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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>L'AP–HP et l’Association Donner des ELLES à la santé signent une convention en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes</title>
   <pubDate>Wed, 13 Mar 2024 12:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 8 mars dernier, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP–HP) et l’Association Donner des ELLES à la santé ont signé une convention autour d'un double objectif : œuvrer pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et lutter contre les violences sexuelles et sexistes (VSS) au sein des 38 hôpitaux de l’AP-HP. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du plan d’actions 2023-2025 de l’AP-HP.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78884976-57209854.jpg?v=1710331059" alt="L'AP–HP et l’Association Donner des ELLES à la santé signent une convention en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes" title="L'AP–HP et l’Association Donner des ELLES à la santé signent une convention en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes" />
     </div>
     <div>
      Selon le baromètre interne 2023 de l’AP-HP, 79 % des hommes contre 62 % des femmes considèrent qu’hommes et femmes ont les mêmes possibilités de carrière à l’AP-HP.&nbsp;En outre, selon une étude Ipsos/Janssen menée pour Donner des ELLES à la santé en mai 2023, 82 % des femmes médecins affirment s’être senties discriminées dans leur carrière du fait de leur sexe et 78 % d’entre elles estiment avoir déjà été victimes de comportements sexistes. <br />   <br />  À l’AP-HP, 59 % des médecins sont des femmes, mais seulement 35 % des hospitalo-universitaires (HU) et 32 % des chefs de service le sont.&nbsp; <br />   <br />  Dans ce contexte, et&nbsp;dans le cadre de son plan d’action «&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-linkindex="0" href="https://www.aphp.fr/actualite/30-leviers-pour-agir-ensemble-le-plan-dactions-de-lap-hp-pour-les-mois-venir" rel="nofollow" target="_blank">30 leviers pour agir&nbsp;ensemble&nbsp;</a>»,l’AP-HP s’est engagée depuis 2023 dans une politique d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). Pour y parvenir, elle s’est dotée d’un plan&nbsp;pour 2023-2025 qui engage une série d’actions pour transformer durablement les mentalités et encourager une véritable culture de l’égalité professionnelle à l’AP-HP. <br />   <br />  L’Association Donner des ELLES à la santé, fondée en 2020, a également pour objectif de faire avancer l’égalité des femmes et des hommes dans le secteur professionnel de la santé, s’appuyant sur un collectif composé de professionnels de santé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cinq axes identifiés</b></div>
     <div>
      La signature de cette convention témoigne ainsi d’une volonté commune de poursuivre les efforts en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et formalise les engagements de l’AP-HP autour de cinq axes&nbsp;:  <ol>  	<li class="list">Renforcer la gouvernance à tous les niveaux&nbsp;dans la mise en œuvre et le suivi de la politique d’égalité professionnelle</li>  	<li class="list">Evaluer, prévenir et traiter les écarts de rémunération&nbsp;entre les femmes et les hommes</li>  	<li class="list">Promouvoir l’évolution de carrière des femmes aux postes d’encadrement&nbsp;supérieur ou à responsabilité&nbsp;</li>  	<li class="list">Mieux accompagner la parentalité au travail&nbsp;et l’articulation des de vie professionnelle et personnelle&nbsp;</li>  	<li class="list">Prévenir et traiter les discriminations, les actes de violence, de harcèlement&nbsp;moral ou sexuel et les agissements sexistes.</li>  </ol>   <br />  <em>«&nbsp;Avec cette signature, ce sont désormais une centaine d’hôpitaux qui sont engagés à nos côtés pour lutter contre les discriminations et le sexisme à l’hôpital. C’est une étape majeure pour atteindre la parité que nous souhaitons tous, gage d’un système de santé plus efficient, de conditions de travail améliorées pour le personnel soignant, et d’une meilleure prise en charge pour les patients&nbsp;»</em>, se félicite le <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Portrait-Marie-France-Olieric-ou-l-hopital-face-au-defi-de-l-egalite_a3916.html" target="_blank">Dr Marie-France Olieric</a>, présidente de l’Association Donner des ELLES à la santé et présidente de CME/ chef de service gynéco-obstétrique au CHR de Metz-Thionville. <br />   <br />  <em>«&nbsp;L’entre-soi masculin, c’est inacceptable dans son principe mais c’est surtout fondamentalement une perte d’efficacité collective. La signature de cette convention est une nouvelle étape qui souligne à la fois l’engagement de l’AP-HP et sa volonté d’en faire une priorité qu’il faut porter aux plus hauts niveaux. Cela passe par la mise en place d’actions concrètes avec un suivi exigeant, dans la durée&nbsp;»</em>, souligne Nicolas Revel, directeur général de l’AP-HP. <br />   <br />  <strong><em>&gt;&nbsp;Le&nbsp;plan d’actions de l’AP-HP relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes&nbsp;est consultable&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-linkindex="1" href="https://www.calameo.com/read/004021827f58f8c6a5267?authid=yT4wHTUAwi3M" rel="nofollow" target="_blank">ici</a>.