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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-22T04:32:34+02:00</dc:date>
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   <title>Le CHU de Rennes ouvre un nouveau chapitre immobilier</title>
   <pubDate>Wed, 26 Apr 2023 09:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Visant à moderniser et à regrouper les activités de médecine, de chirurgie et d’obstétrique du CHU de Rennes, le projet #NouveauCHURennes verra bientôt sa première étape finalisée avec la livraison, en 2024, du nouveau Centre Chirurgical et Interventionnel (CCI), véritable « cœur technique » de l’établissement, comme nous l’explique Frédéric Rimattei, directeur général adjoint du CHU.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/71239768-49639200.jpg?v=1678112762" alt="Le CHU de Rennes ouvre un nouveau chapitre immobilier" title="Le CHU de Rennes ouvre un nouveau chapitre immobilier" />
     </div>
     <div>
      <strong>Validé en juillet 2019, le projet #NouveauCHURennes est issu de plusieurs années de concertations. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;? </strong> <br />   <br />  <strong><em>Frédéric Rimattei&nbsp;:</em></strong> Le volet immobilier du projet #NouveauCHURennes a été initié dès 2015 et l'arrivée de la directrice générale actuelle, Véronique Anatole-Touzet. Pour la première fois dans l’histoire du CHU de Rennes, nous avions alors élaboré un schéma directeur immobilier qui, entre 2016 et 2017, a permis de fixer un cap pour l'évolution patrimoniale de notre établissement. L'arbitrage final a favorisé un projet de reconstruction, pour pallier une structure éclatée entre cinq sites&nbsp;: toutes les activités MCO ont donc vocation à être regroupées sur le site de Pontchaillou qui, étendu sur une trentaine d’hectares, bénéficie notamment de la proximité de l’Université et d’une desserte favorable. Validé dans sa globalité en juillet 2019, ce programme sera mené en trois temps, avec une première phase portant notamment sur la construction d’un Centre Chirurgical et Interventionnel (CCI), la création d’un bâtiment Mère-Enfant et l’édification du nouvel Institut régional de cancérologie, en partenariat avec le CLCC rennais Eugène Marquis. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous évoquer plus en détail ce nouveau Centre Chirurgical et Interventionnel&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Pour que les opérations successives se déroulent dans le bon ordre et soient les moins perturbantes possibles pour le fonctionnement quotidien du CHU, il a été décidé de démarrer par la construction des plateaux techniques. Aujourd’hui éclatées entre plus d’une dizaine de bâtiments, les activités opératoires et interventionnelles du CHU seront donc réunies au sein de ce CCI, qui comptera 55 salles interventionnelles ou blocs opératoires. Il accueillera également un centre chirurgical et interventionnel ambulatoire de 60 places, une hélistation en toiture, le service de stérilisation, 108 lits de soins critiques à orientation chirurgicale et interventionnelle, ainsi que les services de chirurgie. Au total, pas moins de 240 lits seront installés dans ce bâtiment unique, dont l’ergonomie a été pensée pour faciliter le travail des soignants et fluidifier les parcours des patients. <br />   <br />  <strong>Plusieurs innovations seront en outre réunies au sein du CCI…</strong> <br />   <br />  Le Centre Chirurgical et Interventionnel sera effectivement l'occasion de regrouper sur un site unique notre plateforme robotique, qui s'est constituée au fil des années dans plusieurs locaux. Cette centralisation nous permettra également d’étendre la chirurgie télémanipulée à d’autres disciplines, là où elle est parfois aujourd’hui freinée par la division des sites. À terme, le CCI accueillera à la fois nos quatre robots ainsi que les autres robots utilisés en neurochirurgie ou en neuroradiologie interventionnelle, par exemple. Ce nouvel environnement unique, à la fois en termes d’équipements que d’expertises médicales, paramédicales et en ingénierie, représente un parti pris fort qui entend accentuer encore davantage les projets de recherche et de développement au sein de notre CHU. <br />   <br />  <em><strong>Article publié dans l'édition de février 2023 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-60-Les-CHU-fers-de-lance-de-l-innovation_a3613.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong></em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/71239768-49639213.jpg?v=1678112788" alt="Le CHU de Rennes ouvre un nouveau chapitre immobilier" title="Le CHU de Rennes ouvre un nouveau chapitre immobilier" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/71239768-49639200.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Le-CHU-de-Rennes-ouvre-un-nouveau-chapitre-immobilier_a3639.html</link>
