« Un schéma directeur puissant, c’est la capacité de repenser en profondeur la fonctionnalité d’un CHU, en révélant une architecture des soins plus lisible, plus fluide, plus sûre. Appliqué aux hôpitaux de Lyon Sud, il a permis d’ordonner l’offre de médecine et de chirurgie autour de parcours cohérents, centrés sur le patient et l’efficience collective. Il a surtout transformé des bâtiments éclatés en un véritable système hospitalier intégré, performant et durable, incarné par le projet BAURéaLS », souligne Raymond LE MOIGN, Directeur Général des Hospices Civils de Lyon.
En 2017, le projet BAURéaLS n’incarnait encore qu’un horizon lointain et un défi immense, celui de repenser entièrement les activités des blocs opératoires, des soins critiques et des urgences de l’hôpital Lyon Sud-HCL. Dispersées, établies dans des bâtiments vieillissants, ces activités vitales répondaient insuffisamment aux enjeux contemporains : augmentation des flux de patients, exigences de qualité, fluidité des parcours, conditions de travail. Un peu moins de neuf ans plus tard, l’achèvement de la 3e étape du projet, la plus importante, témoigne de l’ambition réalisée.
A partir du 15 janvier, avec l’ouverture d’un nouveau bâtiment, les premiers patients admis en chirurgie programmée découvriront des locaux ultra-modernes, entièrement neufs et/ou réhabilités, arrimés au bâtiment 3A, auquel ils pourront accéder par une nouvelle entrée, créée au nord du bâtiment. Recentrant une grande partie des activités interventionnelles et de chirurgie de l’hôpital - auparavant disséminées sur 6 sites, aujourd’hui regroupées sur 3 -, les nouveaux locaux hébergent :
> 16 nouvelles salles opératoires nouvelle génération (dont 2 salles de chirurgie d’urgence et 2 salles de radiologie interventionnelle) pour les activités suivantes : chirurgie orthopédique, endoscopie digestive, ophtalmologie, ORL, chirurgie digestive et maxillo-faciale
> 24 postes de réveil
> 1 unité de chirurgie ambulatoire et d’accueil le jour de la chirurgie associée de 20 places
> 1 unité de soins critiques avec 30 lits de réanimation
> Le Géolab, une plateforme logistique robotisée de toute dernière génération.
En 2017, le projet BAURéaLS n’incarnait encore qu’un horizon lointain et un défi immense, celui de repenser entièrement les activités des blocs opératoires, des soins critiques et des urgences de l’hôpital Lyon Sud-HCL. Dispersées, établies dans des bâtiments vieillissants, ces activités vitales répondaient insuffisamment aux enjeux contemporains : augmentation des flux de patients, exigences de qualité, fluidité des parcours, conditions de travail. Un peu moins de neuf ans plus tard, l’achèvement de la 3e étape du projet, la plus importante, témoigne de l’ambition réalisée.
A partir du 15 janvier, avec l’ouverture d’un nouveau bâtiment, les premiers patients admis en chirurgie programmée découvriront des locaux ultra-modernes, entièrement neufs et/ou réhabilités, arrimés au bâtiment 3A, auquel ils pourront accéder par une nouvelle entrée, créée au nord du bâtiment. Recentrant une grande partie des activités interventionnelles et de chirurgie de l’hôpital - auparavant disséminées sur 6 sites, aujourd’hui regroupées sur 3 -, les nouveaux locaux hébergent :
> 16 nouvelles salles opératoires nouvelle génération (dont 2 salles de chirurgie d’urgence et 2 salles de radiologie interventionnelle) pour les activités suivantes : chirurgie orthopédique, endoscopie digestive, ophtalmologie, ORL, chirurgie digestive et maxillo-faciale
> 24 postes de réveil
> 1 unité de chirurgie ambulatoire et d’accueil le jour de la chirurgie associée de 20 places
> 1 unité de soins critiques avec 30 lits de réanimation
> Le Géolab, une plateforme logistique robotisée de toute dernière génération.
Le calendrier
- 7 janvier 2026 : ouverture de l’unité de soins critiques avec 30 lits de réanimation
- 15 janvier : ouverture de l’unité de chirurgie ambulatoire et d’accueil le jour de la chirurgie associée / 1er premier patient opéré dans les nouveaux blocs opératoires + 1er patient en endoscopie / Démarrage de l’activité du Géolab
- 22 janvier : ouverture des blocs de chirurgie digestive
- 29 janvier : ouverture des blocs de chirurgie d’urgence, orthopédique et maxillo-faciale, ainsi que des deux blocs de radiologie interventionnelle
- 2 février : fonctionnement plein et entier de l’activité des blocs et des soins critiques.
