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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-15T07:04:28+02:00</dc:date>
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   <title>Un second scanner au CHIC pour franchir une nouvelle étape dans le développement de l'offre en imagerie médicale</title>
   <pubDate>Mon, 28 Sep 2026 13:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Imagerie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un second scanner a été accueilli en juillet 2026 au sein du service d’imagerie médicale du CHIC. Son installation, ayant nécessité des travaux d’aménagement préalables à hauteur de 755 000 €, constitue une nouvelle étape majeure. La mise en service de ce second scanner, dont le coût annuel d’exploitation est estimé à 265 295 € (TTC) sur une période de 7 ans, permet aujourd’hui de mieux répartir les activités et de fluidifier les parcours. Avec désormais deux équipements complémentaires, l’imagerie médicale du CHIC dispose de capacités renforcées pour répondre aux besoins de l’ensemble des patients pris en charge au sein de l’établissement, tout en augmentant sa capacité à accueillir les patients adressés par les professionnels de santé du territoire.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/98181625-68379711.jpg?v=1790594811" alt="Un second scanner au CHIC pour franchir une nouvelle étape dans le développement de l'offre en imagerie médicale" title="Un second scanner au CHIC pour franchir une nouvelle étape dans le développement de l'offre en imagerie médicale" />
     </div>
     <div>
      Jusqu’à présent, l’activité reposait sur un seul scanner, qui devait répondre à l’ensemble des besoins de l’établissement : patients pris en charge aux urgences, patients hospitalisés, patients accueillis en hôpital de jour (HDJ) et consultants internes au CHI de Créteil. Cette organisation permettait également de répondre aux demandes du territoire, mais les capacités disponibles étaient nécessairement contraintes par la priorité donnée à ces différents flux de patients. La mise en service d’un second scanner permet aujourd’hui de mieux répartir les activités et de fluidifier les parcours. &nbsp;Le premier équipement peut continuer à répondre prioritairement aux besoins des urgences, des patients hospitalisés, et au développement de l’imagerie interventionnelle, tandis que le second offre une capacité supplémentaire dédiée notamment aux consultants externes. <br />   <br />  Cette organisation permet ainsi de préserver la réactivité nécessaire aux patients pris en charge au sein de l’établissement tout en augmentant les possibilités d’accueil des patients du territoire, dans une logique de complémentarité avec la médecine de ville. Doté de technologies récentes, notamment d’intelligence artificielle et d’imagerie spectrale, ce nouvel équipement permet d’améliorer la qualité diagnostique, d’optimiser les doses d’irradiation et d’adapter les protocoles aux différentes situations cliniques. Il apporte ainsi une réponse particulièrement pertinente pour des populations et des indications nécessitant une prise en charge adaptée, notamment en pédiatrie, en oncologie, en gériatrie et en imagerie thoracique et ORL.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dix ans d’évolution et de diversification de l’offre</b></div>
     <div>
      L’arrivée de ce second scanner s’inscrit dans une dynamique engagée depuis près de dix ans, au cours de laquelle le service d’imagerie médicale a progressivement modernisé ses équipements, développé de nouvelles compétences et élargi son offre de soins. Depuis 2016, cette évolution a accompagné les besoins croissants de l’établissement et les transformations des pratiques médicales, avec une volonté constante de proposer davantage d’examens et de prises en charge sur un même site. <br />   <br />  Cette dynamique s’est notamment traduite par :  <ul>  	<li class="list">Le développement de l’imagerie interventionnelle, avec l’augmentation des biopsies et des infiltrations réalisées sous guidage scanner</li>  	<li class="list">La mise en place de la biopsie sous IRM, permettant de proposer sur site une prise en charge spécialisée supplémentaire</li>  	<li class="list">L’augmentation progressive des vacations d’IRM, afin de répondre à une demande croissante et de limiter les délais d’accès à cet examen</li>  	<li class="list">Le développement de l’imagerie mammaire, avec notamment l’ouverture d’une seconde salle d’échographie mammaire et l’installation, en 2024, d’un nouvel équipement de mammographie</li>  	<li class="list">La création d’une salle hybride interventionnelle, renforçant les possibilités de prise en charge des patients dans le cadre de procédures guidées par l’imagerie de niveau A et B</li>  	<li class="list">La modernisation du secteur de radiologie conventionnelle, avec notamment l’installation d’une salle robotisée en 2022</li>  	<li class="list">Prochainement, l’arrivée d’un Cone Beam CT, qui viendra compléter le plateau technique et les possibilités diagnostiques du service.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une évolution au service du parcours patient</b></div>
     <div>