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   <title>Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts</title>
   <pubDate>Tue, 12 Jul 2022 10:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au CHU de Rennes, le laboratoire de bactériologie et hygiène hospitalière intervient au quotidien auprès de l’ensemble des équipes de l’établissement. Si le service de bactériologie est notamment chargé du diagnostic des infections, l’unité d’hygiène hospitalière s’investit plus particulièrement dans la prévention du risque infectieux et les contrôles environnementaux, prenant également part au projet de rénovation de l’hôpital.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64467093-46208705.jpg?v=1652192471" alt="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" title="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" />
     </div>
     <div>
      Implanté à Pontchaillou, sur le site principal du CHU de Rennes, le laboratoire de bactériologie et hygiène hospitalière remplit nombreuses missions qui l’amènent régulièrement au cœur des différents services de cet établissement certifié haute qualité de soins. Il s’articule autour de deux branches principales, aux activités complémentaires. Le service de bactériologie réalise ainsi le diagnostic des infections bactériennes, tout en étant chargé du contrôle bactériologique des liquides de conservation des organes et tissus destinés à la greffe, ou encore des dispositifs médicaux et des endoscopes. <br />   <br />  Des missions qui rejoignent les objectifs de l’unité d’hygiène hospitalière en matière de prévention des infections associées aux soins. Élaborant des recommandations de bonnes pratiques au sein des différents pôles et assurant le suivi de leur application, celle-ci intervient à tous les étages du CHU pour contribuer, de manière globale, à la maîtrise du risque infectieux, en lien étroit avec les équipes médicales et soignantes. Elle organise également le recueil et le traitement des données de surveillance des infections nosocomiales, des Bactéries Multi Résistantes (BMR) et des infections du site opératoire (ISO), tout en collaborant avec le coordinateur de la gestion des risques et le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) pour préparer, mettre en place, suivre et évaluer le programme annuel des actions de la lutte contre les infections nosocomiales. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’eau, une surveillance nécessaire</b></div>
     <div>
      Ces missions, que l’on retrouve chez tous ses homologues de France, <em>«&nbsp;</em><em>n’en demeurent pas moins primordiales&nbsp;»</em>, insiste Pierre-Yves Donnio, Professeur des Universités - Praticien Hospitalier au sein de l’unité d’hygiène hospitalière du CHU de Rennes. <em>«&nbsp;</em><em>La surveillance quotidienne des infections associées aux soins, mais aussi le suivi des bactéries hautement résistantes émergentes, s’effectuent en lien étroit avec les autorités nationales et les tutelles&nbsp;»</em>, indique-t-il. Mais l’unité s’intéresse également à la qualité de l’eau en réalisant des contrôles réguliers sur les secteurs sensibles comme les blocs opératoires, les salles blanches de laboratoire ou encore la pharmacie. <em>«&nbsp;</em><em>Moins connue, cette action ne doit pourtant pas être négligée pour garantir une bonne qualité des soins&nbsp;»</em>, ajoute l’hygiéniste.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La formation, pivot de l’activité du service</b></div>
     <div>
      L’une des autres activités particulièrement soutenues par l’unité d’hygiène hospitalière, c’est la formation. Réalisée auprès des professionnels de santé du CHU comme de ceux du groupement hospitalier de territoire (GHT) Haute Bretagne – dont il est l’établissement support –, elle <em>«&nbsp;</em><em>permet d’effectuer des rappels sur un ou plusieurs points précis, en fonction des demandes ou des besoins identifiés&nbsp;»</em>, confie Pierre-Yves Donnio. De la pose de cathéters à la prise en charge d’un patient atteint d’Ebola, les sujets de ces formations sont variés et dépendent des caractéristiques propres à chaque service, voire à chaque métier. Pour que chaque message atteigne sa cible, les correspondants en hygiène ont donc eux-mêmes bénéficié d’une formation dédiée. <br />   <br />  Menée en partenariat avec un cabinet spécialisé en communication, <em>«&nbsp;</em><em>cette formation a été créée pour répondre à une demande forte des équipes d’hygiène, qui s’interrogeaient sur les meilleurs moyens d’orienter et de faire passer les bonnes informations&nbsp;»</em>, complète le praticien. Un savoir-faire notamment utile durant la crise sanitaire, pour <em>«&nbsp;</em><em>accentuer naturellement les messages autour de la prise en charge des patients et l’utilisation des équipements de protection individuelle&nbsp;»</em>, se souvient Pierre-Yves Donnio. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Accompagner la sortie de crise »</b></div>
