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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-08T12:15:27+02:00</updated>
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   <title>Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»</title>
   <updated>2026-05-26T08:31:00+02:00</updated>
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   <category term="Hygiène" />
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   <published>2026-05-26T08:30:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À quelques semaines du 36ème congrès national de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), prévu du 3 au 5 juin 2026 à Lille Grand Palais, le Professeur Jean-Winoc Decousser, président de la société savante et responsable de l’équipe opérationnelle d’hygiène des Hôpitaux universitaires Henri-Mondor (AP-HP), fait le point sur les travaux en cours et les temps forts de ce rendez-vous incontournable pour la discipline.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96441797-67249608.jpg?v=1778155245" alt="Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»" title="Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»" />
     </div>
     <div>
      <strong>Sur quelles thématiques travaille la SF2H aujourd’hui ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Jean-Winoc Decousser&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous travaillons actuellement sur plusieurs problématiques liées à la prévention des infections du site opératoire, dont l’impact est important pour les patients comme pour les établissements. En janvier 2026, nous avons ainsi publié un <a class="link" href="https://www.sf2h.net/publications/avis-relatif-a-lutilisation-de-fils-enduits-de-biocides-prevention-des-iso.html" target="_blank">avis&nbsp;sur les fils de suture enduits de biocides</a>, et nous nous intéressons désormais au dépistage et à la décolonisation du staphylocoque doré avant certaines chirurgies, déjà pratiqués en chirurgie cardiaque et dans certains pays en orthopédie. Nous travaillons également sur les champs opératoires imprégnés d’antiseptique et les pansements à pression négative, tout en explorant de nouvelles pratiques comme le rinçage des plaies opératoires avant fermeture. Cette production traduit une évolution de la SF2H&nbsp;: proposer des avis plus rapides, parfois synthétiques, plutôt que d’attendre la publication de guides entiers de recommandation. Par exemple, sur les fils de suture antiseptiques, les bénéfices étant pressentis, il nous a semblé important de nous positionner rapidement.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comptez-vous toutefois publier des documents plus complets ?</strong> <br />   <br />  Oui,&nbsp;un travail d’ampleur est en cours sur la prévention du risque infectieux lors des chirurgies réalisées hors bloc. Ce sujet suscite un fort intérêt car il permet de désengorger les blocs, d’améliorer l’accès aux soins et de réduire les coûts. La chirurgie hors bloc est potentiellement possible lorsque l’intervention ne nécessite ni anesthésie lourde ni système de traitement d’air spécifique. Nous avons consulté de nombreuses sociétés savantes de chirurgie, mais nous ne définirons pas la liste des actes concernés – cela relève de l’expertise des chirurgiens. Nous proposerons en revanche un cadre de bonnes pratiques&nbsp;: organisation, parcours patient, environnement, tenue, suivi… sous forme de guide opérationnel. <br />   <br />  <strong>Une nouvelle commission a également été créée cette année…</strong> <br />   <br />  Oui, la <a class="link" href="https://www.sf2h.net/commissions/tepri-commission-transition-ecologique.html" target="_blank">commission « Transition écologique et prévention du risque infectieux » (TEPRI)</a>, pilotée par la Dr Emmanuelle Joseph dont l’objectif est de structurer et renforcer des travaux déjà engagés sur les enjeux environnementaux. De nombreuses spécialités évoluent en ce sens, et il est essentiel d’avancer collectivement tout en restant vigilants sur la prévention du risque infectieux. Nous avons par exemple récemment signalé une incohérence dans le <a class="link" href="https://www.anap.fr/s/article/referentiel-national-bloc-operatoire-eco-responsable" target="_blank">référentiel de l’ANAP sur les blocs opératoires écoresponsables</a>, qui pouvait entrer en contradiction avec les exigences de prévention du risque infectieux. Cette recommandation a depuis été corrigée, mais cela illustre l’importance de notre rôle. <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il de vos collaborations avec les autres sociétés savantes ?</strong> <br />   <br />  Elles sont nombreuses et essentielles&nbsp;: nous travaillons à des avis communs afin d’impliquer les acteurs de terrain et de faciliter l’appropriation des recommandations. Par exemple, nous collaborons avec la Société française de mycologie médicale et le Centre national de référence des mycoses invasives sur&nbsp;<em>Candidozyma auris</em>, une levure multirésistante particulièrement préoccupante, car difficile à éliminer de l’environnement. Nous travaillons également avec les réanimateurs sur les pneumopathies acquises sous ventilation mécanique, et avec les neurochirurgiens sur les méningites nosocomiales. Ces travaux s’appuient aussi sur nos commissions internes, à l’instar de COPERMIC dédiée à la microbiologie de l’environnement, qui va publier un document sur la recherche des bactéries multirésistantes dans l’environnement hospitalier, avec des recommandations adaptées aux moyens des établissements. