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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-15T06:44:17+02:00</dc:date>
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   <title>Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg distingués par l’OMS</title>
   <pubDate>Wed, 12 Feb 2025 11:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène des mains 2023, l’équipe d’hygiène hospitalière des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg a créé un escape game en ligne, proposé aux professionnels de l’établissement. Forte de son succès, l’initiative a été sélectionnée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), permettant à cette formation ludique de toucher un public international.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/84886548-60584024.jpg?v=1733934516" alt="Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg distingués par l’OMS" title="Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg distingués par l’OMS" />
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     <div>
      Chaque année, le 5 mai est une date marquée d’une pierre blanche pour les équipes d’hygiène hospitalière. Elles sont en effet nombreuses à se mobiliser dans le cadre de la Journée mondiale de l’hygiène des mains, imaginant tout un panel d’actions dédiées à cet enjeu primordial pour la prévention du risque infectieux. Stands, animations, formations, jeux sérieux…&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Cette journée mondiale représente une occasion unique pour proposer des initiatives originales, destinées à mobiliser davantage les professionnels du soin autour de l’hygiène des mains&nbsp;»</em>, constate le Dr Céline Hernandez, praticien hygiéniste aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS). En 2023, l’équipe d’hygiène hospitalière de l’institution alsacienne avait d’ailleurs opté pour un projet original&nbsp;: un escape game en ligne, pensé pour les professionnels de l’établissement et ceux de l’Institut de cancérologie Strasbourg Europe (ICANS).&nbsp; <br />   <br />  Dénommé&nbsp;« Le fantôme de l’hygiéniste », celui-ci&nbsp;s’inspire des codes du jeu d’horreur en appelant à libérer le fantôme du Docteur L.,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>maudit par ses collègues pour son intransigeance sur l'hygiène des mains&nbsp;»</em>.&nbsp;Pour relever le défi, les joueurs doivent&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>retrouver ses précieux souvenirs perdus&nbsp;»</em>&nbsp;en naviguant entre cinq tableaux, des énigmes et surtout des questions relatives aux bonnes pratiques d’hygiène des mains. Les réponses erronées ne sont toutefois pas éliminatoires&nbsp;: une fiche explicative permet de comprendre son erreur et de la corriger immédiatement.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Notre objectif n’était pas de piéger les joueurs, mais bien de proposer une activité de sensibilisation accessible à tous, y compris au personnel non soignant&nbsp;»</em>, explique le Dr Céline Hernandez. Proposé aux salariés des HUS et de l’ICANS au cours du printemps 2023, le jeu était aisément disponible en ligne, via des liens ou des QR codes affichés dans les établissements.&nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plus d’un millier de participants</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/84886548-60584025.jpg?v=1733934535" alt="Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg distingués par l’OMS" title="Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg distingués par l’OMS" />
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      <em>«&nbsp;</em><em>Quelque temps auparavant, la direction qualité de notre établissement avait déjà proposé un jeu en ligne, que nous avions beaucoup apprécié. Nous nous sommes donc rapprochés de son équipe pour découvrir la méthodologie suivie, et nous renseigner sur l’outil utilisé pour la création de ce jeu&nbsp;»</em>, se souvient l’hygiéniste. Optant pour la même plateforme de création en ligne, qui propose plusieurs thèmes gratuits, l’équipe d’hygiène hospitalière imagine à son tour un jeu original, incluant plusieurs références qui sont autant de clins d’œil aux HUS.&nbsp;Ainsi, le nom du «&nbsp;Dr L.&nbsp;» rappelle les initiales du Dr Thierry Lavigne, le chef du service d'hygiène hospitalière de l’établissement, tandis qu’une photo de la patrouille de France survolant l’hôpital pendant la crise sanitaire permet de se remémorer cette période historique, où le risque infectieux était particulièrement prégnant.&nbsp; <br />   <br />  Pour créer les questions imposées aux participants – élément central du jeu –, l’équipe de prévention du risque infectieux s’est directement inspirée de <a class="link" href="https://quizzbox1.preventioninfection.fr/" target="_blank">celles disponibles sur le site du RéPIA</a>  (Réseau de prévention des infections et de l’antibiorésistance).&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Le jeu étant destiné à tous les profils de l’hôpital, nous avons souhaité nous tourner vers un canevas très classique, qui rappelle les points essentiels de l’hygiène des mains. L’originalité réside plutôt dans le format inhabituel de l’escape game&nbsp;»</em>, explique le Dr Céline Hernandez.&nbsp; <br />   <br />  Et le succès est rapidement au rendez-vous. Plus de 1 000 participations sont enregistrées au printemps 2023. Il faut dire que les concepteurs ont été attentifs à proposer des sessions d’une durée assez courte – dix minutes environ – pour, là aussi,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>faciliter la participation de tous&nbsp;»</em>. Au terme de la campagne, un tirage au sort a été organisé pour sélectionner le grand vainqueur parmi tous ceux ayant terminé le jeu avec, à la clé, un petit-déjeuner livré dans le service où il exerce. C’est finalement l’équipe des urgences pédiatriques de nuit qui en a bénéficié.