      Au fil de ces dix années, le développement de l’imagerie médicale a permis d’accompagner l’évolution de l’offre de soins de l’établissement. L’enjeu n’est pas uniquement de disposer d’équipements supplémentaires : il s’agit de construire une offre d’imagerie cohérente, diversifiée et accessible, permettant autant que possible aux patients de bénéficier sur un même site des examens nécessaires à leur prise en charge. Cette organisation facilite les parcours des patients hospitalisés comme des consultants internes et contribue à fluidifier les prises en charge, notamment dans les parcours nécessitant plusieurs examens ou l’intervention de différentes spécialités. <br />   <br />  Le développement de l’imagerie interventionnelle participe pleinement à cette évolution. En permettant de réaliser davantage de biopsies, d’infiltrations et de procédures guidées par l’imagerie sur site, le service contribue à éviter certains déplacements des patients et à rapprocher les actes spécialisés de leur lieu de prise en charge habituel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un service hospitalier ouvert sur son territoire</b></div>
     <div>
      Cette évolution s’est construite en réponse aux besoins de l’établissement, mais également dans une logique d’ouverture et de coopération avec la médecine de ville. L’objectif est aujourd’hui de franchir une nouvelle étape : le second scanner doit permettre d’augmenter les capacités disponibles et de renforcer l’accueil des patients adressés par les médecins du territoire, en complément de l’activité réalisée pour les patients hospitalisés et les urgences. Cette organisation répond à un enjeu essentiel : réduire les ruptures dans les parcours, limiter les déplacements des patients et favoriser une prise en charge coordonnée au sein de l’établissement, tout en maintenant les liens nécessaires avec les professionnels de santé de ville.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un plateau technique de pointe au CHIC</b></div>
     <div>
      Aujourd’hui, le service d’imagerie médicale constitue un plateau technique essentiel à l’activité de l’établissement. Il accueille quotidiennement des patients adultes et enfants, qu’ils soient hospitalisés, consultants externes ou pris en charge aux urgences. Son activité est étroitement intégrée à celle des différents services médicaux et médico-techniques du CHIC. L’imagerie intervient ainsi à de nombreuses étapes du parcours : dépistage, diagnostic, bilan préopératoire, suivi des pathologies chroniques ou oncologiques, surveillance thérapeutique, prise en charge en urgence, mais également réalisation d’actes interventionnels. Cette diversité d’activité nécessite un plateau technique évolutif, capable de répondre à des besoins très différents tout en garantissant qualité, sécurité, pertinence et accessibilité des examens. <br />   <br />  Depuis 2016, les investissements consacrés au renouvellement et au développement des équipements biomédicaux du service d’imagerie s’élèvent à près de 7,3 millions d’euros (acquisition et location).&nbsp;Ils témoignent de la volonté de l’établissement d’accompagner durablement l’évolution de l’offre d’imagerie et de disposer d’un outil adapté aux besoins actuels et futurs. Au-delà des équipements, cette évolution repose sur les compétences et l’engagement d’une équipe pluridisciplinaire, en collaboration permanente avec les médecins et les professionnels des différents secteurs de l’établissement. À l’avenir, l’ambition du service reste la même : anticiper les besoins, développer l’offre de soins, faciliter les parcours et permettre aux patients d’accéder, au plus près de leur lieu de vie, à une imagerie de qualité et adaptée à leurs besoins.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Le service d’imagerie médicale en quelques chiffres</strong>  <ul>  	<li class="list">54 professionnels non médicaux (ETP) : manipulateurs radio, secrétaires, aides-soignants, logisticien, infirmière</li>  	<li class="list">24 personnels médicaux (effectif physique, soit ~ 15 ETP)</li>  	<li class="list">80 500 actes d’imagerie réalisés en 2025</li>  	<li class="list">7,3 millions d’euros d’investissements (acquisition et location) depuis 2016</li>  	<li class="list">755 000 € de travaux d’aménagement pour le second scanner</li>  	<li class="list">265 295 € de coût annuel d’exploitation du second scanner sur 7 ans</li>  </ul>     <strong>Le plateau technique se compose de :</strong>    <ul>  	<li class="list">1 panoramique dentaire</li>  	<li class="list">6 échographes</li>  	<li class="list">1 IRM de dernière génération</li>  	<li class="list">2 scanners</li>  	<li class="list">2 salles de radiologie</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/98181625-68379711.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Un-second-scanner-au-CHIC-pour-franchir-une-nouvelle-etape-dans-le-developpement-de-l-offre-en-imagerie-medicale_a5260.html</link>
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   <title>Au CHU de Lille, un centre d’imagerie repensé pour fluidifier le parcours des patients</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Imagerie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ouvert depuis juillet dernier à proximité de l’hôpital Roger Salengro, le nouveau centre d’imagerie du CHU de Lille marque une avancée majeure dans la modernisation de l’offre diagnostique musculosquelettique. Pensé avec les équipes, accessible aux patients externes et doté d’équipements de très haute technologie, il transforme à la fois l’organisation des flux et les conditions de travail des professionnels.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96441478-67249396.jpg?v=1778154131" alt="Au CHU de Lille, un centre d’imagerie repensé pour fluidifier le parcours des patients" title="Au CHU de Lille, un centre d’imagerie repensé pour fluidifier le parcours des patients" />
     </div>
     <div>