Un projet entièrement conçu collectivement, par la méthode du "design thinking"
L’une des forces du projet BAURéaLS est qu’il a été pensé pour et par ses futurs occupants. Basé sur la méthodologie de "design thinking", un groupe de travail a été constitué dès 2017, composé de plus de 180 professionnels, représentant tous les corps de métier concernés par la restructuration, ainsi que d’une centaine de patients. Une telle démarche participative n’avait jamais été menée en France pour un projet de cette ampleur. Pendant six ans, jusqu’à la pose de la première pierre en mars 2023, ceux qui vivent au plus près les problématiques de l’hôpital ont planché avec assiduité et conviction sur l’organisation la plus optimale, avec, à la clé, une meilleure prise en compte des besoins des patients et des personnels. « Nous avons tâché de faire du sur-mesure et pas du prêt-à-porter », souligne le Pr Alain RUFFION, président de la commission médicale d’établissement de l'hôpital Lyon Sud et membre du groupe de travail.
Chaque étape de conception ayant été pensée collectivement, l’équipe d’architecte a dû s’adapter à cette méthode et s’approprier les outils et méthodes du design thinking portés par les HCL. Dès le départ, dans une volonté affichée de développement durable, l’objectif du groupe de travail a été de limiter la construction de nouveaux espaces. 16 800 m² de surface (sur les bâtiments 3A et 3B) ont ainsi été réhabilités, tandis que les surfaces neuves (accolées au bâtiment 3A) s’élèvent à 12 500 m². Cette volonté s’est traduite aussi dans la recherche d’économies d’énergie. La consommation énergétique a été l’un des critères dans le choix des équipements structurants du projet et, côté travaux, les entreprises retenues ont été sensibilisées à la RSE et ont dû respecter une charte « chantier à faibles nuisances ». « Le bien-être des patients, au cœur du projet, est une composante essentielle pour apporter des soins de qualité », note Grégory DOUCET, Président du Conseil de surveillance des HCL
Chaque étape de conception ayant été pensée collectivement, l’équipe d’architecte a dû s’adapter à cette méthode et s’approprier les outils et méthodes du design thinking portés par les HCL. Dès le départ, dans une volonté affichée de développement durable, l’objectif du groupe de travail a été de limiter la construction de nouveaux espaces. 16 800 m² de surface (sur les bâtiments 3A et 3B) ont ainsi été réhabilités, tandis que les surfaces neuves (accolées au bâtiment 3A) s’élèvent à 12 500 m². Cette volonté s’est traduite aussi dans la recherche d’économies d’énergie. La consommation énergétique a été l’un des critères dans le choix des équipements structurants du projet et, côté travaux, les entreprises retenues ont été sensibilisées à la RSE et ont dû respecter une charte « chantier à faibles nuisances ». « Le bien-être des patients, au cœur du projet, est une composante essentielle pour apporter des soins de qualité », note Grégory DOUCET, Président du Conseil de surveillance des HCL
Un nouveau bâtiment savamment pensé
Il est l’une des œuvres architecturales remarquables du nouveau bâtiment BAURéaLS : un escalier monumental a été implanté dans l’aile sud. Baptisé "Colonne de lumière", il permet aux professionnels de relier les trois niveaux du bâtiment. D’un style rétro assumé, cet escalier se marie paradoxalement parfaitement avec le reste d’un ensemble d’un très moderne. Epuré, avec des teintes sobres et claires, magnifié par un volume de lumière naturelle, le bâtiment a été imaginé par l'atelier d'architecture Michel REMON & Associés, en association avec VK Architects… et le groupe de travail "design thinking" constitué des professionnels et patients de l’hôpital Lyon Sud. Une méthode de conception inhabituelle à laquelle les architectes ont dû s’adapter. « D’habitude, les avis des utilisateurs nous sont retranscrits. Dans le projet BAURéaLS, toute la procédure de contact avec les utilisateurs, qu'ils soient patients, personnels, à tous niveaux de la hiérarchie médicale, a été structurée et directe. C'est quelque chose de très nouveau pour nous qui rend le projet très intéressant car il devient, de fait, le projet de tous », indique Michel REMON.