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     <div><b>Un projet retenu par l’OMS</b></div>
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      Mais la récompense principale est certainement revenue à l’équipe d’hygiène hospitalière elle-même&nbsp;: en 2024, le projet est sélectionné par l’Organisation mondiale de la santé, permettant à l’EOH de témoigner dans au moins deux webinaires abordant l’hygiène des mains et la formation ou la sensibilisation des soignants sur le sujet.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nous étions tombés sur un appel à témoignages de l’OMS et avions candidaté&nbsp;»&nbsp;</em>sans trop y croire<em>,&nbsp;</em>raconte le Dr Céline Hernandez, en estimant que le fait qu’il s’agisse&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>d’une action facile à mettre en place et ne nécessitant pas de moyens ou de compétences spécifiques en informatique&nbsp;»</em>&nbsp;a probablement pesé dans le choix de l’OMS. <br />   <br />  Un premier webinaire, organisé le lundi 6 mai 2024 par l’Organisation mondiale de la santé, a ainsi permis à l’équipe alsacienne d’intervenir auprès de deux autres équipes d’hygiène hospitalière, l’une colombienne et l’autre scandinave. Plusieurs milliers de personnes à travers le monde, ont donc pu découvrir l’escape game des HUS. Une deuxième présentation a eu lieu le 21 novembre dernier, dans le cadre d’un webinaire plus particulièrement consacré à l’antibiorésistance bactérienne.&nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’hygiène des mains, un élément de prévention central</b></div>
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      <em>«&nbsp;</em><em>L’hygiène des mains est un enjeu transversal, que l’on retrouve dans toutes les thématiques en lien avec la prévention du risque infectieux&nbsp;»</em>, souligne l’hygiéniste en rappelant que&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>lors de toutes nos visites dans les services de soins, nous évaluons systématiquement la bonne observance des pratiques d’hygiène des mains, et sommes notamment attentifs au positionnement des solutions hydroalcooliques, à la gestuelle des équipes, aux connaissances de chacun</em>…<em>&nbsp;»</em>. Allant toujours plus loin dans sa volonté de muscler l’hygiène des mains,&nbsp;l’équipe d’hygiène hospitalière travaille d’ailleurs aujourd’hui sur la production et la structuration des données de consommation de solution hydroalcoolique par service. <br />   <br />  Ce chantier, complexe, nécessite plusieurs ajustements organisationnels, afin que chaque commande soit par exemple correctement fléchée sur le service concerné. Mais les attentes sont grandes. Ainsi, l’accès à ces données&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>permettra à chaque service de connaître son positionnement au regard de son activité</em>, estime le Dr Céline Hernandez.&nbsp;<em>Même si l’accès à cette information n’est pas évident à mettre en place, la prévention du risque infectieux dans les établissements de santé y gagnera largement&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #67, édition de décembre 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-67-Ces-solutions-qui-rendent-l-hopital-plus-performant_a4328.html" target="_blank">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
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   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Les-Hopitaux-Universitaires-de-Strasbourg-distingues-par-l-OMS_a4343.html</link>
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   <title>Quand l’escape game vient aux soignants</title>
   <pubDate>Wed, 24 Jan 2024 09:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sensibiliser les professionnels de santé à la vaccination et la prévention de la grippe saisonnière, l’Unité de prévention des infections associées aux soins (UPIAS) du Centre Hospitalier du Bassin de Thau, à Sète, a retenu un format innovant, proposant en 2022 un escape game dit « de poche » car déplaçable en fonction des besoins. En trois semaines, l’équipe d’hygiène hospitalière a ainsi pu sensibiliser les 22 services de l’établissement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77435078-56289549.jpg?v=1703089819" alt="Quand l’escape game vient aux soignants" title="Quand l’escape game vient aux soignants" />
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      Chaque automne, la campagne de prévention et de vaccination contre la grippe mobilise de nombreuses spécialités au sein des établissements de santé. Pharmacie, médecine du travail, direction des soins… la lutte contre cette maladie saisonnière impose un effort collectif. Et l’hygiène hospitalière n’est pas en reste, puisque la maîtrise des infections croisées représente l’une de ses principales missions.