      Depuis l’été&nbsp;2025, le Centre de consultation et d’imagerie de l’appareil locomoteur (CIAL) accueille ainsi un plateau d’imagerie entièrement dédié à l’activité externe. Implanté à quelques pas de l’hôpital Roger Salengro, ce site ultramoderne vise à simplifier l’accès aux examens spécialisés tout en rendant le parcours des patients plus lisible et plus fluide. Moins d’un an après son ouverture, l’activité est déjà soutenue, avec un volume proche de l’objectif fixé à 20 000&nbsp;actes musculosquelettiques et pédiatriques par an.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un centre ouvert vers l’extérieur</b></div>
     <div>
      Pour les équipes, l’objectif était clair&nbsp;: séparer les flux d’activité et simplifier l’orientation des patients.&nbsp;«<em> Auparavant, nous réalisions dans un même service les examens des patients hospitalisés, des hôpitaux de jour et des externes. Désormais, ce centre est exclusivement dédié à l’activité externe »</em>, explique le Pr Anne&nbsp;Cotten, cheffe du service de radiologie et d’imagerie musculosquelettique.&nbsp;Les patients hospitalisés et les actes interventionnels lourds restent pris en charge sur le site de&nbsp;Roger&nbsp;Salengro, tandis que les examens diagnostiques externes sont regroupés dans le nouveau centre. Une répartition qui améliore la lisibilité des parcours, tant pour les patients que pour les professionnels.&nbsp;Le centre dispose d’une entrée dédiée, permettant un accès direct à l’imagerie sans passer par les consultations hospitalières.&nbsp;<em>« Nous souhaitions aussi accueillir des patients qui ne sont pas forcément suivis au CHU, venus uniquement pour un examen d’imagerie »</em>,&nbsp;précise&nbsp;Anne&nbsp;Cotten. Cette ouverture s’appuie sur des modalités de prise de rendez-vous diversifiées, notamment en ligne, favorisant une montée en charge progressive de l’activité externe.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des équipements à la pointe de l’innovation </b></div>
     <div>
      Le plateau technique réunit en un même lieu l’ensemble des modalités d’imagerie musculosquelettique&nbsp;: radiologie conventionnelle, échographie, scanner et IRM. Sa création s’est accompagnée d’un important renouvellement technologique, avec l’installation d’équipements de dernière génération. Parmi eux, un scanner ultra-haute résolution – encore rare en France –,&nbsp;ainsi que deux IRM&nbsp;: une IRM 3 Tesla dédiée à l’imagerie musculosquelettique et une IRM 1,5&nbsp;Tesla spécifiquement adaptée à la prise en charge pédiatrique.&nbsp;Ces technologies offrent une résolution spatiale particulièrement fine.&nbsp;<em>« Grâce à l’intelligence artificielle, la qualité des images s’est nettement améliorée. L’IA permet notamment d’accélérer les acquisitions et de réduire les artefacts. Dans un CHU, disposer d’images d’une telle performance est essentiel »</em>, souligne&nbsp;Anne&nbsp;Cotten.&nbsp;Le centre renforce également son expertise en imagerie pédiatrique, aves des espaces et un environnement pensés pour les enfants. Des salles d’attente dédiées et un accompagnement personnalisé contribuent ainsi à créer un environnement rassurant, afin de limiter l’anxiété des jeunes patients et améliorer leur prise en charge.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une organisation repensée pour optimiser les flux</b></div>
     <div>
      La configuration des locaux a été entièrement revue pour fluidifier les parcours. Les circuits différenciés limitent les croisements de patients, tandis que la proximité des équipements permet d’enchaîner rapidement plusieurs examens si un complément diagnostique est nécessaire.<em>&nbsp;« Lorsqu’un doute apparaît à l’IRM, nous pouvons compléter immédiatement par une échographie ou un autre examen, </em>explique Anne&nbsp;Cotten.&nbsp;<em>L’objectif est d’éviter au maximum de faire revenir le patient ».</em>&nbsp;Cette nouvelle organisation permet également de libérer des créneaux sur le site de&nbsp;Roger&nbsp;Salengro pour développer les actes interventionnels complexes, tels que les vissages ou les thermoablations.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un projet construit avec les équipes </b></div>
     <div>
      &nbsp;La réussite du centre repose en grande partie sur la forte implication des professionnels tout au long du projet. Médecins, manipulateurs et cadres ont été associés aux choix des équipements, à la réflexion sur l’ergonomie des espaces et à l’organisation des flux.<em>&nbsp;« Les manipulateurs ont été impliqués dès le départ, y compris dans le choix des machines. C’est un véritable travail collectif »</em>, insiste Anne&nbsp;Cotten. Les locaux ont ainsi été intégralement repensés, avec une architecture favorisant à la fois des circulations fluides et une lumière naturelle,&nbsp;<em>« contribuant à allier efficacité et qualité de vie au travail »</em>, souligne la cheffe de service. Pour accompagner la montée en charge, notamment concernant l’accueil de patients externes, les effectifs ont également été renforcés avec le recrutement de onze manipulateurs, six médecins et deux secrétaires médicales.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un levier pour la recherche et l’innovation </b></div>
     <div>
      Au-delà de l’amélioration du parcours de soins, le centre constitue aussi un outil stratégique pour la recherche clinique. Les performances des équipements ouvrent de nouvelles perspectives dans l’étude des pathologies osseuses et musculosquelettiques. Plusieurs projets scientifiques sont déjà en cours, en particulier autour de l’analyse fine de la structure osseuse grâce au scanner ultra-haute résolution.&nbsp;«<em> Nous obtenons des images de l’os d’une qualité absolument remarquable, avec des applications potentielles par exemple dans la détection précoce de l’ostéoporose »</em>, indique le Pr&nbsp;Cotten. Après plusieurs années de réflexion, la concrétisation de ce centre représente donc une avancée majeure pour le CHU de Lille.&nbsp;«<em> C’est un projet que j’ai commencé à mener il y a presque dix ans.&nbsp;Aujourd’hui, nous disposons d’un outil extrêmement performant, dans un environnement de travail très agréable. C’est une véritable réussite pour toute l’équipe »</em>,&nbsp;conclut-elle.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/96441478-67249396.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Au-CHU-de-Lille-un-centre-d-imagerie-repense-pour-fluidifier-le-parcours-des-patients_a5053.html</link>
