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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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   <title>Baromètre 2025 Ipsos/Donner des Elles à la Santé : Des comportements discriminatoires qui persistent, des différences de perception majeures entre les femmes et les hommes, une libération de la parole encore insuffisante</title>
   <pubDate>Wed, 18 Jun 2025 10:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que l’on espérait voir se confirmer les progrès entre-aperçus l’an dernier, ce sixième baromètre annuel IPSOS/ Donner des Elles à la Santé dresse un constat plutôt mitigé. Au cours des douze derniers mois, près d’1 femme médecin sur 3 estime avoir été discriminée à l’hôpital, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/89391836-63206561.jpg?v=1750235958" alt="Baromètre 2025 Ipsos/Donner des Elles à la Santé : Des comportements discriminatoires qui persistent, des différences de perception majeures entre les femmes et les hommes, une libération de la parole encore insuffisante" title="Baromètre 2025 Ipsos/Donner des Elles à la Santé : Des comportements discriminatoires qui persistent, des différences de perception majeures entre les femmes et les hommes, une libération de la parole encore insuffisante" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui, à l’hôpital,&nbsp;78 % des femmes médecins déclarent s’être senties discriminées&nbsp;du fait de leur sexe au cours de leur carrière professionnelle, contre 87% lors de la création de ce baromètre, en 2020. Et la proportion de femmes dénonçant des comportements de discrimination ou de violence sexuelle progresse, avec 53 % des femmes ayant déjà vécu au moins une situation de harcèlement moral, sexuel ou une agression sexuelle, soit une femme sur deux au cours de l’année écoulée. Malgré l’émergence de #MetooHopital en avril dernier, la prise de conscience collective liée à ce mouvement reste limitée aux yeux des médecins et force est de constater que les chiffres de ce baromètre demeurent préoccupants, alors que la conscientisation du sujet semblait enfin derrière nous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des discriminations en lente diminution à partir du clinicat, mais qui restent importantes jusqu’à l’internat…</b></div>
     <div>
      Lors de la création de ce baromètre, 87 % des femmes se sentaient discriminées du fait de leur sexe dans leur parcours professionnel.&nbsp;Elles sont 78 % cette année. Mais surtout, ce sentiment de discrimination ne diminue à des niveaux record qu’à partir du clinicat et sur la suite de la carrière. Avant cette étape et jusqu’à l’internat, il reste à des niveaux déjà observés au sein du baromètre. <br />   <br />  En revanche, la diminution des comportements de discrimination « au quotidien », que l’on observait depuis 2021, marque un coup d’arrêt : les femmes les perçoivent comme étant en augmentation, contrairement aux hommes qui estiment que ces comportements sont en baisse. Près des trois-quarts des médecins hospitaliers observent que les femmes se voient reprocher de ne pas savoir s’imposer face aux hommes, qu’elles sont moins sollicitées dans les activités de représentation, qu’elles sont freinées par la maternité et qu’elles manquent d’ambition professionnelle… <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des comportements discriminatoires perçus à la hausse par les femmes médecins</b></div>
     <div>
      Pour la première fois depuis 2021,&nbsp;la baisse quasi-continue de la plupart des comportements discriminatoires marque un coup d’arrêt, voire s’inverse. <br />   <br />  Si l’on analyse les différences de perceptions entre femmes et hommes, on constate que ces derniers minimisent fortement ces comportements soulignés par les femmes, avec des écarts allant parfois du simple au double. Mais plus important, les femmes expriment le sentiment d’une progression de ces comportements discriminatoires, alors que les hommes les voient en diminution. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comportements sexistes : un impact marqué sur la santé mentale</b></div>
     <div>
      Les femmes dénoncent davantage ces agressions, et c’est sans doute l’effet d’une meilleure prise de conscience que ces situations ne sont plus acceptables : 53 % d’entre elles ont été concernées au cours des douze derniers mois (contre 39 % en 2024). Commentaires sur le physique ou la tenue, remarques désobligeantes sur les compétences professionnelles, questions sur la vie privée, gestes inappropriés, pressions pour obtenir des faveurs, images et messages sexuellement explicites : l’ensemble de ces items sont tous en hausse dans ce baromètre 2025. <br />   <br />  Mais cette prise de conscience ne va pas jusqu’à générer une forte libération de la parole des femmes qui disent avoir été victimes de ces comportements : moins d’1 femme sur 10 déclare en avoir parlé à sa hiérarchie, plus de&nbsp;2 victimes sur 5 n’en ont parlé à personne. <br />   <br />  54 % des femmes ayant été victimes de ces comportements ou agressions reconnaissent que cela a eu un impact important sur leur vie, que ce soit leur niveau de stress, leur sommeil, la gestion des émotions, leurs relations avec les autres… Et 1 femme sur 4 (27 %) a développé des problèmes de santé mentale ou des troubles du sommeil. Pourtant, seules 2 % d’entre elles ont consulté un spécialiste (psychologue ou psychiatre). <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’intérêt pour les postes à responsabilité se stabilise pour la 3è année consécutive</b></div>
