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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-12T14:14:02+02:00</updated>
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   <title>Innovation et proximité : le pari numérique du GHT 48</title>
   <updated>2026-04-07T18:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Innovation-et-proximite-le-pari-numerique-du-GHT-48_a4839.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2026-01-30T08:14:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre convergence des systèmes d’information, déploiement de la télémédecine et exploitation de la data et de l’intelligence artificielle, le GHT 48 accélère sa transformation numérique pour fluidifier les parcours et renforcer la coopération entre établissements. « L’innovation doit servir le territoire et les professionnels, pas seulement un établissement », souligne Marine Crognier, sa directrice du numérique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153526-65149704.jpg?v=1765523849" alt="Innovation et proximité : le pari numérique du GHT 48" title="Innovation et proximité : le pari numérique du GHT 48" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quelle est, aujourd’hui, la stratégie numérique de l’Hôpital Lozère et du GHT&nbsp;48 ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <em><strong>Marine Crognier&nbsp;:</strong></em>&nbsp;Nous venons de finaliser le nouveau schéma directeur du système d’information du GHT&nbsp;48, qui succède à celui arrivé à échéance en 2021. Sa refonte a été retardée par la crise sanitaire, mais ce délai s’est révélé utile&nbsp;: il nous a permis d’intégrer les dernières orientations nationales et les évolutions technologiques majeures.&nbsp;La grande bascule, c’est le passage d’une approche centrée sur l’Hôpital Lozère à une stratégie numérique pensée à l’échelle du GHT, dans une logique de convergence. Le précédent schéma avait déjà permis d’harmoniser nos outils, avec un même DPI pour les hôpitaux et un même DUI pour les EHPAD, tout en respectant les spécificités de la psychiatrie. Cette homogénéisation réduit les coûts d’interopérabilité et facilite le partage sécurisé des données patients.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quelles sont les principales nouveautés de ce schéma directeur ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Il acte un véritable changement de gouvernance, votée à l’unanimité, avec désormais une direction du numérique de territoire. Trois volets structurent cette organisation&nbsp;: le SI « classique » pour l’hôpital ; la cybersécurité, désormais pilotée de manière unifiée par un RSSI de territoire ; et les services numériques, qui accompagnent les équipes sur le terrain dans la bonne appropriation des applicatifs métiers – l’objectif étant d’harmoniser les usages et de renforcer l’efficacité collective. Nous intégrons aussi les services socles nationaux issus du programme HOP’EN 2, notamment l’alimentation automatique du DMP à partir des DPI, avec un taux d’identités qualifiées proche de 90&nbsp;%.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Vous avez également créé un pôle Data et Intelligence artificielle. Quel est son rôle ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  C’est notre chantier le plus structurant. Nous avons mis en place ce pôle pour adresser, de concert, deux domaines désormais indissociables, avec un guichet unique pour les demandes de données et un comité data garant de leur qualité. L’objectif est double, améliorer le pilotage stratégique du GHT et offrir, demain, des outils plus intelligents et intuitifs. À terme, nous voulons intégrer de l’IA générative pour permettre aux utilisateurs de dialoguer directement avec leurs données, via des requêtes en langage naturel. C’est un projet ambitieux, encore en construction, mais il ouvre une dynamique d’innovation et des perspectives inédites pour notre territoire.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Comment se traduit l’organisation numérique du GHT&nbsp;48 en matière de gouvernance et de ressources humaines ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Nous nous appuyons sur trois instances&nbsp;: un comité Cybersécurité, un comité des Services numériques associant des référents métiers formés aux applicatifs, et un comité Data qui centralise les demandes et priorise les indicateurs. Cette organisation implique tous les établissements et toutes les CME du GHT, avec un médecin dédié à la sensibilisation de ses pairs. La direction du numérique compte ainsi une quinzaine de collaborateurs&nbsp;: techniciens, RSSI, coordonnateur identitovigilance, médecins, ingénieurs, agents de terrain… À cela s’ajoutent des relais numériques dans chaque établissement, garantissant proximité, cohérence et réactivité.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Rencontrez-vous des difficultés de recrutement pour ces profils numériques ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Pas vraiment. Bien sûr, certains postes nécessitent des compétences pointues, mais nous parvenons à attirer des talents qualifiés. Notre RSSI, par exemple, est ingénieur en cybersécurité avec deux ans d’expérience. La Lozère offre un cadre de vie très attractif pour les jeunes familles ou les personnes en quête d’une meilleure qualité de vie après un parcours urbain, particulièrement depuis le Covid. On observe d’ailleurs une véritable dynamique de « migration post-urbaine », qui joue en notre faveur ! Le télétravail facilite aussi beaucoup les choses, même si je tiens au collectif en présentiel pour les temps d’équipe. Aujourd’hui, nous pouvons nous appuyer sur des collaborateurs compétents, diplômés et motivés, ce qui est un vrai atout pour consolider nos projets et sécuriser notre système d’information.