Son cabinet a également relevé avec brio un autre défi, celui de lier harmonieusement le nouveau bâtiment à la façade du bâtiment 3A existant. « Nous avons conçu le projet comme un assemblage rigoureux de volumes spécifiques, comme un Lego, avec l’objectif premier de créer la machine la plus efficace possible pour optimiser le parcours patient. Et l’architecture a émergé naturellement de ce travail », précise l’architecte. Au-delà du confort visuel et de la simplification du parcours offerts aux patients et personnels, ces derniers profiteront, au sein du nouveau bâtiment, de nombreuses innovations technologiques. Parmi elles, des distributeurs de vêtements connectés ainsi que des vestiaires sécurisés automatisés, qui faciliteront leur habillage au quotidien.
Il est l’une des œuvres architecturales remarquables du nouveau bâtiment BAURéaLS : un escalier monumental a été implanté dans l’aile sud. Baptisé "Colonne de lumière", il permet aux professionnels de relier les trois niveaux du bâtiment. D’un style rétro assumé, cet escalier se marie paradoxalement parfaitement avec le reste d’un ensemble d’un très moderne. Epuré, avec des teintes sobres et claires, magnifié par un volume de lumière naturelle, le bâtiment a été imaginé par l'atelier d'architecture Michel REMON & Associés, en association avec VK Architects… et le groupe de travail "design thinking" constitué des professionnels et patients de l’hôpital Lyon Sud. Une méthode de conception inhabituelle à laquelle les architectes ont dû s’adapter. « D’habitude, les avis des utilisateurs nous sont retranscrits. Dans le projet BAURéaLS, toute la procédure de contact avec les utilisateurs, qu'ils soient patients, personnels, à tous niveaux de la hiérarchie médicale, a été structurée et directe. C'est quelque chose de très nouveau pour nous qui rend le projet très intéressant car il devient, de fait, le projet de tous », indique Michel REMON.
Son cabinet a également relevé avec brio un autre défi, celui de lier harmonieusement le nouveau bâtiment à la façade du bâtiment 3A existant. « Nous avons conçu le projet comme un assemblage rigoureux de volumes spécifiques, comme un Lego, avec l’objectif premier de créer la machine la plus efficace possible pour optimiser le parcours patient. Et l’architecture a émergé naturellement de ce travail », précise l’architecte. Au-delà du confort visuel et de la simplification du parcours offerts aux patients et personnels, ces derniers profiteront, au sein du nouveau bâtiment, de nombreuses innovations technologiques. Parmi elles, des distributeurs de vêtements connectés ainsi que des vestiaires sécurisés automatisés, qui faciliteront leur habillage au quotidien.
« Le projet BAURéaLS modernise les plateaux techniques de chirurgie et de soins critiques de l’hôpital Lyon Sud-HCL au bénéfice de nos patients et de nos professionnels. Le parcours des patients, les flux logistiques, les espaces de prise en charge ont été repensés collectivement pour offrir de meilleures conditions d’accueil et de travail, tout en renforçant la qualité et la sécurité », souligne Anne DECQ-GARCIA, Directrice de l’hôpital Lyon Sud-HCL.
Cœur de BAURéaLS, le Géolab, une plateforme logistique jamais vue dans le milieu hospitalier
Installé sur 2000 m² dans l’étage intermédiaire du nouveau bâtiment, entre les nouvelles (étage 0) et futures (étage 1) salles de blocs, le Géolab constitue le cœur du projet BAURéaLS. S’appuyant sur des technologies d’automatisation avancées, avec l’intervention de la robotique, cette plateforme logistique ultra-moderne est déployée pour la première fois en France dans un environnement hospitalier de cette ampleur. Interface d’entrée et de sortie unique pour tous les flux logistiques destinés à l’activité opératoire, le Géolab entrera en service le 15 janvier, date de la première intervention chirurgicale dans les nouveaux blocs opératoires.
