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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T15:18:15+01:00</dc:date>
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   <title>« Hygiène Pursuit », le jeu au service des bonnes pratiques d’hygiène</title>
   <pubDate>Mon, 17 Nov 2025 19:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chaque année, au mois de mai, la Journée mondiale de l’hygiène des mains rappelle combien des gestes simples peuvent prévenir la transmission des infections. Quelques mois après l’édition 2025, Virginie Lacombe, ancienne infirmière référente à l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, revient sur la genèse de « Hygiène Pursuit », un jeu pédagogique conçu pour sensibiliser les soignants. Entre prévention, contrôle des infections et innovations formatives, elle explique comment capter l’attention des professionnels de santé et renforcer les bonnes pratiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180938-64148146.jpg?v=1758197455" alt="« Hygiène Pursuit », le jeu au service des bonnes pratiques d’hygiène" title="« Hygiène Pursuit », le jeu au service des bonnes pratiques d’hygiène" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quelles étaient vos missions en tant qu’infirmière référente à l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Virginie Lacombe&nbsp;:</em>&nbsp;</strong>Mes missions étaient très variées. Même si je ne suis plus en poste aujourd’hui, elles continuent d’être assurées par un(e) collègue, couvrant à la fois la prévention et le contrôle des infections. Ce qui impose tout autant de surveiller les patients à statut infectieux particulier, d’informer les équipes sur les mesures adaptées, d’assurer des formations régulières et de promouvoir les précautions standards, dont l’hygiène des mains. La fonction inclut également la gestion des enquêtes lors d’épisodes infectieux, la réalisation d’audits de pratiques et le suivi des mesures d’hygiène lors des travaux. L’équipe intervient aussi sur l’achat de matériel, la veille sanitaire, les campagnes de vaccination et la prévention des accidents d’exposition au sang. En résumé, chaque journée mobilise l’expertise des professionnels de la prévention du risque infectieux&nbsp;afin d’assurer la sécurité des patients et du personnel, tout en diffusant les bonnes pratiques dans l’ensemble de l’établissement.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous présenter « Hygiène Pursuit », le jeu de plateau que vous avez créé pour sensibiliser les soignants à l’hygiène des mains ?&nbsp;&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  J’ai imaginé « Hygiène Pursuit » face à la difficulté croissante de former les professionnels de santé dans un contexte contraint.&nbsp;Les formations classiques, souvent perçues comme longues et très théoriques, peinent à susciter l’adhésion. Il fallait donc proposer une approche plus dynamique et plus engageante, pour capter l’attention sans perturber l’exercice quotidien. Le jeu a été conçu sur la base de ce constat, à l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène des mains. Utilisable en quelques minutes sur le terrain comme lors de journées complètes de formation, il permet aux participants de répondre à des questions, d’avancer sur le plateau et d’apprendre tout en s’amusant. Cette dimension ludique a rapidement séduit les équipes, y compris les soignants les plus pressés.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>À quel moment avez-vous créé et utilisé « Hygiène Pursuit » dans vos formations ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Le jeu a été conçu en 2024 et déployé tout au long de l’année lors des formations institutionnelles, organisées trois fois par an pour des groupes d’une dizaine d’infirmiers et de soignants. Chaque session comprenait un temps de jeu l’après-midi. Les retours ont été très positifs&nbsp;: l’esprit de compétition stimulait la participation, tout en renforçant la mémorisation.&nbsp;Contrairement aux formations classiques, où l’attention s’émousse rapidement, l’aspect interactif du jeu a favorisé un apprentissage durable, offrant un impact pédagogique renforcé.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Qui a conçu les questions de « Hygiène Pursuit » et quels thèmes abordent-elles ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  J’ai moi-même rédigé l’ensemble des questions, réparties en plusieurs thématiques pour couvrir les principaux enjeux de l’hygiène hospitalière&nbsp;: l’hygiène des mains, les précautions standards valables pour tous les patients et tous les soins, les précautions complémentaires adaptées au statut infectieux du patient, la vaccination avec un effort particulier pour déconstruire les a priori sur la vaccination antigrippale, et des généralités traitant, par exemple, de l’aspergillose et des mesures d’hygiène lors de travaux. Le plateau comporte également des cases spéciales, comme « choisir son thème » ou « rejouer », qui dynamisent les parties et maintiennent l’attention des participants.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>D’autres outils ludiques sont-ils utilisés à l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild pour la formation et la prévention ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Oui, plusieurs initiatives ont vu le jour. Par exemple, une collègue a conçu un dé pédagogique permettant de réviser les six mots-clés des précautions standards. L’équipe de prévention du risque infectieux utilise aussi des quiz interactifs accessibles depuis les téléphones des soignants, avec classement des meilleurs scores. Nous avons également développé des formats inspirés des jeux télévisés, comme « Qui veut gagner la certif ? », ou encore des jeux de piste organisés au sein même de l’hôpital. Toutes ces démarches témoignent de la volonté des équipes en hygiène, qualité et gestion des risques, de rendre les formations plus attractives et plus participatives, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pédagogiques pour l’avenir.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180938-64148152.jpg?v=1758197455" alt="« Hygiène Pursuit », le jeu au service des bonnes pratiques d’hygiène" title="« Hygiène Pursuit », le jeu au service des bonnes pratiques d’hygiène" />
