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Covid-19 : le CHU d’Angers face à la reprise épidémique


Rédigé par Rédaction le Mercredi 4 Novembre 2020 à 14:37 | Lu 563 fois


Face à la situation sanitaire et aux questions posées par son évolution, les responsables du CHU d’Angers ont tenu ce mercredi 4 novembre une conférence de presse. Ils y ont dévoilé les chiffres pour leur territoire, décrit les mesures mises en place pendant l’été pour faire face à une reprise épidémique et surtout appelé les patients à maintenir leurs soins.



À cause de la situation sanitaire, la conférence de presse tenue par le CHU d'Angers ce matin se tenait à distance. ©Capture d'écran
À cause de la situation sanitaire, la conférence de presse tenue par le CHU d'Angers ce matin se tenait à distance. ©Capture d'écran
Moins touché que d’autres régions, le Grand Ouest n’en est pas moins confronté à ce que beaucoup appellent la « 2èmevague ». Ayant déclenché le niveau 2 de son Plan Blanc depuis le mois de septembre, le CHU d’Angers, dans le Maine-et-Loire, a déjà mis en place plusieurs outils pour y faire face. « Pendant tout l’été, nous avons anticipé la reprise épidémique en maintenant les réunions de la cellule de crise et en effectuant de nombreux retours d’expériences dans tous les services », a ainsi annoncé Cécile Jaglin-Grimonprez, directrice générale du CHU lors d’une conférence de presse organisée ce matin. Prolongation de 240 contrats d’été, établissement de contrats pour des étudiants paramédicaux, congés de récupération pour les équipes, rattrapage des interventions non-réalisées au printemps… Les personnels de l’établissement ont, comme partout, mis à profit ces quelques mois de répits pour s’adapter et prévoir une potentielle reprise, s’équipant même de cinquante respirateurs et de 150 pousses-seringues supplémentaires. 

Une reprise épidémique anticipée

Malgré cela, la situation actuelle et l’ampleur annoncée de cette nouvelle vague inquiète. Bien que l’établissement accueille également des patients en provenance de la région Auvergne-Rhône-Alpes, c’est surtout la situation sanitaire à l’Ouest qui est plus préoccupante qu’au printemps. « Nous avons vu le nombre de cas augmenter pendant tout l’été. Nous nous attendions donc à une reprise, surtout depuis la mi-septembre, période à laquelle le nombre de cas chez les plus de 65 ans a particulièrement augmenté », a noté le Pr. Alain Mercat, président de la Commission Médicale d’Établissement (CME) et chef du service de Réanimation médicale. Et cette augmentation des patients Covid+ semble devoir se poursuivre pendant encore au moins une dizaine de jours, poussant le CHU d’Angers à réorganiser ses services de soins et à élargir le nombre de lits de réanimation disponibles au sein de l’établissement. « Avant la crise sanitaire, nous disposions de 51 lits de réanimation », a détaillé le chef de service. Aujourd’hui, le CHU en compte 74 et dispose encore d’une certaine marge de manœuvre pour passer à 84 lits dans les prochains jours, et même atteindre 99 lits de réanimation à la mi-novembre. 

Des déprogrammations ciblées

Mais atteindre cet objectif ne se fait pas sans efforts. L’établissement a donc dû se réorganiser en transférant notamment des patients vers les cliniques privées du territoire, mais aussi en déprogrammant certains actes. « Cette déprogrammation se fera de façon très ciblée afin de maintenir et d’adapter l’offre de soins », a insisté le Dr Guillaume Bouhours, vice-président de la CME et directeur médical de la cellule de crise hospitalière. C’est sûrement là l’un des enseignements majeurs du printemps : durant la première vague, la déprogrammation avait sérieusement perturbé le suivi des patients, et ce partout en France. Les responsables du CHU angevin ont donc appelé le grand public à ne pas « s’auto-déprogrammer », et surtout à maintenir leur confiance dans le système de santé. « Nous en savons aujourd’hui bien plus sur les soins à apporter aux patients Covid+ par rapport au printemps dernier, qu’il s’agisse de l’utilisation des anticoagulants et des corticoïdes, ou des apports en oxygène », a souligné le Pr Vincent Dubé, infectiologue et chef du service des maladies infectieuse et tropicales du CHU. Un constat auquel beaucoup semblent souscrire, à l’instar du Pr. Dominique Savary, chef du département de Médecine d’urgence : « Comparée à la première vague, la situation est aujourd’hui très différente. Nous avons pu nous préparer à hospitaliser des cas de Covid, tout en nous organisant pout poursuivre, au mieux, les soins pour les autres pathologies. » 






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