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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-12T13:59:34+02:00</dc:date>
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   <title>En Occitanie, un challenge régional autour de l'hygiène des main</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jan 2023 13:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au printemps dernier, le CPias, France Assos Santé et la CRSA d’Occitanie ont uni leurs forces pour organiser le challenge régional « Hygiène des mains, l'affaire de tous ! ». Un événement qui a mobilisé plus d’une cinquantaine d’établissements autour d’un objectif commun : promouvoir l’hygiène des mains en impliquant tous les acteurs du parcours de soin, y compris les usagers.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69901216-48821181.jpg?v=1672759194" alt="En Occitanie, un challenge régional autour de l'hygiène des main" title="En Occitanie, un challenge régional autour de l'hygiène des main" />
     </div>
     <div>
      Chaque année, le 5 mai, la journée internationale de l’hygiène des mains voit les hygiénistes des établissements sanitaires et médico-sociaux proposer tout un éventail d’actions autour de cet enjeu ô combien primordial. La région Occitanie n’est pas en reste. Dans la continuité des initiatives menées lors de la Semaine de sécurité des patients 2021, et pour préparer le 5 mai 2022, le Centre de Prévention des Infections Associées aux Soins (CPias), France Assos Santé ainsi que la Conférence Régionale de Santé et de l’Autonomie (CRSA), ont organisé le challenge régional «&nbsp;Hygiène des mains, l’affaire de tous&nbsp;!&nbsp;». Se tenant en amont des animations prévues dans le cadre de la journée internationale de l’hygiène des mains, ce concours ouvert à tous les établissements de la région leur permettait de présenter leurs actions autour de cette thématique. <br />  &nbsp; <br />  «<em>&nbsp;En créant ce challenge, nous cherchions en réalité à promouvoir la co-construction de campagnes de sensibilisation associant les différents acteurs du parcours de soin, depuis les hygiénistes jusqu’aux usagers</em>&nbsp;», raconte Floriane Norre, interne en pharmacie hospitalière, qui avait été chargée de suivre l’événement pour le CPias Occitanie. Les établissements volontaires ont pu s’y inscrire entre le 15 février et le 31 mars 2022, et le challenge en tant que tel s’est déroulé de février à avril. Quiz, vidéos, boîtes à coucou, affiches… De nombreux outils ont été mis à disposition des participants pour leur permettre de développer une campagne autour de l’hygiène des mains. «&nbsp;<em>Les organisateurs du challenge, dont le CPias, ont mis toutes ces ressources en accès libre, sans pour autant donner de directives précises quant à la manière dont elles pourraient être utilisées. Nous souhaitions, au contraire, laisser aux établissements un large espace de choix et d’innovation</em>&nbsp;», se souvient Floriane Norre.
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     <div><b>L’importance du lien avec l’usager</b></div>
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      Cette «&nbsp;<em>feuille blanche</em>&nbsp;» s’est révélée très pertinente&nbsp;: quiz, chansons, sets de table, lettres d’informations, stands, visites dans les services… Les actions imaginées par les équipes associant des professionnels de santé et des usagers ont été nombreuses et variées, certaines sortant d’ailleurs clairement des sentiers battus – à l’instar de l’atelier peinture créé par la clinique Rive Gauche de Toulouse (voir encadrés). Naturellement, une évaluation finale a permis d’évaluer l’impact réel de ces actions. Sur les 98 établissements inscrits au challenge, 66 ont participé à cette étape, basée sur un processus déclaratif. Les organisateurs ont ainsi pu disposer d’une première matière à partir de laquelle établir une synthèse. «&nbsp;<em>Il en ressort un bon retour de la part des professionnels de santé comme des usagers, et notamment des représentants d’usagers, ravis de prendre part à ce type d’initiatives</em>&nbsp;», résume Floriane Norre. Cette implication collective étant, comme nous l’avons vu, l’une des composantes majeures d’un événement organisé en lien avec France Assos Santé. <br />  &nbsp; <br />  D’ailleurs, lors de la sélection des projets primés à l’issue du challenge, les membres du jury ont retenu ceux des Hôpitaux du Bassin de Thau, de la clinique Rive Gauche de Toulouse et du Centre Hospitalier de Florac, insistant largement sur l’implication du représentant des usagers, véritable «&nbsp;<em>condition sine qua none</em>&nbsp;» du concours. «&nbsp;<em>Certes, la dimension novatrice des actions menées, ainsi que leur nombre et leur durée, ont