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   <title>Améliorer l’accès à l’imagerie diagnostique sur le territoire francilien : l’ARS Île-de-France délivre 345 autorisations d’IRM et de scanners sur 293 sites</title>
   <pubDate>Wed, 29 Oct 2025 13:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Imagerie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France a notifié les décisions d’autorisations d’imagerie diagnostique à 293 sites d’implantation, pour un total de 872 équipements matériels lourds désormais autorisés. Avec 22 nouvelles implantations (+7,5 %), les Franciliennes et Franciliens bénéficieront d’un meilleur accès à l’imagerie diagnostique notamment en Seine-et-Marne (77), dans les Yvelines (78), l’Essonne (91) et le Val-d’Oise (95). Le nombre d’IRM (imagerie par résonance magnétique) a augmenté de 31 % et celui de scanners de 24 % en moyenne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/92167475-64696280.jpg?v=1761740081" alt="Améliorer l’accès à l’imagerie diagnostique sur le territoire francilien : l’ARS Île-de-France délivre 345 autorisations d’IRM et de scanners sur 293 sites" title="Améliorer l’accès à l’imagerie diagnostique sur le territoire francilien : l’ARS Île-de-France délivre 345 autorisations d’IRM et de scanners sur 293 sites" />
     </div>
     <div>
      413 demandes de promoteurs avaient été déposées et ont été instruites et soumises à l’avis de la Commission spécialisée de l’organisation des soins (CSOS). Les décisions de l’ARS Île-de-France conduisent à la reconduction de 684 équipements d’imagerie en coupe qui étaient autorisés dans le cadre du régime antérieur et à l’exploitation de 114 IRM et 74 scanners supplémentaires sur la région Île-de-France, le parc étant désormais constitué de 484 IRM et de 388 scanners. <br />   <br />  Avec ces autorisations, la région Île-de-France présente une répartition des appareils de 55&nbsp;% d’IRM pour 45&nbsp;% de scanners, alors que la tendance au niveau national est inverse avec 45&nbsp;% d’IRM et 55&nbsp;% de scanners. Cette situation francilienne s’explique notamment par l’évolution technologique qui a permis une amélioration de la productivité de l’IRM (durée d’examen considérablement réduite, utilisation de l’intelligence artificielle, meilleure qualité d’image, algorithmes plus performants, interfaces plus intuitives, etc.). Les nouvelles générations d’IRM sont davantage polyvalentes et ergonomiques. Elles offrent ainsi une meilleure prise en charge en réponse aux besoins des patients (un large tunnel et la capacité de charge de table améliorée permettent ainsi la prise en charge des patients en surpoids, des améliorations ergonomiques pour la prise en charge des personnes âgées et des personnes fragiles, ainsi que pour la pédiatrie). <br />   <br />  La procédure s’est fondée sur les décrets du 16 septembre 2022 relatifs à l’imagerie diagnostique et sur les orientations du schéma régional de santé adopté dans le cadre du Projet régional de santé 2023-2028 de l’ARS.&nbsp;L’analyse des besoins a pris en compte l’impact des autorisations délivrées en 2021 et 2022 dans le cadre de deux procédures de besoins exceptionnels, ayant conduit à autoriser dans la période post-COVID 99 IRM (sur 99 nouveaux sites) et 44 scanners supplémentaires (sur 42 nouveaux sites).&nbsp;L’évolution de la réglementation a contribué à «&nbsp;assouplir&nbsp;» le régime des autorisations et à faciliter le développement de l’activité d’imagerie. Désormais, les promoteurs n’ont plus l’obligation de solliciter une nouvelle autorisation pour installer un équipement supplémentaire sur un site déjà autorisé, s’ils ne dépassent pas le seuil de 3 appareils sur ce site.&nbsp; <br />   <br />  La réforme a également encouragé l’homogénéisation des pratiques professionnelles en imagerie diagnostique en imposant les mêmes exigences techniques et qualitatives aux sites disposant d’équipements en imagerie diagnostique déjà fonctionnels, comme pour les sites-candidats désireux de créer une nouvelle activité. Il s’agit notamment d’encourager&nbsp;: <br />  &gt;&nbsp;Des projets médicaux privilégiant des vacations en « pôle d’organe » <br />  &gt;&nbsp;Des délais de rendu des résultats conformes aux référentiels <br />  &gt;&nbsp;L’accessibilité financière en secteur 1 sans dépassement d’honoraires <br />  &gt;&nbsp;L’organisation de la prise en charge des patients hospitalisés, urgents ou non programmés <br />  &gt;&nbsp;La participation des équipes à la permanence des soins <br />  ​&gt;&nbsp;L’implication sur le territoire de santé pour fluidifier les parcours de soins. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des objectifs de qualité qui feront l’objet d’une vigilance accrue de l’ARS Île-de-France</b></div>
     <div>
