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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-21T03:27:47+02:00</dc:date>
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   <title>bioMérieux acquiert la société Accellix pour renforcer le contrôle qualité pharmaceutique et accélérer le développement des thérapies innovantes</title>
   <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 14:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   bioMérieux, acteur mondial dans le domaine du diagnostic in vitro, a annoncé l’acquisition d’Accellix, une entreprise américaine ayant développé des solutions rapides et automatisées de cytométrie en flux destinées au contrôle qualité des thérapies cellulaires et géniques. Avec cette acquisition stratégique, bioMérieux renforce ses activités de contrôle qualité pharmaceutique, tout en investissant dans des solutions innovantes pour servir le marché en croissance des thérapies avancées et améliorer les traitements des patients dans le monde.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93944429-65567215.jpg?v=1769607286" alt="bioMérieux acquiert la société Accellix pour renforcer le contrôle qualité pharmaceutique et accélérer le développement des thérapies innovantes" title="bioMérieux acquiert la société Accellix pour renforcer le contrôle qualité pharmaceutique et accélérer le développement des thérapies innovantes" />
     </div>
     <div>
      Les thérapies cellulaires et géniques sont des traitements médicaux novateurs qui utilisent des cellules vivantes ou la modification génétique pour réparer, remplacer ou restaurer la fonctionnalité des tissus malades. Elles ouvrent ainsi des perspectives de guérison pour des pathologies considérées auparavant comme incurables. Depuis leur développement jusqu’à leur fabrication, il est essentiel de garantir l’uniformité, la sécurité et la fiabilité de ces traitements révolutionnaires pour pouvoir en bénéficier en toute confiance. <br />   <br />  Des analyses récentes montrent que les thérapies cellulaires et géniques, une fois en développement, affichent des taux de réussite clinique deux à trois fois supérieurs à ceux des traitements traditionnels. Cette avancée majeure rend indispensable la mise en place de <a class="link" href="https://newdigs.tuftsmedicalcenter.org/new-analysis-by-tufts-newdigs-shows-that-durable-cell-and-gene-therapies-have-substantially-higher-clinical-success-rates-than-other-treatments/#gsc.tab=0" target="_blank">standards de qualité rigoureux pour préserver les bénéfices pour les patients.</a>  <br />   <br />  Accellix a développé une plateforme compacte de cytométrie en flux qui délivre des résultats en moins de 30 minutes, favorisant un contrôle qualité en temps réel lors de la fabrication de thérapies cellulaires et géniques. En simplifiant des flux de travail complexes et en réduisant les délais de résultat, Accellix aide les fabricants à respecter des exigences réglementaires strictes et à rendre ces thérapies vitales plus accessibles pour les patients. L’entreprise emploie environ 70 personnes réparties sur deux sites : San José (Californie, États-Unis) et Jérusalem (Israël).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des outils de contrôle qualité automatisés et évolutifs</b></div>
     <div>
      bioMérieux collabore avec Accellix depuis 2020 pour servir des clients communs stratégiques dans le domaine des thérapies cellulaires et géniques. bioMérieux est ainsi devenue le distributeur exclusif des produits Accellix localement dans la région Asie-Pacifique et à l’international pour certains leaders du secteur. Grâce à cette acquisition, bioMérieux va élargir son portefeuille de solutions pour le contrôle qualité des thérapies innovantes, en testant la qualité des matières premières et la qualité en cours de fabrication, ainsi que l'efficacité et la sécurité des produits. En tant que partenaire des industriels pharmaceutiques, bioMérieux aura la capacité de répondre à leurs besoins d’outils de contrôle qualité automatisés et évolutifs. <br />   <br />  <em>« Les thérapies avancées, englobant notamment les thérapies cellulaires et géniques, réinventent l’avenir de la santé en offrant des solutions innovantes et ciblées pour les patients atteints de pathologies complexes. Leur potentiel est immense, mais leur succès dépend de standards de qualité irréprochables. L'acquisition d'Accellix positionne bioMérieux à la pointe de l'innovation et du contrôle qualité pour les thérapies avancées, grâce à des solutions qui répondent aux besoins évolutifs des fabricants, à l'échelle mondiale. Avec cette acquisition, nous complétons notre offre pour les thérapies &nbsp;cellulaires et géniques en nous appuyant sur ce que nous proposons déjà en matière de tests de stérilité, de mycoplasmes, d’endotoxines et de contrôle environnemental, en y ajoutant désormais la pureté et la viabilité cellulaire, »</em>&nbsp;déclare Yasha Mitrotti, Directeur Exécutif, Applications Industrielles, bioMérieux. <br />   <br />  <em>«&nbsp;La mission des équipes d'Accellix est de changer la donne en matière de contrôle qualité et de caractérisation du sang dans les industries des thérapies cellulaires et des prélèvements sanguins, afin d'apporter des traitements plus rapides capables de sauver des vies. Rejoindre bioMérieux constitue un puissant accélérateur de croissance : cela nous permettra de faire évoluer notre technologie et d'avoir un impact sur le traitement d'un plus grand nombre de patients en garantissant des processus de contrôle qualité plus rapides et plus fiables, »&nbsp;</em>ajoute Greg Hamilton, Directeur Général d'Accellix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/bioMerieux-acquiert-la-societe-Accellix-pour-renforcer-le-controle-qualite-pharmaceutique-et-accelerer-le-developpement_a4895.html</link>
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   <title>L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis</title>
   <pubDate>Tue, 11 Nov 2025 16:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Acteur de référence pour la maîtrise de la contamination dans les environnements à atmosphère contrôlée, l’ASPEC fédère un réseau pluridisciplinaire pour accompagner les établissements de santé dans l’amélioration continue de leurs pratiques. Elle leur offre, notamment, un appui précieux pour conjuguer sécurité sanitaire et performance énergétique, comme nous l’explique son directeur général, Stéphane Ortu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180858-64148072.jpg?v=1758196849" alt="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" title="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" />
     </div>
     <div>