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Comment le numérique répond-il aux défis d’un territoire rural ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  La télémédecine est un levier majeur, et représente à cet égard un axe central de notre schéma directeur. Nous améliorons constamment notre marché de téléconsultation et de téléexpertise pour l’ensemble du GHT, en travaillant étroitement avec les hôpitaux de proximité, les EHPAD et la ville.&nbsp;Notre objectif est de rendre les distances invisibles&nbsp;: chaque établissement, chaque médecin, doit pouvoir accéder aux spécialités disponibles à l’Hôpital Lozère, sans déplacement.Nous renforçons également les coopérations avec des centres de référence, comme les CHU de Montpellier, Clermont-Ferrand ou Nîmes, pour bénéficier d’expertises plus rares. La présence d’un médecin au sein de la direction numérique facilite l’appropriation des usages par les praticiens.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  L’Hopital Lozère, établissement support du GHT&nbsp;48, est très fier de pouvoir proposer ce type d’innovation au niveau du territoire, en matière de gouvernance comme d’accompagnement des utilisateurs. Notre ambition est véritablement d’innover au service de tous, sans uniformiser à marche forcée. Nous construisons une roadmap&nbsp;commune, respectueuse des spécificités de chaque structure. Ce modèle, fondé sur la proximité, la subsidiarité et la convergence, nous permet d’améliorer les parcours, notamment gériatriques et aux urgences, et de proposer des outils avant-gardistes, réellement utiles aux professionnels et aux patients. Au final, c’est cette capacité à tirer parti de l’intelligence collective qui constitue la force de notre GHT.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153526-65149706.jpg?v=1765523820" alt="Innovation et proximité : le pari numérique du GHT 48" title="Innovation et proximité : le pari numérique du GHT 48" />
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Pr Rémi Sabatier : la télésurveillance, entre promesses et défis</title>
   <updated>2026-01-28T14:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Pr-Remi-Sabatier-la-telesurveillance-entre-promesses-et-defis_a4845.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2025-12-12T08:35:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Professeur associé des Universités en télémédecine et praticien hospitalier au CHU de Caen, où il est spécialisé en insuffisance cardiaque et cardiologie interventionnelle, Rémi Sabatier est un pionnier de la télésurveillance médicale non-invasive des patients insuffisants cardiaques. Il partage sa vision d’une révolution capable de transformer en profondeur le suivi des maladies chroniques, sous réserve de disposer d’outils réellement simples, interopérables, éprouvés et capables de s’intégrer sans friction dans les pratiques quotidiennes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153764-65149807.jpg?v=1765525082" alt="Pr Rémi Sabatier : la télésurveillance, entre promesses et défis" title="Pr Rémi Sabatier : la télésurveillance, entre promesses et défis" />
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      <strong>Comment en êtes-vous arrivé à vous intéresser à la télésurveillance médicale ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Rémi Sabatier&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Au début des années&nbsp;2000, nous voulions créer un réseau de prise en charge coordonnée pour les patients insuffisants cardiaques, mais nous manquions d’infirmiers. En 2005, une rencontre avec des confrères canadiens, déjà engagés dans la télésurveillance à domicile, nous a inspirés à suivre cette voie. Avec le Dr Annette Belin, alors cardiologue au CHU de Caen référente en insuffisance cardiaque dans la région, et grâce au soutien de la Région Normandie et des CPAM&nbsp;14 et 50, nous avons lancé le projet SCAD, pour Suivi clinique à domicile, imaginant un modèle associant directement le patient à sa télésurveillance. Concrètement, nous l’avons structuré autour de trois éléments&nbsp;: le patient formé à sa pathologie et à l’autosurveillance par l’éducation thérapeutique ; l’algorithme intelligent, qui analyse les réponses et génère les alertes ; et les infirmiers, chargés du suivi et de la gestion des alertes. En 2007, une preuve de concept (POC) a été lancée avec le CHU de Caen et plusieurs hôpitaux partenaires. Puis, entre 2009 et 2012, une étude pilote randomisée a confirmé la pertinence du modèle. La poursuite de ce projet en Normandie sur 11&nbsp;centres a contribué à l’expérimentation ETAPeS et a permis d’introduire un tarif à l’activité, dont s’est inspirée l’intégration de la télésurveillance dans le droit commun.