     </div>
     <div>
      <strong>Une initiative remarquée &nbsp;</strong> <br />   <br />  Chaque 5&nbsp;mai, la Journée mondiale de l’hygiène des mains s’accompagne d’un concours organisé par le RéPia (Réseau de prévention des infections et de l’antibiorésistance), qui met à l’honneur les établissements les plus inventifs dans la promotion des bonnes pratiques. En 2025, les trois lauréats ont été l’EHPAD Saint-Jacques (Occitanie), la clinique Nouvelles Eaux Marines (Guadeloupe) et le centre hospitalier de Bourg-en-Bresse (Auvergne-Rhône-Alpes). &nbsp; <br />   <br />  Si « Hygiène Pursuit » n’a pas été primé, il a néanmoins retenu l’attention du jury comme une&nbsp;« initiative locale remarquée ». Une distinction&nbsp;<em>« inattendue »</em>&nbsp;pour Virginie Lacombe, mais qui met en valeur son engagement ainsi que celui de toute l’équipe de l’hôpital Fondation Adolphe de&nbsp;Rothschild. Prochainement, le jeu devrait être disponible sur la plateforme du RéPia, permettant à d’autres établissements de l’intégrer dans leurs formations et actions de sensibilisation.&nbsp; <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/91180938-64148152.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/ Hygiene-Pursuit --le-jeu-au-service-des-bonnes-pratiques-d-hygiene_a4721.html</link>
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   <title>Le Groupement Hôpitaux Publics Grand Lille reçoit un prix pour le jeu Ecosoins</title>
   <pubDate>Wed, 20 Mar 2024 07:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’équipe de développement durable du GHT Hôpitaux Publics Grand Lille est récompensée par l’Association des Directeurs d’Hôpital pour son travail en faveur de l’environnement. Le kit pédagogique « EcoSoins », visant à favoriser le déploiement d’actions d'écoconception des soins au sein des équipes de santé, a été salué par l’association lors des 32èmes Journées ADH les 14 et 15 mars à Paris. Conçu pour sensibiliser et impliquer les 23 000 professionnels de santé du groupement dans une approche durable, ce kit représente une avancée significative dans la promotion d'une pratique respectueuse de l'environnement au sein des établissements de santé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/79006478-57284168.jpg?v=1710872846" alt="Le Groupement Hôpitaux Publics Grand Lille reçoit un prix pour le jeu Ecosoins" title="Le Groupement Hôpitaux Publics Grand Lille reçoit un prix pour le jeu Ecosoins" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Face aux enjeux croissants du développement durable et à la nécessité de réduire l'empreinte carbone des activités de santé, le GHT Hôpitaux Publics Grand Lille a élaboré un jeu innovant et interactif. Il permet aux professionnels de santé d'intégrer facilement les principes de l'écoconception des soins dans leur pratique quotidienne. <br />   <br />  Développé en partenariat avec les équipes en charge du Développement Durable du GHT Hôpitaux Publics Grand Lille et du CHU de Lille, ce kit s'appuie sur des outils pédagogiques tels qu'un jeu d’une vingtaine de cartes-actions et des supports informatifs. Ces ressources permettent d'explorer différents aspects de l'écoconception des soins, de la gestion des ressources à la qualité de vie et des conditions de travail, en passant par la santé environnementale, tout en prenant en compte les enjeux et les objectifs de qualité et sécurité des soins. <br />   <br />  Les premiers retours sur ce jeu sont extrêmement positifs, avec une satisfaction de 100 % des participants, qui apprécient particulièrement le fait de travailler sur un parcours très proche de leur activité quotidienne. Cet atelier repose aussi sur des échanges, qui ouvrent la discussion sur la faisabilité des idées évoquées et sur les solutions à mettre en place. <br />   <br />  Cette action a été menée en partenariat avec le Comité pour le développement durable en santé (C2DS) ; association à but non lucrative qui accompagne les établissements de santé pour réaliser des actions en faveur du développement durable.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une initiative qui s’inscrit dans un cadre pédagogique autour du développement durable en santé</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  Cette initiative vient en complément d’un partenariat ambitieux avec Sciences Po Lille et l’UFR Sciences de Santé et du Sport – Université de Lille : une formation continue conduisant à l’obtention d’un Diplôme Universitaire sur la transformation écologique du système de santé. Accessible à tous les professionnels du groupement Hôpitaux Publics Grand Lille (managers médicaux, soignants, administratifs, techniques et directeurs hospitaliers), elle a débuté en janvier dernier avec une première promotion de 30 personnes. <br />   <br />  Cette formation ambitionne de créer une communauté d’ambassadeurs et d’acteurs pivots, pour mener dans les années à venir des actions concrètes en matière de transformation écologique du système de santé. Ce programme leur permet ainsi de mieux comprendre et mesurer les impacts de l’environnement sur la santé humaine, de définir en mesurer les impacts environnementaux du système de santé, pour être en capacité de mettre en œuvre des mesures correctives. <br />   <br />  Grâce à ces différentes initiatives, l'action du groupement Hôpitaux Publics Grand Lille s'inscrit dans une démarche de durabilité et d'innovation, visant à promouvoir une approche responsable de la santé et du bien- être, à la fois pour les patients et pour l'environnement. <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/79006478-57284168.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Le-Groupement-Hopitaux-Publics-Grand-Lille-recoit-un-prix-pour-le-jeu-Ecosoins_a4076.html</link>
