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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Le CHU de Clermont-Ferrand ouvre une structure unique pour prévenir les risques liés aux produits de santé</title>
   <pubDate>Wed, 06 May 2026 11:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le CHU de Clermont-Ferrand ouvre MoSIRIS, un nouvel hôpital de jour dédié à la prévention du risque iatrogène médicamenteux, au sein du site Gabriel-Montpied.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96422131-67237864.jpg?v=1778061701" alt="Le CHU de Clermont-Ferrand ouvre une structure unique pour prévenir les risques liés aux produits de santé" title="Le CHU de Clermont-Ferrand ouvre une structure unique pour prévenir les risques liés aux produits de santé" />
     </div>
     <div>
      Le risque iatrogène désigne les évènements indésirables liés aux soins et plus particulièrement ceux associés à l’usage des médicaments. Il peut résulter d’une prescription inadaptée, d’interactions médicamenteuses, d’une accumulation de traitements ou encore d’une inadéquation entre les thérapeutiques et l’état clinique du patient. Ce risque est accru dans des situations complexes, notamment chez les personnes polymédiquées, atteintes de plusieurs pathologies chroniques, fragiles ou âgées. Sa prévention constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un hôpital de jour pour prévenir la iatrogénie médicamenteuse</b></div>
     <div>
      MoSIRIS, se positionne comme un dispositif innovant dédié à la sécurisation et à la pertinence de la prise en charge médicamenteuse. En une demi‑journée, sans hospitalisation complète, les patients bénéficient d’une évaluation globale et coordonnée de leur situation thérapeutique et de leur état de santé. L’objectif est d’identifier les situations à risque, d’optimiser les traitements lorsque cela est nécessaire, de s’assurer de leur pertinence au regard de l’état clinique et des objectifs de soins, et de prévenir la survenue d’événements indésirables médicamenteux évitables, dans une logique d’amélioration de la qualité de vie et de maintien de l’autonomie. <br />   <br />  Porté par une équipe pluridisciplinaire, MoSIRIS s’inscrit dans un modèle de coordination renforcée entre l’hôpital et les professionnels de santé de ville. Chaque passage donne lieu à une synthèse claire et opérationnelle, remise au patient puis transmise à son médecin traitant et à son pharmacien, garantissant la continuité du suivi et une prise en charge réellement intégrée. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un dispositif ouvert aux patients les plus à risque</b></div>
     <div>
      Le dispositif s’adresse en priorité aux patients en situation de polymédication, recevant des traitements complexes ou à risque, présentant une fragilité ou des difficultés dans la gestion de leur traitement, ou nécessitant une réévaluation thérapeutique à la suite d’une hospitalisation. L’orientation peut être réalisée par un praticien hospitalier, un médecin libéral ou un pharmacien d’officine, notamment lors d’un dépistage du risque iatrogène au cours d’une consultation ou d’une hospitalisation. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un engagement pour la qualité et la sécurité des soins</b></div>
     <div>
      En renforçant la coordination entre l’hôpital et les soins de ville, MoSIRIS contribue à un parcours de santé plus sûr et plus pertinent et mieux coordonné. Le dispositif participe à la réduction des événements indésirables évitables et à une meilleure sécurisation des prescriptions, au bénéfice direct des patients. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Aux HCL, un "Hub prévention" innovant pour faire des patients les acteurs de leur prise en charge</title>
   <pubDate>Wed, 22 Apr 2026 18:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Première cause de mortalité au monde, les maladies cardiovasculaires ne sont pas une fatalité : le comportement du patient peut tout changer. Modifiant l’approche du soin, les HCL ont décidé de mettre en place un accompagnement personnalisé des patients en créant un "Hub prévention", un dispositif innovant et pluridisciplinaire, pour agir durablement sur les facteurs de risques de maladies cardiovasculaires - ainsi que d’autres maladies métaboliques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96199826-67111590.jpg?v=1776875892" alt="Aux HCL, un "Hub prévention" innovant pour faire des patients les acteurs de leur prise en charge" title="Aux HCL, un "Hub prévention" innovant pour faire des patients les acteurs de leur prise en charge" />
     </div>
     <div>
      D’après&nbsp;l’<a class="link" href="https://www.who.int/fr/health-topics/cardiovascular-diseases#tab=tab_1" target="_blank">Organisation Mondiale de la Santé</a>, les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès au niveau mondial. En 2022, 19,8 millions de personnes en sont mortes, soit environ 32 % de tous les décès recensés. En ajoutant les maladies dites « métaboliques » comme le diabète, certains cancers et les maladies respiratoires chroniques, les pathologies "non-transmissibles" sont responsables, au total, de près de trois-quarts des décès dans le monde. Or, une large part de ces maladies est liée à des facteurs de risque comportementaux modifiables : tabagisme, sédentarité, alimentation déséquilibrée, stress… <br />   <br />  Reconnue comme essentielle pour y faire face, la prévention se heurte, pour sa part, à de nombreux obstacles : méconnaissance par les patients, difficultés d’accès à une information fiable, objectifs perçus comme inatteignables, consultations spécialisées (diététique, activité physique adaptée) chères et/ou mal remboursées, manque de temps et/ou de formation des professionnels de santé, prise en charge fragmentée… Même après la survenue d’un premier événement clinique, la réalité du terrain reste décourageante : six mois après un infarctus ou une revascularisation, 55% des fumeurs continuent de fumer, 42 % des hypertendus n’atteignent pas leurs objectifs et 38 % des obèses ne perdent pas de poids. Autre phénomène, l’inobservance thérapeutique : plus de la moitié des patients abandonnent ou prennent de façon variable leur traitement, ce qui contribue à 9% des événements cardiovasculaires en Europe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>40% des incidents cardiovasculaires pourraient être évités avec un autre comportement</b></div>
     <div>