      Ces objectifs de qualité introduits dans la réforme des autorisations d’imagerie diagnostique, sont autant de points de vigilance qui sont suivis par l’ARS Île-de-France dans l’intérêt des patients et des usagers du système de santé. En vue de répondre pleinement aux objectifs du volet «&nbsp;Équipements d’imagerie en coupe&nbsp;» du schéma régional de santé, l’Agence a été et sera particulièrement vigilante à ce que les professionnels de santé et les centres d’imagerie&nbsp;:&nbsp; <br />  &gt;&nbsp;assurent l’accès à un plateau technique d’imagerie complet et polyvalent avec un recours équitable et gradué entre l’imagerie en coupe (IRM et scanner), l’échographie et la radiologie conventionnelle&nbsp;;&nbsp; <br />  &gt;&nbsp;garantissent l’équilibre du nombre de sites d’implantation et l’évolution favorable des ressources humaines, en particulier celle des manipulateurs en électroradiologie médicale (MERM). L’ARS travaillera à l’attractivité de la profession en concertation avec les représentants de la profession et la démocratie sanitaire. <br />  &gt;&nbsp;veillent à ce que les sites présentant trois équipements ou plus participent effectivement et pleinement à la permanence des soins&nbsp;;&nbsp; <br />  &gt;&nbsp;renforcent les coopérations pour la prise en charge de certaines pathologies et améliorent également l’utilisation et l’exploitation des équipements autorisés, par la mutualisation des ressources humaines, techniques et financières. <br />   <br />  Tous ces points de vigilance et prospectifs sont suivis par l’ARS Île-de-France dans l’intérêt des patients et des usagers du système de santé, dans des délais raisonnables et des réponses adaptées aux besoins de santé recensés et exprimés sur le territoire francilien. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/92167475-64696280.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Ameliorer-l-acces-a-l-imagerie-diagnostique-sur-le-territoire-francilien-l-ARS-Ile-de-France-delivre-345-autorisations-d_a4768.html</link>
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   <title>Un service d’imagerie réorganisé et modernisé</title>
   <pubDate>Mon, 22 Jul 2024 16:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Imagerie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans les Hauts-de-France, le Centre Hospitalier de la Région de Saint-Omer (CHRSO), dans le Pas-de-Calais, inaugurait, le 14 septembre dernier, son nouveau service d’imagerie médicale qui accueille aujourd’hui deux IRM et deux scanners. Une « réelle bouffée d’oxygène » pour les professionnels de santé comme pour les patients, nous explique le Docteur Guillaume Coudert, le chef de service.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80240814-57953229.jpg?v=1715624688" alt="Un service d’imagerie réorganisé et modernisé" title="Un service d’imagerie réorganisé et modernisé" />
     </div>
     <div>
      <strong>Après plusieurs années de travaux, le CHRSO a inauguré son nouveau service d’imagerie médicale en septembre dernier. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Guillaume Coudert&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Souhaitant réduire les délais de prise en charge pour les examens d’imagerie, le CHRSO a effectivement lancé en 2018 des travaux pour réorganiser le service d’imagerie médicale. En 2019, nous avons obtenu l’autorisation de déployer une IRM supplémentaire, ce qui nous a poussés à aller plus loin encore pour réaménager les locaux, de manière à créer une superficie supplémentaire de 350 m<sup>2</sup>&nbsp;et pouvoir ainsi faire fonctionner les deux IRM que nous comptions acquérir. La première IRM de 1,5 Tesla a été installée dès le mois d’août 2019, suivie d’une deuxième IRM de 3 Tesla en février 2020. Poursuivant sur cette lancée, nous avons aussi renouvelé les équipements de radiologie conventionnelle, avec le remplacement du scanner existant et l’autorisation d’un 2<sup>ème</sup>&nbsp;scanner en 2022. Au terme du projet, nous sommes donc aujourd’hui dotés de deux IRM, de deux scanners, de deux appareils mobiles de radiographie, ainsi que de deux salles de radiologie et d’une salle d’échographie.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Ces aménagements ont-ils entraîné une modification des flux&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Bien entendu. Aujourd’hui, la présence de deux scanners nous permet, par exemple, de distinguer le flux des patients externes, de celui des patients hospitalisés ou arrivés par les urgences. Cette différenciation offre plus de confort, pour les patients comme pour le personnel. Une panne sur l’un des équipements est également moins grave, car l’autre scanner peut alors prendre le relais. Disposer de deux machines est donc beaucoup plus sécurisant pour les patients, qui bénéficient en outre de délais de rendez-vous drastiquement réduits.&nbsp;Il est aujourd’hui possible d’obtenir un&nbsp;rendez-vous de scanner en moins d’une semaine, et parfois même du jour au lendemain. <br />   <br />  <strong><em>Quid</em></strong><strong>&nbsp;de l’IRM&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  La demande pour cette technologie est actuellement très forte. C’est pourquoi, bien que la présence des deux IRM nous ait permis de réduire les délais, ceux-ci peuvent encore être importants, en fonction du type d’examen et de l’organe contrôlé. Dans certains cas, il faut parfois attendre un mois et demi, voire deux mois, mais rarement au-delà. Quoi qu’il en soit, nous faisons notre possible pour répondre à la demande, tout en priorisant les examens les plus urgents. Le fait de disposer d’une IRM de 1.5 Tesla, et d’une autre de 3 Tesla, est d’ailleurs très intéressant, car elles sont complémentaires. Avec des aimants de puissance différente, nous bénéficions d’une plus grande polyvalence, mais aussi d’une meilleure qualité d’image, selon l’examen réalisé.&nbsp;
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80240814-57953250.jpg?v=1715624609" alt="Un service d’imagerie réorganisé et modernisé" title="Un service d’imagerie réorganisé et modernisé" />