</em></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/L-AP-HP-et-l-Association-Donner-des-ELLES-a-la-sante-signent-une-convention-en-faveur-de-l-egalite-professionnelle-entre_a4071.html</link>
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   <title>Inégalités femmes-hommes à l’hôpital : "Quelques avancées... mais des discriminations professionnelles toujours trop fréquentes et des violences sexistes banalisées"</title>
   <pubDate>Fri, 12 May 2023 10:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour la 4ème année consécutive, le baromètre Donner des ELLES à la santé – Janssen réalisé par IPSOS dresse un bilan de la situation des femmes médecins à l’hôpital, alerte sur les difficultés auxquelles elles font face et donne des pistes de mesures pour y remédier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/72784716-50626943.jpg?v=1683883509" alt="Inégalités femmes-hommes à l’hôpital : "Quelques avancées... mais des discriminations professionnelles toujours trop fréquentes et des violences sexistes banalisées"" title="Inégalités femmes-hommes à l’hôpital : "Quelques avancées... mais des discriminations professionnelles toujours trop fréquentes et des violences sexistes banalisées"" />
     </div>
     <div>
      Cette année encore, le constat reste sans appel : les inégalités Femmes - Hommes sont toujours tristement d’actualité. Discriminations, violences sexistes et sexuelles, comportements inappropriés banalisés incitent toujours les femmes à se mettre en retrait. Dans les signaux encourageants, notons toutefois que plus d’un médecin hospitalier sur deux se dit aujourd’hui prêt à se mobiliser en lançant la démarche Égalité dans son établissement (55%). <br />   <br />  Promouvoir l’égalité professionnelle est pourtant un atout dans le contexte actuel de crise de l’attractivité des hôpitaux. Le changement est en marche : il faut l’accélérer !<!--cke_bookmark_315S--><!--cke_bookmark_315E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des discriminations professionnelles à l’encontre des femmes toujours trop importantes !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/72784716-50626944.jpg?v=1683883538" alt="Inégalités femmes-hommes à l’hôpital : "Quelques avancées... mais des discriminations professionnelles toujours trop fréquentes et des violences sexistes banalisées"" title="Inégalités femmes-hommes à l’hôpital : "Quelques avancées... mais des discriminations professionnelles toujours trop fréquentes et des violences sexistes banalisées"" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Les discriminations constatées par les médecins sont toujours élevées, avec une importante asymétrie dans la perception entre les femmes et les hommes  <ul>  	<li class="list">60% des femmes considèrent que les hommes sont davantage sollicités dans les activités de représentation (conférences, réunions institutionnelles...etc.) (vs 31% des hommes)</li>  	<li class="list">62% des femmes pensent qu’à travail égal les hommes sont plus valorisés que les femmes (vs 22% des hommes)</li>  	<li class="list">55% des femmes déclarent qu’il est dit aux femmes médecins que la maternité et la vie de famille les empêcheront de postuler des postes à responsabilités (vs 27% des hommes)</li>  	<li class="list">34% des femmes déclarent qu’il est dit aux femmes médecins qu’elles ont moins de capacités que les hommes (résistance physique, abnégation, rigueur, habileté...etc.) (vs 17% des hommes)</li>  	<li class="list">38% des femmes déclarent qu’il est dit aux femmes médecins qu’elles ne sont pas faites pour les postes universitaires (vs 10% des hommes).</li>  </ul>  Au cours de leur carrière, 82% des femmes se sont senties discriminées du fait de leur sexe L’internat est la période de leur parcours la plus difficile : 56% des femmes déclarent s’y être senties discriminées.