     <div>
      L’intérêt pour les postes avec plus de responsabilité continue de progresser chez les femmes et rejoint quasiment le niveau que celui que l’on observe chez les hommes. Ainsi, près de 4 médecins sur 10 se sont vu proposer un poste avec davantage de responsabilités, une proportion qui reste très inférieure chez les femmes de moins de 45 ans, où elles ne sont que 37 %, quand les hommes de cette tranche d’âge sont à 58%. Des chiffres qui confirment que les discriminations se font dès le début de la carrière. <br />   <br />  Au total sur l’année écoulée, près d’une femme médecin sur 10 s’est vu refuser un poste avec davantage de responsabilités au motif qu’elle était une femme, avec comme principales raisons évoquées la nécessité de ne pas avoir de contraintes familiales, ou le risque de tomber enceinte. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La maternité reste une difficulté dans les parcours</b></div>
     <div>
      La problématique des congés maternité et paternité est au cœur des enjeux de carrières des médecins âgés de moins de 45 ans. Deux femmes médecins sur cinq&nbsp;ont évoqué le sujet avec leur supérieur hiérarchique et une sur trois s’est vu conseiller de ne pas prendre de congé maternité sur une période donnée. Avec pour conséquence des projets de grossesse retardés.&nbsp;Le sujet de la grossesse ou des projets d’enfants est évoqué pour 40 % des femmes&nbsp;(tous âges confondus), seulement pour 18 % des hommes, soit plus de deux fois moins. <br />   <br />  Ce qui est nouveau, c’est que&nbsp;de plus en plus d’hommes médecins (44 %) déclarent avoir pris un congé paternité&nbsp;depuis le début de leur carrière, 69 % des femmes ayant pris un congé maternité. Cependant, les médecins sont encore très rarement remplacés : seulement 21% l’ont été (16 % de femmes et 27 % d’hommes), un pourcentage plus important dans les établissements privés où il atteint 33 %. <br />   <br />  Conséquence de ces&nbsp;évolutions dans le souhait de prendre plus en compte sa parentalité dans l’organisation du travail : des ralentissements dans la carrière professionnelle, un item en progression de 10 points chez les femmes (55 % vs 46 % en 2024). Davantage de remarques inappropriées ou de discriminations, sentiment que ces congés ont ralenti l’évolution de carrière… tous ces items augmentent cette année ! <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Passer des chiffres à la mobilisation réelle : la raison d’être de Donner des Elles à la Santé</b></div>
     <div>
      En cinq ans d’existence, l’association Donner des ELLES à la Santé a accompagné&nbsp;plus de 100 d’établissements hospitaliers&nbsp;dans le lancement de leur démarche égalité en mettant à disposition un accompagnement pour la mise en œuvre d’une charte, formalisant l’engagement des différents acteurs ainsi que la nécessité de mettre en place des indicateurs de suivi et d’établir des bilans précis, en proposant également des conseils et des outils simplifiés pour gagner du temps et favoriser la mise en place rapide d’actions concrètes. Elle a également signé avec plusieurs ARS qui se sont engagées de la même façon à ses côtés. Début 2025, elle a initié un programme de mentorat ambitieux, qui permet de croiser les générations de médecins. Elle travaille aussi sur l’organisation des carrières universitaires, la nomination aux postes à responsabilité et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Enfin elle compte prochainement élargir son action aux personnels para-médicaux, également concernés. <br />   <br />  <em>« Ces chiffres de 2025 nous invitent plus que jamais à l’action. Ils confirment que nous devons poursuivre notre mobilisation collective, même si nous saluons une prise de conscience qui semble se renforcer. La démarche d’égalité femmes-hommes à l’hôpital se poursuit sans relâche, pour donner aux médecins le pouvoir d’agir ensemble pour la parité. Il en va de l’efficience de ce système, de la performance de nos établissements, de leur efficience et de leur attractivité. Notre baromètre constitue donc un outil majeur pour améliorer la santé publique dans notre pays »</em> indique le Dr Marie-France Olieric, Présidente de l’Association Donner des Elles à la Santé. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Barometre-2025-Ipsos-Donner-des-Elles-a-la-Sante-Des-comportements-discriminatoires-qui-persistent-des-differences-de_a4592.html</link>
