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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>La biologie médicale à un tournant de son histoire</title>
   <pubDate>Wed, 28 Sep 2022 09:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Portées par les nombreuses avancées technologiques de ces deux dernières décennies, la biologie médicale occupe une place de plus en plus structurante dans le processus de soins, ainsi que l’a d’ailleurs montré la crise Covid. Mais cette spécialité est aujourd’hui à un tournant de son histoire, comme nous l’expliquent les Docteurs Carole Poupon, présidente du Syndicat national des biologistes des hôpitaux (SNBH), et Jérôme Grosjean, président du conseil scientifique des 5èmes Journées Francophones de Biologie Médicale (JFBM), qui se tiendront du 5 au 7 octobre au Palais des Congrès de Saint-Étienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/67519542-47727683.jpg?v=1663851684" alt="La biologie médicale à un tournant de son histoire" title="La biologie médicale à un tournant de son histoire" />
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      <strong>Quelles ont été les principales innovations en biologie médicale ces quinze dernières années&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Carole Poupon&nbsp;:</em></strong> J’évoquerai principalement la biologie délocalisée et la biologie moléculaire, dont le développement s’est encore accéléré avec la crise Covid. Nous l’avons notamment vu avec les tests PCR qui, outre le rôle majeur joué dans la détection du SARS-CoV-2, ont chaque jour de nouvelles applications, par exemple en oncologie ou en infectiologie. Tout porte à croire qu’ils devraient progressivement remplacer les sérologies. <br />   <br />  <strong><em>Dr Jérôme Grosjean&nbsp;:</em></strong> Les avancées actuelles en matière de biologie moléculaire sont à mettre en regard avec les progrès exponentiels du séquençage à haut débit, mais aussi de la miniaturisation. Il y a quinze ans, trois mois étaient nécessaires pour séquencer le génome d’une brebis. Aujourd’hui, quelques heures suffisent pour le séquençage d’un génome humain. Cette accélération notable, conjuguée à la miniaturisation que je viens d’évoquer, favorise l’utilisation de la biologie moléculaire à plus large échelle. Cette technique auparavant essentiellement réservée à quelques centres très spécialisés, équipe désormais de plus en plus d’hôpitaux partout en France. Bien sûr, notre spécialité a également connu d’autres évolutions, par exemple sur le champ des biomarqueurs. Mais celles-ci restent à la marge, car elles ont un impact organisationnel moindre. <br />   <br />  <strong>Justement, quels sont les changements apportés par le développement de la biologie moléculaire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Jérôme Grosjean&nbsp;:</em></strong> Cette technique place les biologistes médicaux au cœur du processus décisionnel, car elle apporte une réponse immédiate participant à l’aide à la décision. La biologie devient interventionnelle, là où elle était auparavant uniquement à visée diagnostique, et impose à ce titre des évolutions organisationnelles. Mais le développement de la biologie moléculaire a également un impact sur le coût de la santé. Il me semble difficilement envisageable de proposer à tous les patients un test PCR facturé plusieurs centaines d’euros. Une réflexion poussée autour de la pertinence des actes est devenue plus que jamais nécessaire. Ce sera d’ailleurs là le nouveau rôle du biologiste, dès lors qu’il s’agira d’avoir recours à un examen faisant appel à la biologie moléculaire&nbsp;: plutôt que d’effectuer l’analyse en tant que telle, il évaluera plutôt la pertinence de la prescription et des actes demandés, en fonction des autres données cliniques du patient. <br />   <br />  <strong><em>Dr Carole Poupon&nbsp;:</em></strong> Il me semble important d’évoquer ici les évolutions numériques, qui permettent d’impulser et de nourrir cette modification de notre rôle. C’est par exemple le cas de la e-prescription, déjà très présente au sein des établissements de santé et qui se diffuse désormais auprès des professionnels de ville. Elle rendra ici de nombreux services, en particulier pour échanger des expertises. Les biologistes eux-mêmes en sont demandeurs. Cela fait d’ailleurs&nbsp;longtemps qu’ils sont moteurs sur les projets numériques, une dynamique que l’on retrouve rarement dans d’autres spécialités médicales – sauf peut-être en radiologie. <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/67519542-47727684.jpg?v=1663851671" alt="La biologie médicale à un tournant de son histoire" title="La biologie médicale à un tournant de son histoire" />
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     <div>