     <div>
      La situation pandémique a d’ailleurs été particulièrement chargée pour les équipes de l’unité d’hygiène hospitalière, qui sont intervenues auprès de la communauté soignante tout en remplissant des tâches de conseil et d’expertise auprès de la direction. Comme partout, cette participation active à la gestion de la crise a amélioré la visibilité d’une spécialité parfois méconnue et renforcé l’adoption des précautions standards. La période, autant traumatisante qu’enrichissante, s’est ainsi traduite par une généralisation spectaculaire des mesures de prévention, comme en témoigne la hausse des consommations de solutions hydro-alcooliques enregistrée par les équipes d’hygiène rennaises. <em>«&nbsp;</em><em>Cette dynamique doit perdurer&nbsp;!&nbsp;»</em>, insiste Pierre-Yves Donnio, qui s’inquiète d’un possible relâchement dans les mois à venir&nbsp;: <em>«&nbsp;</em><em>Pour la maintenir autant que possible, nous devons aujourd’hui accompagner la sortie de crise, en organisant des retours d’expérience de manière à adapter nos messages à la situation&nbsp;».</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le nouveau Centre chirurgical et interventionnel, un projet de plusieurs années</b></div>
     <div>
      C’est donc l’un des objectifs que l’unité d’hygiène hospitalière s’est fixé pour l’année 2022, tout en poursuivant son activité habituelle et en participant à des projets propres au centre hospitalier breton. Parmi ceux-ci, la modernisation du CHU initiée en 2015. Évalué à 761 millions d’euros, le projet de reconstruction, intitulé #NouveauCHURennes, prévoit le regroupement de la majorité des services sur le site Pontchaillou. Un chantier ambitieux qui devrait par exemple mener à l’ouverture, en 2024, d’un centre chirurgical et interventionnel (CCI) regroupant l’ensemble des activités opératoires et interventionnelles du CHU et du Centre de lutte contre le cancer (CLCC) Eugène Marquis. <br />   <br />  Ce nouveau bâtiment hébergera ainsi 36 salles de blocs opératoires – hors bloc obstétrical –, 14 salles interventionnelles, cinq salles d’endoscopie, un centre de 60 places en chirurgie ambulatoire, 108 lits d’hospitalisations en soins critiques, ainsi que 240 lits d’hospitalisations et de soins spécialisés en chirurgie. Eu égard à son envergure, de nombreux services et commissions sont appelés à s’exprimer. Le laboratoire de bactériologie et hygiène hospitalière est tout naturellement concerné, en particulier en ce qui concerne les recommandations de bonnes pratiques de prévention du risque infectieux, la mise en place des réseaux et des flux, ou encore la prise en compte des exigences normatives. Particulièrement variées, les missions de conseil de l’équipe d’hygiène s’intéressent à tous les pans de la création d’un nouveau bâtiment. Un rôle <em>«&nbsp;</em><em>primordial&nbsp;»</em>, insiste Pierre-Yves Donnio qui y voit le moyen <em>«&nbsp;</em><em>d’assurer la sécurité des patients, dès la conception du bâtiment&nbsp;»</em>. &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/64467093-46208723.jpg?v=1652192482" alt="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" title="Bactériologie et hygiène hospitalière : une équipe sur tous les fronts" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le Professeur Pierre-Yves Donnio, hygiéniste et biologiste</strong> <br />   <br />  Professeur des universités - praticien hospitalier depuis une quinzaine d’années, le Pr Pierre-Yves Donnio est issu d’une formation de microbiologie générale. Pendant près de trente ans, il a ainsi travaillé dans les domaines de la microbiologie et de la bactériologie avant de s’orienter vers l’hygiène hospitalière. <em>«&nbsp;</em><em>Si les approches sont différentes, les deux spécialités sont entièrement complémentaires&nbsp;»</em>, constate l’intéressé tout en confiant son attrait pour les volets de prévention et de communication,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>si présents dans le métier d’hygiéniste&nbsp;»</em>.&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/64467093-46208723.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Bacteriologie-et-hygiene-hospitaliere -une-equipe-sur-tous-les-fronts_a3257.html</link>