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   <title>#Portrait : Caroline Chassin, une décennie d’engagement pour l’égalité femmes-hommes à l’hôpital</title>
   <pubDate>Wed, 05 Feb 2025 17:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Directrice générale adjointe de l'institut Paoli-Calmettes à Marseille, et vice-présidente de l'Association des directeurs d'hôpital (ADH), Caroline Chassin travaille ardemment à la promotion de l’égalité professionnelle en milieu hospitalier. Référente sur l’égalité femmes-hommes au sein du Syndicat des managers publics de santé (SMPS) pendant dix ans, elle a notamment porté une enquête sur l’état des violences sexistes et sexuelles au sein de ces professions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/84880159-60579412.jpg?v=1733916852" alt="#Portrait : Caroline Chassin, une décennie d’engagement pour l’égalité femmes-hommes à l’hôpital" title="#Portrait : Caroline Chassin, une décennie d’engagement pour l’égalité femmes-hommes à l’hôpital" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Égalité&nbsp;»</em>, tel est le crédo de Caroline Chassin. Aujourd’hui directrice générale adjointe de l'institut de cancérologie Paoli-Calmettes de Marseille, elle s’est illustrée depuis plusieurs années dans la promotion de l’égalité professionnelle à l’hôpital, et plus particulièrement de l’égalité femmes-hommes. Passée par l’École des hautes études en santé publique de Rennes, la directrice a travaillé dans plusieurs établissements, majoritairement en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, d’où elle est originaire.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Après un peu moins de trois ans an tant que directrice de la qualité et de la gestion des risques au Centre hospitalier de Meaux, j’ai occupé le poste de directrice des finances au CH de la Dracénie, à Draguignan, avant de rejoindre le CHU de Nice&nbsp;»</em>, se souvient-elle. <br />   <br />  Elle y reste alors dix ans, occupant plusieurs postes, dont ceux de directrice des achats et de la logistique et de secrétaire générale du CHU. Après un retour pendant trois années au CH de Draguignan en tant que directrice générale, Caroline Chassin intègre finalement l’Institut Paoli-Calmettes en août 2022, où elle est actuellement la directrice générale adjointe.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>En tant que secrétaire générale du CHU de Nice, j’avais aimé travailler en lien avec l’Université, pour des projets de recherche notamment. Au sein de l’Institut Paoli-Calmettes, qui est un centre de lutte contre le cancer, je retrouve cette dynamique&nbsp;»</em>, confie-t-elle, en insistant sur les&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>fortes valeurs humaines nécessairement présentes en cancérologie&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une enquête autour des violences sexistes et sexuelles </b></div>
     <div>
      Parallèlement à ses différentes fonctions, Caroline Chassin est aussi investie depuis de nombreuses années dans plusieurs organismes professionnels. Vice-présidente de l'Association des directeurs d'hôpital (ADH), elle est également membre du Syndicat des managers publics de santé (SMPS), au sein duquel elle a occupé, dix ans durant, la fonction de référente à l’égalité femmes-hommes. Une thématique qui lui tient particulièrement à cœur.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Il y a dix ans, en 2014, plusieurs travaux ont été lancés autour de cet enjeu, pour que le syndicat puisse défendre des positions et faire avancer la cause&nbsp;»</em>, raconte la directrice, qui a pris la tête du groupe de travail jusqu’en 2024. Au cours de leurs réflexions, les managers publics de santé ont identifié plusieurs leviers à actionner pour améliorer l’égalité femmes-hommes, parmi lesquels l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, les rémunérations, les accès aux postes à responsabilité, mais aussi la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS).&nbsp; <br />   <br />  Sur ce dernier point, le collectif égalité professionnelle du SMPS a mené une enquête sur les VSS chez les managers de santé. Entre juin et juillet 2021, près de 300 personnes, dont plus de trois quarts de femmes et plus de la moitié de directeurs d’hôpital, ont donc répondu à un questionnaire construit avec Sarah Evano, alors élève directrice au sein de l’EHESP.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Sarah Evano souhaitait réaliser son mémoire de fin de formation sur le sujet des comportements sexistes et du harcèlement sexuel à l’hôpital. Elle m’a donc contacté, et nous avons imaginé ensemble la réalisation d’une enquête visant à établir un diagnostic objectif de la situation&nbsp;»</em>, se souvient Caroline Chassin.