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   <title>« Savoir ne pas prescrire est aussi important que savoir prescrire »</title>
   <pubDate>Wed, 21 Jun 2023 09:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Médecin généraliste à Lanrivoaré, dans le Finistère, le Docteur Yann Guegan est pleinement impliqué dans le Centre Régional en Antibiothérapie (CRAtb) de Bretagne. Travaillant en lien avec le CPias de la région, il a participé à la création d’un escape game numérique dédié à la prévention en antibiorésistance. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/72837521-50660596.jpg?v=1684147330" alt="« Savoir ne pas prescrire est aussi important que savoir prescrire »" title="« Savoir ne pas prescrire est aussi important que savoir prescrire »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous revenir sur la genèse du projet d’escape game en antibiorésistance&nbsp;? </strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Yann Guegan&nbsp;:</em></strong> Intervenant partout en Bretagne, le CRAtb a plusieurs missions, et notamment celle de former les professionnels de santé au bon usage des antibiotiques. Un objectif dans le cadre duquel nous collaborons avec des structures spécialisées, telles que les Unions Régionales des Professionnels de Santé (URPS), pour organiser régulièrement des journées de formation, à l’instar de celle proposée chaque année lors de la Semaine de l’antibiorésistance. Pour élargir notre audience et amplifier la réception de nos messages, nous avons souhaité offrir, en parallèle, un outil de formation qui soit à la fois ludique et accessible toute l’année. Il nous a alors paru intéressant de nous pencher sur le format de l’escape game, et plus particulièrement de l’escape game numérique. <br />   <br />  <strong>Quelle a été ici votre démarche&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Avec le Dr Marine Cailleaux, responsable du CRAtb, nous avons retenu l’idée d’un jeu interactif intégrant la notion de temps imparti, c’est-à-dire où la partie sera chronométrée, ce qui permettait à la fois de définir un cadre précis et d’y accoler un défi. Rapidement, nous avons été rejoints par le Centre de Prévention des infections associées au soin (CPias) de Bretagne, qui y a ajouté un volet plus particulièrement axé sur l’hygiène, notamment l’hygiène des mains. Ce travail collaboratif a été initié début 2022, puis nous avons démarché différentes entreprises spécialisées dans la création de jeux interactifs pour pouvoir développer l’outil en tant que tel. Notre choix s’est finalement porté sur Emeraude Escape, et nous avons travaillé avec ses développeurs pour mettre au point notre escape game numérique. Près de six mois plus tard – nous étions alors en novembre 2022 –, le jeu était prêt et a pu être présenté lors de notre journée de formation à l’antibiorésistance, qui se tient en novembre durant la Semaine de l’antibiorésistance. <br />   <br />  <strong>Pourquoi avoir plus particulièrement opté pour un format numérique&nbsp;? &nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous souhaitions créer un outil qui soit réellement simple d’utilisation et accessible à tous, tout au long de l’année. En cela, le numérique est un vecteur formidable&nbsp;: l’on peut faire une partie à n’importe quelle heure de la journée, durant la pause déjeuner par exemple, que l’on soit en Bretagne ou ailleurs. Le nombre de joueurs est en outre illimité&nbsp;: ceux qui le souhaitent peuvent jouer seuls, d’autres peuvent rejoindre une partie de groupe. Ce format est aussi celui qui nous a semblé être le plus propice pour toucher les médecins de ville, habituellement moins ciblés par ce type d’actions et d’informations. <br />   <br />  <strong>S’il traite de l’antibiorésistance en général, le jeu se concentre aussi fortement sur les infections urinaires. Pourquoi ce choix&nbsp;? </strong> <br />   <br />  Dès les premières réflexions autour de la création de l’escape game, nous avons regardé plus en détail les problématiques rencontrées dans le cadre des prescriptions d’antibiotiques. Et le constat est sans appel&nbsp;: 70 % de ces prescriptions ont lieu en ville autour de trois thématiques principales, les infections urinaires, les infections ORL et les infections pulmonaires. En étudiant le sujet, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait de nombreuses demandes sur les infections urinaires&nbsp;: quand faut-il faire un ECBU <em>[examen cytobactériologique des urines, NDLR]&nbsp;</em>? Obtient-on les mêmes taux avec une sonde urinaire&nbsp;? Quand faut-il traiter&nbsp;?... Nous nous sommes donc concentrés sur le sujet, tandis que le CPias a ajouté un volet sur l’hygiène des mains et les bonnes pratiques de pose des dispositifs médicaux. Pour conserver l’aspect ludique, nous nous sommes servis de ces travaux pour inventer une histoire dans laquelle, conformément aux codes de l’escape game, le joueur fait face à un défi qui lui impose de réunir des informations et de résoudre des énigmes pour gagner la partie. <br />   <br />  <strong>Pourquoi s’intéresser autant à l’antibiorésistance&nbsp;? &nbsp;</strong> <br />   <br />  Parce que, d’ici une trentaine d’années, l’antibiorésistance représentera en fréquence une cause majeure de décès en France. Il faut donc agir en amont, en essayant de réduire autant que possible l’émergence de souches multirésistantes aux antibiotiques. Plusieurs moyens s’offrent ici à nous, notamment à travers les missions promues par le CPias&nbsp;: précautions d’hygiène, bonnes pratiques de pose de dispositifs médicaux, gestion