      <strong>L’ASPEC est solidement implantée dans le monde hospitalier, où de plus en plus d’établissements sollicitent son expertise. Pourriez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Stéphane Ortu&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Créée il y a plus de 50&nbsp;ans et reconnue d’utilité publique en 2012, l’ASPEC s’est d’abord consacrée à l’industrie, avant de s’ouvrir il y a une dizaine d’années aux établissements de santé. Cette orientation s’est accélérée ces trois dernières années, portée par les enjeux de performance énergétique des salles propres, qui constituent désormais un levier essentiel pour renforcer les bonnes pratiques de maîtrise de la contamination.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Votre réseau s’élargit aussi avec l’arrivée de pharmaciens hospitaliers…</strong> <br />   <br />  Historiquement impliquée auprès des blocs opératoires et des zones à risque – hématologie, oncologie, stérilisation –, l’ASPEC est aujourd’hui davantage sollicitée par les pharmacies hospitalières. Les activités à risque augmentent, mais les infrastructures sont parfois vieillissantes, voire non conformes. Nous les aidons donc à mettre en place des solutions techniques adaptées. Cette collaboration est doublement bénéfique&nbsp;: nous apportons notre expertise, et eux enrichissent nos travaux par leur expérience de terrain. Deux pharmaciens hospitaliers viennent d’ailleurs de rejoindre nos instances&nbsp;: le Dr Laëtitia Lê (Hôpital européen George Pompidou, AP-HP) au conseil d’administration, et le Dr Mathieu Wasiak (CHU de Clermont-Ferrand) au conseil scientifique, illustrant la volonté d’une nouvelle génération de faire évoluer les pratiques. <br />   <br />  <strong>Quelle est la principale force du réseau ASPEC ?</strong> <br />   <br />  Elle réside dans la diversité des métiers représentés, ce qui nous confère une expertise globale et sectorielle. Nous apportons ainsi des recommandations techniques sur les aspects normatifs communs à l’ensemble des salles propres, mais aussi sur les spécificités règlementaires propres à chaque domaine, comme les règles de l’art. Notre présence régulière à des congrès comme le GERPAC (Société européenne des technologies de pharmacie hospitalière) ou de la SF2H (Société française d’hygiène hospitalière) montre à quel point&nbsp;les établissements de santé sont en quête de solutions concrètes, dans un environnement règlementaire et financier contraint. Ils se tournent vers l’ASPEC en raison de notre indépendance vis-à-vis des constructeurs et fournisseurs. Cette objectivité est au cœur de notre légitimité. <br />   <br />  <strong>Sur la question de l’efficacité énergétique des salles propres, quelle est la situation sur le terrain ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Depuis la norme NF S&nbsp;90-351 de 2013, il est possible de mettre les blocs opératoires en mode veille lors des périodes d’inactivité. Pourtant, cette option reste peu utilisée, faute de connaissances pratiques ou d’inquiétude de « mal faire » au sein des hôpitaux. L’ASPEC les accompagne donc pour identifier les économies d’énergie possibles, sans compromettre la sécurité des soins. Ce sujet sera d’ailleurs au cœur de notre prochaine Journée technique, le 6&nbsp;novembre 2025 à Marseille, où des établissements viendront partager leurs retours d’expérience chiffrés. Au-delà du mode veille, il est possible parfois d’ajuster les réglages des systèmes de traitement d’air pour réduire de 30 à 50&nbsp;% la consommation énergétique des installations. <br />   <br />  <strong>Il n’est donc pas surprenant que l’efficacité énergétique des salles propres soit devenue stratégique pour les hôpitaux…</strong> <br />   <br />  C’est un levier financier évident, mais aussi un facteur d’attractivité pour les nouvelles générations, attentives à l’impact environnemental.&nbsp;Il s’agit donc d’une démarche gagnant-gagnant, à condition d’opérer des choix éclairés et de garder un esprit critique. Dans ce cadre, l’ASPEC favorise la mise en commun des savoirs, le partage d’expériences et la montée en compétences des équipes locales. Car cette expertise devient de plus en plus stratégique et sera demain incontournable. Les cas industriels vécus sont aussi de bonnes sources d’inspiration et de modèle à suivre – ainsi est la force de l’approche transverse et multifilière chère à l’ASPEC.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180858-64148073.jpg?v=1758196816" alt="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" title="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" />
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      <strong>Vous évoquiez la norme NF S&nbsp;90-351, en cours de révision. Pourriez-vous nous en parler ?</strong> <br />   <br />  Publiée en avril 2013, cette norme encadre la conception, l’exploitation et la maintenance des installations d’air en milieu hospitalier. Sa révision, engagée en 2023 par l’AFNOR et&nbsp;pilotée par Denis Lopez – expert reconnu du traitement de l’air, notamment grâce à son expérience du CHU de Bordeaux, et également vice-président des opérations de l’ASPEC – vise une publication d’ici deux ans. Parmi les évolutions attendues, on peut citer l’intégration de recommandations opérationnelles pour faciliter la conception architecturale et les économies d’énergie, et une approche plus pragmatique de la définition de la classe de risque et du risque infectieux, afin de rendre la norme plus lisible et plus facilement applicable. <br />   <br />  <strong>L’ASPEC&nbsp;travaille aussi sur un carnet sanitaire « Air », attendu à l’été&nbsp;2025. De quoi s’agit-il ?</strong> <br />   <br />  En 2024, Loïc Simon, responsable du Centre de prévention des infections associées aux soins (CPias) Grand Est et membre actif de la SF2H, Denis Lopez, et moi-même, sommes intervenus à une conférence et, au travers des besoins, il est ressorti une idée&nbsp;: créer, pour l’air, un outil équivalent au carnet sanitaire « Eau », devenu incontournable pour la sécurité des réseaux d’eau. Cet outil méthodologique permettra de suivre et de tracer l’ensemble des installations techniques de traitement de l’air, et pourra être accompagné d’un dispositif de formation développé par l’ASPEC. Ce projet illustre le rapprochement nécessaire entre hygiénistes et services techniques, dans une logique d’amélioration continue et de complémentarité des compétences et des forces. <br />   <br />  <strong>Cette démarche s’inscrit aussi dans une dynamique de collaboration déjà engagée avec la SF2H…</strong> <br />   <br />  En effet, c’est une société savante incontournable dans le domaine de l’hygiène hospitalière et nous avons depuis de nombreuses années des sujets communs. Avec la SF2H, nous avons commencé par créer une formation commune sur la maîtrise du risque aéroporté dans les blocs opératoires. Nous avons aussi contribué à ses travaux sur la transmission respiratoire, qui ont abouti à de nouvelles recommandations en octobre 2024, et participé ensemble aux réflexions du CERES (Collectif Éco-Responsabilité en Santé) sur l’optimisation énergétique au bloc opératoire. Tous ces chantiers convergent vers un même objectif&nbsp;: articuler maîtrise de la contamination, efficacité énergétique et qualité des soins. Dans cette logique, l’ASPEC publie aussi des fascicules techniques, combinant exigences normatives et retours de terrain, afin de donner aux établissements de santé des règles de l’art directement applicables. <br />   <br />  <strong>Quelles seront, selon vous, les prochaines évolutions pour les salles propres ?