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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-30T19:00:04+02:00</dc:date>
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   <title>Intelligence Artificielle et Médecine : la partie est-elle vraiment perdue ?</title>
   <pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Par le Dr Cécile Monteil</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune du Dr Cécile MONTEIL, Service des Urgences Pédiatriques (Hôpital Universitaire Robert Debré, AP-HP) et Laboratoire iLumens (Université Paris Cité).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/95718683-66859371.jpg?v=1774875550" alt="Intelligence Artificielle et Médecine : la partie est-elle vraiment perdue ?" title="Intelligence Artificielle et Médecine : la partie est-elle vraiment perdue ?" />
     </div>
     <div>
      L’Intelligence Artificielle (IA) est là. Elle ne frappe pas à&nbsp;la porte. Elle s’installe et progresse chaque jour, s’immisçant dans l’ensemble de nos domaines de compétences médicales, jusqu’à la relation médecin-patient pourtant longtemps considérée comme un sanctuaire à l’abri de toute automatisation. On lui reproche ses hallucinations, son manque de bon sens, ses erreurs parfois grossières. Mais elle apprend, sans relâche.&nbsp;La vraie question n’est plus de savoir si elle va transformer la médecine, mais si la partie est déjà perdue pour nous, médecins.<o:p></o:p> <br />   <br />  Pour certains, la réponse est sans appel : les études de médecine seraient devenues inutiles et le savoir médical bientôt obsolète, avec à l’appui de cette thèse des publications sensationnelles. Ainsi, sur des cas complexes de médecine interne issus des&nbsp;Clinical Pathological Conferences&nbsp;du&nbsp;New England Journal of Medicine, une IA atteindrait une précision diagnostique de 80 à 86 %, soit quatre fois supérieure à celle de médecins humains qui peinent à atteindre un taux de réussite de 20 % [1]. Le chiffre impressionne. Mais à la lecture attentive de l’article, les médecins recrutés étaient majoritairement des généralistes, privés de toute ressource externe, confrontés à des cas dépassant largement leur pratique habituelle, dans des conditions éloignées de toute réalité clinique. Même emballement lorsqu’on nous annonce que l’IA serait 9,8 fois plus empathique qu’un médecin&nbsp;[2]. Le titre fait mouche. En poursuivant la lecture, c’est en fait une comparaison qui porte sur des réponses&nbsp;écrites à des questions médicales postées sur un forum de réseau social ! L’empathie, réduite à une formulation bien tournée&nbsp;; une performance linguistique hors les murs, et hors du colloque singulier. Au final, ce sont surtout&nbsp;les protocoles&nbsp;qui rivalisent d’artificialité avec l’IA elle-même.<o:p></o:p> <br />   <br />  Alors qu’en est-il du médecin qui utilise l’IA ? Serait-il un médecin augmenté ? Là encore, des travaux menés au MIT suggèrent qu’un recours intensif à des outils comme ChatGPT pourrait affaiblir les capacités de réflexion et d’autonomie intellectuelle chez des étudiants&nbsp;[3]. Faut-il alors renoncer ? Sommes-nous des étudiants en quête d’une note passable, ou des professionnels responsables de décisions lourdes de conséquences ? La réponse&nbsp;réside dans le bon sens&nbsp;:&nbsp;l’IA n’est dangereuse que lorsqu’elle remplace le raisonnement, pas lorsqu’elle le stimule.<o:p></o:p> <br />   <br />  Utilisée à bon escient, l’IA peut devenir un allié incontournable&nbsp;de la médecine.&nbsp;L’IA enrichit la formation des étudiants comme des professionnels de santé tout au long de leur parcours de vie en permettant des apprentissages personnalisés, adaptatifs et interactifs selon le niveau et la spécialité de chacun. À&nbsp;condition de savoir ne pas s’arrêter au texte généré et de remonter aux sources, qui permettent de vérifier et d’approfondir sa réflexion et ses connaissances. Pourquoi refuser l’aide de l’IA pour l’interprétation de l’imagerie et des examens complémentaires ? L’analyse de pixels et de chiffres est justement là ou l’IA fait déjà preuve d’une efficacité redoutable. Dès lors que ses résultats sont expliqués, et&nbsp;contrôlables, ils peuvent alors être intégrés à un raisonnement médical global.<o:p></o:p> <br />   <br />  <em>A contrario</em>, l’aide à&nbsp;la décision médicale constitue à ce jour le champ le plus immature de l’IA. Si la responsabilité de la réponse ne sera jamais prise par les éditeurs de logiciels, il revient alors au médecin de la garder, et de prendre ses précautions. Encore faut-il disposer de connaissances solides et d’une véritable capacité&nbsp;de synthèse pour exercer un esprit critique envers la machine. Elle doit nous challenger : confirme-t-elle notre raisonnement médical ? Met-elle en lumière un&nbsp;élément que nous aurions négligé&nbsp;?