      <strong>Toutes ces évolutions seront au cœur des 5<sup>èmes</sup> JFBM. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Jérôme Grosjean&nbsp;:</em></strong> Cette édition 2022 sera notre premier congrès post-Covid. Nous n’y évoquerons pas la pandémie, ou du moins nous en parlerons sans en parler, en faisant le lien entre le monde d’avant et celui d’après. La période actuelle est une période de changements, les difficultés exacerbées par la crise Covid ont des conséquences sur le monde hospitalier dans son ensemble, y compris la biologie médicale. Notre spécialité a désormais elle aussi des difficultés de recrutements, alors que nous étions jusque-là relativement préservés. De plus en plus de postes restent vacants à l’hôpital, cela est assez inédit. Sur un autre registre, la crise Covid a mis la biologie sur le devant de la scène. Les notions de tests PCR, de tests antigéniques, sont aujourd’hui connues de tous, imposant la biologie délocalisée comme un acte technique aidant à la prise de décision. Mais nous voyons également arriver de plus en plus d’autotests. La situation est donc quelque peu paradoxale&nbsp;: d’une part, comme je le soulignais précédemment, la biologie n’a jamais été aussi présente dans le processus décisionnel, et de l’autre, elle n’a jamais été aussi éloignée des biologistes. Quelle tendance prendra le pas sur l’autre&nbsp;? Cet enjeu, les biologistes médicaux doivent s’en saisir dès à présent. <br />   <br />  <strong>Comment vous positionnez-vous ici&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Dr Carole Poupon&nbsp;:</em></strong> Les autotests disponibles en pharmacie ont leur utilité, nous ne le nions pas. Mais ils doivent rester sous la responsabilité des biologistes médicaux. Nous le voyons avec les tests Covid antigéniques, qui ne sont pas toujours réalisés dans des conditions suffisamment optimales pour obtenir des résultats fiables. Les biologistes médicaux ont ici l’expertise nécessaire, et doivent la conserver. La problématique est moindre à l’hôpital, car nous y travaillons en lien étroit avec les médecins et les patients. Mais ce triptyque biologiste-prescripteur-patient est moins évident en ville, c’est donc un point de vigilance qui nous mobilise, en partenariat avec Les Biologistes Médicaux, l’ex-Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous, pour finir, évoquer quelques temps forts des prochaines JFBM&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Jérôme Grosjean&nbsp;:</em></strong> Je citerai notamment les trois sessions plénières, qui exploreront justement les différentes facettes de la biologie post-Covid. Sera-t-elle réalisée avec ou sans les biologistes médicaux&nbsp;? Dans des usines ou au lit des malades&nbsp;? Et quelle serait alors la place des laboratoires de biologie hospitalière de proximité&nbsp;? Ces thématiques seront abordées sous différents angles, politique, scientifique et technique, avec une ouverture à d’autres pays européens pour découvrir ce qui se fait ailleurs. <br />   <br />  <strong><em>Dr Carole Poupon&nbsp;:</em></strong> Les ateliers seront pour leur part à la fois généralistes et très spécialisés. Pour la partie généraliste, je mettrai notamment l’accent sur la session «&nbsp;pour les nuls&nbsp;», afin que chacun puisse se former ou réactualiser ses connaissances sur des domaines en dehors de sa spécialité, ce qui est notamment utile dans le cadre de la biologie polyvalente pratiquée lors des gardes. La partie spécialisée, elle, est organisée en partenariat avec nos partenaires scientifiques, syndicats, sociétés savantes et collèges nationaux. Sans oublier l’association des Biologistes Sans Frontières, dont l’ancien président et actuel parasitologue au CHU de Saint-Étienne, le Pr Pierre Flori, abordera notamment la question des autotests de biologie délocalisée réalisés en Afrique. Nous vous y attendons nombreux&nbsp;! <br />   <br />  <strong><em>-</em></strong><strong><em> Informations, Inscriptions et Programme&nbsp;: </em></strong><a class="link" href="http://www.jfbm.fr"><strong><em>www.jfbm.fr</em></strong></a>  <br />   <br />  <em>Article publié dans l'édition de septembre 2022 d'Hospitalia <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-58-15-ans-d-innovations-hospitalieres_a3377.html" target="_blank">à lire ici. </a>  </em> <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/67519542-47727694.jpg?v=1663851684" alt="La biologie médicale à un tournant de son histoire" title="La biologie médicale à un tournant de son histoire" />
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      <strong>5<sup>èmes</sup> JFBM&nbsp;: les thématiques d’un coup d’œil </strong> <br />   <br />  <strong>• Sessions plénières&nbsp;: </strong>(1) Une biologie sans biologistes médicaux&nbsp;? (2) Quelle biologie médicale pour les laboratoires de demain&nbsp;? Au lit des patients ou dans des usines&nbsp;? (3) La biologie médicale face à la nouvelle règlementation européenne IVD&nbsp;: concilier innovation responsable et sécurité des patients. <br />  <strong>• Ateliers&nbsp;Biochimie&nbsp;: </strong>(1) Anomalies cytologiques et diagnostic biochimique des maladies de surcharges lysosomiales (2) Marqueurs de remodelage osseux (3) Interprétation des gaz du sang (4) IA d’interprétation automatisée des électrophorèses des protéines sériques (5) Rôle du biologiste médical dans le diagnostic des dyslipidémies&nbsp;: du phénotype au génotype (6) Amylose <br />  <strong>• Ateliers&nbsp;Microbiologie&nbsp;: </strong>(1) Actualités épidémiologiques et diagnostiques de la toxoplasmose (2) Antibiogrammes difficiles&nbsp;: pièges et actualités (3) Retour d’expérience de l’utilisation de la PCR multiplex dans les infections gastro-intestinales (4) Actualités des infections pulmonaires par techniques de PCR multiplex (5) Dépistage HPV et cancer du col de l’utérus&nbsp;: nouvelles recommandations <br />  <strong>• Ateliers&nbsp;Hématologie&nbsp;: </strong>(1) Gestion de la CCMH au laboratoire&nbsp;: résultat de l’enquête nationale et recommandations du GHFC (2) L’ABC de l’hémostase (3) Rationalisation de la prescription biologique devant une hyperéosinophilie (4) Bilan de thromboses ou TIH (5) Prophylaxie fœto-maternelle Rhésus (6) La génération de thrombine&nbsp;: où en sommes-nous&nbsp;? <br />  <strong>• Ateliers&nbsp;: </strong>(1) Neuro-filament light (2) Évolution des POC en Afrique (3) La biologie médicale en Suisse&nbsp;: un modèle à suivre&nbsp;? (4) Plan France Médecine Génomique 2025 (5) Hyperplasies congénitales des surrénales par déficit en 21 hydroxylase (6) Enquête nationale sur les délais de rendu des résultats&nbsp;de troponine aux urgences&nbsp;: premiers retours, premières analyse (7) Mon Espace Santé <br />  &nbsp;
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   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/La-biologie-medicale-a-un-tournant-de-son-histoire_a3421.html</link>
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   <title>Témoignage à l’Hôpital Nord Franche-Comté : une chaîne entièrement automatisée depuis 2017</title>
   <pubDate>Thu, 16 Dec 2021 10:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il y a quatre ans, les équipes de l’Hôpital Nord Franche-Comté ont investi le nouvel hôpital territorial et son laboratoire de biologie médicale entièrement repensé avec, notamment, l’intégration d’une chaîne analytique automatisée. Une technologie qui a non seulement appuyé la mutualisation des moyens et des effectifs, mais a également permis de réduire les délais de rendu des examens non urgents tout en renforçant la traçabilité globale des actes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/59204572-43555742.jpg?v=1632905313" alt="Témoignage à l’Hôpital Nord Franche-Comté : une chaîne entièrement automatisée depuis 2017" title="Témoignage à l’Hôpital Nord Franche-Comté : une chaîne entièrement automatisée depuis 2017" />
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      Distants d’une vingtaine de kilomètres, les Centres Hospitaliers de Belfort et Montbéliard ont fusionné dans les années 2000, instaurant la création d’une nouvelle entité,&nbsp;l’Hôpital Nord Franche-Comté. Celui-ci a pris ses quartiers en 2017 à Trévenans, dans de nouveaux locaux construits à mi-chemin entre les deux communes. Un changement qui n’a pas été sans impact sur l’ensemble des services, imposant des rapprochements, des réorganisations et des refontes de processus. Certains, comme les blocs opératoires et le laboratoire de biologie médicale (LBM), ont également mis à profit leur implantation dans de nouveaux locaux pour renouveler une partie de leur équipement. Le LBM s’est ainsi doté d’une chaîne connectée intégrant les automates de chimie, d’immunologie, d’hématologie et d’hémostase. <em>«&nbsp;</em><em>En fusionnant des activités auparavant réparties entre plusieurs sites, nous avons pu mutualiser nos outils de production</em>, explique le Docteur Pascale Dussert, chef de service du LBM. <em>Toutes les activités biologiques sont aujourd’hui traitées sur cette plateforme, avec des gains importants en termes de ressources humaines et de délais de rendu des résultats, en particulier pour les examens non-urgents&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un projet dans les cartons depuis plusieurs années</b></div>
     <div>
      S’il était prévu de longue date, le regroupement des laboratoires de biologie médicale ne s’est pas fait en un jour. <em>«&nbsp;Pendant les mois de préparation, puis de janvier à mars 2017 lors du déménagement, nos équipes étaient à cheval entre trois sites, à Belfort, à Montbéliard, et à Trévenans&nbsp;»</em>, raconte la biologiste en reconnaissant que <em>«&nbsp;</em><em>cette période a été très dure&nbsp;»</em>. Les équipes avaient dû faire preuve d’imagination, notamment sur le plan du transport et de la logistique. L’installation effective dans les nouveaux locaux n’a pas non plus été de tout repos. <em>«&nbsp;</em><em>Après le déménagement, nous avons eu un an et demi de problèmes divers, des pannes, des installations à revoir…&nbsp;»</em>, complète Pascale Dussert en saluant le suivi effectué ici par la direction de l’établissement. <em>«&nbsp;</em><em>L’organisation-même des équipes a, pour sa part, évolué de manière quasi-continue pendant 18 mois, voire 24 pour certaines tâches,</em> poursuit-elle. <em>Mais nous nous y attendions, malgré toutes les prévisions faites en amont&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nouveaux équipements et nouvelles dynamiques</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/59204572-43555745.jpg?v=1632905327" alt="Témoignage à l’Hôpital Nord Franche-Comté : une chaîne entièrement automatisée depuis 2017" title="Témoignage à l’Hôpital Nord Franche-Comté : une chaîne entièrement automatisée depuis 2017" />