</strong> <br />   <br />  L’efficacité énergétique restera une priorité. Les capteurs particulaires, jadis réservés au suivi de la contamination, sont désormais utilisés pour optimiser la consommation. Croisées avec d’autres données et analysées demain grâce à l’intelligence artificielle, ces mesures permettront d’anticiper les réglages optimaux des systèmes de traitement d’air, pour un fonctionnement adapté aux besoins réels et moins énergivore. <br />   <br />  <strong>Un mot, pour conclure, sur la prochaine édition de Contamin@Lyon ?</strong> <br />   <br />  Les 25 et 26&nbsp;mars 2026, Contamin@Lyon reviendra avec un programme fidèle à son esprit, centré sur les fondamentaux de la maîtrise de la contamination. Les matinées seront consacrées aux conférences plénières&nbsp;–&nbsp;comptage particulaire, contrôles microbiologiques et aérauliques, analyse des résultats&nbsp;–, les après-midis à des ateliers pratiques de prise en main d’équipements. Ouvert à tous les métiers et secteurs, cet événement attire chaque année un public plus large. L’édition&nbsp;2026 s’annonce encore plus riche, avec une exposition étendue et des échanges toujours plus concrets, des rendez-vous possibles sur place avec l’application mobile, sans oublier une soirée réseau conviviale toujours attendue !&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.aspec.fr" target="_blank">site de l'ASPEC</a>  <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/L-ASPEC-accompagne-les-hopitaux-face-a-de-nouveaux-defis_a4718.html</link>
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   <title>Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »</title>
   <pubDate>Mon, 19 May 2025 12:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entre tensions sur les ressources humaines, évolution des pratiques professionnelles, nouvelles attentes sociétales et impératifs de durabilité, les enjeux liés à la prévention du risque infectieux se complexifient. À l’approche du congrès annuel de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), Hospitalia a souhaité faire le point avec le Professeur Jean-Winoc Decousser (hôpital Henri Mondor, AP-HP), membre du Conseil d’administration et du Conseil scientifique de la société savante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88507035-62680879.jpg?v=1747077317" alt="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" title="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quels vous semblent être les principaux enjeux en matière de prévention des infections associées aux soins (IAS) à l’hôpital&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong>Pr Jean-Winoc Decousser&nbsp;:&nbsp;</strong>Deux grands défis nous mobilisent aujourd’hui : d’une part, les tensions croissantes sur les ressources, qui affectent l’ensemble du système de santé&nbsp;; d’autre part, l’impact environnemental de nos pratiques, qui nous pousse à réinterroger certains paradigmes. Je commencerai par le premier point. Les difficultés actuelles d’accès aux soins entraînent des prises en charge souvent tardives, avec des pathologies plus complexes, des durées d’hospitalisation allongées… autant de facteurs qui augmentent mécaniquement le risque d’IAS. Parallèlement, le manque de personnel soignant complique l’application rigoureuse des bonnes pratiques en matière de prévention, parfois perçues comme une contrainte supplémentaire dans un quotidien déjà surchargé. La volonté de bien faire est là chez l’immense majorité des soignants, mais encore faut-il leur en donner les moyens. Il est crucial que les pouvoirs publics prennent pleinement conscience qu’investir dans la prévention des IAS revient, à terme, à soulager la pression sur notre système de santé.&nbsp;C’est un enjeu à la fois éthique et économique, en raison des conséquences des IAS pour les patients et de leur coût considérable pour la collectivité. <br />   <br />  <strong>Peut-on dire que les précautions d’hygiène sont aujourd’hui perçues comme secondaires par les professionnels de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Pas exactement, mais il faut reconnaître que le contexte actuel complique leur mise en œuvre. Quand les équipes sont en sous-effectif, il devient illusoire de leur demander d’être partout à la fois. On observe aussi une certaine lassitude : les exigences s’accumulent, sans que les moyens suivent.&nbsp;Or, la prévention et le contrôle des infections (PCI) ne relèvent pas uniquement de protocoles techniques&nbsp;–&nbsp;ils ont aussi une forte dimension psychologique et sociale, souvent négligée. L’exemple de la vaccination est éclairant à cet égard. L’adhésion des soignants à la vaccination antigrippale, déjà historiquement limitée, tend à baisser encore lors des crises économiques ou sociales. Cela est d’autant plus regrettable que la vaccination reste un levier majeur de prévention. <br />   <br />  <strong>Vous l’avez mentionné, l’autre grand enjeu concerne l’impact environnemental de la PCI. Que pourriez-vous nous en dire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le changement climatique et les effets environnementaux des activités humaines suscitent aujourd’hui une prise de conscience croissante en matière de développement durable. Les établissements de santé n’échappent pas à cette dynamique et sont de plus en plus nombreux à engager une réflexion sur leur responsabilité sociale et environnementale (RSE). Cela les conduit à repenser un certain nombre de pratiques. Mais attention&nbsp;: toutes les actions à visée écologique ne sont pas nécessairement compatibles avec les exigences de la PCI.&nbsp;Une mesure bénéfique pour l’environnement peut, si elle est mal pensée, compromettre la sécurité des soins. <br />   <br />  <strong>Par exemple&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Certaines orientations vont dans le bon sens sur tous les plans : privilégier les traitements administrés par voie orale plutôt qu’intraveineuse, par exemple, permet non seulement de réduire l’empreinte écologique, mais aussi de limiter les risques d’IAS. À l’inverse, abaisser la température des réseaux d’eau pour réduire la consommation énergétique peut accroître le risque de prolifération des légionelles&nbsp;–&nbsp;un compromis dangereux en matière de santé publique. Des solutions existent cependant, comme l’optimisation des purges des réseaux, qui permettent de réduire la consommation d’eau et d’énergie tout en limitant d’éventuels dommages collatéraux.&nbsp;En somme, toute démarche environnementale dans le champ de la PCI doit être pensée en étroite collaboration avec les hygiénistes. C’est la seule manière d’avancer de façon éclairée, sans compromettre la sécurité des soins.