joué un rôle dans l’attribution des prix. Mais l’aspect Co-construction avec le représentant des usagers a été certainement l’un des paramètres le plus pris en compte dans la notation</em>&nbsp;», indique l’interne en précisant néanmoins&nbsp;: «&nbsp;le<em> rôle du représentant des usagers n’est bien sûr pas de faire de la prévention, mais son association à une campagne reste intéressante par l’approche qu’elle suppose</em>&nbsp;». L’hygiène des mains n’est en effet pas uniquement affaire d’experts&nbsp;: conscients de cet état de fait, de plus en plus d’établissements tentent aujourd’hui d’intégrer les usagers aux campagnes de prévention des infections associées aux soins. Une tendance que l’on retrouve également au niveau des pouvoirs publics. Sortie cette année, la nouvelle stratégie nationale de prévention 2022-2025, abonde dans ce sens en développant le volet patient et en incluant comme objectif que «&nbsp;<em>plus de 80 % des patients hospitalisés / résidents [aient] reçu une information concernant l'hygiène des mains</em>&nbsp;». <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Article publié dans l'édition de décembre 2022 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-59-Nouveaux-modeles-Nouvelles-organisations_a3532.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong></em><br style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;" />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Une implication collective aux Hôpitaux du Bassin de Thau</strong> <br />  &nbsp; <br />  Installés sur les communes de Sète, Agde, Marseillan et Vias, les Hôpitaux du Bassin de Thau (HBT) regroupent deux centres hospitaliers et quatre EHPAD, pour une capacité d’environ 400 lits et place MCO, et 450 lits en EHPAD et ULSD. Ils ont remporté le challenge régional «&nbsp;Hygiène des mains, l'affaire de tous&nbsp;!&nbsp;» pour l’&nbsp;«&nbsp;<em>originalité</em>&nbsp;» de leur projet, «&nbsp;<em>l’implication des usagers</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>la multiplicité de [leurs] actions</em>&nbsp;». Celles-ci, qui se sont principalement focalisées sur les centres hospitaliers, ont été pensées avec l’Unité de Prévention des Infections Associées aux Soins (UPIAS), les représentants des usagers, le service qualité et plusieurs professionnels de santé et ont donné lieu à la création de quiz, stands, supports d’informations… <br />  &nbsp; <br />  Une vidéo est en outre née des campagnes de sensibilisations menées sur le terrain. Proposant un karaoké sur l’air d’À nos souvenirs, du groupe Trois Cafés Gourmands, elle insiste sur l’importance de l’hygiène des mains en incluant une chorégraphie reprenant les bons gestes. Tournée avec des professionnels et des usagers des Hôpitaux de Sète et d’Agde, la vidéo a été diffusée le 5 mai, journée internationale de l’hygiène des mains, sur internet et les réseaux sociaux, avant d’être promue auprès de l’ensemble des services des HBT. <br />   <br />  <em>- La vidéo est en ligne sur la chaîne YouTube des HBT&nbsp;: </em><u><em><a class="link" href="https://www.youtube.com/user/HBTsete">https://www.youtube.com/user/HBTsete</a>  </em></u>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69901216-48821219.jpg?v=1672759277" alt="En Occitanie, un challenge régional autour de l'hygiène des main" title="En Occitanie, un challenge régional autour de l'hygiène des main" />
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     <div>
      <strong>À la clinique Rive Gauche, l’hygiène des mains se comprend en peinture</strong> <br />   <br />  Établissement médico-chirurgical implanté au centre-ville de Toulouse, la clinique Rive Gauche s’est impliquée dans le challenge régional «&nbsp;Hygiène des mains, l'affaire de tous&nbsp;!&nbsp;» dès le mois de mars 2022 à travers la création de sets de table et de quizz, tout en développant une idée originale : l’organisation d’ateliers itinérants autour de l’hygiène des mains. Intitulés «&nbsp;Je peins mon hygiène des mains&nbsp;», ceux-ci ont permis à plusieurs soignants et usagers de vérifier leurs pratiques de la friction hydro-alcoolique en remplaçant la solution hydro-alcoolique par de la peinture. Chacun a alors pu apposer son empreinte sur des toiles tendues dans les salles, une activité qui a ainsi permis de créer des fresques et tableaux désormais affichés dans les services. Cet événement convivial a été largement salué, notamment par les petits patients du service pédiatrique qui ont pu repartir avec un tableau de leurs empreintes. Forte de ce succès, la clinique Rive Gauche s’est hissée à la deuxième marche du podium régional, le jury saluant «&nbsp;<em>l’originalité&nbsp;</em>» de l’initiative et «&nbsp;<em>l’enthousiasme des participants</em>&nbsp;».