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une satisfaction professionnelle qui ne cesse de décroître ces dernières années</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>En 2023, 74% des médecins hospitaliers se déclarent satisfaits de leur vie professionnelle, mais cette satisfaction est en baisse constante depuis 2021 (82% en 2021 ; 77% en 2022). <br />  &nbsp; <br />  En revanche, seuls 21% des médecins hospitaliers se déclarent pleinement satisfaits de tous les aspects relatifs à leur vie professionnelle. L’écart entre les femmes et les hommes se réduit. Cette année, 17% des femmes médecins se déclarent pleinement satisfaites (vs 15% en 2022), contre 1 homme médecin sur 4 (25%, vs 30% en 2022). <br />  &nbsp;</div>  </div>  </div>    <div title="Page 2">  <div>  <div>Un signal encourageant toutefois, la satisfaction à l’égard de la parité femmes/hommes aux postes à responsabilités est en nette progression et atteint 80% (vs 73% en 2021 et 2022).</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une ambition en berne, surtout chez les femmes</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>61% des médecins hospitaliers ne souhaitent pas se voir proposer un poste avec davantage de responsabilités. Cet indicateur augmente significativement par rapport aux précédentes mesures (51% en 2022 et 2021). L’écart femmes-hommes reste important dans ce domaine : seules 36 % des femmes souhaiteraient se voir proposer un poste avec plus de responsabilités, contre 43% des hommes. <br />  &nbsp; <br />  La fatigue, le stress (60%) et le manque de temps à consacrer à la vie de famille (55%) demeurent les principaux motifs de refus pour prendre de nouvelles responsabilités. En revanche, le manque de reconnaissance salariale est la raison qui progresse le plus et concerne aujourd’hui plus d’un médecin sur deux (54%). <br />  &nbsp; <br />  Aussi, plus d’un médecin hospitalier sur deux (55%) déclare avoir déjà songé à démissionner de ses fonctions à l’hôpital soit pour entamer une activité libérale soit pour quitter l’univers de la santé. Une tentation qui touche toujours plus les femmes (60%), notamment celles âgées de moins de 45 ans (72%), qui semblent s’interroger de plus en plus tôt sur leurs choix de carrière. <br />  &nbsp; <br />  Le plafond de verre reste une réalité : les femmes rencontrent toujours plus de difficultés que les hommes pour accéder aux postes à responsabilités. Et pourtant, la majorité des hospitaliers interrogés s’accorde sur le fait que cela améliorerait la qualité de vie à l’hôpital en amorçant une discussion sur les conditions de travail (74%), recréant un climat de confiance (66%), améliorant le climat de travail (63%) la prise en charge des patients (57%) et en augmentant la productivité des équipes (52%). <br />  &nbsp; <br />  16% des femmes médecins déclarent s’être vues refuser un poste à responsabilités parce qu’elles étaient des femmes. Les principales raisons invoquées tournent encore et toujours autour de la maternité : le fait d’avoir des contraintes familiales, des enfants à charge (36%) ou le risque de tomber enceinte et d’être moins disponible pour le poste (32%) et dans un cas sur cinq c’est en raison du manque d’expérience, de compétences (19%). Aussi, plus d’une personne sur quatre avoue qu’aucune explication n’a été donnée (28%). <br />  &nbsp; <br />  Élément préoccupant, un médecin sur deux (51%) considère que les règles mises en place pour les nominations à des postes à responsabilités ne sont pas transparentes.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des comportements et propos sexistes banalisés</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>Le nombre de femmes victimes de propos ou gestes inappropriés, voire d’agressions sexuelles reste à des niveaux élevés. <br />  &nbsp; <br />  En 2023, près de huit femmes médecins sur dix déclarent avoir été victimes de comportements sexistes (78%).  <ul>  	<li class="list">64% des femmes médecins ont subi des propos, commentaires ou blagues sexistes concernant leur apparence, leur tenue vestimentaire ou leurs compétences professionnelles.</li>  	<li class="list">Une femme médecin sur deux a subi des questions intrusives et répétées sur sa vie sexuelle et privée (50%).</li>  	<li class="list">37% d’entre elles ont subi des comportements intrusifs pour obtenir leur numéro de téléphone ou un rendez-vous avec elles.</li>  	<li class="list">30% d’entre elles déclarent avoir subi des gestes inappropriés à connotation sexuelle ou des attouchements sans leur consentement.</li>  	<li class="list">20% d’entre elles ont subi des pressions répétées pour obtenir des faveurs sexuelles.</li>  	<li class="list">17% d’entre elles ont même subi des situations d’agressions sexuelles.</li>  </ul>  </div>  </div>  </div>    <div title="Page 3">  <div>  <div> <br />  Un milieu hospitalier encore très marqué par les stéréotypes et le patriarcat, se traduit par une banalisation de ces faits, que beaucoup ont encore tendance à minimiser. <br />   <br />  En conséquence, moins d’un tiers des femmes qui ont vécu ce type de comportements disent en avoir parlé au sein de l’hôpital (28%). Plus grave, près de 2 sur 5 n’ont osé en parler à personne (36%). <br />   <br />  Les victimes qui n’en ont pas parlé déclarent que c’est principalement parce qu’elles n’ont pas compris que la situation était anormale (33%), qu’elles ne souhaitaient pas en parler (32%) ou encore que rien n’aurait été fait à ce sujet, que l’auteur de l’acte était intouchable (30%). <br />   <br />  Une omerta qui favorise l’impunité de ces comportements.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Agir ensemble pour accélérer le mouvement vers l’égalité femmes-hommes</b></div>