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      <strong>Comment la période des travaux s’est-elle déroulée&nbsp;? A-t-il fallu fermer le service&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous avons pu maintenir notre activité durant quasiment toute la durée des travaux. Tout a été mené par étapes, ce qui a permis de limiter l’impact du chantier sur le fonctionnement du service, et notamment sur l’utilisation des scanners d’autant qu’ils avaient été changés à quelques mois d’intervalle&nbsp;– en novembre 2022, puis en mai 2023. Quelques jours de transition ont néanmoins été nécessaires au cœur de cette période, mais nous avons pu compter sur notre partenariat avec la Clinique de Saint-Omer, pour réaliser les examens durant ce court épisode. <br />   <br />  <strong>Revenons à la genèse du projet. Vous évoquiez la réduction des délais d’attente, mais d’autres objectifs étaient-ils également recherchés&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Il s’agissait, aussi, de répondre aux attentes des professionnels de l’établissement, avec des équipements plus modernes, qui permettent d’acquérir des images plus précises et de prendre en charge plus rapidement les patients. Le projet est donc finalement né de plusieurs constats, posés au fil des années. Et sa mise en œuvre n’a pas été aisée car il ne s’agissait pas seulement de restructurer notre service, et de renouveler ou d’élargir notre parc. Il faut aussi recruter et former des manipulateurs en électroradiologie médicale (MERM), un défi que nous sommes encore en train de relever. Et, bien que nous soyons sur la bonne voie, cela n’est pas facile, particulièrement pour les cadres. Les candidats formés viennent parfois à manquer. La problématique ne se limite d’ailleurs pas aux MERM. Pour que notre nouveau service puisse fonctionner de manière optimale, nous avons aussi besoin de radiologues. Or c’est aussi un métier sous tension. Nous sommes aujourd’hui plusieurs à exercer au sein du CHRSO mais, il fut un temps, un seul radiologue était présent.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment palliez-vous le manque de radiologues&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous avons principalement recruté des remplaçants, sur des contrats adaptés en fonction de leurs demandes. Tous n’exercent donc pas à plein temps, et cette flexibilité a joué en notre faveur en nous permettant de fidéliser ces médecins. Pour compléter notre équipe, nous accueillerons également, à partir du mois de juin, un praticien stagiaire associé, diplômé en Algérie et qui a réussi les épreuves de vérification des connaissances (EVC). Il exercera pendant deux ans au sein de notre service pour se former aux spécificités françaises. Et puis, si nous ne pouvons pas traiter une demande, par exemple formulée dans un contexte d’urgence, notre établissement dispose aussi d’un outil de téléradiologie. Les images acquises sur site peuvent ainsi être transmises à un organisme externe, qui interprète les résultats et génère le compte-rendu. Ce système peut se révéler particulièrement utile, mais nous essayons tout de même d’en limiter l’utilisation, à la fois pour des raisons financières et pour conserver une proximité clinique, que ce procédé n’autorise clairement pas.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  L’installation des nouveaux équipements a été une réelle bouffée d'oxygène pour tous les professionnels du service, qui ont également pu bénéficier du déploiement de technologies complémentaires pour accompagner ce changement. Je pense par exemple ici à la prise de rendez-vous en ligne, ou à la reconnaissance vocale utilisée pour la rédaction des comptes-rendus. Ce sont des avancées bien réelles pour les équipes, qui peuvent ainsi se recentrer sur les patients. Cela étant dit, bien qu’elles apportent une aide indéniable, il n’en faut pas moins disposer de suffisamment de professionnels sur site, pour prendre en charge les patients en proximité et dans les meilleures conditions possibles, car notre pratique est toujours plus précise et plus exigeante.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #65, édition de mai 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-65-Les-innovateurs-investissent-l-hopital_a4100.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
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   <title>Une révolution technologique permanente</title>
   <pubDate>Wed, 15 May 2024 17:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Imagerie]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Né en 1946 à Tunis, le Docteur René Bokobza est médecin radiologue depuis 1977. Vouant une véritable passion à un métier qui lui permet de conjuguer les techniques les plus pointues avec le contact humain de la pratique médicale, il évoque, pour Hospitalia, les grandes avancées de l’imagerie médicale auxquelles il a eu « la chance » d’assister, mais aussi celles qui émergent aujourd’hui et ses effets sur une discipline en évolution perpétuelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80240845-57953301.jpg?v=1715624926" alt="Une révolution technologique permanente" title="Une révolution technologique permanente" />