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69901216-48821225.jpg?v=1672759332" alt="En Occitanie, un challenge régional autour de l'hygiène des main" title="En Occitanie, un challenge régional autour de l'hygiène des main" />
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     <div>
      <strong>Au CH de Florac, les bons gestes en vidéo</strong> <br />  Situé au cœur du Parc National des Cévennes, le centre hospitalier de Florac – qui totalise un peu plus d’une centaine de lits –, est arrivé en troisième position du challenge régional. Ses équipes avaient ainsi organisé, le 12 avril dernier, une journée dédiée à l’hygiène des mains et à laquelle une soixantaine d’agents, et autant d’usagers, ont participé. Boîtes à coucou, vidéos, quiz… plusieurs ateliers étaient au programme, complétés par la réalisation d’une vidéo intitulée «&nbsp;Y’a plus de saison pour que vive le Covid&nbsp;». Sur l’air de Nuit de folie, soignants comme soignés ont repris ensemble, et dans la bonne humeur, les gestes d’une bonne hygiène des mains.
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/En-Occitanie-un-challenge-regional-autour-de-l-hygiene-des-main_a3575.html</link>
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   <title>Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts</title>
   <pubDate>Tue, 12 Jul 2022 10:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au CHU de Rennes, le laboratoire de bactériologie et hygiène hospitalière intervient au quotidien auprès de l’ensemble des équipes de l’établissement. Si le service de bactériologie est notamment chargé du diagnostic des infections, l’unité d’hygiène hospitalière s’investit plus particulièrement dans la prévention du risque infectieux et les contrôles environnementaux, prenant également part au projet de rénovation de l’hôpital.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64467093-46208705.jpg?v=1652192471" alt="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" title="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" />
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     <div>
      Implanté à Pontchaillou, sur le site principal du CHU de Rennes, le laboratoire de bactériologie et hygiène hospitalière remplit nombreuses missions qui l’amènent régulièrement au cœur des différents services de cet établissement certifié haute qualité de soins. Il s’articule autour de deux branches principales, aux activités complémentaires. Le service de bactériologie réalise ainsi le diagnostic des infections bactériennes, tout en étant chargé du contrôle bactériologique des liquides de conservation des organes et tissus destinés à la greffe, ou encore des dispositifs médicaux et des endoscopes. <br />   <br />  Des missions qui rejoignent les objectifs de l’unité d’hygiène hospitalière en matière de prévention des infections associées aux soins. Élaborant des recommandations de bonnes pratiques au sein des différents pôles et assurant le suivi de leur application, celle-ci intervient à tous les étages du CHU pour contribuer, de manière globale, à la maîtrise du risque infectieux, en lien étroit avec les équipes médicales et soignantes. Elle organise également le recueil et le traitement des données de surveillance des infections nosocomiales, des Bactéries Multi Résistantes (BMR) et des infections du site opératoire (ISO), tout en collaborant avec le coordinateur de la gestion des risques et le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) pour préparer, mettre en place, suivre et évaluer le programme annuel des actions de la lutte contre les infections nosocomiales. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’eau, une surveillance nécessaire</b></div>
     <div>