     <div>
      <div title="Page 3">  <div>  <div>En près de quatre ans, l’association Donner des ELLES à la Santé a accompagné plus d’une soixantaine d’établissements hospitaliers dans leur démarche Égalité en mettant à disposition une charte formalisant l’engagement des différents acteurs et en leur proposant également des conseils et des outils simplifiés pour gagner du temps et favoriser la mise en place rapide d’actions concrètes. <br />  &nbsp; <br />  Elle est également force de proposition auprès des Ministères, et va prochainement signer une convention de partenariat avec le CNG (Centre National de Gestion), organisme qui assure le développement des ressources humaines des praticiens hospitaliers et des directeurs de la fonction publique hospitalière des secteurs sanitaire, social et médico-social. <br />  &nbsp; <br />  L’association continue à faire prendre conscience du plafond de verre dans le secteur de la santé grâce notamment à ce baromètre annuel dont les principaux résultats ont été présentés aujourd’hui, mais aussi au travers de différentes formations où Donner des ELLES à la Santé promeut le développement du leadership des femmes (confiance en soi, leadership, équilibre vie professionnelle et personnelle). <br />  &nbsp; <br />  Enfin, Donner des ELLES à la Santé rappelle l’importance d’agir et l’impact positif que ce type de transformation apporte à la fois aux établissements hospitaliers, mais aussi à l’ensemble des professionnels de santé, ainsi qu’au système de santé français dans sa globalité. <br />  &nbsp; <br />  « <em>Ce nouveau baromètre révèle cette année encore des discriminations, des dérives sexistes et des inégalités trop nombreuses et qui ne sont toujours pas suffisamment dénoncées, ni réprimées. Mais il confirme aussi quelques avancées et une prise de conscience qui se fait progressivement. La démarche en faveur de l’égalité femmes-hommes à l’hôpital est en marche et elle doit s’accélérer. Nous devons continuer à agir collectivement, à nous engager pour une meilleure parité, gage d’un système de santé plus efficient, de conditions de travail améliorées pour le personnel soignant et in fine d’une meilleure prise en charge des patients</em>. » rappelle le Dr Marie-France Olieric, Présidente de Donner des ELLES à la Santé et Présidente de CME/ Chef de service Gynécologie Obstétrique au CHR de Metz-Thionville.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/72784716-50626944.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Inegalites-femmes-hommes-à-l-hôpital-Quelques-avancees-mais-des-discriminations-professionnelles-toujours-trop_a3706.html</link>
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   <title>Égalité femme-homme à l’hôpital : « le panorama reste préoccupant »</title>
   <pubDate>Fri, 08 Apr 2022 13:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’association Donner des ELLES à la santé présentait hier les résultats de la 3ème édition de son baromètre Égalité Santé. Menée avec Ipsos, cette étude fait état d’une situation qui « ne s’améliore pas ».     <div>
      Fondée il y a trois ans, l’association Donner des ELLES à la santé s’attache à réduire les inégalités femme-homme dans le monde de la santé et plus particulièrement à l’hôpital. Chaque année depuis sa création, l’association réalise une étude, un baromètre de la situation autour de l’égalité en santé. Présentés jeudi 7 avril dans une émission en ligne, les résultats de la 3<sup>ème</sup> édition sont sans appel&nbsp;: «&nbsp;Aujourd’hui, à l’hôpital, 85 % des femmes médecins déclarent s’être senties discriminées du fait de leur sexe dans leur parcours professionnel, et 80 % disent avoir déjà été victimes de comportements sexistes&nbsp;», constatent les agents d’Ipsos, l’institut en charge d’effectuer cette enquête. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une satisfaction professionnelle toujours forte, mais en décroissance</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/63643390-45837643.jpg?v=1649420179" alt="Égalité femme-homme à l’hôpital : « le panorama reste préoccupant »" title="Égalité femme-homme à l’hôpital : « le panorama reste préoccupant »" />
     </div>
     <div>