     </div>
     <div>
      L’importante phase préparatoire a en effet tenté de laisser le moins de place au hasard. Dès 2015, les responsables du service, épaulés par la direction des achats, ont ainsi choisi les automates aujourd’hui installés. Les équipes du LBM, y compris les techniciens, ont ensuite cherché à anticiper les nouvelles organisations des différents postes pour toutes les spécialités concernées. <em>«&nbsp;</em><em>Cette période a été particulièrement intense et intéressante, notamment en matière de gestion de projet et d’élaboration de modèles organisationnels</em>, se rappelle Pascale Dussert. <em>Nous avons dû détailler tous les circuits des personnes comme des prélèvements, afin de prévoir le plus de situations possibles, aujourd’hui comme demain&nbsp;»</em>. <br />   <br />  Avant janvier 2017 et les premières étapes du déménagement, les équipes des sites de Belfort et de Montbéliard ont également dû se former aux nouveaux équipements, et plus particulièrement à la chaîne automatisée. <em>«&nbsp;</em><em>L’Hôpital Nord Franche-Comté a réceptionné cette nouvelle solution dès août 2016, ce qui nous a laissé quelques mois pour commencer à effectuer les paramétrages et accompagner la prise en main des équipes&nbsp;»</em>, ajoute-t-elle. Ainsi, pendant plusieurs semaines, techniciens et biologistes se sont régulièrement rendus dans les nouveaux locaux, encore inutilisés, pour apprendre ensemble à utiliser ces nouveaux outils. Ces formations communes ont, pour la responsable, <em>«&nbsp;</em><em>nettement favorisé l’intégration et la fusion des deux équipes&nbsp;»</em>. Elle précise&nbsp;: <em>«&nbsp;Au moment de l’emménagement, la plupart des personnes se connaissaient, alors que ce n’était clairement pas le cas six mois auparavant&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Accompagner le changement</b></div>
     <div>
      Enjeu majeur de cette transition, la fusion des équipes et plus largement leur adhésion au projet ont été particulièrement travaillées. Comme nous l’avons évoqué, les techniciens volontaires ont par exemple été intégrés dès 2016 aux groupes de réflexions sur la réorganisation des postes. La mise en place de formations communes est venue renforcer les compétences de chacun et la cohésion de l’ensemble. Pourtant, <em>«&nbsp;</em><em>certaines tensions ont émergé&nbsp;»</em>, confie Pascale Dussert. <em>«&nbsp;</em><em>Quelques agents ont eu des difficultés à s’approprier l’outil numérique, mais le plus compliqué a certainement été de s’adapter à la nouvelle organisation, de changer les habitudes dans leur globalité, y compris sur le plan géographique&nbsp;»</em>, ajoute la responsable en notant que <em>«&nbsp;</em><em>beaucoup ont dû réapprendre un trajet qu’ils effectuaient depuis 20 ans&nbsp;»</em>. Nouveaux locaux, nouveau matériel, nouvelles équipes, nouvelle organisation… Tout cela a assurément marqué les personnels du LBM et nécessité un temps d’adaptation de <em>«&nbsp;</em><em>18 à 24 mois&nbsp;»</em>, estime la chef de service. Un processus auquel a cependant contribué l’arrivée de nouveaux professionnels, qui ne connaissaient pas <em>«&nbsp;</em><em>l’avant&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un passage de 55 à 45 salariés</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/59204572-43555749.jpg?v=1632905340" alt="Témoignage à l’Hôpital Nord Franche-Comté : une chaîne entièrement automatisée depuis 2017" title="Témoignage à l’Hôpital Nord Franche-Comté : une chaîne entièrement automatisée depuis 2017" />
     </div>
     <div>
      La composition des équipes a en effet évolué au fil du temps, une transition que le LBM s’est attaché à accompagner en douceur. La mutualisation et l’automatisation de plusieurs tâches a ainsi permis de réduire les effectifs, soit 45 salariés aujourd’hui contre 55 auparavant. <em>«&nbsp;</em><em>Cette diminution s’est faite sur un temps long, entre 2015 et 2017, limitant ainsi les tensions&nbsp;»</em>, souligne Pascale Dussert. Pour favoriser une «&nbsp;<em>jonction douce&nbsp;»</em>, les responsables du LBM et la direction des ressources humaines de l’Hôpital Nord Franche-Comté ont par exemple très tôt décidé de recruter des agents en contrat à durée déterminée pour remplacer temporairement certains départs et départs à la retraite. <em>«&nbsp;</em><em>La baisse des effectifs s’est faite naturellement. Nous avons d’ailleurs gardé plusieurs agents auparavant en CDD, la majorité même&nbsp;»</em>, ajoute la biologiste. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Chaîne automatisée : des gains quantifiables</b></div>
     <div>