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88507035-62680880.jpg?v=1747077260" alt="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" title="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" />
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      <strong>Vous évoquiez plus haut la nécessité de remettre en question certains paradigmes…&nbsp;</strong> <br />   <br />  La réutilisation de dispositifs à usage unique est ici un exemple éloquent. Les expérimentations en cours nécessitent toutefois de nombreux ajustements avant d’envisager un déploiement à grande échelle. Mais l’idée même de remettre en question ce qui semblait jusqu’ici intangible illustre bien l’essence de la démarche scientifique : interroger, tester, faire évoluer les pratiques à mesure que les connaissances progressent. Ce processus n’est pas toujours aisé, car certaines habitudes sont profondément ancrées. Il faut faire preuve de fermeté lorsque les preuves scientifiques sont solides pour maintenir l’existant, mais aussi rester ouvert à l’évolution, tant des savoirs que des réalités de terrain, et mobiliser tous les leviers à notre disposition.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La formation de tous les professionnels de santé&nbsp;joue ici un rôle majeur. Comment relever le défi&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les tensions sur les effectifs soignants compliquent évidemment la donne. Heureusement, de nouvelles approches pédagogiques se développent, à l’instar des webinaires organisés par le JePPRI – la commission des jeunes professionnels de la prévention du risque infectieux de la SF2H –, qui constituent une alternative efficace aux formations classiques en présentiel. Nous misons également sur des outils plus interactifs et ludiques, tels que les jeux sérieux, ou des dispositifs immersifs comme la «&nbsp;chambre des erreurs&nbsp;». Ces formats permettent non seulement de toucher un public plus large, mais aussi de mieux adapter les messages à certains métiers auprès desquels ils étaient parfois peu entendus. C’est notamment le cas des aides-soignants. Notre société savante, historiquement fondée sur une collaboration étroite entre médecins et infirmiers, gagnerait sans doute à mieux les intégrer. Car la prévention du risque infectieux est l’affaire de tous, à tous les niveaux du soin. <br />   <br />  <strong>Un mot, pour finir, sur le prochain congrès national de la SF2H, qui se tiendra du 4 au 6 juin à Marseille&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Particulièrement riche, l’édition 2025 mettra l’accent sur le partage d’expérience, avec plus de 1 700 participants et plus de 80 partenaires industriels attendus.&nbsp;L’intérêt scientifique est également en nette progression&nbsp;: nous avons reçu 380 soumissions d’abstracts cette année, contre 320 en 2024. Le programme s’articulera autour de quatre grandes thématiques&nbsp;: la prévention du risque infectieux chez le nouveau-né et la personne âgée, deux populations particulièrement vulnérables ; la prévention des infections du site opératoire, avec un point sur les nouvelles recommandations ; les soins écoresponsables, un sujet en plein essor mais qui nécessite, comme nous l’avons vu, une réelle réflexion sur la balance bénéfice-risque ; et enfin, la tuberculose, toujours d’actualité, en lien avec les infectiologues. Six prix seront également décernés pour récompenser les meilleures contributions, qu’elles soient médicales ou paramédicales. Une bourse de recherche en soins paramédicaux viendra également encourager l’innovation dans ce domaine. Ce congrès s’annonce, une fois encore, comme un rendez-vous incontournable pour faire avancer la prévention du risque infectieux et renforcer la dynamique collective autour de la PCI. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88507035-62680887.jpg?v=1747077318" alt="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" title="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" />
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      <strong><em>Trois questions au Dr Pierre Parneix, président de la SF2H.</em></strong> <br />   <br />  <strong>Vous avez présidé la SF2H entre 2015 et 2019, puis à nouveau à partir de 2021. Quels ont été, selon vous, les moments forts de ce second mandat ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Pierre Parneix&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Celui-ci a été marqué par plusieurs temps forts. Je retiens d’abord la révision du&nbsp;<em>Guide de prévention de la transmission par voie respiratoire</em>, publiée en octobre 2024. Tirant les enseignements de la crise Covid, elle dépasse l’opposition classique « air vs gouttelettes » pour affirmer l’importance de la qualité de l’air intérieur comme levier majeur de prévention. Autre étape essentielle&nbsp;: la création du JePPRi, notre commission des jeunes professionnels. Leur engagement renforce notre dynamisme et donne une nouvelle visibilité à notre spécialité. Avec 1 223 adhérents en 2024, la SF2H atteint un record, reflet d’une dynamique positive appelée à se poursuivre. <br />   <br />  <strong>Et le congrès ?</strong> <br />   <br />  Il s’impose plus que jamais comme le rendez-vous phare de l’année. La richesse du programme scientifique, alliée à une forte implication de nos partenaires industriels, en fait un lieu d’échanges et d’innovations. L’édition 2025 s’annonce particulièrement prometteuse, avec une exposition technique complète et un focus sur la vaccination, sujet central sur lequel la SF2H souhaite fournir une information fiable et pédagogique pour soutenir le terrain. <br />   <br />  <strong>Vous êtes également responsable du CPias Nouvelle-Aquitaine. Quels sont vos axes de travail ?</strong> <br />   <br />  Plusieurs problématiques mobilisent aujourd’hui l’ensemble des CPias, à commencer par l’arrivée de&nbsp;<em>Candida auris</em>. Concernant spécifiquement le CPias Nouvelle-Aquitaine, nous travaillons notamment sur la prévention et la prise en charge des infections par voies veineuses périphériques, avec la diffusion d’outils concrets et des partenariats renforcés avec les CRAtb, les Centres régionaux en antibiothérapie. L’enjeu, aujourd’hui, est d’accélérer la prise en charge des patients. Malgré les progrès techniques, des failles de communication persistent&nbsp;: des informations essentielles ne sont parfois pas transmises à la bonne personne, au bon moment. Ce point constitue un axe d’amélioration majeur, qui dépasse le champ de notre spécialité, mais sur lequel il est crucial d’agir.