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   <title>À Rennes, un CHU plus vert</title>
   <pubDate>Mon, 10 Jan 2022 15:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Créée il y a une dizaine d’années, la Commission Développement Durable du CHU de Rennes œuvre pour la réduction de l’impact environnemental de cet ensemble de 1 900 lits et places. Pour nourrir sa réflexion, elle a récemment réalisé un bilan carbone et repense différents pans de l’activité hospitalière, allant des achats jusqu’aux circuits de traitement des déchets, en passant par l’organisation des soins et des transports.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/61058442-44584267.jpg?v=1639657318" alt="À Rennes, un CHU plus vert" title="À Rennes, un CHU plus vert" />
     </div>
     <div>
      Tri des déchets, achats, transports, énergie, eau… Les secteurs impliqués dans la gestion d’un hôpital sont nombreux et ont chacun un impact environnemental qu’il devient de plus en plus difficile d’ignorer. S’inscrivant dans une approche résolument volontariste, le CHU de Rennes s’est donc doté d’une Commission Développement Durable chargée de faire le lien entre la Commission médicale d’établissement (CME), le projet d’établissement et les différents services hospitaliers. Une structure <em>«&nbsp;</em><em>née sous l’impulsion du Dr Catherine Meunier à la fin des années 2000&nbsp;»</em>, se souvient Guylaine Joliff, ingénieure référente du développement durable au CHU. <br />   <br />  Aujourd’hui à la retraite, le Dr Catherine Meunier fait toujours partie de cette commission, mais elle a passé le relais au Dr Lilian Alix, praticien hospitalier spécialisé en médecine interne, missionné par la CME et épaulé par plusieurs personnes aux profils variés&nbsp;: cadre de santé, pharmacien, directeur des achats… <em>«&nbsp;</em><em>Le développement durable est un sujet très transversal qui nécessite l’implication de tous, le médical, le paramédical, les métiers administratifs, les travaux… Nous avons besoin d’embarquer tout le monde, tous les métiers et tous les services&nbsp;»</em>, insiste-t-il. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>81 000 tonnes de CO2 émises en 2019</b></div>
     <div>
      Multipliant les projets, la Commission a mené, en 2020, une étude complète sur les émissions de carbone du CHU au cours de l’année 2019. Accompagnée par un cabinet spécialisé, cette étude incluait les trois scopes, soit les trois niveaux de mesure des émissions. Le troisième niveau, qui porte notamment sur les émissions liées aux achats, n’est pas obligatoire aujourd’hui mais, pour Lilian Alix, <em>«&nbsp;</em><em>il était nécessaire de l’inclure pour avoir une vision globale de notre empreinte carbone&nbsp;»</em>. Et les résultats sont évocateurs&nbsp;: en 2019, l’établissement a émis 81 000 tonnes de CO<sub>2</sub> ou équivalent, avec en tête de liste les achats (44 % des émissions), les déplacements des usagers et des professionnels (37 %) et les consommations énergétiques (11 %). <br />   <br />  Partant de ce constat, la Commission a donc créé cinq groupes de travail, chacun chargé d’identifier des pistes et d’élaborer des plans d’action autour d’un thème&nbsp;: les achats, les déplacements, l’énergie, les déchets et enfin le lien entre santé et environnement. <em>«&nbsp;</em><em>La réalisation du bilan carbone a donné une impulsion forte, fédérant plusieurs initiatives autour d’un seul et même projet&nbsp;»</em>, constate Lilian Alix, qui envisage, à terme, de solliciter un accompagnement par un organisme extérieur, afin que la démarche se structure encore davantage. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Mais les actions au quotidien sont déjà nombreuses. La Commission a ainsi déjà grandement œuvré pour le tri des déchets, et plus récemment les Déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés (DASRI). <em>«&nbsp;Les</em><em> blocs opératoires ont adopté de nouvelles pratiques et, depuis l’année dernière, de nouvelles affiches de tri ainsi que des imagiers adaptés par secteur ont été réalisés&nbsp;»</em>, indique Guylaine Joliff. Le résultat est sans appel&nbsp;: depuis l’instauration de ces initiatives, le CHU a réduit sa production de DASRI de 30 %, un point plus que positif quand on connaît les enjeux financiers et environnementaux inhérents au traitement de ces déchets très spécifiques. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le développement durable intégré au projet #NouveauCHURennes</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/61058442-44584269.jpg?v=1639657352" alt="À Rennes, un CHU plus vert" title="À Rennes, un CHU plus vert" />
