Identifiée au Japon en 2009, Candidozyma auris s’est rapidement propagée à l’échelle mondiale. Classée par l’OMS parmi les champignons prioritaires, cette levure est aujourd’hui responsable de plusieurs milliers d’infections aux États-Unis et de plus de 1 300 cas en Europe. En France, près des trois quarts des cas ont été déclarés depuis 2023, principalement après un rapatriement sanitaire ou une hospitalisation à l’étranger. Si elle peut coloniser durablement la peau sans symptôme, C. auris constitue un important réservoir de transmission. Environ 15 % des patients colonisés développent une infection invasive et, en cas de candidémie, la mortalité avoisine 30 %. À cela s’ajoutent des profils de sensibilité variables aux antifongiques, susceptibles de limiter les options thérapeutiques. Son principal défi reste toutefois environnemental. Capable de survivre plusieurs semaines sur le verre, l’inox, les plastiques, les textiles ou les dispositifs médicaux, C. auris forme également des biofilms qui favorisent sa persistance. Cette contamination diffuse de l’environnement du patient accroît le risque de transmission croisée et complique la maîtrise des foyers.
Le bionettoyage, pierre angulaire de la prévention
Face à ce défi, la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) et la Société française de mycologie médicale (SFMM) font du bionettoyage une mesure essentielle de prévention. Elles recommandent un nettoyage quotidien, voire biquotidien dans les situations à risque, associant action mécanique, détergence et désinfection, ainsi qu’un double bionettoyage à la sortie du patient. Les sociétés savantes soulignent également l’intérêt de solutions complémentaires. Les désinfectants à activité sporicide, notamment à base de peroxyde d’hydrogène, sont privilégiés. La vapeur haute pression, dont l’efficacité contre C. auris a été démontrée selon la norme NF T 72-110, facilite l’élimination des biofilms tout en limitant le recours aux produits chimiques. Enfin, la désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA), certifiée selon la norme NF EN 17 272, permet de traiter automatiquement l’ensemble des surfaces exposées lors des désinfections terminales, notamment lors d’épisodes épidémiques difficiles à maîtriser.
Vers une stratégie intégrée de maîtrise environnementale
Cette complémentarité est au cœur de l’approche développée par Oxy'Pharm, qui associe le Sanivap®, une technologie de bionettoyage par vapeur haute pression, et le Nocotech®, un procédé de désinfection des surfaces par voie aérienne au peroxyde d’hydrogène, certifié selon la norme NF EN 17 272. Une stratégie en phase avec l’évolution des pratiques d’hygiène hospitalière, fondée sur des solutions validées afin d’assurer une maîtrise optimale des contaminations environnementales, tout en répondant aux enjeux de sécurité et de développement durable.
> Plus d'informations sur le site d'Oxy'Pharm .
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