« Dès le début du projet BAURéaLS, au sein du groupe de travail, deux enjeux sont apparus concernant l’organisation de l’activité opératoire : la sécurisation des produits pharmaceutiques et la rationalisation de la préparation du matériel. L’idée d’un plateau logistique a ainsi émergé. Nous l’avons nommé Géolab. Il vise à homogénéiser les pratiques, en organisant l’assemblage de l’ensemble des produits nécessaires aux blocs, et à les sécuriser en assurant une traçabilité parfaite. S’appuyant sur une organisation pluri-professionnelle associant logisticiens, pharmaciens, personnels paramédicaux et équipes informatiques, il va en outre libérer les équipes des tâches logistiques pour leur permettre de se recentrer sur leur cœur de métier », décrit Guillaume GESLIN, directeur-adjoint de l’hôpital Lyon Sud, en charge du projet BAURéaLS.
La particularité de la plateforme Géolab, c’est qu’elle est presque entièrement automatisée à chacune de ses étapes :
1. La production de l’ensemble des chariots opératoires (géodes), contenant tous les matériels, médicaments et dispositifs médicaux destinés aux blocs, se fait à partir d’un espace de 600m² conçu sur-mesure. Plus de 2500 références y sont stockées dans 134 étagères mobiles, elles-mêmes manipulées par 16 robots autonomes. Dans un ballet futuriste, digne du film Wall-E, ces robots apportent directement les étagères à l’opérateur chargé de constituer les géodes, garantissant rapidité, précision et diminution des risques de troubles musculosquelettiques pour les personnels. Ce fonctionnement permet également d’assurer une préparation anticipée, jusqu’à une demi-journée à l’avance, limitant les ruptures et améliorant la disponibilité du matériel.
2. Les géodes sont ensuite acheminées à l’entrée des blocs par une flotte de robots mobiles autonomes (7 aujourd’hui, 12 en 2027, à l’achèvement de BAURéaLS), capables d’emprunter ascenseurs et portes sans intervention humaine. Cette automatisation garantit un flux continu, sécurisé et séparé des flux patients, conformément aux souhaits initiaux énoncés par le groupe de travail du projet. A la fin de l’intervention chirurgicale, ces mêmes robots E-Cobot, stationnés dans des "gares" dédiées devant les blocs, récupèrent les géodes contenant l’ensemble des produits non-utilisés lors de l’opération ainsi que les dispositifs médicaux (DM) re-stérilisables et les redirigent vers le Géolab.
3. Au sein du Géolab, les produits non-utilisés sont alors triés et re-stockés dans les étagères. Les DM re-stérilisables, eux, sont passés dans des cabines de pré-désinfection dernière génération, avant leur envoi à la stérilisation centrale des HCL, renforçant la sécurité et la qualité de la prise en charge instrumentale. Au milieu de ces flux robotisés, le rôle de l’humain demeurera primordial avec des contrôles à chacune des étapes.
Fonctionnant avec une trentaine de professionnels, baptisés "logisticiens de bloc opératoire", le Géolab est orchestré par un système d’information complet interfacé avec les logiciels des HCL : Juliette, qui transforme les actes chirurgicaux programmés en demandes de matériel, Hospilog, véritable chef d’orchestre, coordonnant préparation des géodes et pilotage de la flotte robotique, et E-order, permettant la prise en charge immédiate des demandes urgentes.
Aux côtés des industriels, plusieurs services des HCL ont participé à la conception du Géolab : Station H, la plateforme d’innovation spécialisée en robotique, a assuré le pilotage opérationnel du développement de la solution de transport robotisé ; la Direction des Services Numériques a piloté l’adaptation du système d’information ; la Direction Transversale Pharmacie Stérilisation a contribué à la définition du processus automatisé de pré-désinfection et a redéfini l’organisation entre les équipes du Géolab, de la pharmacie centrale (PC) et de la pharmacie à usage intérieur (PUI), formalisée dans une charte de fonctionnement.
Joyau du projet BAURéaLS, le Géolab, financé à hauteur de 3 M€ par les HCL, apportera ainsi, dès sa mise en route, des plus-values dans tous les domaines :
• Amélioration de la qualité et de la sécurité des soins
• Réduction des surfaces dédiées au stockage de matériels, désormais centralisé
• Renforcement de la traçabilité et de la réactivité logistique
• Diminution des déplacements et des charges physiques des professionnels
« Dès le début du projet BAURéaLS, au sein du groupe de travail, deux enjeux sont apparus concernant l’organisation de l’activité opératoire : la sécurisation des produits pharmaceutiques et la rationalisation de la préparation du matériel. L’idée d’un plateau logistique a ainsi émergé. Nous l’avons nommé Géolab. Il vise à homogénéiser les pratiques, en organisant l’assemblage de l’ensemble des produits nécessaires aux blocs, et à les sécuriser en assurant une traçabilité parfaite. S’appuyant sur une organisation pluri-professionnelle associant logisticiens, pharmaciens, personnels paramédicaux et équipes informatiques, il va en outre libérer les équipes des tâches logistiques pour leur permettre de se recentrer sur leur cœur de métier », décrit Guillaume GESLIN, directeur-adjoint de l’hôpital Lyon Sud, en charge du projet BAURéaLS.