      <em>« Pour nous, professionnels de santé, ces situations sont d’autant plus frustrantes qu’elles sont souvent évitables. Plus de 40% des accidents cardiovasculaires pourraient être prévenus par une modification du mode de vie. Pourtant, au quotidien en consultation, nous constatons combien il est difficile d’accompagner durablement les patients dans ces changements. Ces constats nous ont conduits à imaginer une nouvelle approche : un lieu transversal, avec une prise en charge holistique et pluridisciplinaire, débutant à l’hôpital et se poursuivant en ville. L’objectif est d’aider les patients à transformer durablement leurs habitudes, en renforçant leur « pouvoir d’agir » pour qu’ils deviennent pleinement acteurs de leur santé »</em>, décrit le Pr Hélène THIBAULT, cardiologue à l’hôpital Louis Pradel-HCL, à l’origine de la création du&nbsp;<a class="link" href="https://www.chu-lyon.fr/hub-lieu-unique-prevenir-maladies-cardiovasculaires-ameliorer-sante" target="_blank">"Hub prévention"</a> &nbsp;aux côtés du Dr Cyrille BERGEROT (cardiologue), des Prs Sybil CHARRIERE (médecin en nutrition) et Laura MECHTOUFF (neurologue vasculaire). <br />   <br />  Officiellement inauguré en mars 2026, ce "Hub prévention" a d’abord été un projet lauréat de&nbsp;l’<a class="link" href="https://teamhcl.chu-lyon.fr/innovation" target="_blank">Appel à projets innovants des HCL</a>, qui, chaque année, récompense les meilleures idées novatrices conçues au sein du CHU. Car il s’agit bien d’une innovation, presque un changement de paradigme, avec un service pensé en dehors des filières de soins traditionnelles. Composé d’une équipe pluridisciplinaire rarement réunie, le Hub propose une prise en charge, sur une journée complète, entièrement personnalisée, pluridimensionnelle et impliquante. Cet "hôpital de jour de prévention" transforme ainsi le patient en acteur de sa prise en charge, dans une structure inédite en France. Situés au cœur de l’hôpital Louis Pradel-HCL, ses locaux, dédiés aux patients, ont d’ailleurs été conçus en concertation avec des patients eux-mêmes, dans un esprit accueillant, chaleureux et favorisant leur autonomie. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Un lieu conçu pour et par les patients</strong> <br />   <br />  C’est l’une des particularités du Hub. Conçu pour les patients, il l’a été aussi par les patients eux-mêmes, dans le cadre du <a class="link" href="https://www.chu-lyon.fr/partenariat-et-experience-patient-en-sante" target="_blank">programme PEPS</a>  (Partenariat Expérience Patient en Santé) des HCL. Dès l’origine du projet, trois "patients-partenaires", Martine, Christophe et Sandrine, se sont plus particulièrement impliqués, répondant à l’appel du Pr THIBAULT et de ses équipes. <em>« L’idée de participer à la création du Hub m’a tout de suite séduit. C’était une belle occasion de faire bénéficier de ma propre expérience, de mettre mon ressenti, mon propre cheminement au service de cette structure, auprès de patients atteints par les mêmes pathologies que moi, pour les pousser vers une guérison plus rapide »</em>, relate Christophe. <br />   <br />  En collaboration avec les professionnels de santé, les trois patients ont notamment travaillé sur l’aménagement du lieu, en choisissant un mobilier coloré et chaleureux, à l’image du canapé jaune vif de la salle d’accueil. Ils ont aussi contribué à la construction des parcours, en axant sur l’autonomie. <em>« Pendant sa journée au Hub, le patient est actif et participe ; il réchauffe son repas, par exemple, il n'est pas dans un lit à attendre qu’on lui serve son plateau </em>», explique le Pr THIBAULT. Tous les trois porteurs d’au moins deux facteurs de risques cardiovasculaires ou métaboliques, ils ont surtout participé à l’élaboration de questionnaires sur les profils des patients, qu’ils ont eux-mêmes testés en figurant parmi les tout premiers participants au dispositif. Par la suite, leurs retours ont conduit à de nouveaux ajustements dans l’organisation du dispositif. <em>« Notre contribution personnelle a été modeste. Le Hub est avant tout une œuvre collective. Mais, je suis très heureuse d'avoir pris part à cette belle aventure. Elle est arrivée au moment où je remettais en question mon mode de vie et elle m'a confortée dans mes choix. J’espère maintenant que de plus en plus de patients emprunteront ce chemin »</em>, conclut Martine. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un parcours structuré sur 6 mois</b></div>
     <div>
      Ouvert de façon expérimentale deux jours par semaine (mardi et jeudi) depuis fin septembre 2025, le Hub a depuis accueilli, essentiellement, des patients suivis aux HCL, en prévention secondaire ou tertiaire - ayant déjà subi un incident cardiovasculaire. Mais, l’objectif est désormais de recevoir, également,&nbsp;<a class="link" href="https://teamhcl.chu-lyon.fr/adresser-patients-hub-prevention-cardiovasculaire-metabolique" target="_blank">des patients de ville, sur adressage de professionnels</a>, et plus en amont, avant même la survenance de tout événement. Seul critère pour tous les patients admissibles, présenter au moins deux facteurs de risques cardiovasculaires ou métaboliques modifiables : tabagisme, anxiété/dépression, surpoids/obésité, sédentarité/faible niveau d’activité physique, diabète de type 2, hypertension artérielle, dyslipidémies… <br />   <br />  Concrètement, le parcours du Hub est structuré sur six mois et articule temps hospitaliers et suivi à domicile, en lien étroit avec les professionnels de santé de ville. Une fois le patient entré - de façon volontaire - dans le dispositif, tout commence par un appel avec l’infirmière de coordination pour cerner ses besoins et construire un parcours sur mesure. Vient ensuite une première journée au Hub, au cours de laquelle il rencontre plusieurs professionnels de l’équipe pluridisciplinaire : médecins de différentes spécialités (cardiologue, endocrinologue, médecin vasculaire), diététiciennes, addictologues, psychologues, psychiatres, pharmaciens et enseignants en activité physique adaptée. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Après six mois d’expérimentation, des premiers retours très positifs</b></div>
     <div>