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous évoquer votre prochain congrès, qui se tiendra à Lille du 3 au 5&nbsp;juin 2026 ?</strong> <br />   <br />  Cette année encore, le congrès de la SF2H&nbsp;s’annonce&nbsp;comme un rendez-vous majeur pour la discipline. Avec&nbsp;1 200 à 1 500&nbsp;congressistes attendus et plus de 80&nbsp;partenaires industriels, l’édition&nbsp;2026 réunira des professionnels venus de France, mais aussi de Belgique et du Luxembourg, confirmant son envergure internationale.&nbsp;L’intelligence artificielle en sera un axe majeur, car elle représente une véritable opportunité pour notre spécialité. Des logiciels métiers intégrant des outils d’IA permettent déjà d’exploiter de manière autonome les données issues des systèmes d’information hospitaliers, afin d’en extraire des informations pertinentes et de les restituer sous une forme exploitable par les hygiénistes. Par ailleurs, le développement des entrepôts de données ouvre la possibilité d’identifier et de suivre plus efficacement les infections associées aux soins. L’enjeu est de gagner du temps pour libérer des ressources pour la prévention, ce qui positionne l’automatisation comme un levier majeur pour l’avenir de notre spécialité. <br />   <br />  <strong>Justement, comment voyez-vous la prévention du risque infectieux dans les années à venir ?</strong> <br />   <br />  Deux axes me semblent essentiels pour l’évolution de notre discipline&nbsp;: l’accès à des outils numériques performants pour faciliter l’exploitation des données, et la mise à disposition du séquençage génomique couplé à l’intelligence artificielle, afin d’analyser plus rapidement les chaînes de transmission des micro-organismes. Ces technologies sont déjà utilisées dans d’autres disciplines, mais elles restent peu accessibles aux hygiénistes, qui travaillent encore à partir d’indicateurs indirects comme la consommation de solutions hydroalcooliques.&nbsp;Notre objectif est d’accéder à des données fondées sur la transmission réelle des micro-organismes au sein des services, afin de mieux orienter des décisions&nbsp;lourdes de conséquences comme la fermeture de services. Dans le cadre du congrès, nous proposerons d’ailleurs un parcours dédié à la microbiologie, en lien avec des partenaires industriels, afin de mettre en lumière ces avancées technologiques. <br />   <br />  <strong>Est-ce le message que vous souhaitez porter auprès des directions hospitalières ?</strong> <br />   <br />  Oui. Dans un contexte contraint, il sera difficile d’augmenter significativement les effectifs. Il faut donc optimiser les ressources existantes en automatisant certaines tâches pour libérer du temps aux professionnels déjà présents. Aujourd’hui, la prévention du risque infectieux repose encore largement sur l’observation et l’hypothèse. Cette méthode montre ses limites face à la complexité croissante des situations et des parcours de soins. Mais le principal défi de la prévention est qu’elle produit peu d’activité visible&nbsp;: elle évite des événements, ce qui rend difficile la mesure de son impact, et donc sa valorisation. Dans un système hospitalier souvent centré sur l’immédiateté, il est parfois difficile de faire reconnaître l’importance de ces actions tournées vers le moyen et long terme. Nous continuerons bien sûr à défendre la nécessité de renforcer les équipes, partout lorsque cela est possible. En parallèle, nous souhaitons évoluer vers des outils plus modernes, afin de recentrer les hygiénistes sur des missions à forte valeur ajoutée. <br />   <br />  <strong>Durant le congrès, vous évoquerez également l’architecture des espaces de soins. Pourquoi ce choix ?</strong> <br />   <br />  La crise du COVID-19 a montré son importance dans la prévention du risque infectieux. D’ailleurs, du point de vue de l’hygiéniste, le message fondamental reste simple&nbsp;: la chambre individuelle constitue la base de la prévention. Pourtant, elle n’est pas encore systématiquement intégrée dans les projets hospitaliers. Nous aborderons également la question de la ventilation, qui devrait être pleinement prise en compte dès la conception ou la rénovation des établissements de santé. Cela dit, sur le plan architectural, certaines situations sont réellement problématiques sur le terrain. À l’hôpital Henri-Mondor, par exemple, le service de maladies infectieuses est situé au 14ᵉ&nbsp;étage et nécessite l’utilisation d’ascenseurs souvent bondés ; il est en outre à proximité immédiate d’un service accueillant des patients greffés, ce qui pose de vrais problèmes de sécurité. Idéalement, ce type de service devrait être accessible directement depuis l’extérieur, afin de limiter les flux internes et les risques de transmission. D’ailleurs, ces restructurations sont en cours. <br />   <br />  <strong>Vous évoquerez également la prévention du risque infectieux dans les réseaux d’eaux usées. De quoi s’agit-il ? <br />  &nbsp;</strong> <br />  Les circuits d’eaux usées, et en particulier les siphons, constituent des réservoirs importants de micro-organismes. Nous ne pouvons pas les stériliser, et les solutions chimiques ne sont pas satisfaisantes d’un point de vue écologique ni réellement efficaces. Bien qu’il n’existe pas de recommandations claires sur la conduite à tenir, plusieurs pistes sont à l’étude, comme la suppression totale des points d’eau dans les chambres de réanimation. Pour autant, si cette solution permet de limiter les risques, elle soulève aussi d’autres questions pratiques. Une réflexion s’engage également sur la possibilité de préserver un équilibre microbien dans ces réseaux, à la manière du microbiote intestinal, afin de limiter le développement de bactéries pathogènes. Ce sujet, encore sans consensus, sera notamment discuté lors de la session internationale pour essayer de trouver un compromis entre sécurité, efficacité et contraintes de soins.