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>La promotion des mesures de prévention, dont la vaccination, est au cœur de notre action&nbsp;»</em>, confie le Dr Hanane Abdoush, praticien hygiéniste responsable de l’Unité de prévention des infections associées aux soins (UPIAS) du Centre Hospitalier du Bassin de Thau. Partie prenante, depuis déjà plusieurs années, du comité de pilotage lié au risque Grippe, l’UPIAS a décidé en 2022 d’étoffer son action, optant pour la création d’un&nbsp;<em>escape game</em>&nbsp;dédié à la vaccination et la prise en charge des patients infectés, mis en œuvre entre octobre et novembre de cette année. <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>Nous souhaitions, au départ, réaliser un escape game “grandeur nature”, mais les contraintes de salles, et les difficultés pour libérer les professionnels de santé le temps d’une session d’une heure, nous ont conduits à imaginer l’escape game sous une autre forme&nbsp;»</em>, se souvient Élodie Merlo, cadre de santé hygiéniste en charge du projet. Pendant plusieurs semaines, du début de l’été jusqu’au milieu de l’automne, les équipes de l’UPIAS ont donc construit et réalisé&nbsp;un&nbsp;<em>escape game</em>&nbsp;mobile, pouvant être rangé dans une mallette. Un format dit «&nbsp;de poche&nbsp;», inspiré des&nbsp;<em>escape games</em>&nbsp;en boîte disponibles dans les magasins de jeux.&nbsp;Sa grande force&nbsp;? Il n’est pas nécessaire de disposer d’une salle fixe, la mallette et le jeu pouvant être déplacés suivant les besoins.&nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cinq énigmes dans une mallette</b></div>
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      <em>«&nbsp;</em><em>La mallette contient tout le nécessaire pour l’organisation d’une session, notamment des images de la chambre du patient infecté, ainsi qu’un livret proposant cinq énigmes et détaillant les différentes étapes à franchir pour terminer la partie&nbsp;»</em>, complète la cadre de santé. Installés dans la salle de pause ou dans l’une des salles de soins de leur service, les soignants, en équipes de trois à dix, étaient ainsi incités à relever toute une série de défis.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nous avions, par exemple, imaginé une épreuve avec des jetons et une lampe à UV, qui permettait de trouver le code d’un cadenas. Était alors libérée une grille de définitions, pour découvrir un objet en lien avec la prévention et la vaccination de la grippe&nbsp;»</em>, détaille Élodie Merlo. Et pour que le jeu ne soit pas&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>figé&nbsp;»</em>, les membres de l’UPIAS invitaient les participants à également chercher des indices ailleurs, notamment dans la base de données de l'établissement.&nbsp; <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>La dernière étape du jeu, celui qui permettait d’arrêter le chronomètre, consistait à passer un appel à l’UPIAS&nbsp;»</em>, ajoute la cadre de santé, qui indique avoir alors observé<em>&nbsp;«&nbsp;avec intérêt&nbsp;»</em>&nbsp;les réactions des équipes soignantes.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Cela était particulièrement instructif, car il leur fallait, d’une part, savoir ce qu’était l’UPIAS, et d’autre part connaître le numéro à composer pour nous joindre ou, du moins, le rechercher sur l'intranet ou via le standard&nbsp;»</em>, souligne l’hygiéniste. Son constat&nbsp;?&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Beaucoup de soignants connaissaient notre équipe, mais pas forcément son numéro de téléphone&nbsp;».</em>&nbsp;La dénomination utilisée au sein des Hôpitaux du Bassin de Thau n’était par ailleurs pas toujours assimilée.<em>&nbsp;«&nbsp;L’appellation d’UPIAS n’est pas forcément connue en tant que telle</em>, note Hanane Abdoush.&nbsp;<em>Alors que la modification a eu lieu il y a maintenant cinq ans, nombreux sont ceux qui nous appellent encore “équipe opérationnelle d’hygiène”&nbsp;»</em>.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des retours positifs…</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77435078-56289551.jpg?v=1703089855" alt="Quand l’escape game vient aux soignants" title="Quand l’escape game vient aux soignants" />
     </div>
     <div>
      Pour chacune des 22 équipes ayant pu participer au jeu, tous ces termes, ainsi que les différentes notions abordées au cours d’une session, étaient ensuite revus durant un temps d’échange de cinq à dix minutes.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Ce débriefing est nécessaire pour bien fixer le message, et surtout rappeler aux soignants qu’ils connaissent les bonnes pratiques, et savent où chercher l’information en cas de doute&nbsp;»</em>, insiste Élodie Merlo. Quant aux freins rencontrés pour la mise en œuvre de cette expérience, ils tiennent en peu de mots&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>le manque de moyens et de temps limite clairement l’organisation de ce type de jeux pédagogiques&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  Les équipes de l’UPIAS ont toutefois aussi fait face à un frein culturel, quelques soignants ayant fait part de leur réticence à&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>jouer au lieu de travailler&nbsp;»</em>, raconte-t-elle.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Pour certains professionnels de santé, ce type d’outils innovants n’est pas forcément perçu comme du travail, ou comme un support de formation légitime. Ils n’imaginent pas le niveau d’engagement demandé, et peuvent avoir du mal à s’y impliquer&nbsp;»</em>, complète la cadre de santé qui a néanmoins fréquemment noté un changement d’attitude une fois la partie terminée.