      Ces missions, que l’on retrouve chez tous ses homologues de France, <em>«&nbsp;</em><em>n’en demeurent pas moins primordiales&nbsp;»</em>, insiste Pierre-Yves Donnio, Professeur des Universités - Praticien Hospitalier au sein de l’unité d’hygiène hospitalière du CHU de Rennes. <em>«&nbsp;</em><em>La surveillance quotidienne des infections associées aux soins, mais aussi le suivi des bactéries hautement résistantes émergentes, s’effectuent en lien étroit avec les autorités nationales et les tutelles&nbsp;»</em>, indique-t-il. Mais l’unité s’intéresse également à la qualité de l’eau en réalisant des contrôles réguliers sur les secteurs sensibles comme les blocs opératoires, les salles blanches de laboratoire ou encore la pharmacie. <em>«&nbsp;</em><em>Moins connue, cette action ne doit pourtant pas être négligée pour garantir une bonne qualité des soins&nbsp;»</em>, ajoute l’hygiéniste.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La formation, pivot de l’activité du service</b></div>
     <div>
      L’une des autres activités particulièrement soutenues par l’unité d’hygiène hospitalière, c’est la formation. Réalisée auprès des professionnels de santé du CHU comme de ceux du groupement hospitalier de territoire (GHT) Haute Bretagne – dont il est l’établissement support –, elle <em>«&nbsp;</em><em>permet d’effectuer des rappels sur un ou plusieurs points précis, en fonction des demandes ou des besoins identifiés&nbsp;»</em>, confie Pierre-Yves Donnio. De la pose de cathéters à la prise en charge d’un patient atteint d’Ebola, les sujets de ces formations sont variés et dépendent des caractéristiques propres à chaque service, voire à chaque métier. Pour que chaque message atteigne sa cible, les correspondants en hygiène ont donc eux-mêmes bénéficié d’une formation dédiée. <br />   <br />  Menée en partenariat avec un cabinet spécialisé en communication, <em>«&nbsp;</em><em>cette formation a été créée pour répondre à une demande forte des équipes d’hygiène, qui s’interrogeaient sur les meilleurs moyens d’orienter et de faire passer les bonnes informations&nbsp;»</em>, complète le praticien. Un savoir-faire notamment utile durant la crise sanitaire, pour <em>«&nbsp;</em><em>accentuer naturellement les messages autour de la prise en charge des patients et l’utilisation des équipements de protection individuelle&nbsp;»</em>, se souvient Pierre-Yves Donnio. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Accompagner la sortie de crise »</b></div>
     <div>
      La situation pandémique a d’ailleurs été particulièrement chargée pour les équipes de l’unité d’hygiène hospitalière, qui sont intervenues auprès de la communauté soignante tout en remplissant des tâches de conseil et d’expertise auprès de la direction. Comme partout, cette participation active à la gestion de la crise a amélioré la visibilité d’une spécialité parfois méconnue et renforcé l’adoption des précautions standards. La période, autant traumatisante qu’enrichissante, s’est ainsi traduite par une généralisation spectaculaire des mesures de prévention, comme en témoigne la hausse des consommations de solutions hydro-alcooliques enregistrée par les équipes d’hygiène rennaises. <em>«&nbsp;</em><em>Cette dynamique doit perdurer&nbsp;!&nbsp;»</em>, insiste Pierre-Yves Donnio, qui s’inquiète d’un possible relâchement dans les mois à venir&nbsp;: <em>«&nbsp;</em><em>Pour la maintenir autant que possible, nous devons aujourd’hui accompagner la sortie de crise, en organisant des retours d’expérience de manière à adapter nos messages à la situation&nbsp;».</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le nouveau Centre chirurgical et interventionnel, un projet de plusieurs années</b></div>
     <div>