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      <em>«&nbsp;Diplômé en 1977, j’exerce en tant que radiologue libéral et&nbsp;ai eu la chance, au cours des quarante dernières années, d’assister à des révolutions que je n’aurais jamais imaginées au départ&nbsp;»,&nbsp;</em>note le Dr René Bokobza, médecin radiologue en région parisienne. La spécialité est en effet celle ayant le plus bénéficié des progrès technologiques, particulièrement depuis l’essor de l’informatique au tournant des années 1970, qui a elle-même permis de reconstituer, en deux ou trois dimensions, les images acquises en coupe anatomique.&nbsp;<em>«&nbsp;Je me souviens, par exemple, de l’arrivée de l’échographie ultrasonore qui, si elle a vu le jour au cours des années 1950, a véritablement trouvé sa place dans la pratique obstétricale durant les années 1970 avec la naissance de la première sonde échographique. Les gynécologues-obstétriciens ont ainsi pu disposer d’une technologie indolore pour pouvoir observer, en toute sécurité, les contours et les organes du bébé. C’est aujourd’hui devenu une pratique courante, par ailleurs indispensable pour suivre la bonne évolution d’une grossesse. Mais à l’époque, c’était quelque chose de totalement inouï&nbsp;!&nbsp;»</em>, raconte-t-il.&nbsp;
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     <div><b>Le tournant de la décennie 1970-1980</b></div>
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      Les années 1970 ont aussi été celles de l’arrivée du scanner, fruit d’un mariage heureux entre la tomographie et la numérisation informatique – ses inventeurs, l’ingénieur anglais Godfrey Newbold Hounsfield et le mathématicien sud-africain Allan McLeod Cormack, ont d’ailleurs reçu, en 1979, le prix Nobel de médecine pour cette découverte. Durant cette même décennie émerge aussi l’imagerie par résonance magnétique, ou IRM. Basée sur le phénomène de résonance magnétique nucléaire, elle utilise des champs magnétiques produits par de puissants aimants pour révéler les détails anatomiques des tissus mous.&nbsp;<em>«&nbsp;Avec l’IRM, nul besoin d’irradier le patient&nbsp;! C’est là une différence majeure avec le scanner, qui impose un suivi dosimétrique précis. L’IRM est donc, à mon sens, la reine des techniques, d’autant qu’elle a continué à évoluer&nbsp;»</em>, sourit-il en évoquant l’arrivée de l’IRM fonctionnelle dans les années 1990.&nbsp; <br />   <br />  Cette nouvelle modalité, qui&nbsp;<em>«&nbsp;repose sur le niveau d’oxygénation du sang, permet de ‘voir le cerveau travailler’&nbsp;»</em>, explique le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).&nbsp;<em>«&nbsp;Lorsque j’ai commencé à exercer, l’imagerie cérébrale était une pratique très envahissante, par ailleurs non dénuée de risques, alors qu’elle permettait seulement de voir les contours du cerveau, et peut-être un peu d’artériographie. Avec l’IRM fonctionnelle, nous pouvons non seulement observer tous les détails du cerveau, mais aussi la manière dont il se comporte, en temps réel, face à des stimuli visuels, auditifs ou sensitifs. C’est absolument miraculeux&nbsp;»</em>, réagit le Dr Bokobza. Le scanner et l’échographie conservent, bien sûr, leurs indications, mais&nbsp;l’IRM, qui&nbsp;est&nbsp;indolore et sans danger,&nbsp;<em>«&nbsp;est vraiment la technique à mon&nbsp;sens vouée à s’imposer, particulièrement avec l’intelligence artificielle qui s’y greffe. Elle va tout envahir&nbsp;!&nbsp;»</em>, poursuit-il.
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     <div><b>Une nouvelle ère ouverte par l’intelligence artificielle</b></div>
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      Dans le monde de la santé, l’intelligence artificielle a effectivement trouvé ses premières applications au sein de l’imagerie médicale. En tirant parti des algorithmes d’apprentissage automatique, les systèmes d’IA peuvent analyser des images avec rapidité et précision, contribuant ainsi à l’identification de maladies à un stade précoce, qu’il peut être difficile de détecter par des méthodes traditionnelles.&nbsp;<em>«&nbsp;Les microcalcifications, par exemple, peuvent être difficiles à voir dans une mammographie de dépistage ‘classique’. Il faut souvent sortir la loupe, ce qui est long et fastidieux, mais aussi potentiellement source d’erreurs. L’IA, pour sa part, les détecte sans ne quasiment jamais se tromper&nbsp;! L’examen est ainsi plus rapide et plus sûr. En ce qui me concerne, je ne peux plus m’en passer&nbsp;»</em>, souligne René Bokobza. Pour autant, insiste-t-il, la technique ne remplace pas le radiologue.&nbsp;<em>«&nbsp;L’IA porte mal son nom, car il ne s’agit somme toute pas d’une intelligence au sens humain du terme. L’algorithme se contente de comparer les images soumises avec les informations colligées dans une base de données, à la recherche de similarités. C’est un système apprenant&nbsp;: plus il a digéré d’images, plus sa précision s’améliore. Mais ce n’est pas un système qui réfléchit&nbsp;»</em>, poursuit-il.&nbsp; <br />   <br />  Cette technologie, dont les applications s’étendent de manière exponentielle, est donc vouée à venir de plus en plus en appui au radiologue, pour l’assister dans son exercice quotidien.&nbsp;<em>«&nbsp;Mais tout faire faire par la machine relève encore de la science-fiction. Et même si cela devient un jour possible, est-ce réellement souhaitable&nbsp;?&nbsp;»</em>, s’interroge le Dr Bokobza en évoquant la télémédecine qui, si elle a de nombreux avantages et constitue un bon remède pour faire face à la désertification médicale,&nbsp;<em>«&nbsp;enlève déjà quelque chose d’essentiel au patient&nbsp;: le dialogue avec le médecin qui, souvent, dépasse la pathologie pour laquelle il consulte. La consultation en présentiel est, aussi, une forme de psychothérapie inconsciente&nbsp;pour le patient, qui ne se livre pas de la même manière lors d’une téléconsultation. Quels que soient les progrès qui surviendront, ce temps d’échange, cette écoute bienveillante qui fonde notre humanité, ne pourront jamais être délégués à la machine&nbsp;»</em>.