des épidémies et des contaminations… Mais cette lutte impose aussi, vous vous en doutez, tout un volet autour du bon usage des antibiotiques&nbsp;: les indications et modalités d’utilisation, la durée de traitement, le choix d’un antibiotique offrant le spectre le plus étroit possible… Toutes ces questions primordiales sont au cœur des actions du CRAtb, qui intervient entre autres sur la juste prescription auprès des professionnels du soin. En matière d’antibiorésistance, savoir ne pas prescrire est aussi important que savoir prescrire. <br />   <br />  <strong>Est-il difficile de faire passer ce message&nbsp;? </strong> <br />   <br />  De nombreuses campagnes d’information et de sensibilisation ont déjà eu lieu sur cette thématique en France et, dans une certaine mesure, cela fonctionne. La campagne «&nbsp;Les antibiotiques, c’est pas automatique&nbsp;» a beaucoup marqué les esprits, mais c’est loin d’être la seule à avoir été lancée ces dernières décennies. Tout comme les recommandations en hygiène, les mécanismes d’appropriation des gestes de lutte contre l’antibiorésistance sont complexes. Lorsque l'on pose la question de l'antibiorésistance, personne ne se sent personnellement responsable. Le ressenti est plus large, à l’échelle du groupe. Pourtant, les professionnels de santé et les usagers se sentent concernés par cette problématique. Ils se déplacent, et se connectent d’ailleurs en nombre, aux réunions et aux actions organisées par le CRAtb. Notre travail de prévention est quotidien et s’inscrit sur le temps long. <br />   <br />  <strong>Quels sont les projets du CRAtb&nbsp;? </strong> <br />   <br />  Comme vous l’aurez compris, la formation représente un composant crucial de nos missions. Chaque année, le CRAtb organise d’ailleurs deux journées particulièrement importantes&nbsp;: la journée des référents en antibiotique, qui se tient au printemps, et la journée de formation à l’antibiorésistance dont nous avons déjà parlé et qui a lieu en novembre. Mais nous proposons également des formations de manière plus ponctuelle, ainsi que des soirées d’information en lien avec les URPS. Par exemple, une session dédiée aux dentistes a eu lieu récemment, et nous comptons dispenser bientôt des cours aux internes du département de médecine générale. Cela dit, nos missions s’adressent aussi au grand public. Lors de la prochaine édition de la Fête de la Science, destinée à un public scolaire et qui se tiendra à l’Espace des Sciences des Champs Libres, à Rennes, un médecin du CRAtb interviendra pour sensibiliser les enfants et leurs parents aux bons gestes liés à la lutte contre l’antibiorésistance. C’est dans ce même objectif que s’inscriront les podcasts et autres supports informatifs qui devraient alimenter notre futur site internet, dont la mise en ligne est prévue pour mai 2023. Nous disposerons ainsi d'un nouveau vecteur pour communiquer avec le grand public, mais aussi avec les professionnels de santé qui auront accès aux recommandations et aux différents outils que nous développons, tel que l’escape game. <br />   <br />  <strong>Le CRAtb est également en train de créer des Équipes Multidisciplinaires en Antibiothérapie (EMA)… </strong> <br />   <br />  La constitution des EMA, qui se fait en lien avec l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Bretagne, représente un projet majeur qui nous occupera pour les mois à venir. Quatre EMA ont déjà obtenu des financements et se déploient à Rennes, Vannes, Quimper et Brest. Quatre autres équipes les rejoindront progressivement afin de couvrir l’ensemble de la région, conformément aux recommandations nationales. Intervenant aussi bien dans les établissements sanitaires et médico-sociaux qu’auprès des professionnels de ville, où elles pourront à la fois répondre aux demandes d’avis expert et contribuer à la formalisation des bonnes pratiques, ces EMA seront une plus-value indéniable dans la prévention de l’antibiorésistance. Leur impact sera je l’espère significatif une fois qu’elles seront déployées partout sur le territoire. <br />   <br />  <strong><em>- Le site du CRAtb Bretagne&nbsp;(<a class="link" href="http://www.antibiotiques-bretagne.fr" target="_blank">www.antibiotiques-bretagne.fr</a>) devrait être prochainement mis en ligne. En attendant, l’escape game est accessible en ligne sur le site du Répias&nbsp;: <a class="link" href="https://www.preventioninfection.fr/actualites/antibioresistance-decouvrez-lescape-game-du-cratb-et-cpias-bretagne/" target="_blank">https://www.preventioninfection.fr/actualites/antibioresistance-decouvrez-lescape-game-du-cratb-et-cpias-bretagne/</a>  </em></strong> <br />   <br />  <em><strong>Article publié dans l'édition de mai 2023 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-60-Les-CHU-fers-de-lance-de-l-innovation_a3613.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong> </em> <strong><em> </em></strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/72837521-50660597.jpg?v=1684147330" alt="« Savoir ne pas prescrire est aussi important que savoir prescrire »" title="« Savoir ne pas prescrire est aussi important que savoir prescrire »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le CRAtb Bretagne</strong> <br />   <br />  L’instruction du 15 mai 2020 et le décret du 18 novembre 2022 sur la lutte contre l’antibiorésistance ont institué la création de Centres Régionaux en Antibiothérapie (CRAtb) dans chaque région française. Ces structures se constituent donc partout depuis trois ans avec, en mai 2020, la création du CRAtb Bretagne, dirigé par le Dr Marine Cailleaux. Hébergée au CHU de Rennes, l’équipe se compose d’une infirmière coordinatrice, d’une webmaster et d’une secrétaire, épaulées sur le terrain par plusieurs agents locaux implantés dans les départements bretons. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/72837521-50660597.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/ Savoir-ne-pas-prescrire-est-aussi-important-que-savoir-prescrire_a3755.html</link>
