourrons avoir au sein de cette communauté internationale de centres d’excellence, nous permettant de confronter nos pratiques au sein de l’Europe, mais aussi sur les autres continents&nbsp;»</em>,rappelait notamment le Dr Gisèle Dewulf, cheffe du service de microbiologie du centre hospitalier, lors de la première journée d’excellence contre l’antibiorésistance, organisée conjointement par bioMérieux et le CHV, le 21 septembre dernier. <br />   <br />  Du côté de l’industriel, les bénéfices attendus ne sont pas moindres.&nbsp;<em>«&nbsp;Le centre d’excellence tel que nous l’avons développé avec le CH de Valenciennes est un moyen pour nous d’apporter une proximité avec les responsables de laboratoire, les médecins, et d’éclairer les axes de développement que nous devons approfondir pour encore mieux répondre à leurs besoins&nbsp;»</em>, souligne François Lacoste, directeur exécutif recherche et développement. C’est aussi l’opportunité de tester et de valider la pertinence de nouvelles solutions «&nbsp;en vie réelle&nbsp;», au sein de véritables flux de travail et parcours patients.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Apports du digital</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77433155-56288265.jpg?v=1703085150" alt="Partenariat CHV-bioMérieux : l’innovation au service de la lutte contre l’antibiorésistance" title="Partenariat CHV-bioMérieux : l’innovation au service de la lutte contre l’antibiorésistance" />
     </div>
     <div>
      Différents outils de culture bactérienne de pointe, tels que la chaîne robotisée WASPLab®, la dernière génération d’automate d’hémoculture BACT/ALERT® VIRTUO®, ou des logiciels d’intelligence artificielle, à l’image de&nbsp;PhenoMATRIX™ pour l’analyse fine des milieux de culture, ont donc déjà investi les paillasses de Valenciennes.&nbsp;&nbsp;Autant d’innovations permettant aux biologistes d’améliorer considérablement la démarche diagnostique et de gagner, par exemple, jusqu’à 72h dans la documentation des infections. <br />   <br />  <o:p></o:p><em>«&nbsp;Nous faisons en sorte que nos instruments de laboratoire donnent des résultats plus rapidement et toujours de meilleure qualité&nbsp;», </em>notamment par le recours croissant à des solutions digitales,<em> </em>explique Marc Bonnet, directeur data santé et IT au sein de bioMérieux.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous intégrons dans le cycle de nos instruments, des nouvelles technologies comme la biologie moléculaire ou le séquençage génomique. Nous travaillons également sur la rapidité avec laquelle nous sommes capables d’accéder à la bonne antibiothérapie en fournissant aux laboratoires et aux cliniciens des analytiques qui leur permettent de prendre une décision éclairée, basée sur le diagnostic et le contexte du patient&nbsp;»</em>. <br />   <br />  <o:p></o:p>Toujours en s’appuyant sur les apports du digital et au-delà du seul diagnostic patient, l’objectif de bioMérieux concerne enfin la surveillance de l’évolution des pathogènes. Pour parvenir à identifier, là encore le plus rapidement possible, l’émergence d’épidémies ou de nouvelles résistances aux antibiotiques.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Études et perspectives</b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Nous avons plusieurs études en cours. Notamment sur les patients bactériémiques de réanimation, pour démontrer qu’un diagnostic plus rapide et plus précis a un impact sur la prise en charge thérapeutique et sur le devenir du patient&nbsp;»</em>,précise le Dr Dewulf.&nbsp; <br />   <br />  <o:p></o:p><em>«&nbsp;Nous envisageons également, toujours dans cette filière sepsis, de pouvoir tester dans les mois à venir, les dernières technologies d'identification des pathogènes par biologie moléculaire directement sur le flacon d’hémoculture, et de les associer à un antibiogramme rapide permettant de disposer de CMI, afin d’ajuster au mieux les traitements et d’identifier le gain qui pourrait être obtenu sur le diagnostic patient&nbsp;»</em>, poursuit la cheffe du service de microbiologie. <br />   <br />  <o:p></o:p>Pour l’avenir, cette dernière imagine d’ailleurs d’autres axes de travail, comme l’amélioration de la définition des stratégies diagnostiques en évaluant la place de chaque outil pour le bon patient au bon moment. Et, pourquoi pas, parvenir à terme à&nbsp;<em>«&nbsp;construire et suivre des indicateurs médico-économiques qui entreraient pleinement dans le bon usage de la biologie&nbsp;»</em>. <br />   <br />  <strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/L-innovation-au-service-de-la-microbiologie-du-CH-de-Valenciennes_a3886.html" target="_blank">&gt; Voir le reportage vidéo</a>  </strong><o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77433155-56288287.jpg?v=1703085150" alt="Partenariat CHV-bioMérieux : l’innovation au service de la lutte contre l’antibiorésistance" title="Partenariat CHV-bioMérieux : l’innovation au service de la lutte contre l’antibiorésistance" />