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un travail pour une prise de conscience… </b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Cette enquête était nécessaire, et elle a mis en évidence que le sujet des VSS existait aussi chez les managers de santé&nbsp;»</em>, insiste la directrice, citant ici trois chiffres marquants&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>60 % des répondants ont déclaré avoir déjà fait l’objet de comportements sexistes, 10 % avoir été victimes d’une situation durant laquelle on les avait embrassés ou tenté de les embrasser sans leur consentement, et autant s’être vus imposer des contacts sur les zones génitales ou érogènes&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Cette étude a suscité un choc des consciences. Elle a permis de faire avancer la cause et de libérer la parole. Nous avons d’ailleurs reçu énormément d’appels de soutien et de remerciements au sein de la profession à sa sortie&nbsp;»</em>, complète Caroline Chassin. Les résultats de l’étude apportent aussi une grande crédibilité aux actions menées par le collectif pour l’égalité, et plus largement à celles visant à améliorer l’égalité femmes-hommes dans tous les établissements sanitaires.&nbsp; <br />   <br />  Car, pour Caroline Chassin, il ne s’agit pas tant de générer une prise de conscience, que de porter des actions fortes afin de sensibiliser tous les acteurs de la santé aux comportements et postures problématiques, y compris celles réalisées inconsciemment.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nous avons tous des biais de genre issus de notre culture. Ce n’est pas grave, mais nous devons en avoir conscience pour les faire évoluer&nbsp;et être mieux veillants avec les personnes qui en sont victimes&nbsp;»</em>, explique la responsable, prenant ici l’exemple de la parole, «&nbsp;<em>souvent perçue comme plus crédible lorsqu’elle provient d’un homme&nbsp;»</em>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>… et une évolution des comportements</b></div>
     <div>
      Face à ces biais de genre, le plus souvent inconscients, la directrice adjointe promeut la formation et la sensibilisation des professionnels hospitaliers. Elle a ainsi déjà pu monter plusieurs projets allant en ce sens à l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) de Marseille. Le 11 mars dernier, le centre organisait par exemple une conférence intitulée «&nbsp;L’égalité professionnelle femmes-hommes est-elle réellement un sujet à l’IPC&nbsp;?&nbsp;».&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>La réponse à cette question a été “Oui”, sans appel&nbsp;»</em>, sourit Caroline Chassin qui imagine déjà d’autres actions, touchant un public encore plus large&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nous avons récemment retenu une solution de formation, sous la forme d’un questionnaire rapide, qui met le professionnel en situation et lui demande de réagir. Complètement anonyme, ce format permet d’éveiller les consciences et d’approfondir, si besoin, des thématiques qui poseraient problème au plus grand nombre&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  Bientôt disponible pour l’ensemble des équipes de l’IPC, cette formation sera aussi obligatoire pour toute nouvelle recrue de l’établissement. Pour Caroline Chassin, le message ici est clair&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Ces comportements-là ne sont pas acceptés. Néanmoins, nous sommes présents pour réfléchir ensemble et faire en sorte que tous adoptent des comportements bienveillants car, après tout, lutter pour l’égalité, c’est aussi agir pour un mieux vivre ensemble&nbsp;»</em>. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #67, édition de décembre 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-67-Ces-solutions-qui-rendent-l-hopital-plus-performant_a4328.html" target="_blank">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Portrait-Caroline-Chassin-une-decennie-d-engagement-pour-l-egalite-femmes-hommes-a-l-hopital_a4335.html</link>
  </item>

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   <title>L'AP–HP et l’Association Donner des ELLES à la santé signent une convention en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes</title>
   <pubDate>Wed, 13 Mar 2024 12:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 8 mars dernier, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP–HP) et l’Association Donner des ELLES à la santé ont signé une convention autour d'un double objectif : œuvrer pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et lutter contre les violences sexuelles et sexistes (VSS) au sein des 38 hôpitaux de l’AP-HP. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du plan d’actions 2023-2025 de l’AP-HP.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78884976-57209854.jpg?v=1710331059" alt="L'AP–HP et l’Association Donner des ELLES à la santé signent une convention en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes" title="L'AP–HP et l’Association Donner des ELLES à la santé signent une convention en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes" />