La particularité de la plateforme Géolab, c’est qu’elle est presque entièrement automatisée à chacune de ses étapes :
1. La production de l’ensemble des chariots opératoires (géodes), contenant tous les matériels, médicaments et dispositifs médicaux destinés aux blocs, se fait à partir d’un espace de 600m² conçu sur-mesure. Plus de 2500 références y sont stockées dans 134 étagères mobiles, elles-mêmes manipulées par 16 robots autonomes. Dans un ballet futuriste, digne du film Wall-E, ces robots apportent directement les étagères à l’opérateur chargé de constituer les géodes, garantissant rapidité, précision et diminution des risques de troubles musculosquelettiques pour les personnels. Ce fonctionnement permet également d’assurer une préparation anticipée, jusqu’à une demi-journée à l’avance, limitant les ruptures et améliorant la disponibilité du matériel.
2. Les géodes sont ensuite acheminées à l’entrée des blocs par une flotte de robots mobiles autonomes (7 aujourd’hui, 12 en 2027, à l’achèvement de BAURéaLS), capables d’emprunter ascenseurs et portes sans intervention humaine. Cette automatisation garantit un flux continu, sécurisé et séparé des flux patients, conformément aux souhaits initiaux énoncés par le groupe de travail du projet. A la fin de l’intervention chirurgicale, ces mêmes robots E-Cobot, stationnés dans des "gares" dédiées devant les blocs, récupèrent les géodes contenant l’ensemble des produits non-utilisés lors de l’opération ainsi que les dispositifs médicaux (DM) re-stérilisables et les redirigent vers le Géolab.
3. Au sein du Géolab, les produits non-utilisés sont alors triés et re-stockés dans les étagères. Les DM re-stérilisables, eux, sont passés dans des cabines de pré-désinfection dernière génération, avant leur envoi à la stérilisation centrale des HCL, renforçant la sécurité et la qualité de la prise en charge instrumentale. Au milieu de ces flux robotisés, le rôle de l’humain demeurera primordial avec des contrôles à chacune des étapes.
Fonctionnant avec une trentaine de professionnels, baptisés "logisticiens de bloc opératoire", le Géolab est orchestré par un système d’information complet interfacé avec les logiciels des HCL : Juliette, qui transforme les actes chirurgicaux programmés en demandes de matériel, Hospilog, véritable chef d’orchestre, coordonnant préparation des géodes et pilotage de la flotte robotique, et E-order, permettant la prise en charge immédiate des demandes urgentes.
Aux côtés des industriels, plusieurs services des HCL ont participé à la conception du Géolab : Station H, la plateforme d’innovation spécialisée en robotique, a assuré le pilotage opérationnel du développement de la solution de transport robotisé ; la Direction des Services Numériques a piloté l’adaptation du système d’information ; la Direction Transversale Pharmacie Stérilisation a contribué à la définition du processus automatisé de pré-désinfection et a redéfini l’organisation entre les équipes du Géolab, de la pharmacie centrale (PC) et de la pharmacie à usage intérieur (PUI), formalisée dans une charte de fonctionnement.
Joyau du projet BAURéaLS, le Géolab, financé à hauteur de 3 M€ par les HCL, apportera ainsi, dès sa mise en route, des plus-values dans tous les domaines :
• Amélioration de la qualité et de la sécurité des soins
• Réduction des surfaces dédiées au stockage de matériels, désormais centralisé
• Renforcement de la traçabilité et de la réactivité logistique
• Diminution des déplacements et des charges physiques des professionnels
L’ouverture des urgences et la relocalisation de la Pharmacie avaient déjà redessiné l’hôpital
Avant l’ouverture, en janvier 2026, du nouveau bâtiment, la première étape de BAURéaLS s’était conclue le 28 mars 2024 avec l’entrée en fonction du nouveau service d’accueil des urgences (SAU). Après deux ans et demi passés dans des locaux provisoires, le SAU a emménagé dans des locaux flambants neufs, situés dans une nouvelle extension du bâtiment 3B. Facilitant l’accès des usagers, l’entrée des urgences se trouve, depuis, à proximité immédiate de la station « Hôpital Lyon Sud-Saint Genis Laval » du métro B et du pôle multimodal attenant, inaugurés en octobre 2023. Alors que le SAU précédent, ouvert au début des années 90, avait été conçu pour 10 000 passages, le nouveau service accueille aujourd’hui 40 000 patients par an, avec une réserve foncière permettant une extension à 50 000 passages.