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   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Pr-Jean-Winoc-Decousser-Il-faut-rester-ouvert-a-l-evolution-des-savoirs-et-des-realites-de-terrain_a4533.html</link>
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   <title>Dr Romain Pimpie : « La PRI est un domaine passionnant et vraiment très vaste »</title>
   <pubDate>Wed, 11 Dec 2024 10:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pharmacien spécialiste en prévention du risque infectieux (PRI), le Dr Romain Pimpie exerce depuis plus de dix ans au sein de l’équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière de l’hôpital privé Dijon Bourgogne, intervenant également à la Clinique Les Rosiers et la Polyclinique du Parc Drevon, autres établissements du groupe Ramsay Santé à Dijon. Il est aussi un membre actif de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) et de sa commission des Jeunes professionnels de la prévention du risque infectieux (JePPRI). Rencontre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83213545-59613606.jpg?v=1727885866" alt="Dr Romain Pimpie : « La PRI est un domaine passionnant et vraiment très vaste »" title="Dr Romain Pimpie : « La PRI est un domaine passionnant et vraiment très vaste »" />
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      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, revenir sur votre parcours&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Romain Pimpie&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Diplômé de la Faculté de Pharmacie de Dijon en 2013, j'ai pris mon premier poste en tant que praticien hygiéniste en octobre 2013 à Dijon, au sein de trois cliniques privées du Groupe Ramsay-GDS (Sainte-Marthe, Chenôve et Fontaine). En 2017, ces trois établissements se sont regroupés au sein d’une seule et même entité, l’Hôpital privé Dijon Bourgogne, appartenant au groupe Ramsay Santé. Le recrutement d’un praticien hygiéniste unique pour les trois cliniques avait d’ailleurs été effectué en prévision de cette fusion. Ces circonstances, et les spécificités du poste, m’avaient dès le départ intéressé. Et m’intéressent toujours, car je continue d’intervenir sur trois établissements, l’Hôpital privé Dijon Bourgogne, la Clinique Les Rosiers et, depuis le début de l’année 2024, la Polyclinique du Parc Drevon. <br />   <br />  <strong>Pourquoi vous êtes-vous dirigé vers l'hygiène hospitalière ?</strong> <br />   <br />  Après avoir obtenu le diplôme de docteur en pharmacie, je souhaitais initialement poursuivre mes études et m’orienter vers un double cursus pharmacie-médecine. Mais c’est alors que j’ai eu l’opportunité d’intégrer les cliniques de Sainte-Marthe, Chenôve et Fontaine en tant que praticien hygiéniste avec, en toile de fond, la fusion prochaine de ces trois structures. C’était pour moi l’occasion de participer à la constitution d’un nouvel établissement de soin, ce qui m’a poussé à me diriger pleinement vers la prévention du risque infectieux. J’ai d’ailleurs obtenu mon diplôme d’hygiène hospitalière dès 2014, et n’ai jamais regretté cette décision&nbsp;! La prévention du risque infectieux est un domaine passionnant et vraiment très vaste.&nbsp;Nous intervenons au quotidien dans quasiment toutes les composantes d’un établissement de santé, y compris celles n’ayant pas de lien direct avec le soin.&nbsp;Cette diversité, dont j’ai réellement pris conscience qu’au fur et à mesure de mon expérience, participe à mon attrait pour la discipline et, au quotidien, à mon épanouissement professionnel.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles sont aujourd’hui vos missions au sein des cliniques où vous intervenez&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Chaque établissement est autonome et a des spécificités qui lui sont propres. En tant que praticien hygiéniste, mes interventions se font en lien avec les organes de gouvernance locaux, particulièrement la commission médicale d'établissement (CME) et le comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN), que je préside d’ailleurs pour la clinique Les Rosiers et la Polyclinique du Parc Drevon. Je participe également aux autres commissions en mettant en avant les aspects de la PRI, comme&nbsp;la Commission du médicament et des dispositifs médicaux stériles (COMEDIMS) pour la lutte contre l’antibiorésistance, ou la Commission de sécurité et des conditions de travail (CSSCT) pour, par exemple, la prévention des accidents d'exposition au sang. Mais ma mission ne s’arrête pas à ce volet institutionnel&nbsp;: je pilote également les équipes opérationnelles d’hygiène (EOH) sur site, dont les membres interviennent exclusivement, pour leur part, à l’échelle locale. <br />   <br />  <strong>Prenez-vous part aux actions de ces EOH&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Bien entendu&nbsp;! Au quotidien, nous travaillons de concert pour, par exemple, améliorer les indicateurs du risque infectieux, indispensable pour mettre en œuvre un pilotage efficace. Car, rappelons-le, les hygiénistes sont surtout des professionnels de la santé publique, qui ont donc besoin de recueillir de nombreuses données sur l'établissement. Ces indicateurs occupent une place centrale dans notre métier, que l’on pourrait d’ailleurs résumer en trois mots&nbsp;: surveillance, évaluation, formation. Sur ce dernier champ, nous intervenons auprès de l’ensemble des professionnels exerçant au sein d’une structure, qu’ils soient médicaux ou paramédicaux, bien sûr, mais aussi le personnel administratif, les agents d’entretien, etc.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment organisez-vous votre temps pour être présent sur trois sites distincts&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Cette gestion s’effectue en fonction des besoins de chaque établissement : l’Hôpital privé Dijon Bourgogne et la Polyclinique du Parc Drevon sont par exemple des établissements spécialisés en soins aigus de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), tandis que la Clinique Les Rosiers se consacre pour sa part aux soins médicaux de réadaptation (SMR).