<o:p></o:p> <br />   <br />  Quant aux tâches administratives, rares sont ceux qui ne verraient pas d’un bon œil une délégation aussi rapide que possible : automatisation de la rédaction des comptes rendus, codage des actes, gestion des appels téléphoniques, autant de temps précieux gagné pour notre exercice médical.<o:p></o:p> <br />   <br />  L’aide à&nbsp;la chirurgie robotisée, à l’analyse de données pour la recherche et d’autres cas d’application pourraient être évoqués ; mais c’est la question de la relation médecin-patient qui s’impose et cristallise la suite du débat. Que deviendra ce lien, si souvent présenté comme irréductiblement humain ? Quiconque a déjà utilisé une IA pour préparer une consultation délicate ou une annonce complexe de manière contextualisée, personnalisée, et bien entendu anonymisée, sait déjà&nbsp;qu’elle peut proposer des approches et des formulations qui enrichissent considérablement la réflexion du clinicien. Mais faut-il rappeler que cette aide ne se substitue en rien à l’acte médical lui-même ? L’annonce, la rencontre, l’écoute, l’accompagnement dépassent largement les mots employés. Ils mobilisent un savoir-être, un langage non verbal,para&nbsp;verbal, et s’inscrivent dans une relation singulière, déjà construite entre un médecin et son patient. L’IA peut aider à mieux dire ; mais elle ne peut ni incarner, ni ressentir, ni assumer.<o:p></o:p> <br />   <br />  L’enjeu ne réside pas donc pas dans l’IA en tant qu’outil, dont l’utilité est avérée, mais dans les conditions et la rigueur de son utilisation.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  L’urgence, aujourd’hui, est de se former à l’usage de l’IA. Le risque zéro n’existe pas en médecine ; mais il augmente à mesure que s’installe l’ignorance, tant de la discipline médicale que des outils mobilisés. L’IA n’échappe pas à cette règle.&nbsp;Elle génère des réponses fondées sur des probabilités, et non sur un concept de vérité. Elle ne raisonne pas, ne comprend pas, ne doute pas. Dépourvue de conscience, de ressentis et d’intentions, elle génère des réponses plausibles, parfois convaincantes, mais qui peuvent être erronées,&nbsp;que l’on qualifie d’« hallucinations&nbsp;».<o:p></o:p> <br />   <br />  La première condition fondamentale à l’usage de l’IA par les médecins demeure donc une formation médicale solide, exigeante et rigoureuse, permettant de pouvoir questionner les résultats produits et exercer un esprit critique structuré et constant&nbsp;[4]. La seconde&nbsp;est une&nbsp;compréhension de son fonctionnement : savoir ce que l’on peut en attendre comme&nbsp;ce que l’on ne peut pas en attendre, et comment l’interroger (l’art du “prompt”) sans induire de biais majeurs. L’apprentissage de ces usages ne relève pas d’un confort technologique, mais d’une responsabilité professionnelle. Il devra se faire dès la faculté. Disposer d’outils évalués, validés scientifiquement et clairement labellisés constitue à cet égard une exigence de sécurité et de qualité des soins.<o:p></o:p> <br />   <br />  L’IA occupera une place non négociable. Elle pourra contribuer à corriger certaines des faiblesses structurelles de notre système de soins: surcharge cognitive, complexité croissante des données, contraintes organisationnelles, voire déserts médicaux. À ce titre, son apport n’est ni accessoire ni transitoire. Il va dans le sens de l’histoire. Laissons les titres sensationnalistes aux géants du numérique, et investissons la recherche médicale ainsi que le développement d’applications dans ce que l’IA peut réellement apporter au soin.<o:p></o:p> <br />   <br />  Mais la responsabilité du médecin et la prise en charge globale du patient ne sauraient lui être déléguée… pour le moment. Examiner, questionner, écouter, comprendre, ces actes ne relèvent pas d’un déficit technologique, mais d’un engagement humain. L’IA peut éclairer une décision ; elle ne l’incarne et ne l’assume pas. Elle peut suggérer une formulation ; elle n’en porte ni le sens, et&nbsp;ni la conséquence.<o:p></o:p> <br />   <br />  Notre métier change, indéniablement, mais il ne s’efface pas pour autant.&nbsp;À condition d’en cultiver l’humilité : celle de ne pas tout savoir ; la rigueur : celle de ne jamais cesser d’apprendre ; le ressenti : celui d'être à l'écoute ;&nbsp;et l’exigence : celle de toujours chercher à faire mieux. <br />   <br />  <strong><u>Références bibliographiques</u></strong> <br />  &nbsp; <br />  [1]&nbsp;: Nori H, Daswani M, Kelly C, Lundberg S, Ribeiro MT, Wilson M, Liu X, Sounderajah V, Carlson J, Lungren MP, Gross B, Hames P, Suleyman M, King D, Horvitz E.&nbsp;Sequential Diagnosis with Language Models.&nbsp;<em>arXiv</em>&nbsp;[cs.CL].&nbsp;2025. <br />  [2]&nbsp;:&nbsp;Ayers, J. W., Leas, E. C., Dredze, M., et al.&nbsp;<em>Comparing Physician and Artificial Intelligence Chatbot Responses to Patient Questions Posted to a Public Social Media Forum.</em>&nbsp;JAMA Internal Medicine.<strong> </strong>1838.