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Le « fast care » en ambulatoire est en marche au CH Roubaix : les patients se rendent à pied au bloc opératoire

Rédigé par Rédaction le Vendredi 4 Mars 2016 à 12:41 | Lu 861 fois
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Depuis novembre 2015, les chirurgiens urologues et orthopédiques du Centre Hospitalier de Roubaix pratiquent le « fast care » pour des patients opérés en ambulatoire.


Le « fast care » repose sur le principe que tout patient est valide avant d’être opéré et donc qu’il n’a pas besoin de venir dans un lit au bloc opératoire. Les patients, habillés stérilement, quittent leur chambre à pied ou en fauteuil roulant (en cas de mobilité réduite), accompagnés d’un infirmier ou d’un aide-soignant jusqu’à un salon intra-bloc aménagé puis ils se rendent au bloc et s’installent eux-mêmes sur la table d’opération. Après l’intervention, ils repartent soit en lit dans la salle de surveillance post-interventionnelle pour les opérations sous anesthésie générale ou sédation soit en fauteuil roulant directement dans leur chambre pour les opérations sous anesthésie locorégionale.
 
Cette prise en charge innovante existe depuis 2011 en France : à l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille, au Centre Léon-Bérard à Lyon et à l’Institut Mutualiste Montsouris à Paris. L’initiative séduit de plus en plus et s’est étendue en 2014 à la chirurgie conventionnelle à l’hôpital Edouard-Herriot des Hospices Civils de Lyon.
 
Au Centre Hospitalier de Roubaix, les chirurgiens urologues et orthopédiques pratiquent le « fast care » pour la plupart des interventions en ambulatoire. Sont exclues de la démarche les opérations des membres inférieurs à cause des problèmes locomoteurs ainsi que les cœlioscopies et les fibroscopies. Seul critère requis pour les patients, il faut qu’ils soient consentants et qu’ils n’aient pas d’anxiolytiques.

De nombreux avantages pour l’hôpital et les patients

Comme le souligne le docteur François Pécoux, chef du pôle chirurgie et chef du service urologie au CH Roubaix, « cette pratique réduit les temps de latence et les délais d’attente entre deux interventions, optimise les flux de patients et l’utilisation du personnel paramédical (infirmiers, brancardiers et aides- soignants) qui peut amener plusieurs patients en même temps, permettant ainsi d’augmenter l’activité. Il est aussi prouvé que les patients qui arrivent debout sont beaucoup moins stressés et donc on utilise moins d’anxiolytiques, ce qui facilite une sortie plus rapide ».
 
Cette nouvelle organisation préserve également la dignité du patient en favorisant son autonomie et en le rendant acteur. Celui-ci participe par exemple à la check list du bloc opératoire.

Des résultats très positifs

Le 25 novembre 2015, le Centre Hospitalier de Roubaix a réalisé le premier essai « fast care » avec 10 patients sans prémédication anxiolytique : 6 pour une lithotripsie extracorporelle et 4 pour un canal carpien. Les résultats des questionnaires ont montré que 90% des patients étaient satisfaits et que tous les patients recommanderaient cette prise en charge à leurs proches.
 
Ce succès fait émerger d’autres idées de projets, notamment le développement de cette pratique pour la chirurgie plastique, l’ophtalmologie et à terme l’ensemble de l’activité ambulatoire et aussi conventionnelle. Les équipes souhaitent également améliorer le salon d’attente intra-bloc, avec la possibilité de diffuser de la musique et des vidéos pédagogiques, et créer un salon pédiatrique où les parents pourraient accompagner leur enfant en attendant l’intervention.
 




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