      Le patient construit alors lui-même ses objectifs avec les professionnels de santé pour les six mois à venir, dans une démarche délibérément active. À l’issue de cette journée, un suivi régulier est maintenu : appels téléphoniques motivationnels, messages, contacts de l’infirmière à un et trois mois. À six mois, le patient revient pour une nouvelle journée de consultations ciblées et une synthèse médicale, avant de sortir du dispositif avec des relais identifiés - associations sportives, professionnels de santé de proximité - pour pérenniser les changements amorcés. L’équipe reste disponible si le patient ou son médecin généraliste souhaitent un retour ponctuel. <br />   <br />  Si le parcours est individualisé, les professionnels du Hub proposent, en complément, la tenue de certains ateliers en groupe, notamment celui sur la compréhension des facteurs de risques, qui se déroule sous la forme d’un jeu participatif. <em>« Nous croyons beaucoup aux ateliers collectifs. Ils offrent la possibilité de discuter, de se sentir moins seuls face à une problématique et de trouver de la motivation ensemble. Les consultations individuelles restent essentielles, mais ce mix des deux apporte une réelle force au parcours »</em>, souligne le Dr Cécile BAILLY, médecin vasculaire, qui assure la responsabilité de l’organisation du Hub aux côtés du Pr Hélène THIBAULT, cheffe de service. <br />   <br />  Au cours des six mois d’expérimentation, de fin septembre à fin mars, la structure a accueilli plus de 120 patients, avec une quasi-parité (51% de femmes), ainsi qu’une diversité d’âges (34 à 83 ans) et de profils socio-professionnels (56 % de retraités, 20 % d'actifs et 19 % sans activité professionnelle). 96 % de ces patients ont suivi un parcours intégrant l'activité physique adaptée et la diététique. Les autres interventions concernent l'addictologie (18 %), la pharmacie (11 %), la gestion du stress (18 %) et la santé mentale (14 %). Dans les tout prochains jours, les premiers résultats concrets, après six mois d’accompagnement pour les premiers patients entrés dans la démarche, permettront de juger de l’efficacité réelle du dispositif et de procéder à d’éventuels ajustements. Mais, d’après les questionnaires de satisfaction remis à chaque participant à l’issue de leur journée initiale passée au Hub, les premiers retours s’avèrent très positifs. Les patients plébiscitent l’aspect <em>« hors cadre »</em> et <em>« chaleureux »</em> du lieu, dans lequel ils se sentent <em>« comme à la maison »</em>. Surtout, la compréhension des enjeux est très concrète : au terme de la journée, 98 % des participants estiment que leurs objectifs de santé sont clairs. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Faire du Hub un centre pilote en matière de prévention sur le territoire lyonnais</b></div>
     <div>
      A court terme, les professionnels espèrent ainsi pouvoir monter en puissance. A partir de septembre 2026, l’objectif sera d’atteindre 400 patients par an, soit une dizaine par semaine, en accueillant davantage de personnes en prévention primaire, de patients venus de la médecine de ville - grâce à des collaborations à venir avec&nbsp;les <a class="link" href="https://teamhcl.chu-lyon.fr/pro-sante" target="_blank">communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)</a>  du territoire&nbsp;-, mais aussi de professionnels des HCL, à qui un parcours est également proposé via la médecine du travail, dans le souci de « prendre soin de ceux qui soignent ». Une autre ambition est de pouvoir attirer les patients les plus vulnérables, ceux chez qui les facteurs de risques sont les plus développés. <em>« Nous avons construit un modèle de financement original, pensé pour être durable, qui nous permet de nous autofinancer. Cela garantit l’accès au Hub à tous les patients qui en ont besoin, quelle que soit leur situation financière. Pouvoir élargir la prévention à tous, de façon équitable, représente quelque chose de très important pour nous »</em>, affirme le Pr Hélène THIBAULT. <br />   <br />  A plus long terme, le Hub prévention des HCL, pionnier du genre en France, vise à devenir un véritable centre pilote en matière de prévention pour l’ensemble des acteurs de santé de la région. Ses responsables prévoient, pour cela, de partager, dès que possible, leurs outils, méthodes et résultats avec d’autres établissements, en synergie avec les universités et les équipes de recherche locales, notamment celles des laboratoires&nbsp;<a class="link" href="https://carmen.univ-lyon1.fr" target="_blank">CarMen</a> &nbsp;et&nbsp;<a class="link" href="https://www.reshapelab.fr/fr" target="_blank">RESHAPE</a> &nbsp;qui sont associés au dispositif sur le versant recherche. En parallèle, ils entendent aussi, et surtout, diffuser une culture de la prévention au-delà des murs du CHU, en renforçant la formation des professionnels de santé du territoire, ainsi qu’en se rendant au contact direct de la population, dans une démarche "d’aller vers". Ce sera notamment le cas avec la participation d’une équipe du Hub à l’opération <a class="link" href="https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/les-bus-du-coeur.php" target="_blank">"Bus du Cœur des Femmes"</a>, les 27, 28 et 29 mai prochains, à Décines-Charpieu. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Aux-HCL-un-Hub-prevention-innovant-pour-faire-des-patients-les-acteurs-de-leur-prise-en-charge_a5016.html</link>
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   <title>PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée</title>
   <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 16:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face à la progression mondiale de l’antibiorésistance, la France s’organise pour décloisonner la recherche, la surveillance et l’action publique. Lancé en 2021 dans le cadre de France 2030, le métaréseau PROMISE fédère les acteurs de la santé humaine, animale et environnementale autour d’une approche One Health. La Professeure Marie-Cécile Ploy et le Docteur Bruno François, coordonnateurs du projet, reviennent sur les enjeux scientifiques, cliniques et politiques d’un défi majeur de santé publique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94833592-66416836.jpg?v=1771853665" alt="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" title="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pour commencer, pourriez-vous vous présenter ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Je suis microbiologiste clinique, professeure des universités - praticienne hospitalière au CHU de Limoges, où je dirige le service de bactériologie, virologie et hygiène hospitalière. Je dirige également une unité de recherche INSERM - Université de Limoges - CHU de Limoges, consacrée aux résistances aux antimicrobiens, qu’il s’agisse d’antibiotiques ou d’antiviraux. <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Pour ma part, je suis médecin réanimateur au CHU de Limoges. Mon activité est partagée entre la prise en charge de patients en réanimation et la recherche clinique et translationnelle, où je me concentre notamment sur le sepsis et les pneumonies acquises sous ventilation mécanique. Depuis 2008, je coordonne aussi le Centre d’Investigation Clinique labellisé INSERM de Limoges, dont l’axe principal porte sur l’infectiologie des patients en situation critique.