     </div>
     <div>
      Selon le baromètre interne 2023 de l’AP-HP, 79 % des hommes contre 62 % des femmes considèrent qu’hommes et femmes ont les mêmes possibilités de carrière à l’AP-HP.&nbsp;En outre, selon une étude Ipsos/Janssen menée pour Donner des ELLES à la santé en mai 2023, 82 % des femmes médecins affirment s’être senties discriminées dans leur carrière du fait de leur sexe et 78 % d’entre elles estiment avoir déjà été victimes de comportements sexistes. <br />   <br />  À l’AP-HP, 59 % des médecins sont des femmes, mais seulement 35 % des hospitalo-universitaires (HU) et 32 % des chefs de service le sont.&nbsp; <br />   <br />  Dans ce contexte, et&nbsp;dans le cadre de son plan d’action «&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-linkindex="0" href="https://www.aphp.fr/actualite/30-leviers-pour-agir-ensemble-le-plan-dactions-de-lap-hp-pour-les-mois-venir" rel="nofollow" target="_blank">30 leviers pour agir&nbsp;ensemble&nbsp;</a>»,l’AP-HP s’est engagée depuis 2023 dans une politique d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). Pour y parvenir, elle s’est dotée d’un plan&nbsp;pour 2023-2025 qui engage une série d’actions pour transformer durablement les mentalités et encourager une véritable culture de l’égalité professionnelle à l’AP-HP. <br />   <br />  L’Association Donner des ELLES à la santé, fondée en 2020, a également pour objectif de faire avancer l’égalité des femmes et des hommes dans le secteur professionnel de la santé, s’appuyant sur un collectif composé de professionnels de santé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cinq axes identifiés</b></div>
     <div>
      La signature de cette convention témoigne ainsi d’une volonté commune de poursuivre les efforts en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et formalise les engagements de l’AP-HP autour de cinq axes&nbsp;:  <ol>  	<li class="list">Renforcer la gouvernance à tous les niveaux&nbsp;dans la mise en œuvre et le suivi de la politique d’égalité professionnelle</li>  	<li class="list">Evaluer, prévenir et traiter les écarts de rémunération&nbsp;entre les femmes et les hommes</li>  	<li class="list">Promouvoir l’évolution de carrière des femmes aux postes d’encadrement&nbsp;supérieur ou à responsabilité&nbsp;</li>  	<li class="list">Mieux accompagner la parentalité au travail&nbsp;et l’articulation des de vie professionnelle et personnelle&nbsp;</li>  	<li class="list">Prévenir et traiter les discriminations, les actes de violence, de harcèlement&nbsp;moral ou sexuel et les agissements sexistes.</li>  </ol>   <br />  <em>«&nbsp;Avec cette signature, ce sont désormais une centaine d’hôpitaux qui sont engagés à nos côtés pour lutter contre les discriminations et le sexisme à l’hôpital. C’est une étape majeure pour atteindre la parité que nous souhaitons tous, gage d’un système de santé plus efficient, de conditions de travail améliorées pour le personnel soignant, et d’une meilleure prise en charge pour les patients&nbsp;»</em>, se félicite le <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Portrait-Marie-France-Olieric-ou-l-hopital-face-au-defi-de-l-egalite_a3916.html" target="_blank">Dr Marie-France Olieric</a>, présidente de l’Association Donner des ELLES à la santé et présidente de CME/ chef de service gynéco-obstétrique au CHR de Metz-Thionville. <br />   <br />  <em>«&nbsp;L’entre-soi masculin, c’est inacceptable dans son principe mais c’est surtout fondamentalement une perte d’efficacité collective. La signature de cette convention est une nouvelle étape qui souligne à la fois l’engagement de l’AP-HP et sa volonté d’en faire une priorité qu’il faut porter aux plus hauts niveaux. Cela passe par la mise en place d’actions concrètes avec un suivi exigeant, dans la durée&nbsp;»</em>, souligne Nicolas Revel, directeur général de l’AP-HP. <br />   <br />  <strong><em>&gt;&nbsp;Le&nbsp;plan d’actions de l’AP-HP relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes&nbsp;est consultable&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-linkindex="1" href="https://www.calameo.com/read/004021827f58f8c6a5267?authid=yT4wHTUAwi3M" rel="nofollow" target="_blank">ici</a>.</em></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/78884976-57209854.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/L-AP-HP-et-l-Association-Donner-des-ELLES-a-la-sante-signent-une-convention-en-faveur-de-l-egalite-professionnelle-entre_a4071.html</link>