     </div>
     <div>
      <strong>L’innovation selon bioMérieux</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <em>«&nbsp;Le rôle de l’innovation est majeur dans la lutte contre l’antibiorésistance, c’est pourquoi 75 % de notre budget recherche et développement est dédié à ce thème. L’objectif est d’apporter des solutions innovantes&nbsp;pour améliorer la prise en charge du patient au travers de la valeur médicale, mais également par l’augmentation de l’efficience et la productivité du laboratoire. En ce qui concerne la valeur médicale, nous nous intéressons particulièrement à tout ce qui va permettre de mieux détecter, identifier et caractériser les pathogènes, mais aussi aux aspects relatifs à la réponse de l’hôte. Pour ce qui est de la productivité de laboratoire, nos axes de développement se concentrent notamment sur l’automatisation, la connectivité, l’amélioration des temps de résultats et l’information qui peut être produite tant au niveau du laboratoire qu’auprès des personnels qui auront en charge les patients&nbsp;»</em>, indique François Lacoste, directeur exécutif recherche et développement bioMérieux.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <em><strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.biomerieux.fr" target="_blank">site de bioMérieux</a>.</strong></em> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #63, édition de décembre 2023,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-63-La-sante-numerique-a-l-epreuve-du-terrain_a3961.html">à lire ici</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/77433155-56288241.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Partenariat-CHV-bioMerieux-l-innovation-au-service-de-la-lutte-contre-l-antibioresistance_a3990.html</link>
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   <title>Rencontre : le GCS Hospilinge Valenciennes</title>
   <pubDate>Wed, 18 Oct 2023 14:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Blanchisserie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Traitant 10 tonnes de linge par jour, le GCS Hospilinge Valenciennes œuvre à la fois pour une meilleure maîtrise de ses coûts de fonctionnement, et une meilleure qualité de vie au travail pour ses agents. Rencontre avec son directeur, Pascal Couture.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/75568866-53024438.jpg?v=1696237466" alt="Rencontre : le GCS Hospilinge Valenciennes" title="Rencontre : le GCS Hospilinge Valenciennes" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous nous présenter le GCS Hospilinge Valenciennes&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pascal Couture&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Chaque semaine, ce groupement de coopération sanitaire traite une cinquantaine de tonnes de linge pour le compte de quatre établissements principaux – les CH de Valenciennes, Maubeuge (Sambre - Avesnois), Lieissies et Jeumont – et d’une dizaine d’autres adhérents. Il s’appuie pour cela sur 44 opérateurs, certains par le biais d’une entreprise adaptée, et sur des process industrialisés organisés selon le principe de la marche en avant et dans le respect des exigences de la démarche RABC. <br />   <br />  <strong>Sur quelles problématiques vous concentrez-vous aujourd’hui&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Sans surprise, la question des économies d’énergies nous mobilise fortement. À cet égard, nous avons remplacé fin 2021 nos deux tunnels de lavage vétustes par un nouveau modèle plus moderne et plus performant, ce qui a permis de réduire nos consommations électriques de près de 10 %, et nos consommations vapeur de 30 %. Nos consommations d’eau ont quant à elles été divisées par deux&nbsp;: 4 litres par cycle, contre 8 à 9 litres auparavant&nbsp;! Nous avons en outre gagné entre 4 et 5 kg par chargement, ce qui n’est pas sans impacts sur nos coûts de fonctionnement – y compris en termes de