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Un inquiétant malaise chez les médecins hospitaliers et universitaires


Rédigé par Rédaction le Mercredi 5 Avril 2023 à 10:30 | Lu 1234 fois


Une récente enquête que le JAMA NETWORK OPEN vient de publier le 28 mars 2023 met en évidence un constat alarmant de diverses souffrances chez les médecins hospitalo-universitaires.



Un inquiétant malaise chez les médecins hospitaliers et universitaires
Ces médecins qui sont aussi des enseignants et des chercheurs rattachés aux universités médicales ont été interrogés sur leurs perspectives d’avenir. Ils déclarent pour un certain nombre d’entre eux « envisager un changement majeur d’orientation professionnelle dans les cinq ans. ». Cette enquête a été coordonnée en 2021 par les Conseils nationaux universitaires (CNU) de santé et relayée par les Doyens de Médecine. Elle fait ressortir que les professeurs des universités-praticiens hospitaliers (PU-PH) et les maîtres de conférences des universités-praticiens hospitaliers (MCU-PH) réalisent une quantité de travail importante tant sur le plan hospitalier qu’universitaire. Ils sont soumis à des surcharges de travail et à divers stress. Des symptômes de burnout sont fréquemment mis en évidence.

Manque de reconnaissance

Si le travail se déroule en général dans une bonne ambiance et de bons rapports entre collègues, 9 professionnels sur 10 rapportent que devenir hospitalo-universitaire s’est accompagné de symptômes d’épuisement professionnels notamment chez les plus jeunes. En effet, ils ont le sentiment de manquer de reconnaissance ou que « leur vie professionnelle envahit leur vie privée ». Même si l’activité clinique reste une source d’épanouissement, 70% d’entre eux souhaiteraient avoir une part de temps plus importante consacrée à la recherche.

Manque de moyens

Si la majorité ne regrette pas le choix de la carrière hospitalo-universitaire, des difficultés affectent plus de la moitié d’entre eux qui se sentent dépassés avec peu de moyens pour réaliser leurs missions. Ils jugent leurs rapports « moyens ou mauvais » avec les équipes de direction. Le faible niveau prévisible de leur retraite calculée uniquement sur leur revenu universitaire sans tenir compte de leurs émoluments hospitaliers est une source d’inquiétude et de préoccupation matérielle pour 99% des HU.

Déception

Moins de la moitié des répondants est encourageante vis-à-vis des plus jeunes souhaitant s’engager dans la carrière HU. Quand ils sont interrogés sur leurs perspectives d’avenir, plus d’un hospitalo-universitaire sur deux déclare envisager un changement dans les cinq ans. 

L’enquête met en évidence une demande d’actions en urgence pour favoriser l’attractivité des carrières, tels l’alignement des pensions de retraite sur le régime général, la formation et l’accompagnement managérial, et l’aménagement d’un temps protégé et de moyens dédiés à la recherche.

Base de l’enquête

L’enquête a été coordonnée en 2021 par les Conseils Nationaux Universitaires (CNU) des disciplines de santé et relayée par les Doyens de médecine. Parmi les HU titulaires en activité, 2390/5066 (47.2 %) ont répondu au questionnaire, comprenant 677/1260 (54 %) MCU-PH et 1699/3806 (45 %) PU-PH, 53 % étant de spécialité médicale, 18 % de spécialité chirurgicale et 29 % de spécialités biologiques ou radiologiques. Les répondants ont en médiane 50 ans et sont HU titulaires depuis 9 ans. Le sexe ratio est de 70/30 (H/F), mais pour les PU-PH les plus jeunes et pour les MCU-PH, le sexe ratio est de 50/50. 60 % des répondants sont chefs de service et 25 % dirigent une équipe de recherche.

> À lire sur https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2802817







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