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous êtes les coordonnateurs de PROMISE. Comment est né ce projet ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>PROMISE a été lancé en novembre 2021 dans le cadre du <a class="link" href="https://ppr-antibioresistance.inserm.fr/wp-content/uploads/2021/04/PPR-Antibioresistance-points-essentiels.pdf" target="_blank">Programme prioritaire de recherche (PPR) sur l’antibiorésistance</a>  &nbsp;porté par l’INSERM. Il s’agit d’un « métaréseau », un réseau de réseaux, visant à rassembler les acteurs de la lutte contre l’antibiorésistance dans une approche One Health, intégrant la santé humaine, animale et environnementale. Il fédère aujourd’hui 120&nbsp;partenaires, dont une quarantaine d’unités de recherche. L’objectif est de créer des passerelles entre des communautés déjà structurées mais qui travaillaient encore trop souvent en silos.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’implique cette approche « réseau de réseaux » sur le terrain ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>En santé humaine, nous collaborons notamment avec les missions du RéPia (PRIMO, SPARES, MATIS, SPIADI), les réseaux de réanimateurs et d’infectiologues, les centres de prévention des infections associées aux soins et les centres régionaux en antibiothérapie. En santé animale, nous travaillons notamment avec le Résapath, réseau de référence pour la surveillance de l’antibiorésistance des bactéries pathogènes animales, qui constitue une véritable exception française. En santé environnementale, où il n’existait pas de système structuré, nous avons créé le groupe AMR-Env pour organiser la surveillance. Nous collaborons également avec le GRAIE, association engagée sur les enjeux de santé environnementale et la sensibilisation du public. <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Sur le plan clinique, mon rôle est de favoriser les interactions entre les réseaux de réanimation – OutcomeRea, CRICS-TRIGGERSEP, REA-REZO – et le réseau d’infectiologie RENARCI, pour faire émerger des projets communs et répondre à des appels d’offres nationaux et internationaux. Dans le cadre de PROMISE, nous avons aussi lancé AntibioDEAL, qui relie les acteurs de la recherche précoce (« discovery »). Mais le réel défi est d’assurer la transition entre la découverte en laboratoire et l’application clinique, un processus long, coûteux et toujours incertain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94833592-66416837.jpg?v=1771853717" alt="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" title="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" />
     </div>
     <div>
      <strong>Au-delà de la mise en réseau, quelles sont vos priorités ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>L’un des axes majeurs est de renforcer et d’intégrer la surveillance dans une logique One Health.&nbsp;Avant PROMISE, on recensait en France 48&nbsp;initiatives distinctes de surveillance, sans réelle coordination globale.&nbsp;Nous développons donc, avec l’INRIA, une plateforme de données pour centraliser et harmoniser ces informations. Par ailleurs, la formation et la sensibilisation constituent un autre pilier. Nous avons créé un diplôme universitaire en antibiorésistance dans une approche One Health, désormais dans sa troisième promotion. Nous menons aussi des actions de communication vers le grand public et les décideurs politiques. PROMISE est d’ailleurs cité dans plusieurs objectifs de la feuille de route interministérielle 2024–2034 « Prévention et réduction de l’antibiorésistance », ce qui témoigne d’une reconnaissance institutionnelle forte. <br />   <br />  <strong>Comment qualifieriez-vous la situation actuelle de l’antibiorésistance en France ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:&nbsp;</em></strong>La situation est contrastée. Comparée à certains pays d’Europe du Sud ou d’Asie, la France reste relativement préservée. En réanimation, l’antibiorésistance existe, mais elle est probablement moins importante qu’il y a vingt ans grâce aux efforts de prévention. D’ailleurs, les infections les plus fulminantes en réanimation sont souvent dues à des bactéries encore sensibles. En revanche, les établissements de long séjour et les EHPAD sont particulièrement exposés, en raison du vieillissement, des polypathologies et de la prise répétée d’antibiotiques – qui modifient le microbiote. Il faut aussi rappeler que résistance ne signifie pas nécessairement virulence&nbsp;: les bactéries très résistantes peuvent perdre en agressivité. Néanmoins, certaines résistances, notamment chez les bactéries à Gram négatif, posent de véritables défis. <br />   <br />  <strong>Quels leviers doivent alors être activés en priorité ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Le principal déterminant reste la consommation excessive d’antibiotiques – et la France demeure fortement consommatrice. Or l’antibiorésistance est un phénomène adaptatif&nbsp;: plus on utilise d’antibiotiques, plus on sélectionne de résistances. Plusieurs facteurs expliquent cette surconsommation dans notre pays&nbsp;: une image encore trop positive des antibiotiques, un principe de précaution très ancré dans la culture médicale française, et une confusion fréquente entre colonisation bactérienne et infection réelle. Un effort massif de pédagogie est donc nécessaire. La question de l’intégration du coût écologique et sociétal de l’antibiorésistance dans le prix des antibiotiques mérite aussi d’être posée. <br />   <br />  <strong>Sortir de l’antibiorésistance suppose donc, en partie, de sortir de l’antibiothérapie classique. Quelles alternatives se dessinent ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Les bactériophages, utilisés depuis longtemps dans certains pays d’Europe de l’Est, constituent une piste intéressante, notamment dans les infections osseuses ou profondes, mais les niveaux de preuve restent hétérogènes et leur cadre réglementaire est complexe. Les approches les plus prometteuses sont probablement les peptides antimicrobiens et les anticorps monoclonaux. Ces derniers présentent l’avantage d’être très ciblés et de ne pas générer de pression de sélection comparable à celle des antibiotiques. Mais leur développement est extrêmement coûteux, et plusieurs programmes ont été interrompus faute de rentabilité économique. Un soutien politique fort est donc ici indispensable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94833592-66416850.jpg?v=1771853692" alt="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" title="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" />