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   <title>Une étude du CHU de Montpellier confirme une approche différenciée selon le sexe et l’origine, dans des services d’urgence</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jan 2024 15:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette tendance a été remarquée en premier lieu dans la prise en charge précoce des infarctus. De nombreux articles scientifiques, en particulier nord-américain montrent des différences de prises en charge liées au sexe et à l'origine ethnique des patients. Cependant, il n'avait pas encore été établi si ces différences étaient liées à une prise en charge moins intensive ou à une évaluation moins sévère de la gravité. Ainsi, l’équipe du Pr Bobbia, chef des urgences du CHU de Montpellier, qui s'investit dans la lutte contre les inégalités en santé, a souhaité, avec le soutien de la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU), réaliser une étude sur ce sujet.     <div><b>Un patient différent mais présentant les mêmes symptômes</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77833161-56534256.jpg?v=1705417121" alt="Une étude du CHU de Montpellier confirme une approche différenciée selon le sexe et l’origine, dans des services d’urgence" title="Une étude du CHU de Montpellier confirme une approche différenciée selon le sexe et l’origine, dans des services d’urgence" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div title="Page 1">  <div>  <div>Dans le cadre de cette étude, la description d’un cas clinique habituel d’un patient qui se présente aux urgences à cause d’une douleur thoracique&nbsp;a été envoyée à des soignants qui travaillent en service&nbsp;d’urgence en Europe&nbsp;francophone. <br />   <br />  Les soignants devaient donner le niveau de gravité (priorisation) de ce cas clinique. Le cas clinique était toujours le même mais la personne présentait des caractéristiques différentes (sexe et apparence ethnique). <br />  Cette image de patient était construite par un logiciel de construction de photo virtuelle réalistes basée&nbsp;sur de l’IA et représentait un personnage debout, la main sur la poitrine, simulant la douleur.</div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des résultats qui interrogent, pour progresser</b></div>
     <div>
      <div class="page" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);" title="Page 2">  <div class="layoutArea">  <div class="column">  L’étude a été réalisée auprès de&nbsp;1563 soignants de 4 pays (France, Suisse, Belgique et Monaco). Parmi eux, il y avait&nbsp;: 50 % de médecins urgentistes, 11 % d’internes en médecine d’urgence et 39 % d’infirmiers en médecine d’urgence. <br />   <br />  Dans 62 % des cas, le cas clinique a été considéré comme&nbsp;une urgence vitale quand l’image associée était une image d’homme contre 49 % quand c’était une femme (différence 13 %). <br />   <br />  Dans 58 % des cas, le cas clinique a été jugé&nbsp;urgence vitale quand l’image associée était une image d’apparence ethnique blanche contre 47 % quand c’était une apparence noire (différence 11 %). <br />   <br />  Enfin, dans 63 % des cas, l'urgence vitale a été considérée&nbsp;quand l’image associée était une image d’homme blanc contre 42 % quand c’était une apparence de femme noire (différence 21 %). <br />   <br />  <strong>Autrement dit, un homme blanc aurait 50 % de chance supplémentaire qu’une femme noire d’être&nbsp;considéré comme une urgence vitale quand il consulte dans un service d’urgence pour une douleur&nbsp;thoracique. <br />   <br />  La conclusion de l’étude et de cet article est que l’évaluation de la gravité des&nbsp;malades aux urgences est soumise à la discrimination : Par rapport aux patients blancs, les patients noirs sont moins susceptibles de recevoir un traitement d'urgence. Il en va de même pour les femmes par rapport aux hommes.</strong> <br />   <br />  L’article vient de sortir dans l’<a class="link" href="https://journals.lww.com/euro- emergencymed/fulltext/9900/do_emergency_medicine_health_care_workers_rate.109.aspx" target="_blank">European&nbsp;Journal of Emergency Medicine en accès libre</a>&nbsp;afin d’éveiller les&nbsp;consciences et de lutter contre les discriminations. <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le CHU de Montpellier s'investit dans la lutte contre les inégalités en santé</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  Le service de médecine d'urgence du CHU de Montpellier s'investit dans la lutte contre les inégalités en santé. Ainsi, il a développé un plan d'action en quatre étapes, déjà en cours. <br />   <br />  La première étape est d'objectiver les tendances discriminatoires pour ne pas nier leur existence et éveiller les consciences par une étude scientifique européenne. <br />   <br />  La seconde est de rassembler les soignants autour de valeurs humanistes et d'équité qui font la raison d'être d'un service d'urgence d'un hôpital public par un projet de service dans ce sens. <br />   <br />  La troisième est d'implanter des outils standardisés pour éviter les biais d'évaluation à l'accueil des urgences. <br />   <br />  La quatrième, dans une optique d'innovation à laquelle un CHU se doit d'être moteur, et afin de minimiser les biais discriminatoires, est le lancement d’une étude multicentrique visant à élaborer un outil d'IA permettant d'évaluer la gravité des patients consultants pour douleur thoracique est en cours. <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/77833161-56534256.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Une-etude-du-CHU-de-Montpellier-confirme-une-approche-differenciee-selon-le-sexe-et-l-origine-dans-des-services-d_a4004.html</link>