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le dernier grand axe portera sur les soins critiques…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Les services de réanimation concentrent des patients présentant de nombreux facteurs de risque infectieux, en raison de la gravité des pathologies prises en charge et de l’utilisation fréquente de dispositifs invasifs. Des progrès importants ont été réalisés, notamment dans la prévention des infections liées aux cathéters centraux, avec des résultats très encourageants dans de nombreux établissements. En revanche, les pneumopathies acquises sous ventilation mécanique restent un enjeu majeur&nbsp;: elles demeurent parmi les infections les plus fréquentes et les plus graves en réanimation, malgré les améliorations déjà apportées. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  Le congrès&nbsp;2026 abordera aussi la vaccination, un enjeu majeur en EHPAD et en long séjour. La crise du COVID-19 a montré qu’il est illusoire d’empêcher totalement l’introduction des virus sans mesures éthiquement discutables. Il faut donc accepter leur circulation tout en limitant les formes graves. Nous disposons aujourd’hui de vaccins efficaces contre la grippe, le COVID-19, le VRS et le pneumocoque. Mais leur déploiement repose sur deux conditions&nbsp;: le remboursement – nous n’y sommes pas encore tout à fait notamment pour le VRS – et l’adhésion des patients et de leurs familles, généralement favorisée par un bénéfice individuel direct. La situation est plus complexe chez les professionnels de santé, avec des taux de vaccination antigrippale très variables selon les métiers, et particulièrement faibles chez les aides-soignants. Au-delà de l’organisation, des facteurs psychologiques et sociaux interviennent, avec parfois une défiance renforcée par les fausses informations. Plus largement,&nbsp;la remise en question de la parole scientifique est préoccupante.&nbsp;La science doit rester fondée sur des données solides, le doute et la rigueur. Face à la montée des discours anti-scientifiques, parfois relayés à des niveaux élevés de responsabilité, il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves. <br />   <br />  &gt;&nbsp;<strong><em>Plus d’informations sur&nbsp;</em></strong><a class="link" href="https://www.sf2h.net/" target="_blank"><strong><em>https://www.sf2h.net</em></strong></a>  &nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>  <div>  <div id="ftn3">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96441797-67249612.jpg?v=1778155253" alt="Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»" title="Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»" />
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     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>OPEN-ReMIE : un « plan blanc » de la recherche clinique pour faire face aux futures épidémies</title>
   <updated>2025-04-16T12:26:00+02:00</updated>
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   <category term="Actu" />
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   <published>2025-04-16T12:22:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Afin de renforcer la préparation du pays face aux risques de survenue d’une nouvelle crise sanitaire, l’Inserm/l’ANRS Maladies infectieuses émergentes et les Hospices Civils de Lyon (HCL) annoncent le lancement de la plateforme OPEN-ReMIE. Ce dispositif d’envergure nationale vise à préparer et organiser la recherche clinique interventionnelle hospitalière permettant d’accélérer la mise en place d’essais cliniques en réponse aux maladies infectieuses émergentes ou ré-émergentes en articulation avec l’échelle européenne. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’accélération maladies infectieuses émergentes et menaces nucléaire, radiologique, biologique et chimique de France 2030, avec un financement de 10 millions d’euros sur cinq ans par l’Agence nationale de la recherche (ANR).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/87949868-62319310.jpg?v=1744799128" alt="OPEN-ReMIE : un « plan blanc » de la recherche clinique pour faire face aux futures épidémies" title="OPEN-ReMIE : un « plan blanc » de la recherche clinique pour faire face aux futures épidémies" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>OPEN-ReMIE (réseau OPEpérationnel National de REcherche clinique pour les Maladies Infectieuses Emergentes) est un&nbsp;réseau national de recherche clinique&nbsp;interventionnelle sur les maladies infectieuses émergentes en France, co-piloté par deux infectiologues largement mobilisées pendant la crise de la Covid-19, la Pr Florence ADER (Hospices Civils de Lyon) et la Pr Karine LACOMBE (AP-HP).