      Au-delà de son impact, attendu, sur les ressources humaines, l’installation de la chaîne automatisée a en tous cas eu un bénéfice concret&nbsp;: le gain de temps observé par les équipes qui ont ainsi pu s’organiser pour <em>«&nbsp;</em><em>lisser&nbsp;»</em> les délais de rendus entre les différents types d’analyses. <em>«&nbsp;</em><em>Chaque mois, nous effectuons une extraction des données pour évaluer le temps de traitement des examens urgents effectués en routine</em>, détaille Pascale Dussert. <em>90 % des </em><em>résultats sont rendus en moins d’une heure depuis l’arrivée au laboratoire, soit un délai comparable à ce que nous faisions auparavant. En revanche, nous sommes désormais beaucoup plus rapides dans le traitement des prélèvements non urgents, avec 85 % des résultats aujourd’hui rendus en moins de deux heures depuis le prélèvement&nbsp;»</em>. Une avancée qui s’explique justement par ce choix technologique&nbsp;: tous les prélèvements sont actuellement traités via un flux robotisé unique, <em>«&nbsp;</em><em>depuis le chargement jusqu’à la conservation en armoire réfrigérée&nbsp;»</em>, décrit la responsable du LBM. <em>«&nbsp;</em><em>Il n’y a plus de portage manuel des tubes, tout est 100 % automatisé&nbsp;»</em>, ajoute-t-elle en précisant <em>qu’«&nbsp;auparavant</em><em>, le traitement des urgences s’effectuait à part et mobilisait donc plus de ressources&nbsp;»</em>. Autre gain, l’automatisation assure une traçabilité en temps réel de chaque échantillon à toutes les étapes analytiques. Des constats qui, malgré une période de transition de près de quatre ans, permettent à la chef de service de tirer un bilan globalement positif&nbsp;: <em>«&nbsp;Ces</em> <em>avantages valent bien tous ces efforts&nbsp;»</em>, confie-t-elle, se disant d’ailleurs convaincue de <em>«&nbsp;</em><em>l’importance&nbsp;d’une évolution constante des pratiques&nbsp;»</em> pour que l’hôpital continue à offrir le meilleur à ses patients. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>La création de l’Hôpital Nord Franche-Comté</strong> <br />   <br />  En projet depuis les années 90, la fusion des hôpitaux de Belfort et de Montbéliard a réellement commencé en 1999 avec la mise en place d’une direction commune à ce qui était alors le «&nbsp;Centre Hospitalier de Belfort-Montbéliard&nbsp;». L’année suivante, la mise en œuvre effective de la fusion se traduit par l’élargissement de cette gouvernance commune – conseil d’administration, comité technique d’établissement, commission médicale d’établissement. En 2004, le projet d’établissement prévoit la construction d’un nouveau bâtiment, qui sera plus tard fixé sur la commune de Trévenans, à mi-chemin entre les deux sites historiques. Officiellement lancés en 2013, les travaux se poursuivent jusqu’en 2017, année où l’établissement accueille son premier patient. Le déménagement des différents services s’étale sur trois mois, de janvier à mars, accompagnant la montée en charge progressive du site de Tévenans, désormais lieu d’accueil unique de l’Hôpital Nord Franche-Comté. <br />   <br />  Article publié dans l'édition de septembre 2021 d'Hospitalia à lire <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-54-Innovations-donner-un-espace-de-liberte-aux-createurs_a2845.html" target="_blank">ici</a>. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/59204572-43555745.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Temoignage-a-l-Hopital-Nord-Franche-Comte -une-chaine-entierement-automatisee-depuis-2017_a2903.html</link>
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   <title>« Accréditation et biologie médicale délocalisée : il ne faut pas louper le virage ! »</title>
   <pubDate>Fri, 16 Apr 2021 15:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de presse des Biologistes Médicaux, du Syndicat des Biologistes, du Syndicat National des Biologistes des Hôpitaux (SNBH), du Syndicat National des Médecins Biologistes de CHU (SNMBCHU), du Syndicat National des Médecins des Biologistes (SNMB) et de la Fédération Nationale des Syndicats de Praticiens Biologistes des Hôpitaux CHU (FNSPBHU).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/55551777-41562798.jpg?v=1618581094" alt="« Accréditation et biologie médicale délocalisée : il ne faut pas louper le virage ! »" title="« Accréditation et biologie médicale délocalisée : il ne faut pas louper le virage ! »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons pris connaissance de l’arrêté du 11 avril qui reporte de 6 mois la date de dépôt des dossiers d’accréditation et qui fait suite à l’arrêté du 8 mars 2021 définissant les critères d’accréditation des examens de biologie médicale par ligne de portée.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Nous regrettons que cet arrêté du 11 avril sorte deux semaines avant la date de dépôt initialement prévue qui était le 30 avril 2021. <br />  &nbsp; <br />  En effet, cette mesure qui permet un soulagement pour les LBM arrive déjà trop tard pour la grande majorité des biologistes médicaux qui n’ont pas attendu deux semaines avant cet arrêté prévu depuis plusieurs mois. Bien au contraire, ils ont continué à constituer leurs dossiers d’accréditation et à rédiger des procédures tout en s’adaptant aux caprices du virus et de ses variants, en mettant en place de nouvelles techniques et en acceptant les contraintes informatiques de traçabilité (Si-DEP). Ils ont de plus subi récemment une dévalorisation des actes sans discussion préalable, ce qui a fini de les décourager, se sentant mis de côté par leur ministère de tutelle.