Moins visible du grand public, mais toute aussi importante dans le fonctionnement de l’hôpital, la seconde étape du projet BAURéaLS s’est, elle, matérialisée en mai 2025 par le regroupement des équipes de la Pharmacie à Usage Intérieur (PUI) dans un espace de 1400 m² du bâtiment 3A, entièrement réhabilité. Pensée avec, là encore, la méthode de design thinking, cette relocalisation a aussi entrainé le regroupement, inédit, des activités "médicaments" et "dispositifs médicaux" au sein d’une nouvelle Unité Centralisée Pharmacie (UCPharma), favorisant une polyvalence accrue des équipes, une meilleure coordination des activités, une gestion optimisée des stocks et créant une porte d’entrée unique, en symbiose avec les besoins du plateau technique BAURéaLS. « Au cours des huit dernières années, les personnels de la PUI impliqués dans ce projet ont mené une réflexion approfondie sur nos pratiques, nos modalités de fonctionnement et notre performance. Animés par une volonté constante d’amélioration continue, nous avons su faire du design thinking la colonne vertébrale de notre démarche. Cette approche nous a permis de concevoir une nouvelle entité, pensée pour optimiser les activités du service et renforcer la qualité des prestations pharmaceutiques », explique Pascal BOLEOR, Cadre supérieur de santé à la Direction transversale de la Pharmacie et de la Stérilisation.
Moins visible du grand public, mais toute aussi importante dans le fonctionnement de l’hôpital, la seconde étape du projet BAURéaLS s’est, elle, matérialisée en mai 2025 par le regroupement des équipes de la Pharmacie à Usage Intérieur (PUI) dans un espace de 1400 m² du bâtiment 3A, entièrement réhabilité. Pensée avec, là encore, la méthode de design thinking, cette relocalisation a aussi entrainé le regroupement, inédit, des activités "médicaments" et "dispositifs médicaux" au sein d’une nouvelle Unité Centralisée Pharmacie (UCPharma), favorisant une polyvalence accrue des équipes, une meilleure coordination des activités, une gestion optimisée des stocks et créant une porte d’entrée unique, en symbiose avec les besoins du plateau technique BAURéaLS. « Au cours des huit dernières années, les personnels de la PUI impliqués dans ce projet ont mené une réflexion approfondie sur nos pratiques, nos modalités de fonctionnement et notre performance. Animés par une volonté constante d’amélioration continue, nous avons su faire du design thinking la colonne vertébrale de notre démarche. Cette approche nous a permis de concevoir une nouvelle entité, pensée pour optimiser les activités du service et renforcer la qualité des prestations pharmaceutiques », explique Pascal BOLEOR, Cadre supérieur de santé à la Direction transversale de la Pharmacie et de la Stérilisation.
En radiologie interventionnelle, une technologie spectrale parmi les plus avancées au monde
Avec le Géolab, c’est un autre joyau du projet BAURéaLS. Au sein des 16 nouveaux blocs opératoires, deux d’entre eux seront réservés à la radiologie interventionnelle. A partir du 29 janvier, l’une de ces deux salles sera équipée de la technologie de pointe Angio-CT Spectral, faisant des HCL le premier CHU de France et le cinquième centre hospitalier au monde à l’acquérir. Déployée dans le cadre d’un programme international, cette technologie associe deux équipements dans un même espace : un scanner spectral de dernière génération et un arceau interventionnel. Cette synergie permet de réaliser des procédures complexes sans transfert du patient, tout en améliorant la précision diagnostique et thérapeutique grâce à l’imagerie spectrale à très basse dose. Les bénéfices sont majeurs pour les patients : ciblage plus fin des lésions tumorales, procédures moins invasives, réduction des doses d’iode et élargissement des possibilités thérapeutiques, notamment pour les ablations hépatiques, rénales, osseuses ou les traitements intra-artériels. Le projet s’accompagne d’un programme de recherche en temps réel, mené aux côtés des autres centres internationaux du consortium, visant notamment à évaluer la réponse tumorale immédiate et la faisabilité de nouvelles techniques comme la thermométrie spectrale.