     </div>
     <div>
      En pleine reconstruction avec son projet #NouveauCHURennes, l’établissement breton y a, tout naturellement, intégré les réflexions liées au développement durable. <em>«&nbsp;</em><em>Différents labels ont été intégrés au cahier des charges&nbsp;: la certification Haute Qualité Environnementale (HQE) Bâtiment Durable, la certification WELL Building Standard, ou encore le label Énergie + Carbone - (E<sup>+</sup>C<sup>-</sup>) »</em>, précise Guylaine Joliff, dont le poste dépend de la direction du patrimoine. Matériaux biosourcés, isolation, bois, panneaux solaires, toitures végétalisées, puits de lumière… De nombreuses pistes ont été évaluées pour limiter au mieux l’impact du futur CHU, <em>«&nbsp;tout</em><em> en assurant le respect des normes de sécurité structurelle inhérente aux bâtiments de soin&nbsp;»</em>, ajoute l’ingénieure qui travaille également à la réduction de la consommation énergétique des locaux. <br />   <br />  En régulant mieux les modalités d’utilisation des systèmes de ventilation dans les blocs opératoires, les services concernés ont ainsi déjà pu enregistrer une baisse des consommations énergétiques à hauteur de 20 %. Pour aller plus loin, la Commission Développement Durable se penche désormais sur la consommation des écrans et des équipements biomédicaux. Le CHU mène par exemple une analyse du cycle de vie et du bilan carbone d’un équipement de radiologie interventionnelle, afin d’en optimiser la consommation énergétique. <em>«&nbsp;</em><em>Pour résumer, nous investiguons différents champs en partenariat avec l’industriel&nbsp;: les procédures des usagers, la possibilité de mettre en veille automatique… Notre objectif&nbsp;: disposer du bilan carbone complet pour un équipement donné et sur toute sa durée de vie, avec un focus particulier sur l’usage que nous en faisons au sein du CHU&nbsp;»</em>, explique Guylaine Joliff. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Juste soin et communication</b></div>
     <div>
      Ce projet, comme tous ceux menés par la Commission, a sans surprise mobilisé différents professionnels et métiers, non-soignants ou soignants. Ces derniers font d’ailleurs l’objet d’une attention toute particulière, la Commission travaillant à les sensibiliser au concept de «&nbsp;juste soin&nbsp;» pour les prescriptions médicamenteuses, afin d’en limiter l’impact sur le plan environnemental&nbsp;: transports, déchets plastiques, produits polluants, énergie… <em>«&nbsp;</em><em>La réflexion est engagée dans plusieurs services, dont celui de médecine interne&nbsp;»</em>, indique Lilian Alix, qui espère généraliser la démarche à tout l’hôpital. C’est d’ailleurs là un marqueur fort des projets liés au développement durable&nbsp;: la plupart naissent dans un service, avant de s’étendre au reste de l’établissement. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Nous</em><em> avons besoin de communiquer en interne et en externe sur les initiatives de chacun&nbsp;»</em>, concède Guylaine Joliff, qui compte bien sur le nouvel intranet du CHU pour partager ces projets vertueux, qui vont aujourd’hui de la distribution de gourdes en métal à la réalisation d’un questionnaire sur les habitudes de transport des agents.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Le nombre de projets en lien avec le développement durable est important. C’est une tendance de fond qui touche tous les étages et les secteurs de l’hôpital. Soignants et non-soignants, directeurs, tous sont sensibles à ces enjeux et attendent des réponses efficaces aux problématiques liées à notre responsabilité sociale et environnementale&nbsp;»</em>, conclut Lilian Alix. <br />   <br />  <em>Article publié dans l'édition de décembre 2021 d'Hospitalia <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-55-Les-succes-de-2021_a3013.html" target="_blank">à lire </a>  <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-54-Innovations-donner-un-espace-de-liberte-aux-createurs_a2845.html" target="_blank">ici</a>. </em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/61058442-44584267.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/A-Rennes-un-CHU-plus-vert_a3025.html</link>