&nbsp;2023. <br />  [3]&nbsp;:&nbsp;Kosmyna, N., Hauptmann, E., Yuan, Y. T., Situ, J., Liao, X.-H., Beresnitzky, A. V., Braunstein, I., &amp; Maes, P.&nbsp;<em>Your Brain on ChatGPT: Accumulation of Cognitive Debt when Using an AI Assistant for Essay Writing Task.</em>&nbsp;arXiv. 2025. <br />  [4] :&nbsp;Rougé-Bugat M.E., Béranger J. Évolution de la relation médecin généraliste-patient à l’heure de la médecine digitale. Cas de la prise en charge du patient atteint de cancer,&nbsp;<em>Les Tribunes de la santé</em>, no&nbsp;68&nbsp;; 2021. <br />   <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Cette tribune a été publié une première fois <a class="link" href="https://sante.lefigaro.fr/social/sante-publique/intelligence-artificielle-et-medecine-la-partie-est-elle-vraiment-perdue-20260223" target="_blank">le 1er mars 2026 dans Le Figaro</a>, et a été reprise avec son aimable autorisation.</strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le Dr Cécile Monteil, médecin et grande technophile</title>
   <pubDate>Mon, 26 Apr 2021 09:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Diplômée depuis moins de dix ans, le Docteur Cécile Monteil multiplie les expériences professionnelles. Après avoir travaillé dans une start-up de la e-santé, elle est aujourd’hui praticienne aux urgences pédiatriques de l’hôpital universitaire Robert-Debré (AP-HP), tout en étant en charge du développement médical de iLumens, la plateforme de formation par simulation de l’Université de Paris. Un parcours déjà bien rempli pour cette passionnée, qui s’investit avant tout dans les projets auxquels elle trouve un sens.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/54740642-41152312.jpg?v=1619432371" alt="Le Dr Cécile Monteil, médecin et grande technophile" title="Le Dr Cécile Monteil, médecin et grande technophile" />
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     <div>
      Praticienne, consultante, conférencière, gestionnaire… Malgré son jeune âge, le Dr Cécile Monteil a déjà exercé plusieurs métiers. Après avoir obtenu son doctorat de médecine en 2013, et plusieurs années d’études à Paris et à Toulouse, elle a déjà dédié une grande partie de sa carrière à la e-santé. Une appétence, qu’elle doit, entre autres, à une adolescence passée aux États-Unis.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Lorsque je suis arrivée en France, peu de temps après l’obtention de mon baccalauréat – soit dans les années 2000 –, j’ai été frappée par la différence de pratiques dans l’utilisation du numérique. Par exemple, alors qu’aux États-Unis, les e-mails étaient déjà fréquemment utilisés, la pratique était encore assez marginale en France</em>, confie l’intéressée.&nbsp;<em>B</em><em>eaucoup de concepts aujourd’hui bien implantés, comme Doctolib ou Doctissimo, étaient alors en train d’émerger. Ils restaient encore insuffisamment aboutis, mais&nbsp;il me paraissait&nbsp;déjà&nbsp;clair que le numérique avait beaucoup à nous apporter&nbsp;»</em>. Passionnée par ces nouvelles technologies et leurs applications possibles au monde de la médecine, la jeune femme se tourne donc tout naturellement vers la e-santé et ce, dès l’obtention de son diplôme.&nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Impliquée très tôt dans le développement de la e-santé</b></div>
     <div>
      À peine sa pratique médicale entamée, elle est rapidement embauchée par une start-up&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>à une époque où cela n’était pas vraiment à la mode&nbsp;»</em>, confie Cécile Monteil en souriant. Elle mène donc ces deux activités de front, convaincue par la nécessité de s’impliquer dans le développement d’outils&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>qui pâtissaient, encore plus qu’aujourd’hui, du manque de médecins impliqués dès leur conception&nbsp;»</em>. Un premier engagement qui la pousse, en 2014, à créer Eppocrate, une page Facebook dédiée au monde de la e-santé et ambitionnant d’accompagner le changement de pratiques.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>J’y partageais les informations relatives au secteur</em>, se souvient-elle<em>. En créant cette page, je voulais toucher le plus de monde possible, permettre à tous d’accéder rapidement à des informations sur le sujet&nbsp;»</em>. Aujourd’hui, la page a été transformée en groupe, et réunit plus de 2 700 membres principalement issus du monde médical.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La formation par simulation, enjeu majeur des années à venir</b></div>
     <div>