consommation de produits lessiviels – et, plus globalement, sur la performance de notre blanchisserie. <br />   <br />  <strong>Vous êtes en outre engagés dans un projet Traçabilité ambitieux…</strong> <br />   <br />  Il s’agit, là aussi, de toujours mieux maîtriser nos coûts de fonctionnement, en particulier en ce qui concerne les achats textiles. Nous avons donc doté le linge plat et les vêtements professionnels de tags RFID UHF, et nous nous sommes équipés d’un logiciel spécifique pour disposer d’une meilleure visibilité sur les consommations réelles et les pertes éventuelles. Ce système est aujourd’hui en cours de généralisation auprès de nos quatre adhérents principaux, et devrait se terminer à l’été 2024 avec le déploiement du CH de Valenciennes. <br />   <br />  <strong><em>Quid</em>&nbsp;de vos actions en matière de QVTC&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous sommes, naturellement, très attentifs à la qualité de vie et aux conditions de travail des opérateurs, et sommes ici engagés dans une démarche d’amélioration continue pour l’ensemble des postes de travail. Nous organisons par exemple régulièrement des&nbsp;formations à l’acquisition de la gestuelle adéquate, adaptons continuellement l’ergonomie des équipements, mettons à disposition des tuniques plus légères lors des fortes chaleurs, etc. Nous avons également à cœur de valoriser le travail de nos agents, à travers des animations et en organisant des journées portes ouvertes, afin de faire connaître leur métier et mettre leur savoir-faire en lumière. <br />   <br />  <strong>Un mot, peut-être, sur vos projets à court et moyen terme&nbsp;?</strong> <br />   <br />  À court terme, nous intégrerons un nouvel adhérent, preuve, s’il en est, du dynamisme de notre GCS. Et, à moyen terme,nous préparons le futur transfert de nos activités vers une plateforme logistique centralisée, qui devrait ouvrir ses portes courant 2026.&nbsp;Nous disposerons alors d’une usine construite selon les dernières normes environnementales, et surtout dimensionnée pour traiter une centaine de tonnes par semaine – soit le double de nos capacités actuelles, ce qui nous permettra de continuer à nouer de nouveaux partenariats. <br />   <br />  <strong>&gt; Article publié dans le Hors-série #3</strong>&nbsp;<strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hors-Serie-3-URBH-TEXCARE-de-nouveaux-defis-pour-les-blanchisseries-hospitalieres_a3841.html">à lire ici.</a>  </strong>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/75568866-53024438.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Rencontre-le-GCS-Hospilinge-Valenciennes_a3848.html</link>
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   <title>À la découverte du GCS Sud Lorraine</title>
   <pubDate>Wed, 11 Oct 2023 09:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Blanchisserie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Traitant une vingtaine de tonnes de linge par jour, le GCS Blanchisserie Sud-Lorraine – constitué autour du GHT du même nom – s’est récemment restructuré pour spécialiser ses flux, mettant ces travaux à profit pour également mieux maîtriser ses consommations énergétiques et limiter son impact environnemental. Les explications d’Éric Untereiner, son directeur technique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/75568764-53024350.jpg?v=1696237299" alt="À la découverte du GCS Sud Lorraine" title="À la découverte du GCS Sud Lorraine" />
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      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter le GCS Blanchisserie Sud-Lorraine&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Éric Untereiner&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ce groupement de coopération sanitaire est né en 2018, l’année de la création des groupements hospitaliers de territoire, pour justement répondre aux besoins du GHT Sud-Lorraine, constitué autour du CHRU de Nancy et réunissant onze établissements publics de santé [voir encadré]. L’objectif étant de mutualiser les coûts d’investissement et de fonctionnement, et pouvoir ainsi offrir un service unique de mise à disposition, marquage, collecte, traitement et livraison du linge. Nous avions ici retenu le principe d’une montée en charge graduée, intégrant progressivement les adhérents entre 2018 et 2021, le temps de finaliser les travaux de restructuration initialement programmés pour le printemps 2020, mais retardés pour cause de pandémie Covid. <br />   <br />  <strong>Ces travaux visaient justement à spécialiser et mieux dimensionner les deux sites du GCS. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous disposons en effet de deux sites, Brabois à Vandœuvre-lès-Nancy et Ravenel à Mirecourt, à l’origine tous deux généralistes. Il nous a donc fallu restructurer le site de Brabois pour le dédier au traitement exclusif du linge industriel – linge plat, linge séché et linge en forme –, mais aussi augmenter sa capacité de production afin de passer de 12 tonnes/jour à près de 19 tonnes/jour. Le site de Mirecourt a pour sa part été recentré sur le traitement du linge à part et des vêtements des résidents, soit 2 tonnes/jour, ce qui nécessitait également des adaptations. Aujourd’hui, l’activité de Brabois s’appuie sur des process totalement industrialisés, opérés par près de 80 agents – contre une quinzaine pour Mirecourt. Sans surprise, le linge plat représente entre 75 et 80 % de nos volumes, et le CHRU de Nancy constitue à lui seul près de la moitié de notre activité. <br />   <br />  <strong>Fait notable, le site de Brabois est certifié RABC depuis le 4 avril 2022…</strong> <br />   <br />  Les deux sites sont bien entendu organisés selon le principe de la marche en avant, elle-même au cœur de la démarche RABC. Nous avons toutefois effectivement souhaité aller plus loin à Brabois en nous engageant dans un process de certification selon la norme EN NF 14085 qui, si elle n’est pas obligatoire à ce jour, n’en demeure pas moins gage de qualité de service pour nos adhérents. C’était également, à notre sens, l’occasion de valoriser le travail et l’engagement des agents. L’obtention de cette certification est d’ailleurs une réussite collective.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous détailler votre organisation&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous avons adopté un process de lavage à 40°C, complété par l’adjonction d’acide péracétique pour assurer une désinfection optimale du linge. Pour le reste, notre organisation est somme toute classique&nbsp;: le GCS offre une prestation globale et, hormis le linge des résidents et certains textiles spécifiques, nous fournissons nous-mêmes le linge industriel. Nous disposons ici d’un atelier de marquage, afin d’équiper les textiles plats de puces RFID UHF et pouvoir ainsi mieux suivre les volumes collectés et livrés. Nous puçons également les vêtements professionnels des établissements disposant de distributeurs automatiques de vêtements (DAV). En ce qui concerne le suivi des dotations et la passation de commandes, un logiciel accessible en mobilité est mis à disposition des adhérents, pour faciliter l’échange d’informations et améliorer notre réactivité. <br />   <br />  <strong>Avez-vous mis en œuvre des actions particulières pour maîtriser l’impact environnemental de la blanchisserie&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Parallèlement à l’adoption du lavage à 40°C, effectif depuis la fin des travaux de restructuration, nous chauffons désormais les eaux de lavage par biomasse à Brabois, et via une méthanisation à Mirecourt. Nous pouvons ainsi mieux maîtriser nos consommations énergétiques tout en sécurisant nos approvisionnements. À titre d’exemple, la méthanisation nous garantit un coût stable, ce qui est particulièrement précieux dans le contexte actuel. Grâce à ces initiatives, mais aussi à l’acquisition d’équipements peu énergivores et à une réflexion plus globale sur la vitesse de traitement des différents articles,&nbsp;nous avons pu réaliser des gains énergétiques conséquents entre 2018 et 2021.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Par exemple&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les chiffres sont assez éloquents. Les consommations calorifiques (eau chaude et gaz) ont diminué de 58 % à Brabois, et de 59 % à Mirecourt, soit près du double par rapport à notre objectif initial de 30 %. Les consommations électriques ont pour leur part baissé de 40 % à Brabois et de 15 % à Mirecourt. La consommation d’eau n’est pas en reste, avec une diminution de l’ordre de 35 % à Brabois et de 41 % à Mirecourt. Et nous ne nous en tenons pas là&nbsp;: nous nous sommes récemment équipés d’un échangeur de chaleur pour refroidir nos eaux de rejets, et avons depuis peu lancé une pré-étude pour évaluer la faisabilité d’une utilisation plus large de nos eaux usées.