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   <title>#Portrait : Marie-France Olieric, ou l'hôpital face au défi de l'égalité</title>
   <pubDate>Mon, 20 Nov 2023 10:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Présidente de la Commission Médicale d’Établissement du CHR de Metz-Thionville, la Docteur Marie-France Olieric a récemment pris la tête de l’association « Donner des ELLES à la santé », une association qui promeut l’égalité femmes-hommes dans un secteur où la marge de manœuvre est bien réelle. Rencontre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/76810534-55369603.jpg?v=1700473199" alt="#Portrait : Marie-France Olieric, ou l'hôpital face au défi de l'égalité" title="#Portrait : Marie-France Olieric, ou l'hôpital face au défi de l'égalité" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Encourager le monde de la santé à changer son regard pour sortir des stéréotypes&nbsp;»</em>, telle est la mission que se sont donnés les membres de l’association Donner des ELLES à la santé, créée en 2020. Tel pourrait aussi être le leitmotiv de la Dr Marie-France Olieric, actuelle présidente de l’association. Cheffe du service de gynéco-obstétrique au CHR de Metz-Thionville, cette Lorraine s’intéresse depuis longtemps à la problématique de l’égalité dans le monde de la santé, et plus particulièrement au sein de l’hôpital. Après des études de médecine à Strasbourg et un clinicat effectué à Amiens, Marie-France Olieric retrouve sa région natale en 2009, exerçant pour l’essentiel au sein de la maternité de Thionville. Fin 2016, elle prend la tête de ce service qui compte actuellement entre 2 000 et 2 500 naissances par an.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Première présidente de CME au CHR de Metz-Thionville…</b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Entre 2019 et 2020, j’ai alors suivi une formation de médecin manager au sein de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes&nbsp;»</em>, se souvient l’intéressée pour qui ce type de cursus est&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>essentiel&nbsp;»</em>&nbsp;car&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>le management s’acquiert et n’est pas inné&nbsp;»</em>. Forte de cette expérience, et alors que la Commission Médicale d’Établissement du CHR était en plein renouvellement, la cheffe de service y prend part pour&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>participer à la vie institutionnelle&nbsp;»</em>. Elle décide même de se présenter à la présidence de la CME,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>non sans interrogations&nbsp;»</em>&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Au départ, accéder à d'autres postes à responsabilité au-delà de la chefferie de service me paraissait peu concevable. Mais, avec mes enfants déjà grands et ma récente formation de médecin manager, j'étais déjà plus encline à prendre ce type de responsabilités&nbsp;»</em>, confie la Dr Marie-France Olieric. Alors que moins de 5 % des présidents de CME sont des femmes de moins de 45 ans[[1]]url:applewebdata://581A1232-0A8E-4E9D-B8D5-3C0BCD0CCB25#_ftn1 , la cheffe de service est élue à la tête de celle du CHR de Metz-Thionville en juin 2020.&nbsp; <br />   <br />  Rapidement, et malgré la crise sanitaire, la nouvelle présidente engage plusieurs actions en faveur de l’égalité femmes-hommes au sein de l’établissement. En avril 2021, le CHR signe ainsi la Charte de l’égalité professionnelle femmes-hommes avec l’association Donner des ELLES à la santé. La même année sont aussi créés un comité de pilotage Égalité, et une cellule de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Pleinement opérationnelle depuis novembre 2022, cette dernière permet aux victimes d’émettre une alerte via une adresse mail dédiée.&nbsp;<em>«&nbsp;Les six professionnels opérant dans cette cellule sont formés à ces problématiques. Un binôme prend alors contact avec la personne à l’origine de l’alerte pour lui venir en aide&nbsp;»,&nbsp;</em>détaille Marie-France Olieric. Durant les six&nbsp;premiers mois d’existence de la cellule, soit entre novembre 2022 et mai 2023, six alertes ont été enregistrées.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>C’est à la fois peu et beaucoup&nbsp;»</em>, constate la présidente de la CME qui espère surtout que ce dispositif permettra de&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>libérer la parole&nbsp;pour que ce type d’actes disparaisse à terme&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Après les scandales de ces dernières années, qui ont touché bon nombre de secteurs, il n’y a pas de raison que l’hôpital ne se penche pas à son tour sur la question. Car notre microcosme n’est pas exempt de ce type de violences&nbsp;»</em>, martèle celle qui fait elle-même partie de l’association Donner des ELLES à la santé.