&nbsp;Structurée autour d’un réseau d’établissements&nbsp;de santé, de laboratoires de recherche et de partenaires institutionnels, la plateforme OPEN-ReMIE vise à&nbsp;accélérer la mise en place d’essais cliniques en réponse aux épidémies et&nbsp;aux pandémies, dans l’optique d’une&nbsp;prise en charge optimale des patients. <br />   <br />  Inspiré du concept de gestion de crise, OPEN-ReMIE fonctionne comme un « plan blanc » de la recherche clinique thérapeutique, en permettant une mobilisation immédiate des ressources et des infrastructures en cas de crise sanitaire.&nbsp;Tout l’enjeu d’OPEN-ReMIE est de créer les conditions optimales et accélérées pour&nbsp;tester l’efficacité&nbsp;et la sécurité de nouveaux traitements chez des patients hospitalisés, en situation épidémique ou à potentiel pandémique, que ces traitements soient issus de la recherche et du développement académique ou industriel. <br />   <br />  <em>«&nbsp;L’expérience de la pandémie de Covid-19 a démontré que la France bénéficiait d’un système hospitalier&nbsp;puissant et très résilient dans beaucoup de domaines dont la recherche, mais perfectible en cas de crise. OPEN-ReMIE, c’est un outil&nbsp;opérationnel né de cette expérience et de ce constat, qui doit nous permettre,&nbsp;collectivement, d’identifier rapidement la bonne option thérapeutique pour les patients hospitalisés dans un contexte de crise sanitaire.&nbsp;L’alliance entre&nbsp;l’ANRS-MIE et les deux plus importants CHU français est un réel&nbsp;atout dans la construction d’une infrastructure opérante au service&nbsp;du soin&nbsp;»</em>, explique le&nbsp;Pr Florence ADER, infectiologue aux HCL et responsable du réseau OPEN-ReMIE.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une collaboration pour une réponse nationale et européenne</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  Au sortir de la crise de la Covid-19, la France est l’un des rares pays à s’être doté d’un dispositif visant à prévenir&nbsp;et lutter contre les maladies infectieuses émergentes, en investissant massivement dans la recherche et&nbsp;l’innovation au travers de son Plan Innovation Santé 2030. <br />   <br />  Dans le cadre d’une réponse&nbsp;globale concertée et organisée face à de futures épidémies,&nbsp;OPEN-ReMIE s’articule avec d’autres plateformes nationales&nbsp;bénéficiant de financements France 2030, telles que : <br />  <strong>▪&nbsp;EMERGEN 2.0</strong>, lancée le 19 mars 2025 : une plateforme de surveillance et de recherche en génomique née du prolongement du consortium EMERGEN lancé en 2021 en réponse à la pandémie de Covid-19. <br />  <strong>▪&nbsp;I-REIVACEMERGENCE</strong>, lancée le 31 mars 2025 : un réseau dédié à la recherche clinique en vaccinologie, avec un but et un&nbsp;fonctionnement proche de celui d’OPEN-ReMIE. <br />  <strong>▪&nbsp;OBEPINE+</strong> :&nbsp;une plateforme nationale de surveillance, de recherche et développement en épidémiologie via les eaux usées. <br />   <br />  La plateforme OPEN-ReMIE s’inscrit&nbsp;également dans une dynamique de collaboration internationale en collaborant avec des réseaux de recherche tels que le projet PROACT EU-Response (European Proactive Adaptive Clinical Trials Network within EU-Response) piloté par la Pr Karine LACOMBE, un réseau européen proactif&nbsp;d’essais cliniques adaptatifs dans le cadre de la réponse de l’Union Européenne.&nbsp;Il contribue ainsi à une meilleure&nbsp;coordination des essais cliniques à l’échelle européenne et mondiale. <br />   <br />  <em>« OPEN-ReMIE a été conçu pour pérenniser et renforcer les infrastructures de recherche autour des essais&nbsp;cliniques à l’hôpital&nbsp;mises en place pendant la pandémie de Covid-19. Ce réseau national&nbsp;s’articule dans un&nbsp;réseau européen PROACT EU-Response&nbsp;avec l’ambition&nbsp;de répondre efficacement aux crises sanitaires futures. En consolidant les acquis de cette période, il agit comme un véritable « plan blanc » de la recherche clinique.&nbsp;Grâce à la dynamique collaborative entre l’ANRS MIE et les HCL, OPEN-ReMIE permettra une coordination efficace entre les différents acteurs de la recherche clinique en France&nbsp;»</em>, indique le&nbsp;Pr Yazdan YAZDANPANAH, directeur de l’ANRS Maladies infectieuses émergentes. <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Déploiement et calendrier</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/87949868-62319329.jpg?v=1744799141" alt="OPEN-ReMIE : un « plan blanc » de la recherche clinique pour faire face aux futures épidémies" title="OPEN-ReMIE : un « plan blanc » de la recherche clinique pour faire face aux futures épidémies" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  Le projet a débuté le 1er&nbsp;mars 2025&nbsp;et s’étendra sur une durée de 5 ans, avec un financement assuré par l’Agence&nbsp;nationale de la recherche (ANR), au titre du plan France 2030. La réunion de lancement&nbsp;s’est tenue le&nbsp;21 mars dernier et a réuni&nbsp;l’ensemble des partenaires pour formaliser les étapes à venir et les activités à mettre en place. <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La mission Spiadi veut aussi impliquer les patients</title>
   <updated>2025-02-12T11:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/La-mission-Spiadi-veut-aussi-impliquer-les-patients_a4344.html</id>