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>La majorité des soignants ont demandé à “recommencer” ce type d’initiatives, car ils avaient “aimé et appris”&nbsp;»</em>, se félicite-t-elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>… et une meilleure connaissance de l’UPIAS</b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Les retours ont été très positifs, avec des soignants très réceptifs à la démarche et qui en ont cerné les enjeux&nbsp;»</em>, résume le Dr Hanane Abdoush, qui regrette tout de même une stagnation relative du taux de vaccination contre la grippe saisonnière.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Mais cela peut être mis en lien avec l’obligation de vaccination contre le Covid-19, qui à l’époque avait été très mal perçue et a donc laissé des traces auprès de certains soignants&nbsp;»</em>, complète le médecin hygiéniste.&nbsp;<em>«&nbsp;L’escape game de poche n’en a pas moins eu un impact positif, d’ailleurs particulièrement marqué en ce qui concerne l'acceptation de nouveaux outils de formation&nbsp;»</em>, abonde Élodie Merlo en soulignant les perspectives prometteuses de cette appropriation pour continuer de développer le concept de jeu pédagogique.&nbsp; <br />   <br />  Et, bien que l’UPIAS du CH du Bassin de Thau n’envisage pas, pour l’instant, de proposer un nouvel&nbsp;<em>escape game</em>, l’équipe a à cœur d’organiser chaque année un événement&nbsp;<em>«&nbsp;marquant&nbsp;»</em>. Au cours de l’été 2023, les soignants ont ainsi été invités à remplir un cahier de vacances sur le thème des précautions standards. Mots croisés, rébus, mots mêlés… tous les codes de ces cahiers bien connus du grand public étaient repris dans un livret de 20 pages, aussi bien distribué aux soignants de l’établissement ainsi qu’aux étudiants de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) et de l’Institut de formation des aides-soignants (IFAS).&nbsp; <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>Cet outil a également reçu de bons retours. Certains professionnels nous ont même envoyé des photos d’eux en train de remplir le cahier à la plage&nbsp;»</em>, sourit Élodie Merlo, qui a d’ailleurs constaté que la mise en œuvre de ces démarches différenciantes&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>amène une augmentation du nombre d’appels quotidiens à l’unité&nbsp;»</em>. Et le Dr Hanane Abdoush de conclure&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Si la crise s’est traduite par une meilleure connaissance et reconnaissance des métiers de l’hygiène hospitalière, ce type d’animations innovantes, conjuguées à nos nombreux déplacements au sein des services de soins, permettent à l’UPIAS d’être mieux connue, et donc aux soignants de nous solliciter de manière plus immédiate&nbsp;»</em>. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #63, édition de décembre 2023,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-63-La-sante-numerique-a-l-epreuve-du-terrain_a3961.html">à lire ici</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <title>Un Escape Game pédagogique pour le CHU UCL Namur</title>
   <pubDate>Mon, 06 Nov 2023 10:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En Belgique, une des équipes d’hygiène hospitalière du CHU UCL Namur a mis à profit la semaine de la Qualité pour organiser une session pédagogique sous la forme d’un escape game. Plébiscité par les professionnels soignants, le format est désormais régulièrement utilisé pour des formations réalisées au sein du Centre de simulation de l’établissement. Nous découvrons ce nouvel outil avec le Docteur Christine Laurent, médecin hygiéniste.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/76433922-54667926.jpg?v=1699264230" alt="Un Escape Game pédagogique pour le CHU UCL Namur" title="Un Escape Game pédagogique pour le CHU UCL Namur" />
     </div>
     <div>
      <strong>Cela fait plusieurs années que vous exercez au sein de l’équipe d’hygiène hospitalière du site de Godinne, au CHU UCL Namur. Pourriez-vous nous présenter votre service&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Christine Laurent&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le CHU dispose en effet de trois sites hospitaliers ainsi que d’un réseau intégré de soins et de services, tous situés dans la Province de Namur. Sur le site de Godinne, l’équipe d’hygiène hospitalière est composée de trois professionnels&nbsp;: moi-même en tant que médecin hygiéniste, partageant mon temps entre cette équipe et des fonctions scientifiques en lien avec l’Université Catholique de Louvain&nbsp;; Patricia Bavay, infirmière relais en hygiène hospitalière et chargée du partenariat avec les écoles d’infirmiers, et Dominique Calmant, également infirmière, qui a récemment rejoint l’équipe et qui entamera son certificat en hygiène hospitalière à la rentrée 2023. Notre équipe peut en parallèle compter sur un réseau d’une trentaine de référents en hygiène hospitalière. Particulièrement dynamiques, ils sont positionnés au sein de chaque unité de soins et prennent souvent part à nos réflexions et actions.