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  De plus, nous souhaitions une suspension des audits pour tous les laboratoires qui le souhaitent avec une année blanche liée à la crise sanitaire. Or sur le terrain les audits se poursuivent, parfois à marche forcée et avec des exigences et formulaires supplémentaires demandés par le Cofrac. Ce point a été signalé au Ministre des Solidarités et de la Santé lors du Comité de Suivi du Ségur le 12 avril et des retours des difficultés rencontrées par les biologistes médicaux de terrain ont été transmis à la DGS le 8 avril. Certains LBM ont même demandé une suspension de leur accréditation car ils n'en pouvaient plus. Nous espérons aboutir avec le ministère de la Santé à des solutions plus raisonnables, dans l’intérêt des soignants et des soignés.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Enfin nous sommes inquiets par les projets d’arrêtés relatifs à la biologie délocalisée dont les règles risquent de déstructurer la biologie médicale de proximité pour devenir une biologie plus chère et de moindre qualité. Il est indispensable de mieux cadrer les dispositions régissant ces outils afin que la biologie délocalisée ne devienne pas synonyme de biologie sauvage, avec un coût humain et financier asphyxiants pour notre système de Santé et délétères pour nos concitoyens.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Restant engagés et volontaires dans cette crise et au-delà, nous souhaitons obtenir des éléments de réponses du Ministre des Solidarités et de la Santé sur ces deux thèmes.&nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/ Accreditation-et-biologie-medicale-delocalisee-il-ne-faut-pas-louper-le-virage- _a2655.html</link>
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   <title>À Reims, le pôle de biologie territoriale fait peau neuve</title>
   <pubDate>Tue, 06 Apr 2021 09:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Longtemps éclatées entre plusieurs sites, les équipes du Pôle de biologie médicale et pathologie du Centre Hospitalier Universitaire de Reims sont aujourd’hui réunies dans une seule et même entité à vocation territoriale, matérialisée par leur regroupement sous un toit unique. Un projet d’envergure qui s’est notamment révélé pertinent au plus fort de la crise sanitaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/54741212-41152793.jpg?v=1615907900" alt="À Reims, le pôle de biologie territoriale fait peau neuve" title="À Reims, le pôle de biologie territoriale fait peau neuve" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>C’est un bel outil dont nous disposons aujourd’hui&nbsp;»</em>, annonce fièrement le Professeur Philippe Gillery. Chef du pôle de biologie médicale et de pathologie du Centre Hospitalier Universitaire de Reims, il s’est installé en 2020, avec ses collègues rémois, dans un nouveau bâtiment de 13 000 m<sup>2</sup>, qui accueille désormais tous les laboratoires du CHU.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Autrefois, les activités de biologie et de pathologie du CHU étaient dispersées entre une dizaine de laboratoires répartis sur cinq bâtiments&nbsp;»</em>, se souvient le chef de Pôle.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Proximité géographique et gestion des flux facilitée</b></div>
     <div>
      Elles sont désormais réunies au sein d’une même entité&nbsp;: le pôle de biologie territoriale du Groupement Hospitalier Universitaire de Champagne (GHUC), qui fédère les Centres Hospitaliers de Châlons-en-Champagne et d’Epernay et, naturellement, le CHU de Reims.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>La création du GHUC, la constitution d’une équipe PTA&nbsp;</em>[Plateau Technique Automatisé, NDLR],<em>la construction d’un nouveau bâtiment, la mise en place d’un pôle territorial… Tout s’est chevauché,</em>poursuit le Pr. Philippe Gillery.&nbsp;<em>Depuis cinq ans, et plus fortement depuis trois, toutes ces réflexions ont été menées de concert et mises en œuvre de façon parallèle mais coordonnée&nbsp;»</em>. Parmi ces nombreux chantiers, le plus emblématique – celui dont l’impact est le plus perceptible au quotidien – est assurément la construction du bâtiment qui a permis la réunion des laboratoires du CHU sous un même toit, facilitant ainsi les flux mais aussi les contacts entre les équipes.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Cette proximité a été au cœur de nos réflexions</em>, ajoute le chef du Pôle.&nbsp;<em>Le rapprochement géographique des équipes leur permet d’échanger plus facilement sur leurs savoirs et leurs techniques&nbsp;»</em>. Les pôles cliniques qui utilisent les services des laboratoires bénéficient eux aussi de ce regroupement, puisque leurs prélèvements sont désormais réceptionnés dans un lieu unique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un bâtiment hautement technologique…</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/54741212-41152798.jpg?v=1615907932" alt="À Reims, le pôle de biologie territoriale fait peau neuve" title="À Reims, le pôle de biologie territoriale fait peau neuve" />