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   <title>L’intégration par le jeu, le pari réussi du CH de Valenciennes</title>
   <pubDate>Tue, 07 Feb 2023 14:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Confort]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au Centre Hospitalier de Valenciennes, l’intégration des agents nouvellement embauchés aux Pôles URAMU et SSR est un réel jeu de piste – au sens littéral. Convaincus qu’il s’agit là d’une étape primordiale pour assurer la réussite du parcours professionnel, les encadrants ont mis en place une approche inédite prenant la forme d’un escape game. Une initiative très positivement accueillie et qui suscite bien des envies…     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69897292-48818881.jpg?v=1672745712" alt="L’intégration par le jeu, le pari réussi du CH de Valenciennes" title="L’intégration par le jeu, le pari réussi du CH de Valenciennes" />
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      «&nbsp;<em>Cela fait déjà quelques années que le Pôle URAMU se préoccupe des modalités d’intégration des nouveaux collaborateurs. Le processus existant était toutefois assez classique, il s’agissait de simplement visionner un diaporama. Pour mieux répondre aux attentes des nouvelles générations, nous avons souhaité mettre en place un dispositif plus ludique, afin de permettre la découverte de nos différents services tout en développant l’esprit cohésif à l’échelle du Pôle</em>&nbsp;», raconte Caroline Flavoni, cadre de santé en Réanimation. Les encadrants du Pôle ont donc eu l’idée d’un processus d’intégration par le jeu, prenant la forme d’un escape game. «&nbsp;<em>Nous avons en effet une appétence particulière&nbsp;pour tout ce qui a trait à la simulation en santé, une pédagogie active avec de réels bénéfices sur l’apprentissage. Nous avons néanmoins souhaité construire un dispositif affranchi des strates hiérarchiques, afin que tous les participants, quel que soit leur grade, soient sur un pied d’égalité</em>&nbsp;», poursuit Céline Cafede, cadre de santé dans l’Unité de surveillance continue. <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;<em>Nous voulions créer une journée un peu hors du temps, qui permettrait de sortir du quotidien. En faisant le choix d’une approche intégrative et à laquelle tous peuvent adhérer, nous pourrions ainsi proposer un vécu différent, pour faciliter les premiers pas des nouveaux arrivants au sein de notre établissement</em>&nbsp;», ajoute Valentin Van Huffel, cadre de santé pour les soins intensifs post-opératoires, le plateau technique et l’anesthésie. Une fois le projet arrêté, tous trois réussissent à le mettre en place en deux mois seulement, organisant une première journée d’intégration sous le nouveau format dès la fin août. Depuis, deux sessions supplémentaires ont eu lieu avec, à chaque fois, l’accueil d’une dizaine de nouveaux venus.
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     <div><b>Une entrée en matière placée sous le signe de la convivialité</b></div>
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      La dynamique est désormais bien rodée. Les professionnels concernés reçoivent d’abord une invitation électronique les conviant à cette journée particulière. Le jour J, l’un des cadres les mène au lieu de rassemblement, une salle de réunion mobilisée pour l’occasion. «&nbsp;<em>Nous commençons par un jeu ‘brise-glace’ pour favoriser les échanges informels et justement ôter les barrières pyramidales évoquées précédemment</em>&nbsp;», détaille-t-elle. Les participants partagent ensuite un petit-déjeuner dans une ambiance toujours très conviviale, avant que le top départ ne soit donné pour l’escape game. «&nbsp;<em>Nous avons ici retenu un mode dématérialisé, avec une application disponible sur les smartphones professionnels. Ce choix nous semblait non seulement être en meilleure adéquation avec les enjeux de Développement Durable, tout en offrant plus de souplesse</em>&nbsp;», précise Valentin Van Huffel.
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     <div><b>Trois scénarios avec des missions à énigmes</b></div>
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      Trois scénarios autour du parcours patient ont été construits par les encadrants, afin d’éviter que les équipes de joueurs ne se trouvent au même endroit au même moment. «&nbsp;<em>Chaque groupe fait face à une situation bien précise et doit dès lors mener plusieurs missions à bien. Les énigmes proposées couvrent différents champs&nbsp;; certaines sont à caractère ludique, d’autres sont en lien avec les pratiques soignantes ou le projet de pôle</em>&nbsp;», ajoute-t-il. Une fois l’énigme résolue et donc la mission accomplie, les joueurs scannent un QR code affiché au sein de la zone concernée, ce qui permet de débloquer la mission suivante.&nbsp;«&nbsp;<em>Nous avons sciemment voulu les faire circuler dans tous les services qu’ils seront amenés à parcourir au quotidien, afin qu’ils apprennent à bien se repérer au sein de l’établissement</em>&nbsp;», complète Céline Cafede. Par exemple, l’un des scénarios proposés porte sur le cas d’un patient arrivant aux urgences via le SMUR, et pour lequel des examens d’imagerie se révèlent rapidement nécessaires. Son état se dégrade, il est pris en charge par le service de réanimation avant d’être transféré aux soins intensifs. Mais il a besoin d’une voie profonde, à aller récupérer au plateau technique, et d’un antibiotique à collecter à la pharmacie. Le malade s’améliore et est accueilli au service de médecine polyvalente. Il a néanmoins besoin d’être transfusé, une action qui envoie les joueurs à l’Établissement Français du Sang (EFS). Direction, enfin, le service SSR et fin de la mission.
