Face à la crise structurelle que traverse le système de santé, Christian Saout appelle à reconnaître officiellement le partenariat en santé et le rôle des patients-partenaires. Il propose d’inscrire cette orientation dans la Stratégie nationale de santé et de créer un socle réglementaire clair, accompagné de recommandations de bonnes pratiques, afin de sécuriser et généraliser cette innovation sociale au service de la qualité des soins. Dans ce rapport, Christian Saout s’exprime indépendamment de ses fonctions à la HAS.
> Retrouvez le rapport complet en libre accès sur le site de Terra Nova : tnova.fr
> Retrouvez le rapport complet en libre accès sur le site de Terra Nova : tnova.fr
Le concept : du patient représenté au patient partenaire
Depuis plus de vingt ans, la démocratie sanitaire a reconnu aux patients une place dans les instances de décision. Mais une nouvelle étape s’impose : passer de la représentation à la participation active. Le partenariat en santé repose sur une idée simple. Les patients disposent d’un savoir expérientiel issu de la maladie, des soins et du parcours dans le système de santé. Ce savoir peut être mobilisé dans l’accompagnement d’autres patients, la formation des professionnels, la recherche ou la gouvernance des établissements. Le patient-partenaire n’est pas un témoin occasionnel : il co-construit, co-décide des actions d’amélioration. Cette approche s’inscrit dans un continuum d’engagement qui va de l’information à la consultation, de la collaboration au partenariat, ce dernier constituant le niveau le plus abouti.
Les bienfaits : une double valeur démocratique et qualitative
Le partenariat en santé produit un double effet.
D’abord, un effet démocratique : il renforce le pouvoir d’agir des patients, valorise les savoirs expérientiels et réduit la fracture entre professionnels et usagers. Il contribue à faire société autour du soin, dans une logique de confiance, de respect et de responsabilité partagée.
Ensuite, un effet qualitatif : les travaux scientifiques montrent que l’engagement des patients améliore l’expérience de soins, soutient les équipes professionnelles, favorise l’autonomie et contribue à accroître la valeur du soin. Le partenariat participe concrètement à l’amélioration des pratiques et à l’adaptation de l’offre de santé.
Le rapport propose un changement d’échelle structuré du partenariat en santé reposant sur cinq mesures précises :
1. Inscrire explicitement le partenariat et les patients-partenaires dans la Stratégie nationale de santé afin de lui donner une reconnaissance politique claire ;
2. Créer un socle réglementaire minimal définissant le patient-partenaire, clarifiant ses missions et distinguant son rôle de celui des médiateurs, pair-aidants ou professionnels de santé ;
3. Élaborer des recommandations nationales de bonnes pratiques encadrant la co-construction, la co-décision, la co-mise en œuvre et la co-évaluation, ainsi que les conditions de formation ;
4. Instaurer des garde-fous contre les risques identifiés :substitution aux professionnels, dérives commerciales ou promotionnelles, formations hétérogènes, reproduction des inégalités sociales de santé ;
5. Conduire un effort lexical pour harmoniser les appellations et éviter la confusion entre les différents statuts liés à l’engagement des patients.
D’abord, un effet démocratique : il renforce le pouvoir d’agir des patients, valorise les savoirs expérientiels et réduit la fracture entre professionnels et usagers. Il contribue à faire société autour du soin, dans une logique de confiance, de respect et de responsabilité partagée.
Ensuite, un effet qualitatif : les travaux scientifiques montrent que l’engagement des patients améliore l’expérience de soins, soutient les équipes professionnelles, favorise l’autonomie et contribue à accroître la valeur du soin. Le partenariat participe concrètement à l’amélioration des pratiques et à l’adaptation de l’offre de santé.
Le rapport propose un changement d’échelle structuré du partenariat en santé reposant sur cinq mesures précises :
1. Inscrire explicitement le partenariat et les patients-partenaires dans la Stratégie nationale de santé afin de lui donner une reconnaissance politique claire ;
2. Créer un socle réglementaire minimal définissant le patient-partenaire, clarifiant ses missions et distinguant son rôle de celui des médiateurs, pair-aidants ou professionnels de santé ;
3. Élaborer des recommandations nationales de bonnes pratiques encadrant la co-construction, la co-décision, la co-mise en œuvre et la co-évaluation, ainsi que les conditions de formation ;
4. Instaurer des garde-fous contre les risques identifiés :substitution aux professionnels, dérives commerciales ou promotionnelles, formations hétérogènes, reproduction des inégalités sociales de santé ;
5. Conduire un effort lexical pour harmoniser les appellations et éviter la confusion entre les différents statuts liés à l’engagement des patients.
À propos
Christian Saout s’exprime dans ce rapport indépendamment de ses fonctions à la Haute Autorité de Santé.
Terra Nova est un think tank progressiste indépendant fondé en 2008. Il produit des analyses et propose des solutions politiques innovantes pour la France et l’Europe, en favorisant un débat public éclairé.
Terra Nova est un think tank progressiste indépendant fondé en 2008. Il produit des analyses et propose des solutions politiques innovantes pour la France et l’Europe, en favorisant un débat public éclairé.