      Réalisée entre le 2 février et le 2 mars 2022 auprès de 521 médecins hospitaliers, femmes et hommes confondus, l’étude a été divisée en plusieurs parties&nbsp;: satisfaction professionnelle, discrimination et sexisme. Et sur le premier point, même si la tendance est bonne avec 77 % de médecins se disant satisfaits de leur vie professionnelle, «&nbsp;<em>elle se détériore de 5 points par rapport à 2021&nbsp;</em>», constate Adeline Merceron, responsable d’activité Santé à Ipsos. L’étude met ainsi en évidence que 29 % des interrogés réfléchissent «&nbsp;très sérieusement&nbsp;» à démissionner de leurs fonctions hospitalières ou à ne plus exercer la profession de médecin. «&nbsp;<em>Les femmes médecins se déclarent toujours moins satisfaites que les hommes sur la totalité des indicateurs concernant leur vie professionnelle&nbsp;</em>», complète Adeline Merceron. Les différences sont plus spécifiquement marquées sur le niveau d’avancement (76 % contre 83 % pour les hommes), le respect de la parité pour les postes à responsabilité (60 % contre 84 % pour les hommes), l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (51 % contre 66 % pour les hommes) et la rémunération (41 % contre 53 % pour les hommes). <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les discriminations, de réels freins pour la carrière</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/63643390-45837644.jpg?v=1649420185" alt="Égalité femme-homme à l’hôpital : « le panorama reste préoccupant »" title="Égalité femme-homme à l’hôpital : « le panorama reste préoccupant »" />
     </div>
     <div>
      Parallèlement à ce constat, les discriminations persistent. Le baromètre 2022 indique ainsi que 85 % des femmes se sont déjà senti «&nbsp;discriminées du fait de leur sexe dans leur parcours depuis leurs études jusqu'à aujourd'hui&nbsp;». Comparable à 2021, ce taux a tendance à augmenter lors des premières années d’études. Ainsi, 37 % des femmes interrogées disent avoir été discriminées durant ces trois premières années (+ 5 points par rapport à 2021), 55 % lors de l’externat, 59 % à l’internat, 48 % au clinicat, 51 % lors des premières années de carrière et 42 % par la suite. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  Parmi les points mis en avant par l’étude, la différence de représentation entre les hommes et les femmes est aussi à soulever. Pour 72 % des femmes, par exemple, les hommes sont plus présents qu’elles dans les activités de représentation. Ce chiffre n’est que de 47 % si l’on interroge les hommes. «&nbsp;<em>Et ce phénomène est visible dans plusieurs autres thématiques&nbsp;</em>», indique Étienne Mercier, directeur Opinion et Santé à Ipsos. Pourtant, l’étude met bien en évidence le plafond de verre auquel sont confrontées les femmes médecins lors de leur carrière. Ainsi, si 72 % pour des femmes, les hommes sont plus présents dans les activités de représentation, 68 % des femmes considèrent «&nbsp;<em>qu’à travail égal, les hommes sont plus valorisés que les femmes&nbsp;</em>», 65 % déclarent que «&nbsp;<em>les femmes médecins se voient dire que la maternité et la vie de famille les empêcheront d’accéder à des postes à responsabilité&nbsp;</em>», 40 % qu’elles «&nbsp;<em>manquent d’ambition&nbsp;</em>» et 36 % qu’elles ont «&nbsp;<em>moins de capacité que les hommes&nbsp;</em>». <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le sexisme toujours présent à l’hôpital</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/63643390-45837647.jpg?v=1649420195" alt="Égalité femme-homme à l’hôpital : « le panorama reste préoccupant »" title="Égalité femme-homme à l’hôpital : « le panorama reste préoccupant »" />
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      L’un des résultats essentiels de ce baromètre 2022 est le niveau «&nbsp;<em>très élevé&nbsp;</em>» des violences sexistes. «&nbsp;<em>Et cela ne change pas malgré les années&nbsp;</em>», constate Étienne Mercier. 80 % des femmes médecins affirment ainsi avoir été victimes de comportements sexistes au sein de l’hôpital. Elles déclarent subir des propos déplacés sur leur physique et leurs compétences professionnelles à 67 %, des questions et des comportements intrusifs sur leur vie privée ou sexuelle à 53 %, et des gestes inappropriés à connotation sexuelle pour 33 % d’entre elles. À noter que 24 % des femmes disent avoir déjà vécu des pressions répétées pour obtenir des faveurs sexuelles et 17 % avoir vécu des situations d'agression sexuelle. <br />  &nbsp; <br />  Cette situation ne semble pas échapper aux hommes médecins hospitaliers qui déclarent «&nbsp;<em>avoir eu connaissance de propos déplacés sur le physique d’étudiantes ou de femmes médecins&nbsp;</em>» pour 77 % d’entre eux, sur «&nbsp;<em>leurs compétences professionnelles&nbsp;» </em>pour 69 % et<em> «&nbsp;des comportements intrusifs sur leur vie privée ou sexuelle&nbsp;</em>» pour 56 %. «&nbsp;<em>Un tiers d'entre eux déclare même avoir eu connaissance de situations d’agressions sexuelles (33 %)&nbsp;</em>», constate en outre le rapport qui fait également état de stéréotypes tenaces&nbsp;: «&nbsp;<em>Beaucoup d’hommes considèrent que les femmes médecins à l’hôpital doivent sacrifier en partie leur vie de famille (64 %, +4 points depuis 2021), que l’on exagère les inégalités entre les sexes dans le milieu hospitalier (63 %, +1 point), ou encore que les hommes sont plus ambitieux que les femmes (39 %, comme en 2021).