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Quid</em>&nbsp;des actions menées en faveur de la qualité de vie et des conditions de travail de vos agents&nbsp;?</strong> <br />   <br />  C’est là une démarche au long cours&nbsp;: nous essayons d’apporter une amélioration notable par an et par site. Ainsi, en 2022, nous nous sommes équipés de rafraîchisseurs d’air adiabatiques, qui reposent sur le principe d’un refroidissement par évaporation. En 2021, nous avions acquis des équipements plus ergonomiques pour le pliage du linge plat, permettant un engagement déporté. Dans cette même optique de prévention des troubles musculo-squelettiques, nous avons également déployé des lecteurs codes-barres multidirectionnels pour les postes d’accrochage, afin de limiter les mouvements inutiles. Nous nous sommes également renseignés sur les exosquelettes, dont certains de nos confrères commencent à s’équiper, mais préférons attendre l’arrivée de technologies plus abouties, et surtout mieux adaptées à notre activité.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Un mot, peut-être, sur vos projets à court terme&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous comptons emmener notre démarche environnementale plus loin encore, en y intégrant un volet sur les achats textiles. Nous avons ici identifié deux axes&nbsp;: le&nbsp;<em>sourcing</em>&nbsp;de textiles innovants, qui par exemple sèchent plus vite, mais aussi se tâchent et s’usent moins, et une meilleure prise en compte de leur cycle de vie global, c’est-à-dire depuis leur conception jusqu’à leur valorisation finale. La force d’une structure juridique comme le GCS nous permet d’avoir ici une vision à 360° sur l’ensemble des coûts et impacts environnementaux, pour mettre en œuvre les actions adaptées. Sur un autre registre, et l’instar de nombreux acteurs industriels, nous sommes confrontés à de réelles difficultés de recrutement, quel que soit le type de poste. Nous avons donc lancé un chantier Attractivité, et travaillons en parallèle à mieux faire connaître notre secteur et ses métiers, dans les écoles mais aussi dans les médias. C’est également pour nous l’occasion de valoriser les agents déjà en poste, en mettant en lumière leurs propres compétences. <br />   <br />  <strong>Et à plus long terme&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous ambitionnons d’avoir des procédés toujours plus verts, et toujours plus vertueux, mais aussi d’être peut-être plus présents auprès des services de soins. Ceux-ci peuvent déjà faire appel à nous pour des problématiques spécifiques, et nous aimerions renforcer encore cet appui. Cela dit, nous nous en tiendrons toujours à un rôle de conseil, sans chercher à peser sur les spécificités locales, car chaque établissement a des organisations et des pratiques qui lui sont propres. Tous ont toutefois les mêmes attentes en termes de qualité de service, et c’est là-dessus que nous continuerons de nous concentrer. <br />   <br />   <br />  <strong>&gt; Article publié dans le Hors-série #3</strong>&nbsp;<strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hors-Serie-3-URBH-TEXCARE-de-nouveaux-defis-pour-les-blanchisseries-hospitalieres_a3841.html">à lire ici.</a>  </strong>
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      <strong>Le GHT Sud Lorraine</strong> <br />   <br />  Il réunit 11 établissements publics de santé&nbsp;: <br />   <br />  • Centre Hospitalier Régional Universitaire de Nancy&nbsp;<em>(établissement support)</em> <br />  • Centre Hospitalier Saint-Jacques - Dieuze&nbsp;<em>(direction commune CHRU)</em> <br />  • Centre Hospitalier Intercommunal Pompey - Lay-Saint-Christophe&nbsp;<em>(direction commune CHRU)</em> <br />  • Centre Hospitalier de Pont-à-Mousson&nbsp;<em>(direction commune CHRU)</em> <br />  • Centre Hospitalier 3H Santé - Cirey-sur-Vezouze <br />  • Centre Hospitalier de Lunéville <br />  • Centre Hospitalier Ravenel - Mirecourt <br />  • Centre Hospitalier Saint-Charles - Commercy <br />  • Centre Hospitalier Saint-Charles - Toul <br />  • Centre Hospitalier de Saint-Nicolas-de-Port <br />  • Centre psychothérapeutique de Nancy
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <title>Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts</title>