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      <strong>PROMISE a-t-il un équivalent européen ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Pas à ma connaissance. Nous participons toutefois activement à des projets européens, notamment l’action conjointe <a class="link" href="https://eu-jamrai.eu" target="_blank">EU-JAMRAI</a>, qui regroupe 30&nbsp;pays et 128&nbsp;partenaires, pour soutenir la mise en œuvre d’actions concrètes contre l’antibiorésistance. Au sein d’AMR-Env dans PROMISE, nous avons testé cinq indicateurs de surveillance environnementale en France, avec l’ambition qu’ils puissent devenir une norme AFNOR. Parallèlement, des membres de ce groupe contribuent au <a class="link" href="https://www.eionet.europa.eu" target="_blank">réseau européen EIONET</a>  &nbsp;(<em>European environment information and observation network</em>), qui travaille également sur des indicateurs de surveillance. Il est à noter qu’une réglementation européenne imposera prochainement la surveillance de l’antibiorésistance dans les eaux usées des villes de plus de 100 000&nbsp;habitants. <br />   <br />  <strong>L’approche One Health peut-elle tout résoudre ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>L’approche One Health est essentielle&nbsp;car elle reconnaît l’interconnexion entre santé humaine, animale et environnementale. Elle est d’ailleurs promue depuis 2015 par l’OMS et renforcée par l’alliance quadripartite associant OMS, OMSA, FAO et PNUE.&nbsp;Mais elle ne remplace pas les actions spécifiques à chaque secteur. Il faut conjuguer vision globale et interventions ciblées. <br />   <br />  <strong>Il n’existe donc pas de solution unique à l’antibiorésistance…&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>En effet. Il faut des actions complémentaires et coordonnées à l’échelle internationale. La communication joue également un rôle clé. La EU-JAMRAI a récemment publié l’ouvrage de sensibilisation&nbsp;<em>Sketching Antimicrobial Resistance</em>, réunissant 30&nbsp;illustrateurs européens. En France, le GRAIE contribue également à cette dimension pédagogique à travers des dessins sur les enjeux environnementaux liés à l’antibiorésistance, et PROMISE avec la mission MATIS a créé un <a class="link" href="https://www.antibioresistance-une-seule-sante.fr" target="_blank">mini-site d’informations illustrées</a>, avec l’idée de produire prochainement une bande dessinée.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La prévention concerne-t-elle vraiment tout le monde ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Oui. Des efforts sont d’ailleurs à faire auprès des décideurs hospitaliers&nbsp;: les travaux en sciences humaines montrent qu’ils ne sont pas suffisamment sensibilisés. Pourtant, investir dans la prévention des infections – notamment via les équipes opérationnelles d’hygiène et les équipes mobiles d’antibiothérapie – réduit les infections nosocomiales, la durée des séjours et la consommation d’antibiotiques.&nbsp;Ces bénéfices sont documentés par l’OCDE.&nbsp;Il est également essentiel d’associer les patients. Des initiatives comme&nbsp;<em>The AMR Narrative</em>&nbsp;au Royaume-Uni, ou le recueil de témoignages publié par l’OMS pour donner la parole à des patients confrontés à ces infections, montrent l’impact de ces récits qui peuvent sensibiliser efficacement le grand public. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La lutte contre l’antibiorésistance est un combat de longue haleine. Elle nécessite un engagement continu, une coordination internationale et, surtout, un portage politique de haut niveau pour maintenir ce sujet au rang de priorité sanitaire mondiale. <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous savons globalement ce qu’il faudrait faire&nbsp;: mieux prévenir, mieux surveiller, mieux former et soutenir l’innovation. La difficulté réside dans la mise en œuvre concrète.&nbsp;PROMISE constitue une première étape pour décloisonner les acteurs. Mais son impact ne sera durable que s’il s’inscrit dans le temps long, avec une coordination nationale forte, des financements adaptés et un engagement politique clair. Dans un contexte de fragilisation des grandes instances internationales, il appartient aujourd’hui à chaque pays de s’approprier ces enjeux et d’agir à son niveau. <br />   <br />  <strong><em>&gt;&nbsp;Plus d’informations sur&nbsp;<a class="link" href="https://amr-promise.fr/fr/" target="_blank">https://amr-promise.fr/fr/</a>  </em> <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/94833592-66416836.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/PROMISE-l-antibioresistance-un-defi-systemique-qui-exige-une-reponse-coordonnee_a4940.html</link>
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   <title>Dr Arnaud Florentin : cap sur l’hygiène hospitalière 2.0</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 14:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À mesure que les établissements de santé se transforment, les hygiénistes, longtemps vus comme les garants des bonnes pratiques, deviennent aussi des architectes du changement. Sur le terrain, ils doivent composer avec des outils numériques de plus en plus puissants, des attentes générationnelles renouvelées et une exigence croissante de durabilité. À l’intersection de ces mutations, le Docteur Arnaud Florentin, MCU-PH à l’Université de Lorraine et au CHRU de Nancy, revient sur les leviers concrets qui permettent de moderniser la prévention du risque infectieux sans en perdre le sens.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153661-65149751.jpg?v=1765524533" alt="Dr Arnaud Florentin : cap sur l’hygiène hospitalière 2.0" title="Dr Arnaud Florentin : cap sur l’hygiène hospitalière 2.0" />