&nbsp;La diversité d’activité nous amène à adapter notre travail et nos interventions en fonction de l’environnement et du plateau technique de chaque structure&nbsp;– blocs opératoires, services d’oncologie médicale, blocs endoscopiques, où la réalisation d’actes d’endoscopie&nbsp;a un impact fort sur l’approche que nous pouvons avoir de la PRI. <br />   <br />  <strong>Vous êtes aussi très impliqué au sein de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H). Pourquoi avoir choisi de vous engager auprès de la société savante&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  J’ai adhéré à la SF2H en 2015, soit peu de temps après l’obtention de mon DU d’hygiène hospitalière. Je souhaitais en effet garder un lien avec d’autres spécialistes de la PRI, et participer à un réseau de professionnels de la PRI. Puis, progressivement, j’ai commencé à m’impliquer davantage dans les travaux de la société savante, par exemple sur l’urologie en 2019 et 2020, en partenariat avec l'Association française d’urologie, ou sur les précautions complémentaires pour la prévention des transmissions par l’air, dont la publication est prévue prochainement. Je fais également partie de la commission des Jeunes professionnels de la prévention du risque infectieux (JePPRI) de la SF2H, que j’ai rejoint en 2022, soit peu de temps après sa création. Au début, les membres du bureau se partageaient toutes les tâches, puis nous avons opté pour une organisation plus spécialisée, afin que chacun ait un champ d’action mieux défini. J’y occupe aujourd’hui la fonction de secrétaire, et suis par exemple chargé de la gestion de l’adresse mail de contact, de la liste des adhérents, et de certains documents officiels, ou encore de la préparation de certaines réunions. <br />   <br />  <strong>Le JePPRI s’implique beaucoup dans l’attractivité des métiers de la PRI…</strong> <br />  Le JePPRI a pour fonction première de fédérer l'ensemble des jeunes professionnels de la PRI, mais effectivement, nous menons également de nombreuses actions pour promouvoir notre spécialité. La Commission «&nbsp;Jeunes&nbsp;» est ainsi très active sur les réseaux sociaux, pour communiquer sur ses actions et plus largement faire connaître l’hygiène hospitalière, de manière très explicite et très visuelle. Le JePPRI organise également plusieurs évènements autour de la PRI, comme les WebiMars&nbsp;qui, cette année, invitaient les participants à <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Coup-de-projecteur-sur-les-metiers-de-la-prevention-du-risque-infectieux_a4151.html" target="_blank">découvrir les métiers de la PRI</a>  &nbsp;: praticiens, infirmiers, techniciens biohygiénistes… Toutes ces initiatives visent à mettre en lumière la richesse de notre discipline, mais aussi à en expliquer les missions et conditions d’accession.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourquoi cette attention forte portée à l'attractivité de vos métiers&nbsp;? Rencontrez-vous, au quotidien, des difficultés de recrutement ou de vocation ?</strong> <br />   <br />  Je ne les observe pas directement, mais je ne suis pas non plus hospitalo-universitaire&nbsp;; j’ai donc une vision limitée sur les vocations des étudiants en santé. Ce que je constate, en revanche, c’est le manque d’information autour de notre spécialité. Or les jeunes générations sont demandeuses d’éléments pour comprendre les métiers qui existent et les spécialités qui leur sont accessibles, par exemple via un cursus de pharmacie. Parallèlement, je me suis donc inscrit dans un programme de mentorat, qui met en relation des professionnels déjà actifs avec des étudiants ou des lycéens. Depuis que je m’y suis engagé en 2021, plusieurs dizaines d’étudiants, principalement en pharmacie, m’ont contacté pour avoir plus d’informations sur mon métier. Je réalise ainsi une vingtaine d’entretiens par an, pour répondre à leurs questions et essayer de les guider dans leur choix, qu’ils se dirigent ou non, par la suite, vers la PRI.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>L’hygiène hospitalière n’est pas seulement une discipline relativement méconnue. Elle fait également l’objet d’un certain nombre de préjugés. Ces actions de communication ne sont-elles pas, aussi, un moyen de lutter contre les idées reçues&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ces actions de promotion de la PRI participent évidemment à toucher les équipes via des supports adaptés aux codes de la communication d’aujourd’hui. Étant issu d’un cursus en pharmacie et n’ayant pas fait d’internat, j’ai donc à la fois découvert l’hôpital et les préjugés sur l’hygiène hospitalière au cours de mon exercice professionnel. Quand on est en charge de la gestion des risques et que l’on réalise des audits, on est souvent associé au jugement avec une connotation négative, du moins au début – sauf, peut-être, lorsque c’est l'équipe qui fait appel à nous. Ces audits sont une composante clé de notre travail et permettent de faire évoluer les pratiques. Je les réalise moi-même beaucoup et j’essaie d’adapter mon approche et ma communication car je suis conscient que l’audit peut être mal perçu par les équipes. Pourtant,&nbsp;comme tout spécialiste de la prévention du risque infectieux, mon objectif premier est de travailler main dans la main avec les équipes médico-soignantes… et sans jugement, pour qu’elles puissent intégrer tous les aspects de la prévention du risque infectieux dans leur quotidien. Je suis néanmoins également conscient que la PRI n’est pas l’unique préoccupation des soignants, qui gèrent aussi la douleur des patients, les soins, les transfusions… Leurs tâches sont nombreuses, mais ils ne peuvent pas, pour autant, en oublier le risque infectieux. Et c’est justement là mon objectif et celui des EOH. La communication pour cela est un outil indispensable qui nous aide à intégrer la PRI dans la pratique régulière des équipes et faire en sorte que cela soit à terme un réflexe. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