      C’est donc l’un des objectifs que l’unité d’hygiène hospitalière s’est fixé pour l’année 2022, tout en poursuivant son activité habituelle et en participant à des projets propres au centre hospitalier breton. Parmi ceux-ci, la modernisation du CHU initiée en 2015. Évalué à 761 millions d’euros, le projet de reconstruction, intitulé #NouveauCHURennes, prévoit le regroupement de la majorité des services sur le site Pontchaillou. Un chantier ambitieux qui devrait par exemple mener à l’ouverture, en 2024, d’un centre chirurgical et interventionnel (CCI) regroupant l’ensemble des activités opératoires et interventionnelles du CHU et du Centre de lutte contre le cancer (CLCC) Eugène Marquis. <br />   <br />  Ce nouveau bâtiment hébergera ainsi 36 salles de blocs opératoires – hors bloc obstétrical –, 14 salles interventionnelles, cinq salles d’endoscopie, un centre de 60 places en chirurgie ambulatoire, 108 lits d’hospitalisations en soins critiques, ainsi que 240 lits d’hospitalisations et de soins spécialisés en chirurgie. Eu égard à son envergure, de nombreux services et commissions sont appelés à s’exprimer. Le laboratoire de bactériologie et hygiène hospitalière est tout naturellement concerné, en particulier en ce qui concerne les recommandations de bonnes pratiques de prévention du risque infectieux, la mise en place des réseaux et des flux, ou encore la prise en compte des exigences normatives. Particulièrement variées, les missions de conseil de l’équipe d’hygiène s’intéressent à tous les pans de la création d’un nouveau bâtiment. Un rôle <em>«&nbsp;</em><em>primordial&nbsp;»</em>, insiste Pierre-Yves Donnio qui y voit le moyen <em>«&nbsp;</em><em>d’assurer la sécurité des patients, dès la conception du bâtiment&nbsp;»</em>. &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64467093-46208723.jpg?v=1652192482" alt="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" title="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le Professeur Pierre-Yves Donnio, hygiéniste et biologiste</strong> <br />   <br />  Professeur des universités - praticien hospitalier depuis une quinzaine d’années, le Pr Pierre-Yves Donnio est issu d’une formation de microbiologie générale. Pendant près de trente ans, il a ainsi travaillé dans les domaines de la microbiologie et de la bactériologie avant de s’orienter vers l’hygiène hospitalière. <em>«&nbsp;</em><em>Si les approches sont différentes, les deux spécialités sont entièrement complémentaires&nbsp;»</em>, constate l’intéressé tout en confiant son attrait pour les volets de prévention et de communication,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>si présents dans le métier d’hygiéniste&nbsp;»</em>.&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>L’éthique : une boussole indispensable pour reconstruire le système de santé avec les usagers</title>
   <pubDate>Wed, 29 Jun 2022 13:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Communiqué</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué du Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/65726853-46832946.jpg?v=1656503681" alt="L’éthique : une boussole indispensable pour reconstruire le système de santé avec les usagers" title="L’éthique : une boussole indispensable pour reconstruire le système de santé avec les usagers" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>La crise sanitaire a été un puissant révélateur des forces mais aussi des limites des politiques de santé et de la vulnérabilité du système de soins. Les conditions de travail éprouvantes des personnels de santé et les évolutions de l’organisation du système de soins ont provoqué une profonde crise de « mal être » et une pénurie importante en soignants. Au cours de la pandémie de Covid-19, la pression hospitalière a convoqué la question des moyens budgétaires (investissements dans les hôpitaux, salaires de personnels etc.) mais elle a également généré de profonds débats éthiques sur le sens du soin et de la santé. <br />   <br />  Cette situation inédite existe en France, mais également dans la plupart des grands pays européens. La situation alarmante de l’hôpital public exige que soit repensé l’ensemble de notre système de santé, que des réponses fortes soient apportées à la souffrance des soignants et que les patients puissent bénéficier d’un égal accès