Avec cette avancée, les HCL confortent un peu plus leur leadership national en matière de nouvelles technologies chirurgicales et interventionnelles, particulièrement incarné au sein du projet BAURéaLS. En chirurgie conventionnelle programmée, cinq spécialités bénéficient ainsi de l’assistance robotique, grâce à la présence de deux robots de chirurgie digestive et de chirurgie endocrinienne, gynécologie, urologie, et d’un robot de chirurgie orthopédique.
Avec le Géolab, c’est un autre joyau du projet BAURéaLS. Au sein des 16 nouveaux blocs opératoires, deux d’entre eux seront réservés à la radiologie interventionnelle. A partir du 29 janvier, l’une de ces deux salles sera équipée de la technologie de pointe Angio-CT Spectral, faisant des HCL le premier CHU de France et le cinquième centre hospitalier au monde à l’acquérir. Déployée dans le cadre d’un programme international, cette technologie associe deux équipements dans un même espace : un scanner spectral de dernière génération et un arceau interventionnel. Cette synergie permet de réaliser des procédures complexes sans transfert du patient, tout en améliorant la précision diagnostique et thérapeutique grâce à l’imagerie spectrale à très basse dose. Les bénéfices sont majeurs pour les patients : ciblage plus fin des lésions tumorales, procédures moins invasives, réduction des doses d’iode et élargissement des possibilités thérapeutiques, notamment pour les ablations hépatiques, rénales, osseuses ou les traitements intra-artériels. Le projet s’accompagne d’un programme de recherche en temps réel, mené aux côtés des autres centres internationaux du consortium, visant notamment à évaluer la réponse tumorale immédiate et la faisabilité de nouvelles techniques comme la thermométrie spectrale.
Avec cette avancée, les HCL confortent un peu plus leur leadership national en matière de nouvelles technologies chirurgicales et interventionnelles, particulièrement incarné au sein du projet BAURéaLS. En chirurgie conventionnelle programmée, cinq spécialités bénéficient ainsi de l’assistance robotique, grâce à la présence de deux robots de chirurgie digestive et de chirurgie endocrinienne, gynécologie, urologie, et d’un robot de chirurgie orthopédique.
Deux dernières étapes pour un achèvement définitif du projet BAURéaLS courant 2027
Si la troisième étape de BAURéaLS s’achève, le projet n’est pas encore terminé dans son intégralité. Deux étapes restent à finaliser :
Fin 2026 :
• Ouverture d’un service de déchocage médico-chirurgical de cinq postes (plus un poste d’isolement). Situé à la confluence des blocs opératoires et des urgences, il permettra une prise en charge en un lieu unique par les urgentistes et les anesthésistes-réanimateurs des urgences vitales ou graves, qu’elles soient médicales ou chirurgicales.
• Ouverture du troisième secteur de soins critiques et d’un nouveau lieu de vie pour les familles des patients. Le projet médico-soignant conduira à la mise en service de trois unités de 15 lits mixant les lits de réanimation et de surveillance continue, au sein de chaque unité afin de fluidifier les parcours de prise en charge des patients.
« En cas de pandémie, les lits de surveillance continue pourront se transformer en lits de réanimation afin d’adapter rapidement l’offre de soins critique de l’hôpital Lyon Sud aux besoins de prise en charge », explique le Professeur Bernard ALLAOUCHICHE, médecin du service d’anesthésie réanimation de l’hôpital Lyon Sud.
Courant 2027 :
• Ouverture du deuxième niveau des blocs opératoires. Aux 16 blocs mis en service en janvier 2026, viendront s’ajouter 14 nouvelles salles, portant à 30 le total des blocs opératoires disponibles pour la chirurgie orthopédique, l’endoscopie digestive, l’ophtalmologie, l’ORL, la chirurgie digestive et maxillo-faciale, mais aussi l’urologie et la gynécologie, ainsi que la radiologie interventionnelle, soit l’un des plus grands plateaux techniques de France pour ces spécialités.