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   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Dr-Romain-Pimpie-La-PRI-est-un-domaine-passionnant-et-vraiment-tres-vaste_a4288.html</link>
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   <title>L’hygiène hospitalière prend de plain-pied le virage numérique</title>
   <pubDate>Wed, 10 Jan 2024 10:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Observant avec attention le virage numérique à l’œuvre au sein des établissements de santé, les hygiénistes hospitaliers entendent eux aussi bénéficier pleinement de ses apports. Le CHU de Limoges fait ici office de précurseur, ayant opté pour la mise en œuvre d’une infectiovigilance automatisée, soutenue par des algorithmes décisionnels en cours de développement. Nous découvrons ces travaux pilotes, leurs applications et leurs perspectives avec le Dr Nathalie D'Hollander-Pestourie, responsable de l'unité de prévention du risque infectieux, et le Dr Élodie Couvé-Deacon, Maître de conférence des Universités - Praticien hygiéniste.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77433867-56288667.jpg?v=1703089957" alt="L’hygiène hospitalière prend de plain-pied le virage numérique" title="L’hygiène hospitalière prend de plain-pied le virage numérique" />
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      <strong>Vous vous intéressez de longue date aux logiciels spécialisés dans la prévention et le contrôle des infections (PCI). Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Élodie Couvé-Deacon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Bien qu’il existe un certain nombre d’initiatives locales mises en œuvre au sein des établissements de santé français, notamment des solutions développées en interne et ciblées sur un recueil précis, le recours à des logiciels experts – et donc offrant une couverture fonctionnelle plus large – est encore peu répandu dans notre pays. Il est en revanche déjà entré dans les mœurs ailleurs, particulièrement en Amérique du Nord. Il faut dire que ces outils ont un intérêt de taille, puisqu’ils permettent d’exploiter, à des fins d’infectiovigilance, la masse importante de données contenues dans les dossiers patients informatisés (DPI) et les logiciels métiers.&nbsp;En automatisant l’extraction et la colligation de ces informations, voire en y apposant des algorithmes décisionnels, il est plus aisé de détecter des infections, de suivre individuellement les patients concernés, et de transmettre les informations clés aux professionnels de santé. Les surveillances locales et nationales sont en outre facilitées, de même que les activités de recherche clinique. <br />   <br />  <strong><em>Dr Nathalie D’Hollander-Pestourie&nbsp;:</em></strong>&nbsp;De manière très pratique, ces logiciels spécialisés permettent donc de décharger les équipes d’hygiène hospitalières de certaines tâches administratives aujourd’hui particulièrement chronophages. Les surveillances, par exemple, sont pour l’essentiel encore effectuées manuellement, pour la gestion des alertes, la recherche d’informations complémentaires et le renseignement de tableurs Excel. Cela est d’autant plus consommateur de temps dans le contexte actuel, marqué par une augmentation du risque épidémique – Covid, bactéries multi-résistantes (BMR), bactéries hautement résistantes émergentes (BHRe) – et des nécessaires investigations épidémiques associées. Libérer du temps pour les équipes opérationnelles d’hygiène (EOH), c’est donc leur permettre de se consacrer à des activités à meilleure valeur ajoutée, pour les professionnels de santé comme pour les patients. <br />   <br />  <strong>Le CHU de Limoges est l’un des tout premiers établissements de santé à avoir lui-même pris ce virage…</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Nathalie D’Hollander-Pestourie&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Cela faisait déjà plusieurs années que nous disposions d’une solution développée en interne pour la surveillance des infections du site opératoire. Mais cette modalité n’était que semi-automatisée, ce qui demeurait sensiblement chronophage. Elle ne pouvait donc pas être pérennisée en l’état. Le recours à un logiciel PCI spécialisé nous a semblé être une piste intéressante, car nous pourrions alors aussi bien l’appliquer à ce suivi des infections du site opératoire qu’à d’autres actions de surveillance quotidiennes, sans qu’il soit nécessaire de ressaisir les données. Le projet a néanmoins mis plusieurs années à se concrétiser&nbsp;: bien que la réflexion ait été initiée dès 2016, la solution n’a été implémentée que début 2021, pour une première utilisation en octobre de la même année. Cela dit, nous avons désormais deux années de recul&nbsp;; nous avons pu confirmer la pertinence de cette démarche et continuons d’élargir son champ applicatif. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous revenir sur votre expérience&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Nathalie D’Hollander-Pestourie&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous avons démarré avec la surveillance des infections à&nbsp;<em>Clostridium</em>&nbsp;et SARS-COV-2, avant d’élargir rapidement aux autres surveillances microbiologiques effectuées en routine, par exemple pour les patients porteurs de BMR, de BHRe, et des virus de la grippe ou de la tuberculose. Une fois les résultats microbiologiques validés, ils sont récupérés en quasi-temps réel par le logiciel, qui génère automatiquement une alerte afin que nous puissions rapidement mener les actions adéquates. Les exigences du programme national SPIADI, relatif à la surveillance et la prévention des infections associées aux dispositifs invasifs, ont également été intégrées dès les premiers mois d’utilisation, car leur mise en œuvre est relativement aisée.&nbsp;Nous cherchons désormais à optimiser le suivi des épidémies, en particulier pour les patients contacts BHRe, qui représente aujourd’hui un véritable casse-tête.