     </div>
     <div>
      Organisé sur quatre niveaux, ce nouveau bâtiment s’articule autour de plusieurs zones mutualisées bien délimitées et à la finalité spécifique – exception faite des secteurs analytiques spécialisés, répartis entre les différents étages. Au rez-de-chaussée par exemple, une partie basse accueille les locaux techniques, tandis que la partie haute abrite le hall d’accueil général, l’Accueil des Prélèvements Biologiques (APB) et le Plateau Technique Automatisé (PTA).&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>L’arrivée des prélèvements se fait par pneumatiques ou par coursier, avant qu’ils ne soient distribués aux secteurs concernés ou au PTA&nbsp;»</em>, décrit le Pr Philippe Gillery. Issu des investissements techniques et technologiques réalisés à l’occasion de la construction du nouveau bâtiment, le PTA est loin d’être le seul secteur de pointe&nbsp;; il est complété par une plateforme de biologie moléculaire, une plateforme de spectrométrie de masse et une plateforme de cytométrie en flux.&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>… centré autour de l’hygiène et de la sécurité </b></div>
     <div>
      Mais&nbsp;les innovations déployées ne sont pas uniquement technologiques. Le nouveau bâtiment rémois, à l’instar du Pôle territorial qu’il abrite, multiplie également les innovations architecturales et, par ricochet, organisationnelles. Ainsi, alors que la majorité des constructions mélangent laboratoires et bureaux, ces deux volets sont ici nettement séparés. Leur organisation autour de patios et de puits de lumières, entrecoupés par des vestiaires, rend les délimitations entre zones «&nbsp;en blouse&nbsp;» et zones «&nbsp;tertiaires&nbsp;» beaucoup plus distinctes. Pour le Pr. Philippe Gillery et son équipe, c’est là un&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>changement radical&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nous nous habituons à une nouvelle façon de travailler et d’interagir, car cela change drastiquement nos habitudes, en particulier dans les rapports entre biologistes et technicien-ne-s&nbsp;»</em>, ajoute, amusé, le biologiste. Pour autant, cette disposition n’a pas été choisie au hasard mais reflète une volonté de&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>gagner en sécurité et en hygiène&nbsp;»</em>, ajoute le chef du pôle, qui a dû faire face à la pandémie alors même que le déménagement des différents services était à peine terminé.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un déménagement mouvementé</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/54741212-41152805.jpg?v=1615907933" alt="À Reims, le pôle de biologie territoriale fait peau neuve" title="À Reims, le pôle de biologie territoriale fait peau neuve" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Nous avons dû nous adapter très rapidement aux nouveaux locaux et aux nouveaux équipements&nbsp;»</em>, se souvient le Pr Philippe Gillery. Face à l’ampleur de la crise dans la région Grand-Est au printemps 2020, les équipes se sont fortement mobilisées, traitant plus de 350 prélèvements par jour et augmentant ce chiffre régulièrement. À peine le déménagement effectif, le pôle a dû être radicalement transformé&nbsp;pour accueillir de nouveaux thermocycleurs, mais aussi pour passer de quatre à dix-huit professionnels au niveau de la plateforme de biologie moléculaire.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Même si cette situation était particulièrement stressante, force est de constater que cela aurait été pire dans nos anciens locaux, moins technologiques, plus éparpillés&nbsp;et plus petits&nbsp;»</em>, ajoute le chef du pôle en soulignant&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>la forte dynamique de groupe&nbsp;»</em>observée ces derniers mois.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des projets multiples pour 2021</b></div>
     <div>
      Aujourd’hui bien acclimatées à leurs nouveaux locaux, les équipes du pôle de biologie territoriale champenois abordent plus sereinement le début de l’année 2021, et surtout avec de nombreux projets en tête. Le site de Châlons-en-Champagne, par exemple, entame lui aussi des travaux de modernisation, tandis que les quatre services*&nbsp;du pôle de biologie médicale et pathologie du CHU de Reims poursuivent leurs travaux autour de la génétique, l’épigénétique, la recherche ou la pathologie. Sur ce dernier point, le pôle envisage d’ailleurs sérieusement de numériser les images.