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelle place occupe la formation dans vos activités&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Elle en est une base importante, comme dans tout service d'hygiène hospitalière, car elle permet aux professionnels de santé d’acquérir les connaissances nécessaires à la mise en œuvre des bonnes pratiques de prévention du risque infectieux. Ces derniers temps, en écho à la campagne nationale organisée en Belgique autour de l’hygiène des mains, nous sommes intervenus dans les unités de soins pour sensibiliser les soignants à cette problématique ô combien importante. Nous pouvons ici mobiliser plusieurs outils&nbsp;: la formation «&nbsp;classique&nbsp;», bien sûr, mais aussi d’autres formats développés au fil des années, tels que le e-learning et, plus récemment l’escape game.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourquoi avoir plus particulièrement choisi ce dernier format&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Il y a quelques années, Stéphanie Mandelaire, l'une de nos référentes en hygiène, avait proposé pour son service une formation sous la forme d’un jeu, transformant littéralement l'hôpital en «&nbsp;Fort Boyard&nbsp;». Cette approche a suscité un engouement fort et s’est étendue à d’autres services de soins&nbsp;: plusieurs jeux ont été développés par nos référents en hygiène et organisés au sein de leur service. Nous avons souhaité rebondir sur cette dynamique et aller plus loin. À l’automne 2022, alors que nous préparions la semaine de la Qualité, nous avons invité les référents en hygiène à participer à la création d’une formation s’inspirant du concept de l’escape game. Trois se sont portés volontaires : Stéphanie Mandelaire, référente pour le service de brancardage, Mathilde Vanbesien, référente pour le service de gériatrie, et Lesly-Ann Vankerkhoven, référente pour le quartier opératoire. Ensemble, nous avons construit un scénario et des indices, mais aussi imaginé et aménagé le lieu où cette animation <em>(NDLR&nbsp;: La découverte des thématiques abordées faisant partie du jeu, nous laissons volontairement planer le mystère…)&nbsp;</em>&nbsp;pourrait prendre place.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment a-t-elle été accueillie par les professionnels de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  L’engouement était bien réel, avant même l’arrivée de la semaine de la Qualité&nbsp;! Alors que nous avions prévu neuf plages de formation et la possibilité de s’inscrire par groupes de quatre, nous étions complets bien avant le début de la semaine et, malgré la constitution d’une liste d’attente, tout le monde n’a pas pu passer&nbsp;: nous ne disposions en effet que d’une semaine seulement pour proposer l’escape game. Parallèlement, j’ai eu l’occasion d’intégrer l’équipe du Centre de simulation récemment fondé par le CHU UCL Namur sur le site de Godinne. C’était l’occasion toute trouvée pour pérenniser cette action, mais aussi pour ouvrir l’escape game à tous les professionnels du CHU, quel que soit leur site d’exercice. Ses modalités pratiques ont également été repensées. Un nouveau co-formateur, Pierre Patigny, Psychologue de formation, s’y est associé. Il travaille notamment sur les interactions et la communication inter-équipes. Nous avons aussi élargi la durée de la formation à deux heures, contre une heure et demie auparavant. Ce temps supplémentaire est dédié au débriefing, qui nous permet d’échanger avec les participants et d’approfondir certains éléments pédagogiques.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quel regard portez-vous aujourd’hui sur l’intégration de l’escape game au Centre de simulation&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ce Centre s’est révélé être un outil réellement intéressant pour ce type de démarche. Bien qu’il soit «&nbsp;seulement&nbsp;» composé de trois salles de formation et d’une salle de débriefing, il met à disposition tout un panel d’outils utiles, allant des caméras aux mannequins, en passant par des écrans, du matériel pour les formations procédurales, etc. Notre technicien en simulation, Axel Baily, est également présent sur site et apporte une aide précieuse. Dans le cadre de l’escape game, nous utilisons des salles équipées de vitres sans tain, de micros et de caméras, afin que les formateurs puissent interagir avec les participants sans pour autant interférer dans le jeu. Mais le Centre de simulation autorise de nombreuses autres applications. Nous disposons au sein du CHU d’une trentaine de formateurs en simulation, issus de tous les services de soins, et le Centre est utilisé pour organiser tous types de formations. <br />   <br />  <strong>Comptez-vous développer d’autres actions en lien avec ce format de l’escape game&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il s’agit sans conteste d’un outil de formation intéressant car sa dimension ludique permet d'acquérir des connaissances tout en passant un moment agréable. Bien qu’il soit encore un peu tôt pour évaluer l’impact réel de ce nouveau mode de formation sur les pratiques des équipes soignantes, on peut déjà en ressentir les effets positifs en matière de communication et d'interactions inter-équipes. Il serait donc, à mon sens, tout à fait opportun de poursuivre ce type d’initiative, tout en l’intégrant dans notre panel de formations plus «&nbsp;classiques&nbsp;». En ce qui concerne l’escape game actuel, en place depuis six mois maintenant, nous comptons renouveler les sujets traités d’ici quelques mois, pour l’inscrire dans une thématique annuelle et lui permettre ainsi de compléter notre offre de formation.