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      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter vos activités universitaires ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Arnaud Florentin&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Je suis maître de conférences - praticien hospitalier (MCU-PH) à l’Université de Lorraine, où je dirige le Département « Hygiène et risques associés aux soins et environnementaux ». Je suis également rattaché à l’unité mixte de recherche 1319&nbsp;INSPIIRE (« Interdisciplinarité en santé publique, interventions &amp; instruments de mesure complexes – Région Est »), qui associe l’Université de Lorraine et l’INSERM et où je travaille plus particulièrement avec l’axe AntibioVac pour la prévention de l’antibiorésistance et la promotion vaccinale. Ces dernières années, mes travaux de recherche se sont surtout tournés vers l’exploitation des données informatisées pour améliorer tant la surveillance que la gestion du risque infectieux à l’hôpital. Dans ce cadre, j’ai récemment effectué une mobilité au CPias d’Île-de-France (mission SPICMI) pour explorer l’usage du SNDS dans la prévention des infections du site opératoire et réfléchir aux meilleures stratégies de valorisation de ces données. <br />   <br />  <strong>Qu’est-ce qui motive votre intérêt pour le big data en santé ?</strong> <br />   <br />  C’est un enjeu contemporain majeur. Pendant longtemps, le frein principal était l’accès aux données. Aujourd’hui, elles sont disponibles en quantité et en qualité croissantes, et cette dynamique va encore s’amplifier avec les entrepôts de données de santé. Le big data s’intègre parfaitement avec mes autres axes de travail autour de la surveillance et de la recherche interventionnelle. Pour évaluer l’impact réel des actions sur le terrain, il faut une surveillance fine et réactive, et l’exploitation des données massives a précisément ici une valeur ajoutée déterminante. D’ailleurs, le 36<sup>ème</sup>&nbsp;congrès de la SF2H, qui se tiendra en juin 2026 à Lille, mettre notamment l’accent sur les opportunités offertes par l’intelligence artificielle et les nouveaux outils du numérique. <br />   <br />  <strong>Le métier même d’hygiéniste hospitalier évolue. Quels défis cela implique-t-il ?</strong> <br />   <br />  Le métier change effectivement en profondeur, sous l’effet combiné des avancées technologiques, de l’évolution de la médecine et des enjeux sociétaux, mais aussi des évolutions démographiques. Autrefois majoritairement occupée par des médecins ou pharmaciens spécialistes en santé publique, notamment en épidémiologie, la spécialité bénéficie aujourd’hui d’une richesse accrue grâce à la diversification des profils qui la rejoignent. Ce changement nécessite de nouveaux outils pour répondre à de nouveaux besoins, de nouvelles appétences ou façons de travailler, plus centrées sur le terrain et l’action que sur la méthodologie d’analyse des données. Par ailleurs, le recueil des indicateurs de surveillance tend à s’automatiser progressivement. Nous serons donc moins mobilisés sur la collecte et davantage sur l’interprétation et la valorisation des données. Pour que ces informations se traduisent en actions locales pertinentes, il faut que les professionnels de terrain sachent en extraire des enseignements concrets. Cela suppose de repenser notre stratégie de surveillance&nbsp;: quelles données collecter, à quelle fréquence, et comment disposer de signaux précoces pour détecter rapidement les tendances infectieuses, même si les données ne sont pas encore consolidées à 100&nbsp;% ? Les indicateurs actuels répondent avant tout à des besoins nationaux. Il est indispensable de disposer également, au niveau local, de données accessibles rapidement pour mettre en œuvre sans délai les actions correctrices nécessaires. <br />   <br />  <strong>Cette transformation est-elle déjà mise en œuvre ?</strong> <br />   <br />  Oui. Au CHRU de Nancy, en lien avec un projet de recherche MACABAO dont je suis coordonnateur et associant hygiénistes, infectiologues, microbiologistes et pharmaciens, l’établissement s’est équipé d’un logiciel expert qui traite et nous transmet des données locales en temps quasi réel. Cela nous permet de réagir très rapidement à une hausse des cas infectieux, bien avant que ces signaux n’apparaissent dans les outils nationaux.&nbsp;C’est précisément là que se situe l’avenir de notre spécialité&nbsp;: pouvoir exploiter les données directement à la source, sans avoir à les retraiter,&nbsp;pour gagner en réactivité, en exhaustivité et en pertinence. La technologie existe, s’améliore constamment et commence à se diffuser sur le terrain. Il faut à présent que les équipes de prévention du risque infectieux se l’approprient et lui trouvent des applications pratiques. <br />   <br />  <strong>Quels autres défis observez-vous sur le terrain ?</strong> <br />   <br />  L’un des enjeux majeurs concerne le maintien durable des précautions standards. L’observance de l’hygiène des mains diminue, avec la réapparition de certaines infections comme celle à&nbsp;<em>S. aureus</em>&nbsp;que nous avions vu fortement chuter. Cette tendance, visible dans de nombreux établissements de santé français, est clairement mise en évidence par l’indicateur ICSHA de consommation de solutions hydroalcoolique. Mais les chiffres relayés aux services de soins n’ont plus le même impact, tant les équipes y sont habituées. Cela nous invite sans doute à repenser nos méthodes de sensibilisation, en adoptant des approches plus variées et multifactorielles. La ludopédagogie, par exemple, pourrait offrir un meilleur ancrage des messages. Les formations par simulation, très efficaces en formation initiale en santé, pourraient aussi trouver leur place en hygiène hospitalière. Encore faut-il disposer de ressources en nombre suffisant au sein des établissements… <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là ?