• Ouverture d’une seconde unité de chirurgie ambulatoire et d’accueil de jour de la chirurgie programmée. Elle permettra d’accueillir 20 patients supplémentaires au niveau 2 du nouveau bâtiment, soit un total de 40 patients pouvant être admis simultanément pour de la chirurgie programmée au sein de l’hôpital Lyon Sud-HCL.
Dix ans après son lancement, le projet BAURéaLS sera alors définitivement concrétisé. Représentant un investissement de 175 millions d’euros (150 M€ de travaux, 23 M€ d’équipements et 2 M€ de développements informatiques), il aura abouti, pour l’hôpital Lyon Sud, à une refonte complète de son plateau technique opératoire et de soins critiques, à une modernisation majeure de son service des urgences, à une automatisation de sa chaîne logistique opératoire et à l’intégration d’équipements parmi les plus avancés. Sur un plan universitaire, BAURéaLS participera également activement au développement d’un campus santé accueillant près de 4 000 étudiants, en favorisant l’intégration des missions de soin, d’enseignement et de recherche dans une perspective interdisciplinaire. En révolutionnant les capacités techniques, logistiques et médicales de l’un de leurs principaux établissements, les Hospices Civils de Lyon réaffirment ainsi, dans la dynamique de leur projet stratégique 2035, leur agilité à dessiner l’avenir de l’hôpital universitaire : un hôpital plus sûr, plus fluide, plus innovant et plus humain.
Fin 2026 :
• Ouverture d’un service de déchocage médico-chirurgical de cinq postes (plus un poste d’isolement). Situé à la confluence des blocs opératoires et des urgences, il permettra une prise en charge en un lieu unique par les urgentistes et les anesthésistes-réanimateurs des urgences vitales ou graves, qu’elles soient médicales ou chirurgicales.
• Ouverture du troisième secteur de soins critiques et d’un nouveau lieu de vie pour les familles des patients. Le projet médico-soignant conduira à la mise en service de trois unités de 15 lits mixant les lits de réanimation et de surveillance continue, au sein de chaque unité afin de fluidifier les parcours de prise en charge des patients.
« En cas de pandémie, les lits de surveillance continue pourront se transformer en lits de réanimation afin d’adapter rapidement l’offre de soins critique de l’hôpital Lyon Sud aux besoins de prise en charge », explique le Professeur Bernard ALLAOUCHICHE, médecin du service d’anesthésie réanimation de l’hôpital Lyon Sud.
Courant 2027 :
• Ouverture du deuxième niveau des blocs opératoires. Aux 16 blocs mis en service en janvier 2026, viendront s’ajouter 14 nouvelles salles, portant à 30 le total des blocs opératoires disponibles pour la chirurgie orthopédique, l’endoscopie digestive, l’ophtalmologie, l’ORL, la chirurgie digestive et maxillo-faciale, mais aussi l’urologie et la gynécologie, ainsi que la radiologie interventionnelle, soit l’un des plus grands plateaux techniques de France pour ces spécialités.
• Ouverture d’une seconde unité de chirurgie ambulatoire et d’accueil de jour de la chirurgie programmée. Elle permettra d’accueillir 20 patients supplémentaires au niveau 2 du nouveau bâtiment, soit un total de 40 patients pouvant être admis simultanément pour de la chirurgie programmée au sein de l’hôpital Lyon Sud-HCL.
Dix ans après son lancement, le projet BAURéaLS sera alors définitivement concrétisé. Représentant un investissement de 175 millions d’euros (150 M€ de travaux, 23 M€ d’équipements et 2 M€ de développements informatiques), il aura abouti, pour l’hôpital Lyon Sud, à une refonte complète de son plateau technique opératoire et de soins critiques, à une modernisation majeure de son service des urgences, à une automatisation de sa chaîne logistique opératoire et à l’intégration d’équipements parmi les plus avancés. Sur un plan universitaire, BAURéaLS participera également activement au développement d’un campus santé accueillant près de 4 000 étudiants, en favorisant l’intégration des missions de soin, d’enseignement et de recherche dans une perspective interdisciplinaire. En révolutionnant les capacités techniques, logistiques et médicales de l’un de leurs principaux établissements, les Hospices Civils de Lyon réaffirment ainsi, dans la dynamique de leur projet stratégique 2035, leur agilité à dessiner l’avenir de l’hôpital universitaire : un hôpital plus sûr, plus fluide, plus innovant et plus humain.