&nbsp;L’escape game&nbsp;n’en représente qu’un élément, mais il est enthousiasmant à bien des égards&nbsp;: il a été développé en lien étroit avec les référents en hygiène hospitalière, a suscité des retours très positifs de la part des apprenants, a mené à la pérennisation d’une initiative qui n’avait initialement pas vocation à durer autant… et&nbsp;amène chaque jour un peu plus de professionnels à se pencher sur les problématiques liées à la prévention du risque infectieux&nbsp;! <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Article publié dans l'édition de septembre d'Hospitalia&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-62-Le-temps-de-la-refondation_a3838.html">à lire ici.</a>  <br />  &nbsp;  <div>  <div id="ftn1">&nbsp;</div>  </div>  
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Un-Escape-Game-pedagogique-pour-le-CHU-UCL-Namur_a3890.html</link>
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   <title>Le CH de Monaco crée son "Antiseptique game"</title>
   <pubDate>Tue, 10 Jan 2023 13:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À la suite de l’introduction d’un nouvel antiseptique et de la réalisation de deux quicks audits, l’équipe d’hygiène hospitalière du Centre Hospitalier Princesse Grace de Monaco a souhaité former et sensibiliser ses agents au bon usage des antiseptiques. Reprenant le thème de la série coréenne Squid Game, ils ont alors imaginé « Antiseptique Game : ferez-vous le bon choix ? », une pédagogie ludique désormais adaptée à d’autres thématiques, comme nous l’explique Claire-Marie Virot, cadre de santé du service d’hygiène hospitalière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69901472-48821362.jpg?v=1672759800" alt="Le CH de Monaco crée son "Antiseptique game"" title="Le CH de Monaco crée son "Antiseptique game"" />
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      <strong>En novembre 2021, dans le cadre de la semaine de sécurité des patients, vous aviez proposé aux soignants un jeu autour des antiseptiques. Pourquoi cette thématique&nbsp;? </strong> <br />  <strong>Claire-Marie Virot</strong>&nbsp;: Peu de temps avant cette édition de la semaine de sécurité des patients, dont le thème était alors « Le risque infectieux&nbsp;:&nbsp;prévenir, protéger, gérer&nbsp;», nous avions introduit un nouvel antiseptique alcoolique et réalisé deux quicks audits, qui avaient révélé des écarts de pratique. Il nous avait donc semblé opportun de mettre cette semaine à profit pour travailler sur le bon usage des antiseptiques, et notamment sensibiliser les soignants au choix d’un antiseptique adapté en fonction du soin, à la vérification du flacon, l’identification du nombre de passages, la détersion… Ce réajustement des pratiques était nécessaire, mais nous avions souhaité l’inscrire dans un cadre ludique et original. Rapidement, nous avions opté pour le format du jeu et créé à cette occasion «&nbsp;Antiseptique Game&nbsp;: ferez-vous le bon choix&nbsp;?&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment aviez-vous préparé cette initiative&nbsp;? </strong> <br />  Le principe retenu était simple&nbsp;: les soignants sont confrontés à une situation donnée et doivent décrire les différents choix effectués en lien avec les antiseptiques. Nous avions, bien sûr, élaboré quelques règles, mais aussi créé deux plateaux de jeu et toute une série d’étiquettes représentant les différentes étapes du soin, comme la détersion, le rinçage à l'eau stérile, l'usage d’un antiseptique aqueux, d’un antiseptique alcoolique… Pour sensibiliser les soignants à la nécessité de vérifier les flacons, nous avions aussi récupéré dans les services des bouteilles entamées d'antiseptique, d'eau stérile et de savon, avec et sans date d'ouverture. Puis nous avions imaginé cinq situations de soins,&nbsp;deux concernant la pose de cathéters périphériques, deux pour la réfection de pansements et une relative aux prélèvements d'hémoculture. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment se déroulaient les séances&nbsp;? </strong> <br />  Durant la semaine de sécurité des patients, deux infirmières du service d’hygiène hospitalière et moi-même tenions un stand tous les jours, de 11h30 à 14h30, devant le self. Seuls ou en équipes, les soignants pouvaient ainsi faire une partie chronométrée&nbsp;: ils piochaient une situation de soins, nous lancions le chronomètre et ils devaient alors choisir sur le plateau de jeu les différents produits nécessaires à la situation et placer les étiquettes associées. Une grille d’évaluation préalablement établie nous permettait ensuite de comptabiliser les points, notamment en ce qui concerne le choix des produits, le contrôle de la date de péremption et la présence d'une date d'ouverture. Bien sûr, un temps d’échange était systématiquement prévu à l’issue de la partie. Les joueurs sont en outre tous repartis avec un document récapitulant l’ensemble des résultats attendus, et complété de rappels et de liens vers tous les protocoles en vigueur dans l'établissement. Sans oublier, en bonus,&nbsp;les petits porte-clés sur le thème de Squid Game, offerts par l’hôpital. Chaque jour, la meilleure équipe de la journée recevait également un lot mis à disposition par l’établissement. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment cette initiative a-t-elle été accueillie par les soignants&nbsp;?</strong> <br />  Cette nouvelle forme d’apprentissage, plus ludique, a clairement été plébiscitée par tous les participants. 111 professionnels ont joué le jeu, seuls ou en groupe, pour un total de 71 situations piochées. La majorité des participants, soit 55 %, étaient des infirmiers, mais nous avons aussi réussi à mobiliser des médecins (13,5 %), des étudiants en soins infirmiers (12 %) et des cadres de santé (11 %). Tous étaient très enthousiastes, et les échanges sur le sujet se sont poursuivis à l’intérieur des services de soins. Il y a même eu un effet d’entraînement au sein des unités, certaines «&nbsp;contre-équipes&nbsp;» venant jouer après avoir appris qu’une première équipe de leur service avait participé au jeu. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Quels ont été les principaux enseignements de cette expérience&nbsp;? </strong> <br />  Pour l’équipe d’hygiène hospitalière, elle a notamment mis en avant les dérives de pratique sur lesquelles nous devrons travailler&nbsp;: l’identification du bon moment pour faire une détersion, pour utiliser un savon doux ou un savon antiseptique, et la nécessité de mettre en œuvre des rappels réguliers sur les différences entre antiseptiques aqueux et alcooliques. Ces messages ont certes été passés lors du jeu, mais sans véritablement insister. Nous développons donc actuellement des formations spécifiques et sommes en train de revoir nos supports et outils pour accompagner ces petits changements. En collaboration avec le service pharmacie, il est également prévu que nous intervenions en binôme dans les différents services pour informer les équipes sur les antiseptiques et leurs usages. Nous sommes, en fin, en train de retravailler tous les tableaux des antiseptiques pour en modifier l'approche, et partir du geste et non du produit afin d’en favoriser la mémorisation. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Vous avez également décidé de décliner Antiseptique Game autour d’autres thématiques… </strong> <br />  Devant le succès rencontré auprès des soignants, nous avons effectivement choisi d’appliquer ce jeu à d'autres sujets, par exemple, la réfection des pansements de Midline ou le choix des équipements de protection individuelle (EPI). Ces nouvelles versions, qui reprennent les principaux éléments d’Antiseptique Game, proposent une fois de plus différentes situations et étiquettes afin que les participants choisissent le matériel et les protocoles adaptés au soin. Elles sont certes moins éprouvées qu’«&nbsp;Antiseptique Game&nbsp;», mais connaissent néanmoins un certain succès et sont régulièrement utilisées. Nous sommes en tout cas convaincus des vertus de cette pédagogie ludique, qui permet de favoriser l’apprentissage et la sensibilisation sur des thématiques spécifiques. Pour aller plus loin, nous préparons une semaine dédiée aux précautions standard qui proposera chaque jour une ou plusieurs activités avec, dans l’idéal, l’organisation d’un Grand Quiz final pour évaluer son impact sur les connaissances et les pratiques des participants. <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Article publié dans l'édition de décembre 2022 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-59-Nouveaux-modeles-Nouvelles-organisations_a3532.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong></em><br style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;" />  &nbsp;
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69901472-48821373.jpg?v=1672759777" alt="Le CH de Monaco crée son "Antiseptique game"" title="Le CH de Monaco crée son "Antiseptique game"" />
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   <title>L’Institut Imagine lance «Escape Gènes»,  le premier Escape Game pédagogique sur la génétique</title>
   <pubDate>Wed, 02 Mar 2022 13:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Fin février, à l’occasion de la Journée internationale des maladies rares, l’Institut des maladies génétiques Imagine a lancé le premier Escape Game sur la génétique appelé « Escape Gènes ». Ce jeu a pour ambition de faire comprendre l’univers, les étapes et les objectifs de la recherche sur les maladies génétiques rares en permettant au grand public de s’immerger dans un des laboratoires de l’Institut Imagine. De la consultation au diagnostic d’une maladie, en passant par la découverte du gène responsable, les participants vivront le temps d’une heure, l’expérience d’un chercheur. Tous les mois, des groupes de quatre à six personnes pourront s’inscrire pour participer à cette expérience inédite dans ce lieu unique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/62749902-45405164.jpg?v=1646225926" alt="L’Institut Imagine lance «Escape Gènes»,  le premier Escape Game pédagogique sur la génétique" title="L’Institut Imagine lance «Escape Gènes»,  le premier Escape Game pédagogique sur la génétique" />