   <category term="Hygiène" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/84886660-60584071.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-12T11:19:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dédiée à la surveillance et à la prévention des infections associées aux dispositifs invasifs, la mission Spiadi publie chaque année les résultats de son programme de surveillance des bactériémies liées à un cathéter. Bien que les chiffres s’améliorent d’une année à l’autre, elle n’en a pas moins identifié deux principaux chantiers sur lesquels concentrer son attention pour maîtriser toujours mieux ces risques : l’hygiène des mains et l’implication des patients.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/84886660-60584071.jpg?v=1733934737" alt="La mission Spiadi veut aussi impliquer les patients" title="La mission Spiadi veut aussi impliquer les patients" />
     </div>
     <div>
      Faisant partie des cinq missions nationales confiées au RéPIA, le Réseau de prévention des infections et de l’antibiorésistance, la mission Spiadi se concentre plus spécifiquement sur la&nbsp;surveillance et la prévention des infections associées aux dispositifs invasifs, dont les cathéters. Chaque année, elle invite donc les établissements à renseigner leurs données en la matière. Mais les équipes chargées de la prévention locale du risque infectieux sont aussi incitées à observer les pratiques des soignants. Ces données font partie intégrante du projet Observa4, qui se focalise sur trois champs&nbsp;: la préparation cutanée avant la pose d'un cathéter, la manipulation des dispositifs intravasculaires, et la réfection des pansements de cathéters centraux.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une évolution dans les observations</b></div>
     <div>
      Cet automne, à l’occasion de la journée nationale Spiadi, les membres de la mission ont dévoilé les indicateurs et faits marquants pour l’année 2024. Au 2 octobre, 616 établissements avaient ainsi clôturé leurs déclarations.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Environ un tiers des établissements français surveillent les pratiques. Cela représente 600 à 700 établissements, dont un peu plus de 300 qui effectuent aussi des observations de terrain&nbsp;»</em>, détaille le Dr Nathalie Van der Mee-Marquet, responsable du CPias Centre-Val de Loire et de la mission Spiadi, dont il est le porteur, en rappelant toutefois le caractère non obligatoire de ces déclarations.&nbsp; <br />   <br />  Les services&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>prioritaires&nbsp;»</em>, soit les services de réanimation, de médecine, de cancérologie et de chirurgie, sont ici naturellement plus représentés&nbsp;: plus de 20 % d’entre eux ont ainsi mené cette observation des pratiques professionnelles dans le cadre du programme Observa4. Et les retours sont encourageants,&nbsp;les indicateurs montrant une évolution positive dans plusieurs domaines, comme l’utilisation accrue de CHL alcoolique à 2 % pour la préparation cutanée avant la pose d’un cathéter central. 71 % des cas ont été observés en 2024, contre 37,6 % en 2020.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>C’est un très bon résultat, qui va de pair avec une plus grande et une meilleure utilisation de l’antiseptique alcoolique pour la préparation cutanée dans la pose de cathéters périphériques&nbsp;»</em>, souligne Nathalie Van der Mee-Marquet. Pour autant, si les indicateurs montrent une évolution positive dans la prévention des infections sur cathéters, plusieurs axes de travail restent présents avec, en premier lieu, l’hygiène des mains des opérateurs avant une pose de cathéter ou une manipulation.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’hygiène des mains, un enjeu central</b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Les observations des hygiénistes sur le terrain sont ici essentielles pour que nous puissions nous rendre compte des écarts réels entre les recommandations et les pratiques, et ainsi adapter les outils pédagogiques ou en créer de nouveaux&nbsp;»</em>, explique la responsable qui veut&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>prouver biologiquement&nbsp;»</em>&nbsp;la nécessité d’une hygiène des mains renforcée&nbsp;pour «&nbsp;<em>faire bouger les lignes&nbsp;»</em>&nbsp;et&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>débanaliser ces gestes&nbsp;pour les rendre plus techniques&nbsp;»</em>. Car cette technicité est effectivement de mise lors de la pose et de la manipulation d’un cathéter central, le médecin devant, notamment, effectuer au préalable une désinfection chirurgicale.&nbsp; <br />   <br />  Alors, pour sensibiliser les soignants à ces gestes experts, les membres de la mission Spiadi multiplient les actions avec, par exemple, la réalisation en 2022 de l’étude CleanHand4 centrée sur&nbsp;«&nbsp;l’impact d’une stratégie de formation sur l’amélioration de l’hygiène des mains lors de la pose d’un cathéter veineux périphérique court&nbsp;». Mais l’équipe n’en reste pas là&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>nous nous sommes rapprochés de Matis&nbsp;</em>[Mission d’appui transversale à la prévention des infections associées aux soins, relevant également du RéPia - NDLR]<em>, travaillant notamment avec une psychosociologue pour développer de nouveaux outils et faire évoluer les pratiques sur ce sujet central&nbsp;»</em>, détaille Nathalie Van der Mee-Marquet.&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En 2025, un nouveau groupe de travail dédié aux patients</b></div>