</strong> <br />   <br />  Nous formons aujourd’hui moins de médecins hygiénistes, et cela mérite réflexion. Peut-être faudrait-il repenser la perception de la spécialité pour attirer les jeunes générations. Une piste pourrait être de mieux valoriser ses différentes facettes et de mettre l’accent sur sa transversalité. Certains volets, comme la recherche, le big data ou les approches comportementales, restent peu visibles, alors même qu’ils pourraient réintéresser des profils issus de la santé publique. Il est crucial de valoriser ces aspects innovants et de montrer les collaborations possibles avec d’autres disciplines, comme la psychologie ou la sociologie, qui nous permettent aujourd’hui de mieux comprendre les freins aux bonnes pratiques. <br />   <br />  <strong>Cette méconnaissance de la spécialité explique-t-elle entièrement la désaffection des médecins pour l’hygiène hospitalière ?</strong> <br />   <br />  Un autre enjeu tient sans doute à la nature répétitive et temporaire de nos actions. Il faut constamment répéter les messages, ce qui demande un investissement important pour des résultats qui ne durent pas toujours. L’accompagnement des équipes sur le terrain est aussi plus exigeant qu’auparavant. Cette présence, cependant, a des bénéfices certains&nbsp;: elle permet de changer la perception de notre spécialité, qui n’est pas là pour contrôler, mais pour accompagner. Et c’est d’ailleurs parce que nous sommes au contact des soignants que nous avons pu développer de nouvelles approches, comme l’auto-évaluation des services, qui renforce à la fois l’implication des équipes et notre rôle d’accompagnateur.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Dans le même esprit, vous repensez complètement votre approche des protocoles.&nbsp;</strong> <br />   <br />  Traditionnellement, le principe classique est d’écrire ce que l’ont fait et de faire ce que l’on écrit. Mais cette rigueur peut parfois se retourner contre nous en noyant les équipes sous une surcharge documentaire. Aujourd’hui, nous essayons de privilégier des formats clairs et synthétiques, qui permettent de saisir l’essentiel d’un coup d’œil, et diversifions les supports pour nous adapter aux attentes des nouvelles générations, qui ne consultent pas l’information de la même manière que les précédentes. Simplifier nos messages constitue un réel défi, mais il faut parfois accepter de ne pas tout écrire, car une documentation trop lourde peut inhiber la réflexion et limiter l’appropriation des bonnes pratiques. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous préciser ce point ?</strong> <br />   <br />  Il est préférable d’enseigner la logique et la philosophie derrière les protocoles, pas seulement les étapes à suivre.&nbsp;Les check-lists restent utiles, mais il faut recentrer l’attention sur l’essentiel. Comprendre le « pourquoi » de chaque action est particulièrement important pour les nouvelles générations, qui n’hésitent d’ailleurs pas à nous challenger. Il ne s’agit plus de transmettre des instructions, mais d’accompagner dans la compréhension des concepts et dans l’analyse critique des nombreuses sources d’information disponibles, qu’elles soient issues du web ou générées par IA. En mettant l’accent sur le raisonnement humain plutôt que sur la mémorisation, les schémas de conduite appropriés seront naturellement appliqués sur le terrain. <br />   <br />  <strong>Sur un autre registre, vous copilotez la Commission Désinfection. Sur quels sujets travaillez-vous aujourd’hui ?</strong> <br />   <br />  La commission, que je co-anime avec Pascale Chaize, se concentre sur la désinfection des locaux, des surfaces et des dispositifs médicaux. Nos deux derniers avis, publiés en avril 2025, illustrent bien comment&nbsp;l’innovation industrielle peut transformer les pratiques… à condition d’être correctement encadrée. Le premier porte sur l’eau ozonée produite sur site, séduisante par son positionnement écoresponsable, mais nécessitant des clarifications sur ses conditions d’usage et son efficacité sur le terrain. Le second concerne la microfibre réutilisable, de plus en plus plébiscitée pour réduire l’empreinte chimique et hydrique des établissements. Mais elle ne pourra pas totalement remplacer les désinfectants chimiques pour les activités et zones à risque élevé. La commission travaille d’ailleurs à la réactualisation du guide des désinfectants pour y intégrer, notamment, les procédés de désinfection (comme la désinfection par UVc) et les enjeux de durabilité. Si le bon usage des désinfectants chimiques deviendra à mon sens un enjeu majeur pour les années à venir, comme l’est aujourd’hui le bon usage des antibiotiques, l’idéal serait, à terme, de pouvoir évaluer et comparer toutes les techniques de désinfection sur l’efficacité, le coût et l’impact environnemental, afin de choisir le procédé le plus adapté à chaque situation.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/93153661-65149751.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Dr-Arnaud-Florentin-cap-sur-l-hygiene-hospitaliere-2-0_a4842.html</link>
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   <title>À Bourg-en-Bresse, une dynamique collective au service de la prévention</title>
   <pubDate>Wed, 11 Feb 2026 14:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au centre hospitalier de Bourg-en-Bresse, l’Équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière (EOHH) porte une approche territoriale ambitieuse de prévention du risque infectieux. Engagée à l’échelle du Groupement hospitalier de territoire (GHT) Bresse-Haut-Bugey, elle conjugue expertise médicale, actions de terrain et pédagogie innovante pour diffuser durablement les bonnes pratiques auprès des équipes soignantes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93154213-65150173.jpg?v=1765528420" alt="À Bourg-en-Bresse, une dynamique collective au service de la prévention" title="À Bourg-en-Bresse, une dynamique collective au service de la prévention" />
     </div>
     <div>
      Au centre hospitalier de Bourg-en-Bresse, l’hygiène hospitalière s’envisage désormais à l’échelle du territoire. Sous l’impulsion du Dr Nathaly Canu, infectiologue et responsable de l’EOHH, la structure s’est transformée au fil des années en une véritable équipe GHT.&nbsp;<em>« Chacun de mes collègues a des missions dans les autres établissements du groupement, ce qui permet d’harmoniser nos procédures et de renforcer le travail commun »</em>, souligne-t-elle. Composée de trois praticiens, trois infirmières hygiénistes, une secrétaire et une référente en hygiène hôtelière, l’équipe s’appuie sur un fonctionnement résolument coopératif, fondé sur le partage&nbsp;des compétences et des expériences.<o:p></o:p> <br />   <br />  Cette organisation, pensée pour dépasser les murs du site principal de Fleyriat, favorise la cohérence des pratiques et la transversalité à l’échelle du GHT.&nbsp;<em>« L’une de nos infirmières, Élodie Debourg-Colignon, intervient par exemple à Pont-de-Vaux »</em>, illustre le Dr Stéphanie Berthet, pharmacienne hygiéniste. Deux infirmières sont ainsi dédiées à temps plein au site de Fleyriat, tandis que la troisième partage son activité entre deux établissements du groupement.&nbsp;<em>« J’interviens moi-même sur Pont-de-Vaux et Fleyriat</em>,&nbsp;poursuit-elle.&nbsp;<em>Nos missions, nos protocoles et nos actions sont partagés, dans un esprit d’harmonisation et d’entraide. »&nbsp;</em><o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des rôles complémentaires au service du collectif </b></div>