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      Ce jeu à vocation ludique, pédagogique et immersif, permettra aux participants de découvrir toutes les étapes du processus de recherche et de publication d’un résultat scientifique, en s’inspirant de la découverte d’un gène faite dans un laboratoire de l’Institut&nbsp;Imagine. Durant une heure, les participants pourront se mettre dans la peau d’un chercheur à la quête d’une avancée scientifique qui permettra de mieux comprendre une maladie. Au sein d’un laboratoire, et en passant par le bureau d’un médecin, ils essaieront de mettre un nom sur la maladie d’un enfant en cherchant le gène en cause. <br />   <br />  À chaque nouvelle étape, le maître du jeu – une chercheuse médiatrice scientifique - racontera l’histoire de la découverte, distillera des informations sur la génétique, sur le métier de chercheur, les enjeux et les résultats de la recherche. Ainsi, les participants chemineront de la consultation à la recherche, jusqu’au diagnostic et à l’espoir d’un traitement. <br />   <br />  Le jeu se déroule en quatre étapes, passant par des jeux de fouille, de l’extraction d’ADN et bien d’autres, dans le but&nbsp; de franchir des étapes clés de recherche, et notamment&nbsp;:  <ol>  	<li class="list">Errance diagnostique&nbsp;:&nbsp;le temps et le parcours des familles avant de mettre un nom sur la maladie</li>  	<li class="list">Prélèvement/ADN&nbsp;:&nbsp;suivre le parcours d’un échantillon de la prise de sang à la recherche</li>  	<li class="list">Séquençage :&nbsp;appréhender les notions de gènes, hérédité, code génétique</li>  	<li class="list">Diffusion scientifique&nbsp;:&nbsp;comprendre la publication et la méthodologie scientifique.&nbsp;</li>  </ol>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Expliquer la science et transmettre au grand public</b></div>
     <div>
      L’Institut&nbsp;Imagine&nbsp;s’est fixé des missions sociétales ambitieuses, dont celles de diffuser des connaissances sur les maladies génétiques rares, de partager au plus grand nombre les enjeux, les méthodes et les résultats de la recherche, tout en suscitant des vocations de médecins et de chercheurs, notamment auprès des jeunes.&nbsp;En 2020, l’Institut a ainsi recruté une chargée d’animation des programmes Education et Société, et a initié en 2021, un programme de bourses de diffusion scientifique à destination de doctorants. Les boursiers ont pour mission de valoriser les métiers de la recherche médicale, faire connaitre les maladies génétiques et partager les enjeux et avancées de la recherche scientifique, en organisant des visites, ateliers, ou rencontres avec le public&nbsp; et en déployant des outils et contenus de vulgarisation scientifique. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Le contexte sanitaire actuel a encore plus fortement montré qu’il est primordial d’expliquer la science et ses méthodologies, de montrer ce que nous faisons, ce que nous savons, et ce que nous ne savons pas encore. L’Institut Imagine a à cœur de partager les connaissances, les avancées et les espoirs que portent les recherches de ses équipes avec le grand public, et particulièrement le jeune public. C’est dans cette ambition d’ouverture que nous souhaitons développer des modèles pédagogiques innovants tels que cet Escape Gènes, pour partager ce qui se passe au sein de nos murs et permettre d’expérimenter une des facettes du parcours de la découverte scientifique. Nous sommes d’autant plus fiers que ce jeu a été développé en interne par notre nouvelle équipe de médiation scientifique, constituée de jeunes doctorants avides de transmettre les coulisses de leur passionnant métier »</em>,&nbsp;souligne Laure Boquet, Déléguée Générale de l’Institut&nbsp;Imagine.
     </div>
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     <div><b>En pratique</b></div>
     <div>
      <strong>Public&nbsp;:&nbsp;</strong>Tout public – familles, adultes et enfants. <br />   <br />  <strong>Lieu&nbsp;:&nbsp;</strong>Dans un laboratoire de recherche de l’Institut&nbsp;Imagine. <br />   <br />  <strong>Quand&nbsp;:</strong>&nbsp;Des créneaux seront ouverts tous les mois et seront annoncés sur <a class="link" href="https://www.institutimagine.org/fr" target="_blank">le site internet</a>  et les <a class="link" href="https://twitter.com/InstitutImagine?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor" target="_blank">réseaux sociaux</a>  de l’Institut&nbsp;Imagine <br />   <br />  <strong>Modalités d’inscription&nbsp;:</strong>&nbsp;Inscriptions par groupe de 2 à 6 personnes sur <a class="link" href="https://www.institutimagine.org/fr" target="_blank">le site internet</a>  et les <a class="link" href="https://twitter.com/InstitutImagine?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor" target="_blank">réseaux sociaux</a>  de l’Institut&nbsp;Imagine
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/62749902-45405164.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/L-Institut-Imagine-lance-Escape-Genes--le-premier-Escape-Game-pedagogique-sur-la-genetique_a3157.html</link>
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