&nbsp;</em>» De leur côté, 80 % des femmes sont convaincues « <em>qu’il est plus difficile pour une femme que pour un homme d’avoir une carrière réussie à l’hôpital, car elle doit accepter de sacrifier sa vie de famille</em> », précise l’étude. <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les professionnels « en demande »</b></div>
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      Malgré tout, l’état des lieux est aussi optimiste puisqu’aujourd’hui 53 % des médecins se déclarent «&nbsp;<em>prêts à engager une ou deux démarches, soit en rejoignant une association soit en lançant une démarche égalité dans son établissement&nbsp;</em>». Au sein des établissements, <em>«&nbsp;6 médecins hospitaliers sur 10 considèrent que le harcèlement sexuel et les inégalités de traitement professionnel entre les hommes et les femmes sont mieux pris en compte qu’il y a cinq ans</em>&nbsp;». Pourtant, un peu moins d’un tiers ont connaissance d’au moins une action mise en place dans leur établissement. Et les médecins «&nbsp;<em>sont en demande&nbsp;</em>», insiste l’étude&nbsp;: «&nbsp;<em>plus de la moitié d’entre eux estiment qu’il est important que certaines mesures soient mises en place pour améliorer l’égalité femme-homme&nbsp;: des communications régulières, la mise en place d’une charte pour l’égalité ou encore l’élaboration d’un plan d’action validé par les instances du personnel&nbsp;</em>». <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  - L'ensemble des résultats est disponible sur le site <a class="link" href="https://www.donnerdesellesalasante.org/nos-actualites#barometer">Donner des elles à la santé</a>  ou <a class="link" href="https://www.ipsos.com/fr-fr/ethnography-centre-of-excellence/80-des-femmes-medecins-declarent-setre-senties-discriminees-dans-leur-parcours-professionnel">sur le site d’Ipsos</a>. <br />  &nbsp;
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   <title>« Donner des elles à la santé », un collectif pour l’égalité femmes-hommes</title>
   <pubDate>Mon, 08 Mar 2021 09:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   En ce 8 mars, journée de la femme, Hospitalia a décidé de se pencher sur l’initiative « Donner des elles à la santé ». Créé en octobre dernier, ce collectif travaille depuis plusieurs mois à promouvoir l’égalité femmes-hommes dans le monde de la santé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/54502068-41015496.jpg?v=1615221235" alt="« Donner des elles à la santé », un collectif pour l’égalité femmes-hommes" title="« Donner des elles à la santé », un collectif pour l’égalité femmes-hommes" />
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      «&nbsp;<em>Accélérons ensemble l’évolution vers l’égalité Femmes-Hommes dans le monde médical et faisons en sorte que l’hôpital s’enrichisse&nbsp;!&nbsp;</em>» Tel est le mot d’ordre au sein du collectif «&nbsp;Donner des elles à la santé&nbsp;». Officiellement lancé le 6 octobre dernier, il s’est donné pour mission de faire avancer l’égalité femmes-hommes dans le secteur de la santé. Pour cela, l’association peut compter sur un groupe d’acteurs publics et privés du monde de la santé ainsi qu’un comité de pilotage d’une quinzaine de membres. «&nbsp;<em>Donner des elles à la santé est un projet ambitieux parce qu’il ouvre un vrai débat à l’hôpital autour de la problématique de la représentativité des femmes sur les postes décisionnaires, alors que la profession médicale est déjà très largement féminisée&nbsp;</em>», confie Géraldine Pignot, chirurgienne urologue à Marseille et présidente de l’association.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;<em>On a encore des stéréotypes de genre à l’hôpital. Des femmes s’autolimitent, s’autocensurent. En parallèle, on a des hôpitaux qui tardent à mettre en place des politiques volontaires d’égalité hommes-femmes&nbsp;</em>», poursuit la chirurgienne qui avoue avoir pris conscience «&nbsp;<em>assez tard&nbsp;</em>» de ce problème&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est souvent quand on prend un poste ou un rôle important dans la hiérarchie hospitalière ou quand on commence à avoir un petit peu d’expérience que l’on se retrouve le plus confronté à ces inégalités, qui existent déjà par ailleurs. L’initiative Donner des elles à la santé, c’est justement pour essayer d’ouvrir des perspectives et de sensibiliser les plus jeunes générations à ce problème d’inégalité à l’hôpital, de faire avancer les choses et d’apporter le soutien nécessaire aux jeunes générations</em>&nbsp;».&nbsp;&nbsp;Pour cela, le collectif mise sur toute une série d’actions concrètes, multipliant la communication sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn) et créant un baromètre annuel, en lien avec le cabinet de sondages Ipsos.&nbsp;