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Et ensuite ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  En 2019, nous avons analysé dix ans de données de télésurveillance grâce à un appariement probabiliste – inédit à l’époque – avec le SNDS. Les résultats étaient parlants&nbsp;: la télésurveillance réduit à la fois les réhospitalisations et le coût moyen d’une année de prise en charge d’un insuffisant cardiaque. Ces données ont contribué à la décision de l’inscrire dans le droit commun, en démontrant qu’elle était soutenable pour un système de santé sous tension. Mais l’étude a aussi mis en lumière certaines limites&nbsp;: tous les patients ne peuvent pas ou ne veulent pas s’y engager. En résumé, la télésurveillance fonctionne très bien chez les patients motivés ; le défi est désormais d’élargir l’adhésion. Les avancées de l’intelligence artificielle pourraient justement y contribuer. <br />   <br />  <strong>L’engagement des patients est donc un premier obstacle. Quels autres freins identifiez-vous ?</strong> <br />   <br />  Sur le plan technologique, les outils numériques restent souvent peu ergonomiques ; ils demandent un apprentissage long et n’apportent pas toujours le gain de temps espéré. Cela dit, la dynamique actuelle est encourageante. La vision portée par Dominique Pon et poursuivie actuellement par l’ANS a permis d’instaurer un cadre national et une interopérabilité entre logiciels, obligeant les industriels à s’y conformer. C’est une avancée majeure, d’autant que la France est le seul pays de cette taille à offrir des téléconsultations, des téléexpertises et une télésurveillance remboursées par l’Assurance maladie et accessibles à tous, sans condition de ressources. C’est un modèle dont nous pouvons être fiers. <br />   <br />  <strong>Vous évoquez l’intelligence artificielle, qui fait beaucoup parler d’elle. Qu’en attendez-vous ?</strong> <br />   <br />  Qu’elle simplifie le numérique en santé, d’abord ! Mais&nbsp;l’IA pourrait aussi transformer profondément la télésurveillance.Elle permettra d’affiner l’analyse des paramètres recueillis et surtout, d’interpréter les signaux faibles, ces données peu informatives isolément qui, combinées et replacées dans le contexte clinique, peuvent révéler précocement un risque de décompensation cardiaque. C’est tout l’enjeu de la télésurveillance chez les patients insuffisants cardiaques&nbsp;: intervenir tôt pour préserver le myocarde et prolonger la vie à domicile. Par exemple, aujourd’hui, nous utilisons des capteurs de pression intracardiaque, très performants pour la détection de la décompensation cardiaque mais coûteux et complexes à implanter. De nouveaux capteurs semi-invasifs cutanés ou sous-cutanés arriveront sur le marché ; ils sont plus simples, moins chers et peuvent être posés par un infirmier en salle de soins. Ces capteurs enregistrent un signal qui, interprété par l’IA, permettra d’évaluer les pressions intracardiaques. Ils pourraient permettre un suivi plus automatisé et à grande échelle, compte tenu de leur facilité d’utilisation et de la spécificité de la donnée recueillie.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Cela permettrait, aussi, de limiter la dépendance à l’engagement du patient…</strong> <br />   <br />  Exactement. Actuellement, la télésurveillance est proposée à 5 000 à 10 000&nbsp;patients en sortie d’hospitalisation, sur 180 000&nbsp;hospitalisations pour insuffisance cardiaque chaque année. La marge de progression est énorme. Mais sans engagement, pas de bénéfice – et le remboursement dans le droit commun est désormais conditionné à cette participation. Le recueil automatisé des données réduira la charge mentale pour le patient et rendra le suivi plus fluide. Il nous permettra aussi de personnaliser l’approche&nbsp;en fonction des capacités et des souhaits de chacun. Aujourd’hui, seuls deux tiers des patients télésuivis sont réellement compliants, et plus de la moitié refusent le dispositif. Or, si nous voulons avoir un impact réel sur le volume global des décompensations cardiaques, il faudrait que&nbsp;chaque patient hospitalisé sorte avec un dispositif de télésurveillance adapté à ses capacités.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Et sur le plan médico-économique ?</strong> <br />   <br />  C’est sans doute l’un des obstacles majeurs. Aujourd’hui, les établissements de santé ne tirent aucun bénéfice financier direct de la télésurveillance, car ils ne sont pas ceux qui tirent bénéfice de la réduction des réhospitalisations. Il serait pertinent d’envisager, comme ailleurs, des incitations à la non-réhospitalisation et des circuits courts de prise en charge de l’insuffisance cardiaque déstabilisée, plus facile à mettre en place grâce à la télésurveillance. Quant aux tarifs du droit commun, ils couvrent surtout les coûts organisationnels, mais restent insuffisants pour les industriels, alors même que nous avons besoin de leur innovation. Par exemple, le tarif de remboursement ne couvrait qu’un tiers du coût réel du projet institutionnel SCAD lors de son fonctionnement dans ETAPeS. Pour justifier une revalorisation de ce taux, nous cherchons à prouver l’efficience organisationnelle du modèle, c’est-à-dire sa capacité à fluidifier les parcours et à libérer des ressources pour les patients les plus fragiles.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  Nous avons, en France du mal à investir à long terme. Pourtant, si nous voulons réduire les hospitalisations évitables et mieux utiliser nos ressources, il faut accélérer la transition vers la prise en charge à domicile.&nbsp;La télésurveillance est une brique essentielle de ce virage ambulatoire.