     <div>
      Et c’est loin d’être le seul axe de travail qui, ces prochains mois, mobilisera les équipes de Spiadi. En 2025, la mission lancera également une enquête sur la bonne réalisation du rinçage pulsé, avec là aussi des observations réalisées sur le terrain par les équipes opérationnelles d’hygiène œuvrant au sein des établissements de santé.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Ce recueil nous permettra d’obtenir une photographie des pratiques à un instant T pour, si besoin, proposer des outils spécifiquement en lien avec le rinçage pulsé&nbsp;»</em>, explique l’hygiéniste.&nbsp; <br />  En cette année 2025, la mission Spiadi devrait aussi proposer de nouveaux outils plus particulièrement destinés aux patients. Depuis un an, ses équipes travaillent en effet à la création d’un groupe Patient, réunissant une dizaine de patients partenaires et autant d’hygiénistes pour développer des outils adaptés, relatifs notamment à l’hygiène des mains, y compris celle effectuée par les malades eux-mêmes, mais aussi aux bonnes pratiques ou encore à la surveillance des cathéters à l’extérieur du champ hospitalier.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Les infections graves sur cathéters centraux interviennent essentiellement de manière tardive, et sont donc, pour la majorité des cas, dues aux manipulations externes&nbsp;»</em>, explique l’hygiéniste. Constatant qu’une infection sur 10 survenait en ville, les membres de Spiadi ont ainsi décidé de s’adresser aussi aux professionnels de santé libéraux appelés à manipuler les cathéters.&nbsp; <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>Notre objectif est</em><em>&nbsp;ici&nbsp;de mieux impliquer les patients dans la prévention de ces infections, en leur proposant des outils qui soient les plus opérationnels possibles, à l’hôpital comme en ville, mais aussi facilement transportables, comme des applications&nbsp;»</em>, indique la responsable. Plusieurs collaborations sont d’ores et déjà prévues pour matérialiser ces supports.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Le Dr Laure Roux, médecin hygiéniste au CHU de Nîmes, travaillera avec le groupe Patient pour le développement d’une application mobile, qui sera activée au moment de la pose et permettra de répondre aux questions du patient, tout en suivant l’historique du cathéter&nbsp;»</em>, illustre le Dr Van der Mee-Marquet, qui espère pourvoir, à travers toutes ces initiatives,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>prévenir au maximum le risque infectieux associé à ces dispositifs invasifs&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #67, édition de décembre 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-67-Ces-solutions-qui-rendent-l-hopital-plus-performant_a4328.html" target="_blank">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
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      <strong>Actu-Spiadi</strong> <br />   <br />  Il y a deux ans, la mission Spiadi a lancé Actu-Spiadi, une série de webinaires dédiés aux infections associées aux dispositifs invasifs, organisés un jeudi par mois, de 14h à 15h. Ces conférences, qui peuvent être suivies en direct, sont également enregistrées et par la suite publiées sur le site de la mission. Les webinaires des deux dernières années sont d’ailleurs consultables sur&nbsp;<a class="link" href="https://www.spiadi.fr/" target="_blank">https://www.spiadi.fr</a>.&nbsp;&nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/La-mission-Spiadi-veut-aussi-impliquer-les-patients_a4344.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La biologie délocalisée au chevet des patients et de l’hôpital</title>
   <updated>2025-01-15T09:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/La-biologie-delocalisee-au-chevet-des-patients-et-de-l-hopital_a4368.html</id>
   <category term="Biologie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/85403572-60870281.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-15T09:56:00+01:00</published>
   <author><name>Anaïs Guilbaud</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis l’émergence des tests antigéniques et de techniques de PCR au lit du patient, nombreux sont les établissements hospitaliers à se questionner sur les apports potentiels de la biologie délocalisée, que ce soit en termes d’amélioration des prises en charge cliniques ou pour répondre à des problématiques organisationnelles. L’an dernier, les CHU de Poitiers et de Saint-Étienne ont ainsi fait le choix de tester l’usage de la PCR multiplex dans les infections respiratoires en biologie délocalisée aux Urgences. Retour d’expérience.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/85403572-60870281.jpg?v=1736329070" alt="La biologie délocalisée au chevet des patients et de l’hôpital" title="La biologie délocalisée au chevet des patients et de l’hôpital" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Dans nos services d’Urgences, qu’est-ce qui ressemble le plus à un virus ? Et bien, c’est un autre virus&nbsp;»</em>, rappelait le Dr Jérémy Guenezan, chef de service adjoint Urgences Adultes SAMU SMUR du CHU de Poitiers, en guise d’introduction de son intervention au Congrès Urgences 2024.