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     <div><b>Des participants « agréablement surpris »</b></div>
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      Ce parcours somme toute sportif – «&nbsp;<em>nous précisons désormais qu’il serait opportun de venir en baskets</em>&nbsp;», sourit Valentin Van Huffel – est entrecoupé d’une pause méridienne, autre temps de convivialité où tous se retrouvent autour d’un repas. Si les conditions météorologiques le permettent, le jardin jouxtant le service SSR a ici la préférence des encadrants. «<em>&nbsp;Ce moment de partage se veut une fois de plus libre et ouvert. Les sujets évoqués sont à chaque fois très variés et participent au tissage de liens entre les nouveaux arrivants et le personnel déjà en exercice</em>&nbsp;», note Céline Cafede. Le jeu reprend après cet interlude pour finaliser les dernières étapes, puis les participants sont réunis pour un débriefing visant notamment à recueillir leur ressenti sur la journée. «&nbsp;<em>Nous demandons systématiquement que soit formulé au moins un axe d’amélioration, afin de réajuster notre approche si nécessaire</em>&nbsp;», poursuit-elle. Mais les retours sont à ce jour très satisfaisants&nbsp;: «&nbsp;<em>les participants sont agréablement surpris par ce format nouveau, auquel ils ne s’attendaient pas</em>&nbsp;», explique Caroline Flavoni. Attentifs à ce que l’expérience soit la plus positive possible pour tous, les porteurs de projet ont pensé à tout, y compris aux petits cadeaux remis aux joueurs à l’issue de la journée. «&nbsp;<em>Des scores sont calculés dans le jeu en fonction du temps de réponse à l’énigme. Tout le monde est récompensé à la fin, mais l’équipe arrivée en premier a un cadeau un peu plus conséquent. Cela pimente un peu plus la démarche et constitue un défi supplémentaire</em>&nbsp;», ajoute Valentin Van Huffel.
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     <div><b>Les professionnels en exercice également intéressés</b></div>
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      Le processus a également piqué la curiosité des professionnels en exercice au sein du Pôle ou dans les secteurs support, comme la pharmacie ou le plateau d’imagerie. «&nbsp;<em>Nous leur avons présenté l’initiative, afin qu’ils ne soient pas surpris par l’installation des QR codes et l’arrivée des joueurs. Beaucoup nous ont fait part de leur envie de bénéficier d’un dispositif similaire</em>&nbsp;», poursuit-il. Les encadrants du Pôle ont donc désormais d’autres idées, par exemple pour proposer des formations continues via l’escape game. «&nbsp;<em>Cette première expérience a assurément ouvert de nouvelles perspectives pour développer de nouveaux modules pédagogiques plus ludiques, et capitaliser ainsi sur ce que nous avons réussi à mettre en œuvre pour l’intégration des nouveaux arrivants</em>&nbsp;», souligne Caroline Flavoni. «&nbsp;<em>Il y a, à Valenciennes, un réel intérêt pour toutes les technologies numériques, qui y trouvent aujourd’hui de nombreux domaines d’application. Nous avons la chance d’être tous équipés avec des Smartphones, très utiles pour faciliter les échanges et renforcer ainsi la continuité des soins. Mais nous pouvons aussi leur trouver d’autres usages, et comptons bien saisir ici toutes les opportunités qui se présenteront à nous</em>&nbsp;!&nbsp;», conclut Céline Cafede. <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Article publié dans l'édition de décembre 2022 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-59-Nouveaux-modeles-Nouvelles-organisations_a3532.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong></em><br style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;" />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/69897292-48818881.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/L-integration-par-le-jeu-le-pari-reussi-du-CH-de-Valenciennes_a3553.html</link>
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   <title>Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu</title>
   <pubDate>Thu, 12 May 2022 10:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Imagerie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 11 mai 2022 le CHU de Poitiers a inauguré l’IRM en jeu, dans le service IRM de Jean Bernard, sur le site de la Milétrie, en présence de Quentin Bernard, footballeur professionnel à l’AJ Auxerre et parrain de l’IRM en jeu.  L’IRM en jeu est un simulateur en forme de fusée qui prépare les enfants âgés de 3 à 10 ans à l’examen IRM dans le but d’éviter la sédation ou l’anesthésie. L’IRM en jeu reproduit exactement les bruits du vrai IRM pendant que l’enfant est allongé sur un lit, confiné dans le tunnel. Unique établissement au sein du département à pratiquer des examens IRM sur des enfants de moins de 7 ans et souvent pour des pathologies lourdes, le CHU de Poitiers, à travers son équipe de radio-pédiatres et le soutien du service de pédiatrie, montre ainsi sa volonté d’améliorer sans cesse la prise en charge de l’enfant ainsi que l’implication de ce dernier dans son parcours de soin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64521015-46235420.jpg?v=1652345004" alt="Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu" title="Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div>L’IRM en jeu est un simulateur d’IRM créé par les équipes du professeur Jean-Pierre Pracros, chef de service spécialisé en radio-pédiatrie à l’hôpital femme, mère, enfant de Lyon et développé par l’association, Le Petit monde. <br />   <br />  Cette association a été créée en 1997 par des pédiatres lyonnais, notamment le Pr Pracros, pour améliorer la vie de l’enfant hospitalisé. Ce simulateur en forme de fusée prépare les enfants à l’examen afin d’éviter l’anesthésie ou la sédation et réduit l’anxiété. <br />   <br />  L’IRM en jeu reproduit exactement les bruits du vrai IRM pendant que l’enfant est allongé sur le lit confiné dans le tunnel. Trois séquences de bruit de 3 minutes chacune sont diffusées dans des enceintes à un niveau sonore réglable.