à des soins de qualité. Les souffrances distinctes des soignants et des usagers du système de soins se croisent sans toujours se comprendre, ce qui accentue la fragilisation de la relation de soin. Le malaise des usagers du système de soins et la persistance des inégalités sociales de santé viennent amplifier le besoin d’imprégner l’ensemble du système de santé des valeurs et principes éthiques que sont l’équité, la justice sociale, le respect des patients et l’attention portée à la qualité de vie au travail pour les soignants. <br />   <br />  La réponse à la détresse des professionnels de santé et des usagers du système de soins doit ainsi impérativement reposer sur l’éthique comme socle et fondement des organisations en santé, du soin et de politiques de santé publique. Ces dernières doivent considérer les dimensions sociales, humaines et environnementales comme constitutives de la santé. <br />   <br />  Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) pour les sciences de la vie et de la santé s’est engagé dans une réflexion sur les enjeux éthiques du système de santé et particulièrement du système de soins, depuis plusieurs mois et rendra public son avis mi- septembre 2022. Cet avis s’inscrira dans le prolongement de l’avis 137 qui a défini un cadre « pour se repérer à la fois dans les problèmes de court et de moyen terme révélés notamment par la pandémie de la Covid-19, et dans le long terme, de nos sociétés démocratiques face aux questions de santé ». Le CCNE apportera sa contribution aux débats en organisant à l’automne un colloque en partenariat avec différentes institutions.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/L-ethique-une-boussole-indispensable-pour-reconstruire-le-système-de-sante-avec-les-usagers_a3331.html</link>
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   <title>Hospitalia #54 - Innovations : donner un espace de liberté aux créateurs</title>
   <pubDate>Mon, 20 Sep 2021 11:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Magazine en ligne]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/59018411-43439703.jpg?v=1632131950" alt="Hospitalia #54 - Innovations : donner un espace de liberté aux créateurs" title="Hospitalia #54 - Innovations : donner un espace de liberté aux créateurs" />
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      Amies lectrices, amis lecteurs, <br />   <br />  Dix-huit mois après le début d’une crise épidémique inédite, nous commençons semble-t-il à en voir le bout grâce, notamment, à la généralisation de la vaccination. Et, bien que la prudence reste naturellement de mise, de nouvelles perspectives s’ouvrent désormais pour les établissements de santé, où les événements reprennent leur cours. Plusieurs projets qui avaient connu un coup d’arrêt brutal sont progressivement réactivés et réactualisés à la lumière des enseignements de la crise sanitaire, de nombreux congrès professionnels sont à nouveau programmés après une année blanche, des réflexions transversales sont initiées pour repenser les organisations et la gouvernance sanitaires. <br />   <br />  Ce sont ces dynamiques nouvelles que nous avons souhaité mettre en exergue dans cette édition de septembre, en vous présentant quelques initiatives remarquables qui soulignent la grande énergie et l’extraordinaire vivacité dont font preuve tous ceux qui font vivre l’Hôpital. L’innovation sous toutes ses formes s’y accomplit au quotidien, portée par une volonté partagée et des valeurs communes&nbsp;: mieux répondre aux enjeux émergeants et renforcer ainsi la résilience de notre système de santé, pour que l’Hôpital soit plus que jamais le pilier de la cité, celui où altruisme et solidarité, universalisme et équité prennent corps. <br />   <br />  Mais nous vous laissons le plaisir de la découverte et vous donnons rendez-vous en décembre, pour un numéro qui vous réservera quelques surprises&nbsp;! <br />   <br />  Bonne lecture.