&nbsp;Et c’est une révolution transposable à de nombreuses maladies chroniques. Demain, en cardiologie à l’instar de la diabétologie, on peut même imaginer des systèmes couplant détection et traitement, par exemple une pompe connectée administrant automatiquement un médicament en cas d’anomalie détectée – et l’IA y jouera un rôle clé. La technologie avance vite, mais deux conditions restent indispensables&nbsp;: un modèle médico-économique soutenable, et un niveau de preuve solide. L’industrie regorge d’idées prometteuses, mais elles doivent être confrontées à la réalité clinique. Certes, la règlementation devra s’adapter aux technologies rapidement évolutives, mais une chose ne changera pas&nbsp;: un haut niveau de preuve clinique est incontournable pour une utilisation large par les professionnels de santé et un financement pérenne. <br />   <br />  <em>Le Pr Rémi Sabatier est également le co-fondateur et directeur médical de la start-up MedTech CardiaMetrics.</em> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
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   <title>Télésanté : le Catel œuvre pour l'intérêt collectif</title>
   <updated>2023-01-24T13:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Telesante-le-Catel-oeuvre-pour-l-interet-collectif_a3564.html</id>
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   <published>2023-01-24T13:28:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Membre actif du Catel depuis déjà plusieurs années, Stéphan Haaz en est devenu le directeur général en juin dernier. Prenant le relais du cofondateur Pierre Traineau, il revient, pour Hospitalia, sur les travaux et perspectives de cet incubateur de communautés e-santé, qui se positionne désormais comme un réel « tiers de confiance » afin de toujours mieux accompagner les nouveaux usages numériques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69898103-48819352.jpg?v=1672749214" alt="Télésanté : le Catel œuvre pour l'intérêt collectif" title="Télésanté : le Catel œuvre pour l'intérêt collectif" />
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     <div>
      <strong>Né il y a 25 ans, le Catel se démarque par une approche communautaire associant tous les acteurs de l’écosystème de la e-santé. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />  <strong>Stéphan Haaz</strong>&nbsp;: Initialement créé pour accompagner les premiers usages de l’internet par les professionnels du soin, le Catel a rapidement élargi son expertise aux pratiques télémédicales puis à la santé numérique dans toutes ses dimensions, avec à chaque fois la volonté de s’inscrire dans une logique de réseau. Les différentes communautés créées au fil des années sur des thématiques spécialisées, et les collectifs d’experts qui en sont issus – «&nbsp;plaies et cicatrisation&nbsp;», «&nbsp;système d’information hospitalier et de territoire&nbsp;», «&nbsp;téléconsultation et télésoin&nbsp;», «&nbsp;télésurveillance médicale&nbsp;», etc. – associent systématiquement des utilisateurs et usagers de technologies numériques, des éditeurs et opérateurs industriels, et des acteurs institutionnels, afin de diversifier les points de vue et faire émerger des solutions basées sur l’intelligence collective. Le Catel s’affiche à ce titre comme un tiers de confiance parfaitement neutre, c’est-à-dire affranchi de tout intérêt corporatiste et attaché à la recherche du bien général. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Cette notion de «&nbsp;tiers de confiance&nbsp;» est pour vous centrale.</strong> <br />  Le numérique en santé a un extraordinaire potentiel applicatif, pour faciliter l’organisation des soins, améliorer les prises en charge et répondre aux problématiques de l’accès aux soins dans les territoires. En facilitant les échanges et le partage d’expériences entre toutes les parties prenantes, nous pouvons mettre à plat l’actuelle vision par silos et dégager des consensus, afin d’accompagner les nouveaux usages et favoriser les meilleures pratiques. Nous avons par exemple récemment présenté les recommandations de bonnes pratiques élaborées par le collectif «&nbsp;plaies et cicatrisations&nbsp;», et avons été encouragés à poursuivre cette méthodologie par la Haute Autorité de Santé. De même avec le think tank «&nbsp;Télé-ophtalmologie&nbsp;»&nbsp;: nous avons réuni les «&nbsp;3 O&nbsp;», Ophtalmologistes, Orthoptistes et Opticiens, pour travailler sur plusieurs situations d'usages possibles de la téléophtalmologie en réponse à des enjeux de santé publique ciblés . Un livre blanc sur le développement de la Téléophtalmologie a d’ailleurs été publié en 2022. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Une autre actualité marquante concerne la communauté «&nbsp;système d’information hospitalier et de territoire&nbsp;». Pourriez-vous l’évoquer&nbsp;?</strong> <br />  Nous avons en effet initié ici une collaboration avec la CAIH, la centrale d’achat de l’informatique hospitalière, autour de la digitalisation du parcours patient, en mettant en place un programme d’accompagnement ouvert à tous les établissements de santé, quel que soit leur niveau de maturité sur ce sujet précis. Les premières étapes sont opérées par le Catel, pour questionner le projet de l’établissement et travailler ensemble à la définition de son périmètre fonctionnel et l’identification de solutions, en lien avec une grille de qualification recensant les différentes solutions industrielles aujourd’hui présentes sur le marché français. La CAIH prend ensuite la main pour que l’établissement puisse engager des échanges avec les éditeurs et bénéficier d’un accompagnement jusqu’à la phase d’investissement. Ce programme est d’autant plus pertinent que le «&nbsp;virtual care&nbsp;» est déjà devenu la norme dans d’autres pays, en particulier aux États-Unis. La digitalisation de la préadmission n’en est certes qu’une brique, mais elle contribue à la nouvelle répartition des rôles et à la nécessaire évolution des organisations sanitaires au sein des territoires. <br />  &nbsp; <br />  <strong>D’autres travaux menés par cette même communauté ont trait à l’imagerie médicale. Que pourriez-vous nous en dire&nbsp;?