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   <title>Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia</title>
   <pubDate>Sun, 13 Oct 2019 15:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Co-pilote, avec Dominique Polton, de la mission de préfiguration du Health Data Hub, et Gilles Wainrib de la start-up Owkin, le Professeur Marc Cuggia est un spécialiste reconnu de l’informatique médicale. Praticien hospitalier au CHU de Rennes, il est chargé de l’équipe-projet « Données massives en santé » (Université de Rennes 1), et dirige le projet eHOP, l’un des tout premiers entrepôts de données hospitalières en France. Rencontre. Par Joëlle Hayek     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/38259550-33484174.jpg?v=1570975335" alt="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" title="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/38259550-33484175.jpg?v=1570975319" alt="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" title="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" />
     </div>
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      <div style="text-align: justify;"><strong>﻿Dans quel contexte l’entrepôt de données biomédical eHOP a-t-il vu le jour ? <br />  Pr Marc Cuggia :</strong> Nos travaux ont commencé il y a une décennie, alors que le CHU de Rennes prenait le virage de la dématérialisation et informatisait progressivement sa production de soins. Cette mutation nous a poussé à nous interroger : la numérisation des données des patients ne pouvait-elle pas générer des possibilités d’utilisation secondaires ? Nous pensions plus particulièrement ici aux études de faisabilité et au repérage des patients dans le cadre des essais cliniques, ce qui nous a d’ailleurs poussé à orienter la base de données eHOP sur la recherche. Mais cinq autres catégories d’usages potentiellement facilités par le Big Data ont, depuis, été documentées par la littérature : la médecine personnalisée, les réseaux de vigilance, le pilotage du système de soins, l’épidémiologie et la formation. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment avez-vous plus particulièrement procédé ?</strong> <br />  Il nous fallait mettre en place une infrastructure technique qui permettrait de tirer profit du gisement de données dormant au sein du système d’information hospitalier (SIH). C’est ainsi qu’a émergé la notion d’entrepôt de données, pour laquelle deux établissements se sont positionnés comme précurseurs en France : le CHU de Rennes, et l’Hôpital Européen Georges Pompidou (AP-HP), à Paris. Rattaché à l’unité mixte de recherche INSERM LTSI (Laboratoire Traitement du Signal et de l’Image), notre centre de données cliniques (CDC) a alors développé sa propre technologie, pour « fouiller » efficacement et de manière exhaustive dans le SIH tout en assurant la sécurité des données patients. <br />   <br />  <strong>Comment s’organise aujourd’hui l’entrepôt de données du CHU de Rennes ?</strong> <br />  Il s’inscrit au cœur d’une organisation centralisée. Seul le CDC peut y accéder et représente donc le portail d’entrée unique pour toutes les demandes liées à la recherche : il effectue la consultation méthodologique, réalise l’étude de faisabilité, puis soumet le tout pour validation auprès du comité de régulation des données, qui donne un avis scientifique, éthique et déontologique. Nous extrayons ensuite de l’entrepôt de données les informations pertinentes selon le périmètre de l’étude, et mettons à dispositions des utilisateurs les outils et les procédures qui faciliteront leur exploitation.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce modèle a progressivement essaimé dans le Grand Ouest.</strong> <br />  Notre entrepôt de données ne contient en effet qu’une fraction des données d’un patient, qui correspondent à son passage au sein de notre établissement. Pour exploiter le Big Data à hauteur de son potentiel, il faut nous inscrire dans une approche populationnelle qui impose d’agir à plus large échelle. En 2015, le Groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation (GIRCI) Grand Ouest a créé un réseau inter-régional des CDC constitué des CHU d’Angers, Brest, Nantes, Poitiers, Rennes et Tours, ainsi que de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest. Tous bénéficient aujourd’hui de la technologie eHOP. Chaque CDC est cependant indépendant et exploite ses données en toute autonomie, même si la coordination de l’ensemble est assurée par le CDC de Rennes.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>C’est cette coordination qui permettra de donner corps à l’étape suivante : la création d’un entrepôt partagé. Pouvez-vous nous en parler ?