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     <div><b>Une étude sur les discriminations professionnelles…</b></div>
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      La première édition de ce baromètre a été menée sous forme d’étude auprès de 500 médecins (230 femmes et 270 hommes) en janvier 2020. Partant du constat que seuls 16 % des postes à responsabilité à l’hôpital sont occupés par des femmes, alors qu’elles représentent 52 % des médecins hospitalier, cette étude a interrogé plusieurs médecins, hommes ou femmes, afin de commencer à identifier les causes qui expliqueraient cette sous-représentation des femmes au plus haut de la hiérarchie hospitalière.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Ainsi, selon l’étude, 87 % des femmes médecins estiment avoir déjà été victimes de discrimination et 89 % des hommes disent y avoir déjà assisté. «&nbsp;<em>C’est un phénomène de masse&nbsp;»&nbsp;</em>au centre duquel<em>«&nbsp;la dévalorisation professionnelle et la maternité sont des sujets majeurs&nbsp;</em>», constate Corinne Hirsch, co-fondatrice du laboratoire de l’égalité. «&nbsp;<em>C’est l’entrée dans l’hôpital qui est vecteur de sexisme, beaucoup plus que les bancs de la fac où malgré tout elles restent un tiers à dire avoir subi des discriminations, contre deux tiers tout au long de la carrière&nbsp;</em>», continue Astrid Chevance, psychiatre et épidémiologiste.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Parmi ces discriminations, la remise en question des compétences professionnelles revient fréquemment dans l’étude menée par l’association et Ipsos. 66 % des femmes interrogées pensent ainsi que les hommes sont davantage sollicités dans des activités de représentation au sein de l’hôpital. Un sentiment qui amène naturellement ces femmes médecins à demander (à 65 %) «&nbsp;<em>qu’une politique transparente des carrières soit instaurée&nbsp;</em>». Pour aller plus loin, la question de «&nbsp;l’autocensure&nbsp;» des femmes se pose également. Sur ce point, il est à noter que 42 % des femmes interrogées par l’étude avouent avoir déjà entendu que leurs congénères ne sont pas faites pour des postes universitaires. «&nbsp;<em>D’ailleurs, seulement 19 % des PU-PH</em>[Professeurs des Universités - Praticiens Hospitaliers, NDLR]<em>sont des femmes alors qu’elles représentent 70 % des étudiantes</em>», constate Astrid Chevance qui voit également dans le système en place «&nbsp;<em>une peur de s’exposer en tant que professionnelle mais aussi en tant que personne&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>Il y a des faits objectifs qui font que les femmes se mettent des freins, qu’elles ne veulent pas se confronter au système car elles ont peur d’en sortir abimées&nbsp;</em>», complète-t-elle.&nbsp;
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     <div><b>… et les violences sexistes</b></div>
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      Et le risque est bien réel car 82 % des femmes médecins interrogées dans cette étude déclarent avoir déjà été victimes de comportements sexistes ou de harcèlement, 32 % ajoutent avoir aussi subi des gestes ou des attitudes à connotations sexuelles voire des attouchements. Pour détailler les résultats&nbsp;: 64 % affirment avoir déjà subi des propos sur leur apparence, 57 % sur leurs compétences, 50 % des questions intrusives sur leur vie sexuelle ou privée, 32 % des gestes à connotations sexuelles, 31 % des comportements intrusifs, 24 % des pressions pour obtenir des faveurs sexuelles et 16 % des envois de SMS sexuellement explicites. Ces chiffres, importants, expliquent les nombreux appels en faveur d’une tolérance zéro en matière de sexisme et de violence, à la fois portés par les femmes (66 %) et par les hommes (58 %). «&nbsp;<em>Le sexisme a un impact sur la confiance en soi et déstabilise le travail des personnes qui le subissent</em>, rappelle Corinne Hirsch.&nbsp;<em>On entend souvent&nbsp;: “C’est l’esprit potache”, “C’est l’esprit de salle de garde”. Mais je pose la question&nbsp;: sans sécurité personnelle, comment peut-on évoluer sereinement dans son métier, dans sa carrière&nbsp;?&nbsp;</em>».