&nbsp;Et si les recommandations de la SFM (Société française de microbiologie, décembre 2023) en matière de diagnostic des viroses respiratoires en milieu hospitalier incitent à utiliser la PCR multiplex de manière restreinte et prioritairement chez les patients à risque de forme grave ou immunodéprimés,&nbsp;<em>«&nbsp;dans la réalité c’est un peu plus complexe&nbsp;»,</em>&nbsp;poursuivait-il. A fortiori, dans des établissements comme le sien, dont le protocole d’hygiène pousse à isoler tous les virus, et ce, alors même que les chambres simples demeurent des denrées rares dans certains services aval.&nbsp; <br />   <br />  Ce constat, couplé à celui d’une épidémiologie des infections respiratoires en perpétuelle évolution, avec de nombreux germes pathogènes impliqués, ont donc poussé les équipes du CHU poitevin à chercher de nouveaux moyens de gérer les pics épidémiques hivernaux.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous nous sommes réunis avec le chef de pôle de biologie et le chef de service de biochimie pour trouver la réponse à la problématique suivante : comment obtenir le statut virologique du patient à la sortie des Urgences avant son hospitalisation ? Ce n’était pas possible au laboratoire en raison des délais de rendu des PCR et de la disponibilité en personnels. Nous avons donc fait le choix de tester le SPOTFIRE<sup>®</sup>&nbsp;de bioMérieux, un appareil de biologie délocalisée qui pouvait être placé directement aux Urgences&nbsp;».</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Excellentes performances</b></div>
     <div>
      Une première expérimentation menée aux Urgences Adultes sur une soixantaine de patients durant l’été 2023 a ainsi permis de démontrer l’utilité du dispositif, mais aussi la faisabilité du test par les infirmiers – sous réserve de temps paramédical dédié –, poussant l’établissement à se lancer pleinement dans l’aventure de la biologie délocalisée des virus respiratoires, dès l’hiver suivant. 1609 tests plus tard – réalisés entre décembre et mars 2024 sur des patients symptomatiques –, les équipes du CHU confirment la robustesse de l’équipement, avec un taux d’invalidité à 1,9 %. Et avec 56 % de pathogènes identifiés hors grippe, COVID et VRS, l’épidémiologie observée aura quant à elle permis de démontrer l’intérêt d’une telle approche multiplex élargie versus de traditionnels tests quadriplex, induisant au passage&nbsp;<em>«&nbsp;un impact probablement thérapeutique et certainement organisationnel&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  <em>«&nbsp;On fait mieux avec les antiviraux, et probablement pas moins mais mieux avec les antibiotiques&nbsp;»</em>, résumait le Dr Guenezan lors du congrès de la &nbsp;SFMU (Société française de médecine d'urgence). Un constat s’étant avéré particulièrement significatif dans la prise en charge de l’épidémie de pneumonies à&nbsp;<em>Mycoplasma pneumoniae</em>&nbsp;à laquelle l’hôpital a dû faire face l’hiver dernier. Ainsi, si les chiffres de l’étude sont actuellement en attente de publication, les premiers résultats révèlent déjà un nombre d’antibiothérapies adaptées très significativement supérieur en cas de recours au SPOTFIRE<sup>®</sup>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Urgences pédiatriques</b></div>
     <div>
      La promesse de détecter 15 agents pathogènes respiratoires les plus courants en une quinzaine de minutes du BIOFIRE®SPOTFIRE®&nbsp;Respiratory/Sore Throat (R/ST) Panel aura également su susciter l’intérêt du service des Urgences pédiatriques du CHU de Saint-Étienne.&nbsp;<em>«&nbsp;La problématique que nous rencontrons actuellement repose sur le faible nombre de pathogènes recherchés par les tests antigéniques et des résultats de test PCR de 2ème&nbsp;ligne qui prennent parfois 48h à arriver. Nous avons donc décidé de tester cette solution afin de déterminer dans quelle mesure elle aurait pu modifier nos prises en charge&nbsp;»</em>, développe ainsi le Dr Aymeric Cantais, chef de service des Urgences pédiatriques du CHU stéphanois. Un essai mené en pratique courante durant l’été 2023, sur une soixante de patients – essentiellement des enfants de moins d’un an présentant une détresse respiratoire fébrile – en période de circulation des entérovirus. <br />   <br />  <o:p></o:p>Malgré quelques appréhensions quant aux risques de contaminations et de résultats faussement positifs potentiellement induits par les conditions dégradées qu’impose une PCR délocalisée, là aussi&nbsp;les performances se sont avérées&nbsp;<em>«&nbsp;très bonnes, avec une concordance avec la PCR conventionnelle réalisée au laboratoire à 98,1 %&nbsp;»</em>. Deuxième enseignement, l’usage du SPOTFIRE®&nbsp;aurait permis de mieux étiqueter la maladie pour 82 % des patients, réduisant au passage l’incertitude diagnostique de l’urgentiste et offrant probablement un moyen de rassurer les parents. Du côté de la prise en charge thérapeutique, l’étude révèle encore une potentielle modification de l’antibiothérapie dans 26 % des cas et une épargne antibiotique certaine grâce aux infections virales diagnostiquées précocement.