</strong> <br />  Avec plus de 5 millions de patients aux données informatisées, le groupement HUGO (Hôpitaux Universitaires du Grand Ouest) constitue le plus grand réseau de données cliniques d’Europe. La création de l’entrepôt partagé matérialise son ambition de rester le leader européen dans le domaine des Big Data hospitaliers. Cette structure devrait pouvoir être lancée avant la fin de l’année. Il a d’abord fallu construire des processus industrialisés pour faire converger les flux de données et justement permettre leur exploitation multicentrique – un chantier mené en partenariat avec un éditeur spécialiste de l’interopérabilité technique. En parallèle, un appel à projets a été lancé par le GIRCI Grand Ouest, afin de susciter de nouveaux usages cliniques en lien avec cet entrepôt partagé. Une quinzaine de projets a d’ores-et-déjà été soumise, tous mettant à contribution au moins 3 CDC – c’était d’ailleurs l’un des prérequis. Pour avoir une masse critique suffisante, nous en sélectionnerons quatre d’ici la fin de l’année. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Il faut, pour cela, pouvoir exploiter les données de manière synergique. Quelle approche avez-vous retenu ?</strong> <br />  L’interopérabilité technique n’est en effet pas suffisante ; il faut également une interopérabilité sémantique. Certaines données bénéficient déjà d’une structuration normalisée, comme le PMSI, le circuit du médicament avec le standard PN13 ou la codification UCD/ATC, et la biologie qui s’appuie sur la norme de transmission Hprim et la nomenclature standardisée LOINC. Leur alignement sera donc relativement aisé. Il sera toutefois difficile d’avoir une approche sémantiquement homogène pour l’ensemble des données, du moins jusqu’à ce que le système international de terminologie clinique SNOMED-CT soit traduit en français et utilisé par les éditeurs de logiciels. Mais la technologie eHOP propose d’autres méthodes pour pouvoir toutes les exploiter, y compris en ce qui concerne les données textuelles ou non structurées.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment cet entrepôt partagé entre-t-il en résonnance avec le Health Data Hub ?</strong> <br />  Il préfigure ce que pourrait être un hub local : nous nous porterons d’ailleurs candidats pour être l’un de ces nœuds constitutifs du Health Data Hub. Pour schématiser il faut prendre l’exemple d’un réseau hiérarchique. Les CDC sont l’unité organisationnelle de base, présente dans les établissements. Leur rôle est de collecter les données et d’apporter les services et l’expertise en data science auprès des producteurs et des utilisateurs de ces données. Puis se positionne l’entrepôt partagé, une plateforme interrégionale qui oriente la convergence technique, juridique et organisationnelle permettant le partage et l’exploitation des données à l’échelle de plusieurs établissements. Au niveau national, le&nbsp;&nbsp;Health Data Hub, fédèrera l’ensemble des données produites dans le cadre des programmes de financement nationaux. Celles-ci sont regroupées au sein du Système National des Données de Santé (SNDS), qui dispose par exemple de la typologie des actes de biologie réalisés, mais pas des résultats d’examens – lesquels sont pour leur part présents dans les SI hospitaliers ou ambulatoires. La constitution du réseau de centres de données permettra donc d’enrichir le SNDS avec des données cliniques particulièrement importantes. <br />  &nbsp; <br />  <strong>D’où la nécessité de chaîner le tout.</strong> <br />  Le Health Data Hub disposera en effet d’un nœud central, qui sera en charge de gérer les collections de données nationales comme les grandes cohortes ou l’actuel SNIIRAM. Le HDH mettra donc en place les chaînages nécessaires au croisement des données au sein d’une architecture sécurisée, en lien avec des outils de traitement de l’information. Cette infrastructure technique et les jeux de données du SNDS pourront alors être exploités au sein des hub locaux. Nous devrons d’ailleurs prochainement tester une première application d’enrichissement mutuel des données avec le projet HUGO SHARE : il s’agira, plus concrètement, de chaîner nos données biologiques et médicamenteuses issues des hôpitaux du Grand Ouest avec celles du SNDS relatives à la consommation médicamenteuse en ville, pour caractériser les événements indésirables liés à la poly-médication et aux ruptures thérapeutiques ville-hôpital. Ce qui nous permettra de développer, à terme, un algorithme qui permettra de prédire la trajectoire des patients poly-médiqués. <br />  &nbsp; <br />  <strong>C’est là un changement de cap par rapport à l’objectif premier, qui était de créer un système orienté sur la recherche.