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pourquoi l'IRM en jeu</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div>L’examen IRM est indolore et non traumatisant physiquement. Cependant, il comporte trois contraintes d’ordre psychologiques&nbsp;difficiles à gérer pour un enfant :  <ul>  	<li class="list">la position allongée sur le dos dans un tunnel,</li>  	<li class="list">le bruit très assourdissant provoqué par les séquences&nbsp;d’examen,</li>  	<li class="list">l’immobilité absolue requise pendant une durée relativement&nbsp;longue.</li>  </ul>  ​Ainsi, en dessous de 6 ans, l’examen est presque systématiquement réalisé sous anesthésie générale ou sédation médicamenteuse. <br />   <br />  C’est là qu’intervient l’IRM en jeu qui devient alors une préparation ludique destiné aux enfants âgés de 3 à 10 ans. En simulant les contraintes de l’IRM, ce dispositif prépare les enfants à cette situation afin d’ôter les éléments angoissants liés à l’examen, améliorer la qualité des images et éviter le recours à la sédation.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les différentes étapes de l'IRM en jeu</b></div>
     <div>
      <strong>Découverte</strong> <br />  L’enfant et ses parents sont accueillis&nbsp;dans la salle où est installé le simulateur. Ils découvrent la fusée&nbsp;dans un environnement ludique. Un&nbsp;assistant présente l’équipement, le rôle des différents écrans, le bruit et autres fonctions afin d’expliquer le déroulement. <br />   <br />  <strong>Séquences</strong> <br />  L’enfant est invité à s’installer sur le dos, couché sur le lit. L’assistant lui pose une reproduction du matériel nécessaire à l’acquisition des images à l’IRM et lui cale la tête. L’enfant rentre dans le tunnel. Le bruit de l’IRM est diffusé et la caméra enregistre les le&nbsp;comportement de l’enfant. <br />   <br />  <strong>L'enfant, acteur de son examen</strong> <br />  Après être resté en moyenne 10 minutes allongé à l’intérieur de la fusée, l’enfant est invité à regarder les séquences enregistrées. Avec l’aide de l’assistant, l’enfant commente ces séquences et observe ses propres réactions au bruit. C’est à ce moment-là que l’enfant devient acteur de sa prise en charge et est prêt pour le vrai examen sans anxiété et sans prémédication. Il est alors dirigé vers l’IRM ou sont repris les mêmes codes pour le passage à l’examen. A la fin de celui-ci, un diplôme lui est remis. <br />   <br />  <strong>En chiffres</strong> <br />  2012 :&nbsp;année de création de l’IRM en jeu, <br />  33 :le nombre d’hôpitaux équipés, <br />  80%&nbsp;de réduction de la sédation et/ou de l’anesthésie, <br />  18 000&nbsp;enfants ont bénéficié d’un examen IRM sans sédation ou anesthésie après être passés sur l’IRM en jeu, <br />  26 000€&nbsp;:&nbsp;le coût de l’équipement. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Historique du projet, de son financement et de son implantation</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64521015-46235440.jpg?v=1652345259" alt="Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu" title="Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 3">  <div>  <div>  <div>En 2018,&nbsp;Carole Guillevin, ingénieure de recherche au CHU de Poitiers Labcom I3M,équipe DACTIM-MIS LMA CNRS 7348, et maman de quatre enfants, était installée dans la salle d’attente de son pédiatre et feuilletait le magazine Parent. C’est le point de départ du projet. Dans ce magazine, un article était consacré à l’IRM en jeu. En tant que maman pouvant être amenée à accompagner ses enfants à un examen d’IRM, sensibilisée aussi par son activité professionnelle avec des radiologues et des manipulateurs à la difficulté de ces examens pour de jeunes patients, Carole Guillevin est repartie avec cette idée en tête : mettre en place un IRM en jeu au CHU de Poitiers. <br />   <br />  Avant même de penser à l’issue du projet et à son lieu d’implantation, la question du financement s’est immédiatement posée. L’idée de Carole Guillevin fut d’associer et de faire participer les Poitevins à la réalisation de ce projet : <em>«&nbsp;Je me suis vraiment positionnée en tant que maman. Je me suis dit que les poitevins pourraient être intéressés pour leurs enfants en priorité&nbsp;»</em>. Elle est donc partie à la&nbsp;recherche de sponsors.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64521015-46235448.jpg?v=1652345259" alt="Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu" title="Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 3">  <div>  <div>  <div>Durant l’année 2019,&nbsp;elle a démarché de nombreuses entités dont l’association, Un Hôpital pour les enfants, implantée au CHU de Poitiers. Gilles Kéo, son directeur, l’a orientée dans ses démarches et lui a présenté une personnalité susceptible d’être intéressée : Quentin Bernard, footballeur professionnel de l’AJ Auxerre, originaire de Poitiers. Celui-ci, très investi dans la cause des enfants hospitalisés, a accepté d’être le parrain de l’IRM en jeu : <em>«&nbsp;Je suis très heureux et honoré de faire partie de ce projet merveilleux pour les enfants de ma ville natale et j’ai hâte que le projet prenne forme&nbsp;»</em>. <br />   <br />  Différentes initiatives avec des étudiants manipulateurs, étudiants en génie mécanique de l’Université de Poitiers, ou encore avec le Rotary Club la Romane et le Lions Club de Poitiers ont de contribué au financement du simulateur. Au final, l’IRM en jeu a été entièrement financé par des fonds privés, pour un montant de 26 000 euros.