</strong> <br />  Lors de notre dernier voyage d’études au congrès HIMSS, aux États-Unis, nous avons constaté que plusieurs acteurs de l’imagerie médicale développaient des solutions pour le pilotage de cette activité par la donnée, et avons donc souhaité réfléchir aux implications de cette nouvelle dynamique pour la coordination et la régulation territoriales des soins. De manière quasi concomitante, l’Agence du Numérique en Santé a lancé une concertation autour du projet DRIM-M (Data Radiologie, Imagerie Médicale et Médecine Nucléaire), qui vise notamment à renforcer l’échange des données d’imagerie. Nous avons donc constitué un collectif pour justement travailler sur le sujet, avec des établissements de santé publics, privés et associatifs, des radiologues, des ingénieurs biomédicaux et des directeurs de systèmes d’information. Nous souhaitons ainsi apporter des réponses pluriprofessionnelles sur les modalités d’échange des données d’imagerie, mais aussi travailler sur de nouvelles briques d’usage, par exemple en lien avec la recherche clinique. En 2023, nous comptons aller plus loin encore et créer un Observatoire afin d’accompagner de manière très opérationnelle les expérimentations sur le terrain. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Sur un autre registre, quel regard portez-vous aujourd’hui sur les usages de la télésanté en milieu hospitalier, qui est l’un de vos domaines d’expertise historiques&nbsp;?</strong> <br />  En 2021, le Catel et la FHF avaient justement mené une enquête nationale sur le sujet. Adressée à tous les GHT français, elle avait permis de recueillir 51 réponses exploitables et de mieux cerner la vision qu’en avaient les utilisateurs eux-mêmes. Ainsi, la télésanté ne constitue plus un sujet d’expérimentation, elle est désormais bien ancrée dans les esprits, mais la satisfaction apportée est sans surprise étroitement corrélée au niveau de maturité des établissements et d’intégration des solutions dans les organisations et pratiques médicales. Nous avons également cherché à identifier le positionnement des GHT par rapport aux quatre piliers assurant le succès d’une stratégie Télésanté – soit une gouvernance dédiée, une feuille de route claire, un plan d’action pour la conduite du changement et des outils de pilotage. La marge de progression semble réelle sur les deux premiers, mais elle gagnerait à s’améliorer encore sur les deux autres. Bien que considérée comme l’un des principaux enjeux, la conduite du changement, en particulier, n’est mise en œuvre que de manière marginale. Cela dit, pour que la télésanté fasse partie intégrante des pratiques quotidiennes et de l’environnement professionnel, il reste encore des pas à franchir en termes d’interopérabilité, elle-même synonyme d’utilisation simplifiée. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Un mot pour finir sur l’actualité récente autour des téléconsultations&nbsp;?</strong> <br />  Comme nous venons de le voir, nous constatons sur le terrain un intérêt affirmé pour la télésanté, et le Catel s’attache justement à accompagner le bon usage de ces solutions. En ce qui concerne plus spécifiquement les téléconsultations&nbsp;: un recadrage après la forte dynamique apportée par l’épidémie Covid peut être opportun dans certains cas de figure. Faut-il, pour autant, limiter les téléconsultations à la présence, de bout en bout, de deux professionnels de santé&nbsp;? Je n’en suis pas convaincu. La téléconsultation assistée a démontré son utilité dans un grand nombre de cas d’usages, et gagnerait certes à être développée et opérée par des professionnels dûment formés. C’est d’ailleurs une position que nous défendons de longue date. Mais la téléconsultation en «&nbsp;solo&nbsp;» a elle aussi son intérêt, en particulier en télépsychiatrie – un point probablement méconnu par le corps législatif. Il faut donc raison garder, et justement réfléchir par cas d’usages pour ne pas détruire ce que nous avons mis dix années à construire. <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Article publié dans l'édition de décembre 2022 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-59-Nouveaux-modeles-Nouvelles-organisations_a3532.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong></em><br style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;" />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La télémédecine au cœur des Alpes</title>
   <updated>2022-12-08T09:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/La-telemedecine-au-coeur-des-Alpes_a3412.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2022-12-07T12:52:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Desservant un territoire enclavé, le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) des Alpes du Sud a misé sur la télémédecine pour une prise en soin au plus près du patient. Afin de toujours mieux développer son offre opérationnelle, il a récemment adopté un projet global centré sur ce mode de prise en charge, et intitulé « GHT 3.0 Alpes du Sud ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/67518952-47727273.jpg?v=1663849834" alt="La télémédecine au cœur des Alpes" title="La télémédecine au cœur des Alpes" />