&nbsp;  <div>&nbsp;  <hr align="left" size="1" width="33%" />  <div id="ftn1">[[1]]url:applewebdata://581A1232-0A8E-4E9D-B8D5-3C0BCD0CCB25#_ftnref1 &nbsp;La situation au 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2017 des «&nbsp;Éléments statistiques sur les présidents de Commission médicale d’établissement&nbsp;» du Centre National de Gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière, établit que 4,2 % des présidents de CME sont des femmes de moins de 45 ans.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>… Et présidente de l’association Donner des ELLES à la santé</b></div>
     <div>
      Fondée en 2020 avec, à sa tête, la Dr Géraldine Pignot, chirurgienne-urologue à l’Institut Paoli-Calmette de Marseille, Donner des ELLES à la santé s’est dès le départ donnée pour mission de promouvoir l’égalité femmes-hommes dans le monde du soin. L’association publie d’ailleurs chaque année son Baromètre de l’égalité, aux chiffres particulièrement éloquents. Ainsi, dans l’opus 2023, l’on apprend que 82 % des femmes du milieu hospitalier se sont déjà senties discriminées au cours de leur carrière, et que 30 % des femmes médecins déclarent avoir subi des gestes inappropriés à connotations sexuelles sans leur consentement. Par ce type d’initiatives – que l’on pourrait qualifier d’intérêt public –, Donner des ELLES à la santé entend donc&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>encourager le monde de la santé à changer son regard, pour sortir des stéréotypes&nbsp;et s'engager dans une démarche de mixité&nbsp;».&nbsp;</em>Une volonté et une ambition partagées par la Dr Marie-France Olieric, élue à la tête de l’association en novembre 2022.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Géraldine Pignot reste présidente d’honneur, et de nombreux vice-présidents sont là pour être des relais de l’association&nbsp;»</em>, complète la gynécologue en insistant sur&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>l’importance du collectif&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  Une stratégie d’autant plus importante que le sujet est complexe&nbsp;<em>«&nbsp;et nécessite l’implication de tous, professionnels de santé comme tutelles&nbsp;»</em>, ajoute la présidente qui a déjà pu identifier plusieurs leviers en faveur de l’égalité femmes-hommes. C’est notamment le cas des quotas, qui&nbsp;<em>«&nbsp;certes, ne sont pas forcément bien perçus, mais peuvent initier un renversement de tendance&nbsp;»</em>, confie la cheffe de service. Multipliant la signature de Chartes pour l’égalité tout en intervenant régulièrement auprès des différents acteurs de la santé, l’association Donner des ELLES à la santé met également en place des actions de prévention et de sensibilisation des professionnels.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Au quotidien, c’est aussi à nous, hospitaliers, de nous impliquer pour changer les choses au sein de nos structures&nbsp;»</em>, poursuit la Dr Marie-France Olieric qui, avec sa casquette de gynécologue, est aussi en première ligne pour tout ce qui a trait à la maternité des personnels hospitaliers.&nbsp; <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>Entre les internats, les clinicats et les différents postes qui s’en suivent, les jeunes médecins femmes ont l’impression que ce n’est “jamais le bon moment” pour faire des enfants. Certaines subissent même des pressions pour ne pas tomber enceintes&nbsp;»</em>, constate la présidente de CME.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>L’une des études réalisées par Donner des ELLES à la santé révèle même qu’une médecin sur six s’est déjà vu refuser un poste à responsabilité parce qu’elle avait des contraintes familiales ou qu’elle était “à risque de maternité”&nbsp;»</em>, ajoute la gynécologue qui plaide pour un remplacement systématique des congés maternité&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Mais ce n’est là qu’un point d’amélioration, qui doit s’inscrire dans une politique plus large en faveur de l’égalité, car celle-ci participe à une meilleure qualité de vie au travail et renforce l’attractivité de l’établissement auprès des professionnels de la santé&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Article publié dans l'édition de septembre d'Hospitalia&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-62-Le-temps-de-la-refondation_a3838.html" target="_blank">à lire ici.</a>  <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/76810534-55369603.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Portrait-Marie-France-Olieric-ou-l-hopital-face-au-defi-de-l-egalite_a3916.html</link>
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