      Si Cécile Monteil a fait évoluer le format d’Eppocrate, c’est bien parce qu’il lui fallait&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>trouver du temps&nbsp;»</em>pour ses autres activités. Travailleuse acharnée, elle partage aujourd’hui ses journées entre les urgences pédiatriques de l’Hôpital Universitaire Robert-Debré de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et iLumens, où elle occupe le poste de directrice médicale sur le Campus Saint-Germain. Cette plateforme d’apprentissage par la simulation, à l’origine destinée aux étudiants de l’Université de Paris – issue du regroupement de Paris Descartes et Paris Diderot –, développe désormais une offre de formation continue pour les professionnels de santé partout en France. 700 m<sup>2&nbsp;</sup>de salles ont ainsi été aménagés au cœur de la capitale pour recréer un hôpital où sont proposées plusieurs types de simulations, allant d’un acte médical banal, tel que la réalisation d’une ponction lombaire, à des interventions beaucoup plus complexes.&nbsp;<em>« Nous disposons pour cela de plusieurs modèles de mannequins, pilotés à distance par un ordinateur : certains ne reproduisent qu’une partie du corps, d’autres recréent le corps dans son intégralité »</em>, explique Cécile Monteil.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« La possibilité de se former à tout acte »</b></div>
     <div>
      Véritables bijoux technologiques, ces mannequins hautes-fidélités permettent de reproduire les actes médicaux de manière quasi-parfaite.<em>«&nbsp;</em><em>On peut les faire saigner ou pleurer, dilater leurs pupilles, augmenter leur pression sanguine, tout est possible&nbsp;»</em>, ajoute la médecin. Afin d’acclimater les futurs médecins aux équipements et technologies présents dans un hôpital, les salles sont également dotées de machines en tous genres, échographes, simulateurs chirurgicaux…&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>La formation par simulation a un intérêt majeur&nbsp;: elle permet d’éviter que les premières interventions ne se fassent sur de vrais patients</em>, complète Cécile Monteil.&nbsp;<em>Cette approche permet à tous les professionnels de se former à tous les actes qu’ils souhaitent, à travers la formation</em><em>initiale ou continue&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  iLumens offre également aux futurs médecins la possibilité de se confronter à des acteurs spécialisés, jouant le rôle de patients ou de proches à qui l’on doit annoncer, par exemple, une mauvaise nouvelle. Un point important, pour le Dr Cécile Monteil,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>mais trop souvent négligé&nbsp;»</em>lors de la formation médicale.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Les nouvelles technologies aident et continueront d’aider les professionnels de santé dans leur exercice quotidien. Mais le facteur humain ne pourra pas être remplacé ou délégué à la machine. Si la e-santé donne plus de temps aux acteurs sanitaires, il faut leur apprendre à se centrer sur l’humain&nbsp;»</em>, ajoute Cécile Monteil, pour qui&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>former les prochains médecins et professionnels du secteur avec l’aide de ces outils devient alors essentiel&nbsp;»</em>.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La réalité virtuelle désormais au service de la formation médicale</b></div>
     <div>
      Et le recours à la simulation est loin d’être la seule contribution des nouvelles technologies à la formation des professionnels de santé, enjeu qu’ils poursuivent tout en long de leur exercice. Avec son équipe, Cécile Monteil monte actuellement un projet particulièrement innovant au sein de l’Hôpital Universitaire Robert-Debré&nbsp;: la formation continue par réalité virtuelle.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>L’idée est ici de permettre aux professionnels de santé de se former via des vidéos 3D sur un thème ou un geste spécifique&nbsp;»</em>, explique-t-elle. D’une durée de quelques minutes seulement, ces capsules permettent d’effectuer une piqûre de rappel rapide,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>qui pourrait très bien être développée en complément d’une formation physique&nbsp;»</em>, précise Cécile Monteil. En couplant pratique médicale, formation et conférences, Cécile Monteil compte aussi apporter ses pierres à un édifice en construction, surtout en intervenant sur plusieurs échelles, car pour elle,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>chaque action dans laquelle nous nous engageons doit avoir un impact concret, pour un patient, un groupe de soignants ou auprès du grand public</em>&nbsp;». <br />   <br />  <span style="color: rgb(62, 62, 62); text-align: justify; margin: 0px; padding: 0px; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">Article publié dans&nbsp;le numéro de février d'Hospitalia à consulter&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-52-L-excellence-francaise_a2558.html" target="_blank">ici</a>  <span style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;">.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Le-Dr-Cecile-Monteil-medecin-et-grande-technophile_a2604.html</link>
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