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      Regroupant les établissements sanitaires des Hautes-Alpes et du nord des Alpes-de-Haute-Provence, le GHT des Alpes du Sud est implanté sur un territoire montagneux, dont la géographie contrastée n’est pas sans soulever des enjeux majeurs en matière d’accès aux soins. Près de la moitié des médecins des Hautes-Alpes sont en effet installés dans les deux principales villes&nbsp;que sont Gap et Briançon. À l’inverse, les territoires de haute montagne, comme le Queyras ou le Champsaur-Valgaudemar, comptent peu de professionnels médicaux. <br />   <br />  Le constat est encore plus alarmant en ce qui concerne les médecins spécialistes&nbsp;: plus de la moitié des communes du département sont ainsi situées à plus de 30 minutes des ophtalmologues, gynécologues et psychiatres, et à plus de 45 minutes des pédiatres. Pour faciliter l’accès de la population aux soins et lui permettre de bénéficier équitablement de l’expertise médicale, le GHT des Alpes du Sud a donc choisi, depuis déjà plusieurs années, de développer son offre de télémédecine. Dès 2018, un programme de télémédecine entre le Samu 05 et le refuge de haute montagne du Glacier blanc a, par exemple, permis d’équiper le refuge d’une tablette connectée intégrant tout un panel de dispositifs médicaux communicants – électrocardiogramme, tensiomètre, saturomètre et glucomètre. Et ce n’est là qu’un exemple parmi les nombreuses mesures mises en place sous l’impulsion du groupement hospitalier de territoire. <br />  &nbsp;
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     <div><b>Un plan d’action pensé à l’échelle du GHT</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/67518952-47727275.jpg?v=1663849852" alt="La télémédecine au cœur des Alpes" title="La télémédecine au cœur des Alpes" />
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      <em>«&nbsp;</em><em>Avant même les années 2010 et la parution du décret télémédecine, un premier programme avait vu le jour autour de la prise en charge à distance de l’AVC. Il est complètement opérationnel depuis 2014&nbsp;»</em>, raconte Jean-Michel Orsatelli, directeur adjoint du Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud. Basé sur la mise en relation du service des urgences de l’hôpital de Gap avec les unités neuro-vasculaires du Centre Hospitalier d’Aix-en-Provence et celles de neurochirurgie de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille (AP-HM), ce programme de télé-AVC permet aux équipes gapençaises de transmettre des images pour obtenir rapidement un avis expert. <em>«&nbsp;</em><em>Là où il fallait autrefois transférer les patients, ce qui retardait leur prise en charge, ce système limite considérablement la perte de chance. Il est d’ailleurs devenu indispensable pour la bonne prise en charge des urgences neurologiques dans les Hautes-Alpes&nbsp;»</em>, constate Jean-Michel Orsatelli. <br />   <br />  Suite à cette expérience et aux nombreuses autres menées partout sur son territoire, le GHT des Alpes du Sud a lancé en 2020 une phase d’étude afin de définir son schéma directeur territorial de télémédecine, désormais formalisé au sein du plan d’action «&nbsp;GHT 3.0 Alpes du Sud&nbsp;». <em>«&nbsp;</em><em>Penser la télémédecine à l’échelle du GHT permet de porter un raisonnement global, et non uniquement centré sur un établissement&nbsp;»</em>, ajoute le responsable. Rien n’a été laissé au hasard. Pour assurer la gouvernance des projets de télémédecine, par exemple, un comité de pilotage (Copil) inter-GHT a été constitué avec la participation de plusieurs professionnels de santé et membres des directions des systèmes d’information, issus de l’ensemble des établissements composant le groupement. Ce Copil travaille également en lien étroit avec les autres acteurs du territoire, notamment l’Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARS PACA) et le groupement régional d’appui au développement de la e-santé (GRADeS) Innovation E-Santé Sud (IES Sud). <em>«&nbsp;</em><em>Cette équipe pluridisciplinaire et pluriétablissements est mieux à même d’analyser les besoins du territoire pour structurer l’offre de soins publique&nbsp;et développer la télémédecine dans plusieurs lieux et spécialités&nbsp;», </em>précise le directeur adjoint. <br />  &nbsp;
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     <div><b>La gériatrie au premier plan</b></div>