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     <div><b>Le facteur humain, principal défi de l’imagerie médicale</b></div>
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      Toujours est-il que l’IA, estime-t-il, vient&nbsp;<em>«&nbsp;à point nommé&nbsp;»</em>&nbsp;pour réduire les délais d’attente des examens d’imagerie médicale, d’autant que la spécialité connaît d’importantes pénuries.&nbsp;<em>«&nbsp;La technologie&nbsp;permet de prendre plus de patients en charge mais, comme je le disais plus haut, elle&nbsp;ne peut pas tout faire. Il faut plus de médecins&nbsp;»</em>, insiste-t-il. Il est toutefois quelque peu inquiet car, malgré l’ouverture du numerus clausus – dont les effets ne seront visibles que dans cinq à dix ans –, les jeunes générations semblent moins enclines à se diriger vers l’imagerie médicale, peut-être par crainte de voir le métier disparaître avec le développement de l’IA.&nbsp;<em>«&nbsp;Un travail pédagogique est nécessaire pour mieux informer sur la complémentarité entre intelligence humaine et intelligence artificielle&nbsp;»</em>, préconise le radiologue, en rappelant qu’il est difficile, sinon impossible, de prendre correctement les patients en charge sans imagerie médicale. Le champ d’exploration de la discipline a effectivement&nbsp;<em>«&nbsp;explosé&nbsp;»</em>&nbsp;: elle a envahi toutes les spécialités médicales, la neuropsychiatrie ne peut plus se passer de l’IRM, l’imagerie cardiaque a révolutionné la pratique de la cardiologie, le suivi obstétrical ne se conçoit plus sans échographies… Mais cette évolution n’est pas sans effets sur l’organisation de la profession.&nbsp;<em>«&nbsp;Il n’y a plus, aujourd’hui, de radiologue véritablement généraliste. L’imagerie médicale est une discipline de surspécialistes, ce qui aggrave le déficit démographique et rend les avancées de l’IA encore plus précieuses&nbsp;»</em>, indique René Bokobza.
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     <div><b>Des perspectives toujours plus enthousiasmantes</b></div>
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      Et les progrès se poursuivent, permettant d’imaginer toujours plus d’applications.&nbsp;<em>«&nbsp;Vous connaissez la radiologie interventionnelle, une méthode mini-invasive qui s’impose, dans certaines indications, comme une alternative au traitement chirurgical conventionnel, avec des résultats déjà bluffants. Nous assistons désormais au développement d’une autre technique novatrice, celle de ‘l’avatar’, qui est également à cheval entre l’imagerie médicale et la chirurgie&nbsp;»</em>, raconte-t-il en décrivant une méthode aujourd’hui portée par un spin-off de l’Institut Pasteur et de l’Institut Curie.&nbsp;<em>«&nbsp;Il s’agit, concrètement, de créer un avatar 3D du corps du patient. Grâce à la réalité virtuelle, les chirurgiens peuvent agir avec cet avatar pour bien comprendre l’anatomie spécifique de chacun. Ils se ‘promènent’ à l’intérieur du corps, un peu comme dans un jeu vidéo, pour préparer finement l’intervention. La réalité augmentée permet ensuite de guider leurs gestes pendant la chirurgie&nbsp;»</em>, explique-t-il. Des expérimentations sont déjà en cours dans des hôpitaux nord-américains et européens pour tester cette technologie de rupture, qui a d’ailleurs été lauréate de l’accélérateur de l’EIC, l’<em>European Innovation Council</em>, le programme d’innovation phare de l’Europe.&nbsp;<em>«&nbsp;J’ai certes assisté à des avancées majeures en quarante ans, mais les décennies à venir seront sans doute encore plus exaltantes. L’imagerie médicale continuera de faire des bonds considérables, c’est vraiment très enthousiasmant&nbsp;!&nbsp;»</em>, conclut-il. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #65, édition de mai 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-65-Les-innovateurs-investissent-l-hopital_a4100.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80240845-57953331.jpg?v=1715624916" alt="Une révolution technologique permanente" title="Une révolution technologique permanente" />
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      <strong><em>Quo Vadis&nbsp;?</em>&nbsp;Quand la science sert la quête des origines</strong> <br />   <br />  Du Big Bang à nos jours, l’information de ce qui s’est passé a été conservée intacte malgré d’innombrables transformations. Sa redécouverte n’a été rendue possible qu’avec l'avènement du cerveau humain, seul organe capable d'interroger l'univers.&nbsp;<em>«&nbsp;De la grotte de Lascaux à Picasso, du premier silex à la navette spatiale, des druides et des chamans à Bergson, tout est issu du cerveau humain. Il est la seule source de tous les épisodes de l’histoire de l’humanité, depuis son apparition il y a environ 300&nbsp;000 ans. Ce que je trouve captivant, c’est que plus le cerveau humain permet d’avancées scientifiques, plus celles-ci sont mises à profit pour repousser les limites de notre connaissance du passé&nbsp;»</em>, explique René Bokobza. Se penchant sur ce désir irrépressible qu’a l’humanité d’essayer de comprendre d’où elle vient et vers où elle va, il a publié&nbsp;<em>Quo Vadis&nbsp;? (Où vas-tu humanité&nbsp;?)</em>, un voyage intellectuel éclairant qui entend inciter le lecteur à repenser sa place dans l’histoire de l’univers. Un changement de perspective pour donner du sens au monde dans lequel nous vivons. <br />   <br />  <strong><em>&gt;&nbsp;BOKOBZA, René, «&nbsp;Quo Vadis&nbsp;?&nbsp;», Édition Les Impliqués, essai 244 pages, 28 euros.</em></strong> <br />  <strong><em>Plus d’informations sur&nbsp;<a class="link" href="https://www.renebokobza.fr/" target="_blank">https://www.renebokobza.fr</a>  </em></strong>
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