&nbsp;Nous travaillons donc à la mise en place d’un système de gestion intégrée, à travers une interface unique offrant la visualisation de tableaux synoptiques en temps réel. <br />   <br />  <strong><em>Dr Élodie Couvé-Deacon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;En ce qui concerne plus particulièrement la surveillance des infections du site opératoire, nous sommes aujourd’hui site pilote pour le développement d’un algorithme décisionnel qui permettra d’enrichir le champ applicatif initial du logiciel dont nous nous sommes équipés – celui-ci a en effet, à l’origine, été uniquement conçu pour le repérage des infections associées aux soins (IAS) et le calcul des courbes épidémiques de surveillance. Ce système intelligent, actuellement en cours de développement, entend faciliter l’identification des interventions à risque, sur la base de critères prédéfinis. Aujourd’hui, chaque dossier doit être revu individuellement, y compris pour les patients hors situation infectieuse, ce qui est fastidieux. À terme, l’algorithme sera en mesure de pré-trier les dossiers, selon qu’il y ait absence de risque ou risque potentiel. Nous pourrons alors nous concentrer sur les cas d’intérêt et gagner ainsi un temps conséquent. Ce même principe devrait aussi être décliné pour la surveillance des infections en réanimation cardiaque, car il s’agit d’une spécialité où le recueil de données est précis et exhaustif. C’est d’ailleurs un prérequis important pour pouvoir exploiter un logiciel expert à hauteur de son potentiel. <br />   <br />  <strong>Justement, auriez-vous ici des recommandations particulières&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Élodie Couvé-Deacon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ce type de logiciel métier n’est pas sans impact sur notre spécialité, car il modifie considérablement les habitudes et les pratiques. Son adoption nécessite donc une certaine appétence pour l’informatique, ne serait-ce que pour comprendre ses différents processus logiques. Mais cette difficulté potentielle est en train d’être dépassée, eu égard à l’accélération du virage numérique au sein des établissements de santé. En tout état de cause, ces solutions ont un intérêt bien réel et offrent un potentiel applicatif énorme, sous réserve de disposer d’un logiciel nativement modulable, c’est-à-dire permettant des paramétrages poussés, dont l’architecture «&nbsp;pieuvre&nbsp;» pourra s’interconnecter avec les autres logiciels métiers de l’établissement. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Nathalie D’Hollander-Pestourie&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Bien que le quota d’hygiénistes par nombre de lits ait été récemment revu à la hausse, nous n’en sommes pas moins confrontés à de réelles tensions sur les ressources disponibles.&nbsp;Le recours à un logiciel spécialisé&nbsp;permet de répondre à cette pénurie. Il&nbsp;ne doit&nbsp;en revanche&nbsp;pas devenir un prétexte pour ne pas pourvoir les postes.&nbsp;Une telle solution permet certes de gagner du temps sur les tâches administratives, mais uniquement pour recentrer les hygiénistes hospitaliers sur leur cœur de métier. <br />   <br />  <strong><em>Dr Élodie Couvé-Deacon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Pour résumer, ces outils nous libèrent des tâches qui nous ont fait perdre beaucoup de temps ces dernières années&nbsp;– multiplication des épidémies, modalités de surveillances toujours plus exigeantes, etc. Nos activités de gestion administrative se sont amplifiées, au détriment de notre capacité à investir les services de soins. En ce qui me concerne, un tel logiciel permet,&nbsp;<em>in fine</em>, de revenir à une situation normale, à l’instar de celle que nous connaissions il y a une décennie, pour que nous puissions mener toutes nos missions de front, en particulier celles imposant notre présence sur le terrain, malgré des moyens et des effectifs contraints.
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      <strong>Pour aller plus loin</strong> <br />   <br />  • Élodie Couvé-Deacon,&nbsp;Camille Bataille,&nbsp;<em>Automatisation de la surveillance des infections associées aux soins&nbsp;: intérêt et choix d’un outil informatique.</em>&nbsp;Hygiènes&nbsp;Volume XXIX - n°6 - Décembre 2021 <br />  <a class="link" href="https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-interet-et-choix-dun-outil-informatique" target="_blank">https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-interet-et-choix-dun-outil-informatique</a>  <a class="link" href="https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-interet-et-choix-dun-outil-informatique " target="_blank"><strong>&nbsp;</strong></a> <br />   <br />  <strong>•</strong>&nbsp;Élodie Couvé-Deacon,&nbsp;Gervais Deschenes,&nbsp;Camille Bataille,&nbsp;<em>Automatisation de la surveillance des infections associées aux soins : accompagner l’implémentation d’un outil informatique</em>, Hygiènes Volume XXIX - n°6 - Décembre 2021 <br />  <a class="link" href="https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-accompagner-limplementation-dun-outil-informatique" target="_blank">https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-accompagner-limplementation-dun-outil-informatique</a>  <br />   <br />  •&nbsp;Alexis Daudé,&nbsp;Jean-Philippe Rasigade,&nbsp;Élodie Couvé-Deacon,&nbsp;<em>Automatisation de la surveillance des infections associées aux soins : la valorisation des données</em>, Hygiènes Volume XXX - n°2 - Mai 2022 <br />  <a class="link" href="https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-la-valorisation-des-donnees" target="_blank">https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-la-valorisation-des-donnees</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #63, édition de décembre 2023,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-63-La-sante-numerique-a-l-epreuve-du-terrain_a3961.html">à lire ici</a>  </strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/77433867-56288667.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/L-hygiene-hospitaliere-prend-de-plain-pied-le-virage-numerique_a3993.html</link>
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