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     <div><b>« Il est encore temps d’avorter »</b></div>
     <div>
      Au sein de l’hôpital, force est de constater que cette question se pose aussi dans le lien entre famille et travail, et ce en particulier sur le sujet de la maternité. Ainsi, l’étude menée par l’association montre que 47 % des femmes médecins ayant des enfants ont déclaré vivre leurs contraintes familiales comme un frein à l’avancement professionnel. 58 % des femmes révèlent, quant à elles, qu’on leur fait comprendre que la maternité et la vie de famille les empêcheront de postuler à des postes à responsabilité. «&nbsp;<em>Cette situation met ces femmes dans une position de double-lien entre une loyauté par rapport à leur famille et à leur travail&nbsp;</em>», constate Astrid Chevance. Lors d’échanges avec les personnes interrogées, Corinne Hirsch a même recueilli des témoignages de violences verbales&nbsp;: «&nbsp;<em>Au moment de l’annonce d’une grossesse, un responsable qui répond “il est encore temps d’avorter”, par exemple&nbsp;</em>», raconte la co-fondatrice du laboratoire de l’égalité.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Première des mesures exigées par les personnes interrogées, le remplacement systématique des congés maternité est demandé par 80 % des femmes et 58 % des hommes. «&nbsp;<em>Le non-remplacement systématique met les équipes en difficulté, crée une mauvaise ambiance entre collègues mais met aussi les patients en danger&nbsp;</em>», constate Astrid Chevance en appelant à «&nbsp;<em>un engagement politique et RH fort&nbsp;</em>» de la part des hôpitaux.&nbsp;
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     <div><b>« Vingt ans de retard »</b></div>
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      «&nbsp;<em>L’heure n’est plus aux constats. Que ce soit dans le monde de la santé ou ailleurs, on sait que les discriminations professionnelles existent, on sait qu’elles sont particulièrement fortes et violentes chez les femmes médecins&nbsp;</em>», continue la psychiatre. Le collectif «&nbsp;Donner des elles à la santé&nbsp;» demande donc également une meilleure prise en compte de ces discriminations par les directions hospitalières. «&nbsp;<em>Il faut aussi prendre en charge les conséquences psycho-sociales des violences sexistes, de la souffrance au travail&nbsp;</em>», ajoute Astrid Chevance qui préconise pour cette solution, comme pour les autres, de «&nbsp;<em>favoriser la création de laboratoires afin d’expérimenter ce type de mesures et pouvoir, dans un second temps, les étendre</em>.&nbsp;»&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;<em>J’ai l’impression que l’hôpital a 20 ans de retard par rapport au monde de l’entreprise&nbsp;</em>», ajoute Corinne Hirsch. Pour elle, c’est «&nbsp;<em>un frein&nbsp;</em>» qui peut aussi être «&nbsp;<em>une opportunité&nbsp;</em>», car il permet à l’hôpital de bénéficier de plusieurs années d’expériences menées au sein des entreprises&nbsp;: «&nbsp;<em>On pourrait éviter certains travers. Mais il faudra, pour cela, mettre la caméra en zoom arrière, prendre de la hauteur pour réfléchir d’un point de vue organisationnel et identifier les leviers les plus adéquats. J’ai l’impression que l’institution hospitalière n’est pas encore tout à fait prête à s’envisager globalement en tant que structure, que système. Or nous savons aujourd’hui que le sujet de l’égalité professionnelle – et toutes les problématiques qu’il englobe – est lui-même un enjeu systémique, qu’il faut prendre par une multitude d’angles</em>&nbsp;».&nbsp; <br />   <br />   <br />   <br />  Voir le replay de l’émission&nbsp;<a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?fbclid=IwAR1hYgr8jrj5tYvwETMVQ4bjEdT9xAAc5BiAjHQKW8AuWYLpelFZnwwroks&amp;v=xgudIQG0nl8&amp;feature=youtu.be" target="_blank">sur Youtube</a>.&nbsp; <br />   <br />   <br />  &nbsp;
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     <div><b>Les quotas, un outil à ne pas négliger</b></div>
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      Invitée à intervenir lors de l’émission de présentation de «&nbsp;Donner des elles à la santé&nbsp;», en octobre dernier, Brigitte Grésy, présidente du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, est intervenue sur l’impact de la crise sanitaire. Elle y a notamment soutenu l’importance d’instaurer des quotas de femmes dans les instances médicales et sanitaires. Si certain.e.s voient la pratique d’un mauvais œil, force est de constater, pour l’auteure, que «&nbsp;<em>les réticences sont de moins en moins fortes&nbsp;</em>», surtout de la part des femmes. «&nbsp;<em>La cooptation en place était déjà une logique proche de celles des quotas&nbsp;</em>», explique Brigitte Grésy qui insiste ici sur la mise en place de «&nbsp;<em>règles claires&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>Puisque les critères de sélection sont biaisés, il faut en établir de nouveaux&nbsp;</em>», insiste cette grande défenseure de la pratique.&nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/54502068-41015496.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/ Donner-des-elles-a-la-sante --un-collectif-pour-l-egalite-femmes-hommes_a2575.html</link>
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