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      Parmi ces spécialités, la gériatrie est tout particulièrement concernée par le développement de la télémédecine sur le territoire des Alpes du Sud. Dès 2016, le GHT a ainsi choisi de développer la télé-expertise auprès des EHPAD et autres structures d’accueil de personnes âgées. <em>«&nbsp;La télémédecine prend ici tout son sens, aussi bien pour les résidents que pour les équipes soignantes, car elle est synonyme de prise en charge adaptée et rapide, tout en limitant le recours aux urgences hospitalières&nbsp;»</em>, constate Jean-Michel Orsatelli. Accompagnés d’une infirmière elle-même équipée d’une tablette connectée, les résidents bénéficient aujourd’hui d’un suivi à distance pour les troubles du comportement, les soins palliatifs et les plaies chroniques. <br />   <br />  Les chiffres sont d’ailleurs éloquents&nbsp;: en 2020, 25 structures médico-sociales du territoire ont réalisé 220 téléconsultations et 50 téléexpertises. <em>«&nbsp;</em><em>Durant l’épidémie de Covid-19, ce service s’est révélé essentiel pour le support des équipes soignantes, le maintien de la qualité des soins et la limitation des hospitalisations&nbsp;»</em>, ajoute le responsable. Dans les Alpes comme ailleurs, cette période particulière a été propice au développement de la télémédecine et plus particulièrement de la téléconsultation. <em>«&nbsp;</em><em>Plusieurs spécialités comme l’anesthésie, la dermatologie ou l’addictologie s’y sont alors essayées&nbsp;»</em>, se souvient Jean-Michel Orsatelli en constatant que la pratique perdure chez certains professionnels, notamment les dermatologues. <br />  &nbsp;
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     <div><b>De nombreuses spécialités concernées	</b></div>
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      Ces derniers rejoignent ainsi la longue liste des spécialistes ayant intégré, au moins partiellement, des pratiques de télémédecine à leur activité. Pour faire face au manque de radiologues, notamment durant les astreintes de nuit et du week-end, le centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud (CHICAS) et le centre hospitalier de Briançon ont, par exemple, opté depuis 2018 pour une plateforme de téléradiologie permettant l’interprétation des images à distance. <br />   <br />  Au Samu-Centre 15, la téléexpertise a quant à elle été mise en place progressivement&nbsp;: d’abord territoire expérimentateur pour les appels vidéo à la demande du médecin régulateur, le Samu 05 a ensuite équipé ses véhicules ambulanciers de mallettes médicales connectées, permettant la prise de constantes et l’échange quasi instantané des données. Ces actes de télérégulation sont aujourd’hui fréquents, puisque le Samu en enregistre en moyenne 250 par mois. <br />  &nbsp;
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     <div><b>La cardiologie fait aussi de la télémédecine</b></div>
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      La majorité des initiatives en lien avec la télémédecine mises en œuvre sur le territoire semblent en tous cas rencontrer un franc succès. Fort de ce constat, le GHT continue de développer de nouveaux projets, lançant il y a peu un nouveau programme de télésurveillance cardiologique, en partenariat avec l’AP-HM. <em>«&nbsp;</em><em>Chaque patient suivi reçoit une balance connectée. Une application installée sur son smartphone lui permet alors de renseigner son état fonctionnel et certaines données biologiques utiles&nbsp;»</em>, détaille Jean-Michel Orsatelli. Ces informations recueillies quotidiennement sont transmises à l’équipe soignante, avec l’émission automatiquement d’une alerte en cas de risque identifié de décompensation cardiaque. <em>«&nbsp;</em><em>Le soignant contacte alors le ou les patients concernés et prévient également le cardiologue responsable, qui peut rapidement réagir&nbsp;»</em>, poursuit le directeur adjoint en notant l’engouement dont fait l’objet ce projet, qui diminue le risque de réhospitalisation et de mortalité liée à l’insuffisance cardiaque. <em>«&nbsp;</em><em>Quelle que soit la spécialité, la télémédecine est un projet fédérateur qui permet de répondre à de nombreuses situations, en allant au plus près du patient&nbsp;»</em>, conclut Jean-Michel Orsatelli, convaincu que ce mode de prise en charge <em>«&nbsp;</em><em>n’en est qu’à ses débuts&nbsp;»</em>. <br />   <br />  <em>Article publié dans l'édition de septembre 2022 d'Hospitalia <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-58-15-ans-d-innovations-hospitalieres_a3377.html" target="_blank">à lire ici. </a>  </em>
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      <strong>Un GHT en zone frontalière</strong> <br />   <br />  Installé au cœur des Alpes, le GHT des Alpes du Sud est également adossé à la frontière italienne. Fort de cette particularité, le groupement multiplie depuis plusieurs années les échanges et les projets avec les structures sanitaires italiennes. Naturellement, ces démarches transfrontalières impliquent aussi l’utilisation de la télémédecine. Ainsi, depuis septembre 2019, des téléconsultations ont débuté entre l’hôpital italien de Suse et certains spécialistes du CH de Briançon. En lien avec l’agence sanitaire de Turin et la région du Piémont, le GHT est aussi inscrit, depuis 2016, dans le programme Alcotra (Alpes Latines COopération TRAnsfrontalière) bénéficiant de crédits européens Feder. Portant sur plusieurs champs tels que l’environnement, la recherche, l’inclusion sociale ou l’innovation, ce programme dispose également d’un volet socio-sanitaire&nbsp;intitulé «&nbsp;Terres Monviso – IncL : Bien vieillir&nbsp;». <br />   <br />  L’objectif&nbsp;? Rapprocher les services sociaux et sanitaires de toute la zone du Mont Viso, en rassemblant les communautés de communes, les consortiums de communes, les établissements hospitaliers et la société civile des deux pays. <em>«&nbsp;</em><em>Deux volets concernent ici le GHT des Alpes du Sud&nbsp;:&nbsp; l’accompagnement des personnes âgées et la recherche clinique autour des usages de la télémédecine&nbsp;»</em>, indique Jean-Michel Orsatelli, directeur adjoint du Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud. Sur ce dernier point, l’étude menée par le GHT s’appuie sur l’équipement de zones isolées en outils connectés embarquant différents capteurs pour le recueil des constantes vitales. Elle vise ensuite à enregistrer les cas où la personne fait appel ou non à son médecin traitant ou à la télémédecine. Ce projet, qui devrait se terminer dans les prochains mois, compare en outre les usages français et italiens en matière de télémédecine, et analyse les différentes composantes de la sollicitation du système de santé. <br />  &nbsp;