</strong> <br />  Les usages favorisés par les entrepôts de données et, plus globalement, par cette organisation en réseau autour du Health Data Hub, permettent en effet de faire émerger des usages qui dépasseront le seul cadre de la recherche pour alimenter les processus métiers. C’est là un champ sur lequel nous travaillons déjà : grâce à des liens bidirectionnels, notre entrepôt alimente aujourd’hui le système de production du PMSI pour optimiser le codage. eHOP est également utilisé à des fins de pharmacovigilance ou d’aide au diagnostique génétique. D’autres usages nouveaux concerneront directement la prise en charge des patients, ainsi que le montre le projet HUGO SHARE. Le CDC de Rennes projette en outre de développer un algorithme qui, à partir des données d’urgence et des données d’aval, permettra de prévoir le degré de gravité et la durée du séjour d’un patient accueilli par le service d’urgence. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment mieux anticiper cette révolution culturelle ?</strong> <br />  Il faudra d’abord acculturer et former les cliniciens aux concepts de la data science, pour qu’ils puissent s’approprier les méthodes de data mining et d’intelligence artificielle, mais aussi et surtout participer à la validation de nouveaux outils d’aide à la décision – y compris ceux conçus par l’industrie. Il faut également réfléchir aux modalités de partage de la valeur entre l’industrie et les établissements de santé qui auront mobilisé leurs experts cliniques en ce sens. Un tel schéma, qui devra être identique pour l’ensemble des CHU, permettra d’ailleurs de pérenniser les CDC. Il faudra, enfin, rassembler des compétences pluridisciplinaires au sein des CDC, en particulier des data-scientists. C’est d’ailleurs l’une des limites du système à l’heure actuelle, puisque les grilles tarifaires de la fonction publique hospitalière ne font pas le poids par rapport au secteur privé. Peut-être faudrait-il financer ces postes à l’échelle de la région, voire à travers le Health Data Hub qui pourra les recruter en-dehors des grilles tarifaires classiques et les mettre à disposition des hub locaux. <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>Quid,</em>&nbsp;pour finir, du patient ?</strong> <br />  Conserver les relations de confiance auprès des patients et du corps médical représente un enjeu majeur pour pouvoir poursuivre et élargir ces travaux. Un effort pédagogique sera nécessaire pour expliquer les finalités des nouveaux usages, et clarifier les droits que peuvent exercer les usagers par rapport à ces sujets. Le curseur est toutefois à placer avec attention. Nous avons, pour notre part, choisi un système opt-out : le patient peut s’opposer à la réutilisation de ses données, même anonymisées, par un tiers – hors certains usages dérogatoires comme par exemple la pharmacovigilance. Mais il ne peut y avoir de doxa unique ; peut-être faudra-t-il construire un modèle où le consentement sera donné par scénario et catégorie d’usage. Nous pouvons nous inspirer ici du modèle exemplaire de nos collègues québécois, d’autant que le RGPD impose désormais la mise en place d’un système de consentement dynamique.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce sera donc là un chantier de taille.</strong> <br />  En attendant, nous pourrions renforcer la régulation existante, peut-être en faisant participer les associations des usagers aux Conseils scientifiques et éthiques. En tout état de cause, l’ensemble se construira progressivement, en capitalisant sur les expériences des uns et des autres. N’oublions pas qu’il faudra, à terme, intégrer les données produites par les patients eux-mêmes pour continuer d’enrichir nos jeux de données. Le futur espace numérique de santé pourrait d’ailleurs représenter une piste pour justement recueillir le consentement des usagers quant à l’utilisation des données qu’ils mettront à disposition des établissements de santé. Nous continuons, en ce qui nous concerne, à partager la dynamique initiée dans le Grand Ouest. Le Big Data et son corolaire, l’intelligence artificielle et les technologies algorithmiques, représentent en effet un réel pari sur l’avenir. Mais tout le monde devra être au rendez-vous : les établissements de santé, les patients, et bien sûr l’État, qui devra financer et consolider ces organisations nouvelles. <br />  &nbsp;</div>  
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