   <pubDate>Tue, 12 Jul 2022 10:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au CHU de Rennes, le laboratoire de bactériologie et hygiène hospitalière intervient au quotidien auprès de l’ensemble des équipes de l’établissement. Si le service de bactériologie est notamment chargé du diagnostic des infections, l’unité d’hygiène hospitalière s’investit plus particulièrement dans la prévention du risque infectieux et les contrôles environnementaux, prenant également part au projet de rénovation de l’hôpital.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64467093-46208705.jpg?v=1652192471" alt="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" title="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" />
     </div>
     <div>
      Implanté à Pontchaillou, sur le site principal du CHU de Rennes, le laboratoire de bactériologie et hygiène hospitalière remplit nombreuses missions qui l’amènent régulièrement au cœur des différents services de cet établissement certifié haute qualité de soins. Il s’articule autour de deux branches principales, aux activités complémentaires. Le service de bactériologie réalise ainsi le diagnostic des infections bactériennes, tout en étant chargé du contrôle bactériologique des liquides de conservation des organes et tissus destinés à la greffe, ou encore des dispositifs médicaux et des endoscopes. <br />   <br />  Des missions qui rejoignent les objectifs de l’unité d’hygiène hospitalière en matière de prévention des infections associées aux soins. Élaborant des recommandations de bonnes pratiques au sein des différents pôles et assurant le suivi de leur application, celle-ci intervient à tous les étages du CHU pour contribuer, de manière globale, à la maîtrise du risque infectieux, en lien étroit avec les équipes médicales et soignantes. Elle organise également le recueil et le traitement des données de surveillance des infections nosocomiales, des Bactéries Multi Résistantes (BMR) et des infections du site opératoire (ISO), tout en collaborant avec le coordinateur de la gestion des risques et le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) pour préparer, mettre en place, suivre et évaluer le programme annuel des actions de la lutte contre les infections nosocomiales. <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’eau, une surveillance nécessaire</b></div>
     <div>
      Ces missions, que l’on retrouve chez tous ses homologues de France, <em>«&nbsp;</em><em>n’en demeurent pas moins primordiales&nbsp;»</em>, insiste Pierre-Yves Donnio, Professeur des Universités - Praticien Hospitalier au sein de l’unité d’hygiène hospitalière du CHU de Rennes. <em>«&nbsp;</em><em>La surveillance quotidienne des infections associées aux soins, mais aussi le suivi des bactéries hautement résistantes émergentes, s’effectuent en lien étroit avec les autorités nationales et les tutelles&nbsp;»</em>, indique-t-il. Mais l’unité s’intéresse également à la qualité de l’eau en réalisant des contrôles réguliers sur les secteurs sensibles comme les blocs opératoires, les salles blanches de laboratoire ou encore la pharmacie. <em>«&nbsp;</em><em>Moins connue, cette action ne doit pourtant pas être négligée pour garantir une bonne qualité des soins&nbsp;»</em>, ajoute l’hygiéniste.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La formation, pivot de l’activité du service</b></div>
     <div>
      L’une des autres activités particulièrement soutenues par l’unité d’hygiène hospitalière, c’est la formation. Réalisée auprès des professionnels de santé du CHU comme de ceux du groupement hospitalier de territoire (GHT) Haute Bretagne – dont il est l’établissement support –, elle <em>«&nbsp;</em><em>permet d’effectuer des rappels sur un ou plusieurs points précis, en fonction des demandes ou des besoins identifiés&nbsp;»</em>, confie Pierre-Yves Donnio. De la pose de cathéters à la prise en charge d’un patient atteint d’Ebola, les sujets de ces formations sont variés et dépendent des caractéristiques propres à chaque service, voire à chaque métier. Pour que chaque message atteigne sa cible, les correspondants en hygiène ont donc eux-mêmes bénéficié d’une formation dédiée. <br />   <br />  Menée en partenariat avec un cabinet spécialisé en communication, <em>«&nbsp;</em><em>cette formation a été créée pour répondre à une demande forte des équipes d’hygiène, qui s’interrogeaient sur les meilleurs moyens d’orienter et de faire passer les bonnes informations&nbsp;»</em>, complète le praticien. Un savoir-faire notamment utile durant la crise sanitaire, pour <em>«&nbsp;</em><em>accentuer naturellement les messages autour de la prise en charge des patients et l’utilisation des équipements de protection individuelle&nbsp;»</em>, se souvient Pierre-Yves Donnio. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Accompagner la sortie de crise »</b></div>