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      <div style="text-align:center;"><iframe src="//v.calameo.com/?bkcode=0051298735ec0dfe17ae3&mode=viewer&showsharemenu=false" width="950" height="450" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen style="margin:0 auto;"></iframe><div style="margin:4px 0px 8px;"><a href="http://www.calameo.com/" target="_blank"></a></div></div>
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   <title>Étude du CHU de Toulouse : Près de 97% des personnes infectées par le virus de la covid-19 conservent des anticorps six mois après</title>
   <pubDate>Fri, 29 Jan 2021 14:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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   Parue jeudi 27 janvier 2020 dans la revue scientifique « Clinical infectious diseases », une étude* réalisée au CHU de Toulouse permet de confirmer que les personnes ayant été positives au SARS-CoV-2 sont protégées durant 167 jours. Cette étude, portée par les services de virologie, de santé au travail et d’infectiologie du CHU de Toulouse, a été réalisée sur une cohorte d’agents hospitaliers.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/53484230-40481527.jpg?v=1611921479" alt="Étude du CHU de Toulouse : Près de 97% des personnes infectées par le virus de la covid-19 conservent des anticorps six mois après" title="Étude du CHU de Toulouse : Près de 97% des personnes infectées par le virus de la covid-19 conservent des anticorps six mois après" />
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      <div title="Page 1">  <div>  <div>L’étude s’est déroulée&nbsp;du 10 juin au 9 décembre 2020 auprès de 276 soignants ayant été testés positifs en sérologie au SARSCOV V2, dans le cadre de la campagne de dépistage sérologique réalisée entre le 10 juin et le 10 juillet 2020 afin de définir la proportion de personnes ayant contracté le virus. Sur les 8758 agents du CHU dépistés entre le 10 juin et le 10 juillet 2020, 276 positifs ont été identifiés (3%). <br />   <br />  L’objectif étant&nbsp;d’évaluer le taux d’anticorps neutralisants contre le virus des personnes séropositives, les 276 agents positifs ont été invités à revenir effectuer un prélèvement entre le 30 novembre et le 30 décembre. <br />   <br />  Après 167 jours de suivi : <br />  •&nbsp;96.7 %&nbsp;des soignants initialement séropositifs ont un taux d’anticorps neutralisants stable ou à la&nbsp;hausse, qu’ils aient été asymptomatiques ou symptomatiques&nbsp;; <br />  •&nbsp;1.9 %&nbsp;ont un taux plus faible ; <br />  •&nbsp;1.4 %&nbsp;demeurent indétectables&nbsp;(pas d’anticorps neutralisants détectés ni en juillet ni en&nbsp;décembre).</div>  </div>  </div>  
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     <div><b>Un taux de protection de 84.8% chez les personnes ayant eu une première infection</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">En parallèle, les chercheurs ont évalué le taux de nouvelles infections chez les agents séronégatifs en sérologie en juin juillet ainsi que le taux de réinfection parmi les 276 ayant été positifs.&nbsp;12.1%&nbsp;de nouvelles infections à SARS-CoV-2 ont été identifiées durant la période de suivi chez les soignants initialement séronégatifs en juillet&nbsp;contre seulement 1.8%&nbsp;de réinfections chez ceux ayant déjà contracté le virus en juillet. Ce qui équivaut à un taux de protection de 84.8% chez ceux ayant eu une première infection à SARS-CoV-2. <br />   <br />  Chloé Dimeglio, biostatisticienne au laboratoire de virologie du CHU de Toulouse -dirigé par le Pr Jacques Izopet- :&nbsp;<em>«&nbsp;Lorsque nous faisons une première infection, on est protégés à hauteur de 84,8%. Cette immunité semble tout de même inférieure à la protection apportée par les vaccins à ARN messager, qui est de 95%. C’est une donnée&nbsp;primordiale pour le grand public.&nbsp;»</em> <br />   <br />   <br />  <strong>* « Protection of healthcare workers against SARS-CoV-2 reinfection » </strong>-&nbsp;Chloé Dimeglio (1,2*), Fabrice Herin (3), Marcel Miedougé (1), Guillaume Martin-Blondel (2,4), Jean-Marc Soulat (3), Jacques Izopet (1,2) <br />  DOI: 10.1093/cid/ciab069 <br />  &nbsp;  <div title="Page 2">  <div>  <div>1&nbsp;CHU Toulouse, Hôpital Purpan, Virology Laboratory, 31300 Toulouse, France <br />  2&nbsp;INSERM UMR1291&nbsp;–&nbsp;CNRS UMR5051, Toulouse Institute for Infectious and Inflammatory Diseases (INFINITy), 31300 Toulouse, France <br />  3&nbsp;Occupational Diseases Department, Toulouse-Purpan University Hospital, 31000 Toulouse, France <br />  4&nbsp;Infectious and Tropical Diseases Department, Toulouse University Hospital, 31300 Toulouse, France <br />   <br />  <strong>Une étude à découvrir<a class="link" href="http://dx.doi.org/10.1093/cid/ciab069" target="_blank"> ici</a>.</strong></div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Etude-du-CHU-de-Toulouse-Pres-de-97-des-personnes-infectees-par-le-virus-de-la-covid-19-conservent-des-anticorps-six_a2529.html</link>
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