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nous pouvons désormais nous appuyer sur&nbsp;un outil formidable pour mettre en place des projets médicaux d’envergure, qui permettront de soutenir et de pérenniser notre rayonnement territorial voire régional&nbsp;»</em>, conclut le Pr. Philippe Gillery. <br />   <br />  *&nbsp;Biochimie-Pharmacologie-Toxicologie / Bactériologie-Virologie-Hygiène-Parasitologie-Mycologie / Génétique- Hématologie-Immunologie / Pathologie. <br />   <br />   <br />  &nbsp;  <div class="para_41150326 resize" id="para_2" style="width: 966px; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 11px;">  <div class="texte" style="color: rgb(62, 62, 62); text-align: justify; font-stretch: normal; font-size: 16px; line-height: 1.5em; font-family: Helvetica, sans-serif; margin: 0px;">  <div class="access firstletter" style="font-stretch: normal; line-height: 1.5em; margin: 0px;">  <div class="access firstletter" style="font-stretch: normal; line-height: 1.5em; margin: 0px;"><span style="margin: 0px; padding: 0px; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">Article publié dans&nbsp;le numéro de février d'Hospitalia à consulter&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-52-L-excellence-francaise_a2558.html" target="_blank">ici</a>.</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  </div>    <div class="clear" style="clear: both; margin: 0px; padding: 0px;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div class="list"><strong>Le pôle en chiffres</strong></div>    <ul>  	<li class="list">52 Équivalents Temps Plein (ETP) pour le personnel médical, 24 ETP pour les internes et 280 ETP pour le personnel non médical.&nbsp;</li>  	<li class="list">4 673 632 actes en 2019.</li>  	<li class="list">13 000 m<sup>2&nbsp;</sup>de superficie.</li>  	<li class="list">Coût total&nbsp;: 41,2 millions d’euros toutes dépenses confondues.&nbsp;&nbsp;</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/54741212-41152798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/A-Reims-le-pole-de-biologie-territoriale-fait-peau-neuve_a2609.html</link>
  </item>

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   <title>"Covid ou Cofrac : le Ministre s’engage mais l’intendance ne suit pas !"</title>
   <pubDate>Tue, 17 Nov 2020 10:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de presse d'Action Praticiens Hôpital (APH), de Jeunes Médecins, du Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux (SJBM) et du Syndicat National des Biologistes des Hôpitaux (SNBH).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/51529072-39525146.jpg?v=1605606326" alt=""Covid ou Cofrac : le Ministre s’engage mais l’intendance ne suit pas !"" title=""Covid ou Cofrac : le Ministre s’engage mais l’intendance ne suit pas !"" />
     </div>
     <div>
      Les syndicats de biologie médicale ont adressé un courrier au Ministre des Solidarités et de la Santé le 28 octobre dernier lui demandant la suspension du processus d’accréditation des laboratoires en raison de la crise sanitaire.&nbsp; <br />   <br />  Le Ministre a répondu oralement qu’il y était favorable afin que les biologistes médicaux puissent se consacrer entièrement à leur mission de santé. <br />   <br />  Depuis et malgré les relances des syndicats, c’est le silence. Aucun retour officiel du ministère.&nbsp; <br />   <br />  Pendant ce temps les audits se poursuivent et les biologistes médicaux qui demandent le report de leur évaluation doivent s'engager dans des bras de fer récurrents avec des administratifs du Cofrac menaçant d’une suspension de leur accréditation sous prétexte «&nbsp;<em>d'impératifs formels issus des référentiels internationaux en vigueur</em>&nbsp;». En tant que client, la section Santé Humaine et la Biologie Médicale sont considérées comme des domaines industriels comme les autres clients du Cofrac et seule compte la conformité des engagements internationaux. <br />   <br />  A l’heure où dans nos hôpitaux nous déprogrammons les opérations chirurgicales, sur l’injonction des pouvoirs publics et/ou par nécessité, et où on diffère des traitements pour des patients atteints de pathologies lourdes et/ou chroniques, l’accréditation se poursuit envers et contre tous les biologistes médicaux avec un double discours qui n'est plus acceptable. <br />   <br />  Devant l’urgence et l’incohérence de cette situation, nos syndicats appellent les biologistes médicaux à refuser toute procédure en&nbsp;lien&nbsp;avec l’accréditation et les assurent de leur plein soutien. Si l’administration et les organismes accréditeurs veulent suspendre des laboratoires qu’ils osent, nous attaquerons en justice devant un tel déni de notre charge de travail et de l’incohérence de la situation !!! <br />   <br />  Dans cette crise sanitaire sans précédent, les Biologistes Médicaux font leur travail et assument jour après jour toutes leurs responsabilités.&nbsp; <br />   <br />  Il est temps que le Ministère et le Cofrac assument les leurs, conformément aux propos tenus par le Ministre des Solidarités et de la Santé,&nbsp;et dans l'intérêt de la population. <br />   <br />  La maison brûle, il ne faut pas regarder ailleurs pendant que les biologistes et le personnel des laboratoires donnent le meilleur d’eux-mêmes pour faire leur travail et répondre à leurs missions de soin !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/51529072-39525146.jpg</photo:imgsrc>
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