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64521015-46235454.jpg?v=1652345260" alt="Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu" title="Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 4">  <div>  <div>  <div>Fin 2019,&nbsp;Carole Guillevin a abordé la dernière étape : la présentation du projet à la direction du CHU de Poitiers et l’implantation du simulateur au sein du service d’IRM. Le CHU de Poitiers a procédé à l’acquisition de l’IRM en jeu avec les fonds recueillis auprès des différents sponsors et s’est engagé à en assurer la maintenance. <br />   <br />  L’achat et l’installation ont engagés mais la crise sanitaire de la covid-19 s’invitée entre-temps. Il aura fallu attendre deux ans l’arrivée du simulateur dans le service d’IRM du CHU de Poitiers, fin février 2022. <br />   <br />  <strong>Les partenaires financiers de l’IRM en jeu :</strong>&nbsp;Rotary Club La-Romane et Lions Club de Poitiers,&nbsp;Etudiant en génie mécanique,&nbsp;Etudiants manipulateurs en électroradiologie médicale de 2e&nbsp;année,&nbsp;Association « Un Hôpital pour les enfants »,&nbsp;Association française du personnel paramédical d’électroradiologie,&nbsp;Quentin Bernard, footballeur professionnel, parrain de l’IRM en jeu,&nbsp;La société&nbsp;Siemens.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'activité d'IRM pédiatrique au CHU de Poitiers et intérêt de l'IRM en jeu</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64521015-46236528.jpg?v=1652345300" alt="Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu" title="Le CHU de Poitiers inaugure son IRM en jeu" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 5">  Au CHU de Poitiers,&nbsp;l’imagerie pédiatrique reste une activité importante, en particulier pour la spécialité IRM.Quatre radio-pédiatres interviennent sur cette activité et se la répartissent à hauteur d’une demi-journée par semaine sur trois des cinq IRM du site de la Milétrie, à Poitiers. <br />   <br />  Au CHU de Poitiers, l’IRM pédiatrique s’illustre comme une activité de recours car il reste le seul établissement de la Vienne à proposer cette prise en charge. A ce jour, les structures d’imagerie privée du département ne prennent pas en charge les enfants en dessous de 7 ans,&nbsp;ni de pathologie lourdes. De plus, les centres hospitaliers périphériques de Poitou-Charentes tels que La Rochelle, Angoulême ou Niort, font aussi appel au service d’IRM pédiatrique du CHU de Poitiers, en particulier pour des pathologies graves pour lesquelles l’enfant pourra être pris en charge par la suite à Poitiers, en oncologie pédiatrique. <br />   <br />  <strong>Collaboration des services d’imagerie et de pédiatrie</strong> <br />   <br />  Les radio-pédiatres et le service de pédiatrie cherchent depuis des années à réduire le recours à la sédation pour l’enfant et à optimiser le nombre de prises en charge. <br />   <br />  A ce jour, une quinzaine d’enfants est pris en charge chaque semaine. Mais le taux d’échec actuel s’élève à environ 10%. <em>«&nbsp;Nous qualifions d’échec le fait de ne pas réussir à faire passer l’examen à un enfant et de devoir soit abandonner la perspective d’un examen, soit d’avoir recours à l’anesthésie générale&nbsp;»</em>, indique&nbsp;Julie Vibert, radio-pédiatre. <br />   <br />  En fonction de leur âge, les enfants sont préalablement accueillis en hôpital de jour pédiatrique. La collaboration étroite entre le service de pédiatrie et les équipes d’imagerie a toujours été essentielle dans la prise en charge de l’enfant. Les équipes œuvrent pour avoir recours le moins possible à l’anesthésie générale. Par mois, ce sont entre 4 et 5 enfants qui doivent en bénéficier pour réaliser leur examen d’IRM. Depuis début 2022, l’hôpital de jour pédiatrique se délocalise donc une fois par semaine dans les locaux de l’IRM pour que les enfants puissent être accueillis en un même lieu. Cela permet une optimisation des examens d’IRM et une réduction de l’anxiété de l’enfant. <br />   <br />  Avec l’arrivée de l’IRM en jeu fin février 2022, les facteurs d’optimisation se multiplient. Les équipes de pédiatrie prennent en charge l’enfant, l’évaluent, prennent le temps de le préparer et de lui proposer toutes les solutions afin que l’examen soit réalisé dans les meilleures conditions et, surtout, sans sédation. <br />   <br />  <strong>L’IRM en jeu, quel intérêt ?</strong> <br />   <br />  L’IRM en jeu permet implique le jeune patient dans son soin. L’enfant est souvent considéré comme un objet dans&nbsp;son parcours de soin. On lui explique peu, voire pas du tout, l’examen d’IRM qu’il va subir, en quoi cela consiste,&nbsp;pourquoi doit-on le lui faire, etc. <em>«&nbsp;On explique à longueur&nbsp;de temps aux enfants que leur corps leur appartient mais lorsqu’ils arrivent dans le milieu médical, on les touche, on les manipule sans prendre le temps de leur expliquer,&nbsp;</em>insiste le docteur Martine Mergy-Laurent, radio-pédiatre.&nbsp;<em>Il faut les rendre acteur pour obtenir leur coopération.&nbsp;» </em>Et c’est justement ce que permet le simulateur de l’IRM en jeu. <br />   <br />  Au CHU de Poitiers, il n’y a pas de procédure ou de demande à faire pour qu’un enfant puisse bénéficier du passage dans l’IRM en jeu avant son examen. Les parents et les enfants ne sont pas prévenus en amont, tout simplement car c’est le radio-pédiatre qui prend la décision au dernier moment avec l’aide des infirmières de pédiatrie et des manipulateurs en électroradiologie médicale. <br />   <br />  En effet, le simulateur est préconisé pour les enfants de 3 à 10 ans mais l’équipe du CHU de Poitiers ne se met pas de limite. Depuis son installation, des enfants âgés de 2 ans et demi ou de 13 ans, par exemple, ont très bien réagi à la simulation. <em>«&nbsp;Le médecin prescripteur de l’examen pourrait, par contre, indiquer s’il&nbsp;pense l’enfant éligible à l’IRM en jeu sur son ordonnance,</em>&nbsp;indique le docteur Julie Vibert.&nbsp;<em>Tout comme il&nbsp;nous indique déjà régulièrement les potentielles difficultés de coopération.&nbsp;»</em> <br />    <div title="Page 6">  <div>  <div>  <div>&nbsp;</div>  </div>  </div>  </div>    <div title="Page 5">  <div>&nbsp;</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/64521015-46235420.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Le-CHU-de-Poitiers-inaugure-son-IRM-en-jeu_a3272.html</link>
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