     <div>
      La situation pandémique a d’ailleurs été particulièrement chargée pour les équipes de l’unité d’hygiène hospitalière, qui sont intervenues auprès de la communauté soignante tout en remplissant des tâches de conseil et d’expertise auprès de la direction. Comme partout, cette participation active à la gestion de la crise a amélioré la visibilité d’une spécialité parfois méconnue et renforcé l’adoption des précautions standards. La période, autant traumatisante qu’enrichissante, s’est ainsi traduite par une généralisation spectaculaire des mesures de prévention, comme en témoigne la hausse des consommations de solutions hydro-alcooliques enregistrée par les équipes d’hygiène rennaises. <em>«&nbsp;</em><em>Cette dynamique doit perdurer&nbsp;!&nbsp;»</em>, insiste Pierre-Yves Donnio, qui s’inquiète d’un possible relâchement dans les mois à venir&nbsp;: <em>«&nbsp;</em><em>Pour la maintenir autant que possible, nous devons aujourd’hui accompagner la sortie de crise, en organisant des retours d’expérience de manière à adapter nos messages à la situation&nbsp;».</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le nouveau Centre chirurgical et interventionnel, un projet de plusieurs années</b></div>
     <div>
      C’est donc l’un des objectifs que l’unité d’hygiène hospitalière s’est fixé pour l’année 2022, tout en poursuivant son activité habituelle et en participant à des projets propres au centre hospitalier breton. Parmi ceux-ci, la modernisation du CHU initiée en 2015. Évalué à 761 millions d’euros, le projet de reconstruction, intitulé #NouveauCHURennes, prévoit le regroupement de la majorité des services sur le site Pontchaillou. Un chantier ambitieux qui devrait par exemple mener à l’ouverture, en 2024, d’un centre chirurgical et interventionnel (CCI) regroupant l’ensemble des activités opératoires et interventionnelles du CHU et du Centre de lutte contre le cancer (CLCC) Eugène Marquis. <br />   <br />  Ce nouveau bâtiment hébergera ainsi 36 salles de blocs opératoires – hors bloc obstétrical –, 14 salles interventionnelles, cinq salles d’endoscopie, un centre de 60 places en chirurgie ambulatoire, 108 lits d’hospitalisations en soins critiques, ainsi que 240 lits d’hospitalisations et de soins spécialisés en chirurgie. Eu égard à son envergure, de nombreux services et commissions sont appelés à s’exprimer. Le laboratoire de bactériologie et hygiène hospitalière est tout naturellement concerné, en particulier en ce qui concerne les recommandations de bonnes pratiques de prévention du risque infectieux, la mise en place des réseaux et des flux, ou encore la prise en compte des exigences normatives. Particulièrement variées, les missions de conseil de l’équipe d’hygiène s’intéressent à tous les pans de la création d’un nouveau bâtiment. Un rôle <em>«&nbsp;</em><em>primordial&nbsp;»</em>, insiste Pierre-Yves Donnio qui y voit le moyen <em>«&nbsp;</em><em>d’assurer la sécurité des patients, dès la conception du bâtiment&nbsp;»</em>. &nbsp; <br />  &nbsp;
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64467093-46208723.jpg?v=1652192482" alt="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" title="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" />
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      <strong>Le Professeur Pierre-Yves Donnio, hygiéniste et biologiste</strong> <br />   <br />  Professeur des universités - praticien hospitalier depuis une quinzaine d’années, le Pr Pierre-Yves Donnio est issu d’une formation de microbiologie générale. Pendant près de trente ans, il a ainsi travaillé dans les domaines de la microbiologie et de la bactériologie avant de s’orienter vers l’hygiène hospitalière. <em>«&nbsp;</em><em>Si les approches sont différentes, les deux spécialités sont entièrement complémentaires&nbsp;»</em>, constate l’intéressé tout en confiant son attrait pour les volets de prévention et de communication,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>si présents dans le métier d’hygiéniste&nbsp;»</em>.&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/64467093-46208723.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Bacteriologie-et-hygiene-hospitaliere -une-equipe-sur-tous-les-fronts_a3257.html</link>
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