     <div>
      Au fil du temps, chaque membre a développé une expertise spécifique.&nbsp;<em>« Je pilote la surveillance des infections nosocomiales, tandis que d’autres gèrent l’environnement ou les référencements produits »</em>, explique Nathaly Canu. Mais la souplesse reste de mise.&nbsp;<em>« Nous sommes interchangeables, c’est l’une des forces de l’équipe »</em>, insiste Stéphanie Berthet. L’EOHH se distingue également par la présence d’une référente en hygiène hôtelière.&nbsp;<em>« Elle forme au bionettoyage et intervient aussi dans les EHPAD du GHT. C’est un atout majeur pour tout ce qui touche à la gestion de l’environnement et à la montée en compétence des agents »</em>, ajoute la praticienne.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des relais dans les services pour une action démultipliée</b></div>
     <div>
      Pour renforcer son efficacité, l’équipe s’appuie sur un réseau de correspondants en hygiène.&nbsp;<em>« Nous intervenons auprès des ASH, aides-soignants, infirmiers et auxiliaires de puériculture de chaque service, et y disposons à chaque fois d’un ou plusieurs relais »</em>, décrit Lucie Eymard, l’une des infirmières hygiénistes de l’EOHH.&nbsp;«<em> Ces correspondants locaux participent à trois réunions annuelles, reçoivent une newsletter mensuelle et jouent un rôle clé dans la diffusion des bonnes pratiques au quotidien »</em>, complète Nathalie Jacquet, également infirmière hygiéniste au sein de l’EOHH.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  Ce réseau a notamment permis une large mobilisation lors de la Journée mondiale de l’hygiène des mains&nbsp;2025. Lauréat national du prix RéPIA, l’hôpital a été récompensé pour son affiche « Dribble les microbes, marque contre les bactéries ! », créée par le service de réanimation.&nbsp;<em>« Nous avons co-construit l’événement avec nos référents, en associant les services volontaires autour d’ateliers et d’une production visuelle »</em>,&nbsp;raconte Nathalie Jacquet.&nbsp;<em>« Ce concours a été l’occasion de développer des formats courts, ludiques et très fédérateurs, pour à la fois mobiliser les équipes et renforcer les connaissances »</em>,&nbsp;ajoute Lucie Eymard.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Former autrement : simulation et jeux sérieux </b></div>
     <div>
      La formation constitue l’autre pilier de l’action de l’EOHH.&nbsp;<em>« Nous animons plusieurs journées dédiées à l’hygiène et à la prévention des infections associées aux soins, avec des ateliers pratiques sur les gestes du quotidien »</em>, décrit Nathalie Jacquet. Escapes games, ateliers immersifs, simulations… les formats sont volontairement interactifs, en lien avec le CPias Auvergne-Rhône-Alpes.&nbsp;<em>« Ces outils permettent de renouveler l’approche pédagogique, rendant les messages plus concrets et plus durables »</em>, souligne le Dr Nathaly Canu.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  Un escape game consacré à la vaccination antigrippale a même été créé avec la médecine du travail.&nbsp;«<em> Il a beaucoup de succès auprès des agents, qui peuvent échanger entre eux et poser des questions.&nbsp;Certains choisissent parfois de se faire vacciner à l’issue de la session »</em>,&nbsp;confie Stéphanie Berthet, convaincue que&nbsp;<em>« la formation ne peut plus se limiter aux traditionnels cours et diaporamas. S’il est nécessaire de garder des connaissances théoriques, il faut aussi mobiliser, faire expérimenter et impliquer, ce qui facilite en retour l’apprentissage. »&nbsp;</em><o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une dynamique d’équipe qui rayonne </b></div>
     <div>
      Pour compléter ces actions, l’équipe a lancé les « Mardi de l’hygiène », des formations flash de 30&nbsp;minutes, accessibles sur simple inscription.&nbsp;<em>« Les formats courts répondent mieux aux contraintes du terrain,</em> constate Lucie Eymard.<em>&nbsp;Chaque mois, un thème est défini avec nos correspondants&nbsp;: les précautions complémentaires, la désinfection, le port des gants… L’objectif est de maintenir un lien constant avec les services. »&nbsp;</em><o:p></o:p> <br />   <br />  <em>« Même en intervenant sur plusieurs sites, notre objectif est de multiplier les initiatives tout en proposant les mêmes supports, la même méthode et le même état d’esprit&nbsp;: accompagner les professionnels et faire évoluer les pratiques »</em>, résume Élodie Debourg-Colignon, dernière arrivée au sein de l’équipe. Entre rigueur scientifique, pédagogie active et créativité, l’équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière de Bourg-en-Bresse montre que la prévention peut être un puissant levier d’innovation et de cohésion au sein d’un GHT.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Le CH de Bourg-en-Bresse et le GHT Bresse-Haut-Bugey</strong>&nbsp; <br />   <br />  Établissement support du GHT Bresse-Haut-Bugey, le Centre hospitalier de Bourg-en-Bresse (CHB) est l’hôpital public de référence de l’Ain. Il regroupe l’hôpital de Fleyriat et la résidence Émile Pélicand, un EHPAD doté d’unités Alzheimer. Le CHB compte plus de 2 000&nbsp;professionnels, 421&nbsp;lits et places en MCO, 55 en SMR, 86 en USLD et 138 en EHPAD.&nbsp; <br />   <br />  Il joue un rôle central dans la coordination des soins et la mise en œuvre du projet médical partagé du GHT, qui associe le CHB, les Centres hospitaliers du Haut-Bugey, d’Hauteville, de Pont-de-Vaux et de Meximieux, le Centre hospitalier Ain Val de Saône, ainsi que les EHPAD de Cerdon, de Coligny, et de Montrevel-en-Bresse.&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/93154213-65150173.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/A-Bourg-en-Bresse-une-dynamique-collective-au-service-de-la-prevention_a4850.html</link>
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