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   <title>La télémédecine se déploie dans les territoires du Grand Est pour améliorer l'accès aux soins</title>
   <updated>2022-10-19T08:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/La-telemedecine-se-deploie-dans-les-territoires-du-Grand-Est-pour-ameliorer-l-acces-aux-soins_a3480.html</id>
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   <published>2022-10-19T08:55:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans chaque département du Grand Est, de plus en plus de projets de télémédecine voient le jour pour répondre aux besoins de santé de la population. Cette dynamique inédite est portée par la Préfecture de Région, l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, la Région Grand Est et l’Assurance Maladie du Grand Est, dans le cadre de la feuille de route régionale télémédecine.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/68129024-48006873.jpg?v=1666163861" alt="La télémédecine se déploie dans les territoires du Grand Est pour améliorer l'accès aux soins" title="La télémédecine se déploie dans les territoires du Grand Est pour améliorer l'accès aux soins" />
     </div>
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      <div title="Page 1">  <div>  <div>Dans un contexte général marqué par la nécessité d’améliorer l’accès aux soins, les territoires bénéficient, avec la feuille de route, d’un accompagnement et d’un appui financier pour développer et mettre en œuvre un projet adapté à leur situation (téléconsultation, téléexpertise, téléassistance médicale). L’objectif est de déployer une télémédecine ancrée dans les territoires qui ne vient pas en substitution des professionnels de santé déjà installés, mais bien au contraire qui les intègre et les soutient pleinement. L’accompagnement est assuré par Pulsy, le Groupement régional d’appui au développement de la e-santé dans le Grand Est.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’exemple de Carignan dans les Ardennes : 2000 téléconsultations en un an</b></div>
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      <div title="Page 1">  <div>  <div>  Le projet de la Maison de santé pluridisciplinaire (MSP) de Carignan est représentatif de la télémédecine de proximité voulue par la feuille de route.&nbsp;À la suite du départ de plusieurs médecins, une solution de téléconsultation assistée a été définie avec les infirmiers libéraux de la MSP et un médecin généraliste réalisant des téléconsultations depuis le département voisin de la Meuse. <br />   <br />  Comment se déroule une téléconsultation ?&nbsp;Lorsqu’un patient appelle pour un rendez-vous, selon les symptômes et le niveau d’urgence, le secrétariat médical peut proposer un rendez-vous pour une téléconsultation assistée. Le patient est reçu dans une salle de la MSP entièrement équipée, où il est pris en charge par un infirmier. Celui-ci assure la connexion à distance avec le médecin, réalise les examens avec des dispositifs connectés et imprime l’ordonnance ou les prescriptions à remettre au patient. Le médecin rédige ensuite un compte rendu qui est versé au dossier médical du patient afin d’assurer son suivi par la MSP. <br />   <br />  Avec déjà 2000 téléconsultations en un an, la télémédecine est pleinement intégrée dans les habitudes&nbsp;de nombreux patients de la MSP et dans les pratiques quotidiennes des professionnels de santé. Depuis le mois de septembre, des téléconsultations assistées à domicile sont réalisées par les infirmiers grâce à une mallette de téléconsultation transportable. <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De nombreux projets en cours de déploiement</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  Des téléconsultations assistées dans des EHPAD, des hôpitaux, des centres d’autodialyse, des pharmacies, des cabinets de radiologie ; des téléconsultations pour le suivi de la santé des femmes (grossesse, contraception) ou de personnes en situation de handicap ; de la téléexpertise entre médecins généralistes et spécialistes...&nbsp;Les projets pour lesquels l’accompagnement de la feuille de route a déjà débuté, montrent la diversité des solutions de télémédecine, en cours de déploiement dans le Grand Est. <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une opportunité à saisir pour tous les territoires</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  La feuille de route se poursuit jusqu’en 2023.&nbsp;Pulsy continue à mobiliser les élus locaux, les professionnels de santé libéraux, les représentants de structures de santé et du médico-social pour faire émerger de nouveaux projets de télémédecine dans les territoires du Grand Est. <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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