&nbsp;<em>«&nbsp;Au-delà de l’adaptation immédiate de la prise en charge à l’agent pathogène responsable de la maladie, on peut également s’attendre, avec ce type de dispositif, à une diminution des examens complémentaires inutiles, notamment des gestes douloureux, ce que nous recherchons le plus en pratique clinique&nbsp;»</em>,&nbsp;témoigne le Dr Cantais. Une modification de prise en charge probable, évoquée dans 59 % des cas. <br />   <br />  <o:p></o:p><em>«&nbsp;Et puisqu’il n’est pas rare que nous hospitalisions certains enfants dans l’attente de résultats bactériologiques avec une antibiothérapie probabiliste, il devrait aussi en découler un impact sur le taux d’hospitalisations. Ce qui n’est pas neutre en termes de confort pour le patient et de coût global pour l’établissement&nbsp;»</em>, poursuit le Dr Cantais.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Impacts organisationnels</b></div>
     <div>
      Du point de vue organisationnel, l’un des principaux impacts ressentis par le CHU de Poitiers concerne quant à lui l’attribution des chambres seules.&nbsp;<em>«&nbsp;Le fait d’avoir une réponse virale très rapide sur des virus que nous n’aurions pas forcément détectés, comme l’adénovirus ou le métapneumovirus, nous a permis de faire une utilisation la plus appropriée possible des ressources hospitalières&nbsp;»</em>, souligne notamment le Dr Guenezan.&nbsp; <br />   <br />  <o:p></o:p><em>«&nbsp;Il nous reste encore à traiter les informations sur les durées de passage aux Urgences, la réalisation des examens complémentaires supplémentaires, ou encore l’antibiothérapie de manière globale, mais instinctivement nos retours sont très positifs.&nbsp;Sans oublier un bénéfice pour les soignants, souvent peu évalué&nbsp;»</em>.&nbsp;Comme l’étaye le praticien, l’obtention d’un diagnostic rapide s’avère être un plus dans la capacité à adapter l’isolement respiratoire au sein même des urgences, permettant au passage d’alléger la charge mentale des personnels paramédicaux, tant en termes de prise en charge que de nettoyage. Sans oublier une probable diminution des transmissions interhumaines, patients-patients, mais aussi patients-soignants. <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Pour en savoir plus&nbsp;: bioMérieux Urgences Tour</strong> <br />  <o:p></o:p><strong><em>Les équipes bioMérieux se proposent d’aller à la rencontre des laboratoires et des services d’Urgences souhaitant découvrir ses solutions, grâce à un camion embarquant les dernières innovations en termes de biologie d’urgence.</em></strong><o:p></o:p> <br />  Contact&nbsp;: <a class="link" href="javascript:protected_mail('emmanuel.crenn@biomerieux.com')" >emmanuel.crenn@biomerieux.com</a>  <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.biomerieux.fr" target="_blank">site de bioMérieux</a>  <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #67, édition de décembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-67-Ces-solutions-qui-rendent-l-hopital-plus-performant_a4328.html">à lire ici</a>  &nbsp; <br />  <o:p></o:p> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/La-biologie-delocalisee-au-chevet-des-patients-et-de-l-hopital_a4368.html" />
  </entry>
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   <title>Dr Romain Pimpie : « La PRI est un domaine passionnant et vraiment très vaste »</title>
   <updated>2024-12-11T10:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Dr-Romain-Pimpie-La-PRI-est-un-domaine-passionnant-et-vraiment-tres-vaste_a4288.html</id>
   <category term="Hygiène" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/83213545-59613606.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-11T10:28:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pharmacien spécialiste en prévention du risque infectieux (PRI), le Dr Romain Pimpie exerce depuis plus de dix ans au sein de l’équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière de l’hôpital privé Dijon Bourgogne, intervenant également à la Clinique Les Rosiers et la Polyclinique du Parc Drevon, autres établissements du groupe Ramsay Santé à Dijon. Il est aussi un membre actif de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) et de sa commission des Jeunes professionnels de la prévention du risque infectieux (JePPRI). Rencontre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83213545-59613606.jpg?v=1727885866" alt="Dr Romain Pimpie : « La PRI est un domaine passionnant et vraiment très vaste »" title="Dr Romain Pimpie : « La PRI est un domaine passionnant et vraiment très vaste »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, revenir sur votre parcours&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Romain Pimpie&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Diplômé de la Faculté de Pharmacie de Dijon en 2013, j'ai pris mon premier poste en tant que praticien hygiéniste en octobre 2013 à Dijon, au sein de trois cliniques privées du Groupe Ramsay-GDS (Sainte-Marthe, Chenôve et Fontaine). En 2017, ces trois établissements se sont regroupés au sein d’une seule et même entité, l’Hôpital privé Dijon Bourgogne, appartenant au groupe Ramsay Santé. Le recrutement d’un praticien hygiéniste unique pour les trois cliniques avait d’ailleurs été effectué en prévision de cette fusion. Ces circonstances, et les spécificités du poste, m’avaient dès le départ intéressé. Et m’intéressent toujours, car je continue d’intervenir sur trois établissements, l’Hôpital privé Dijon Bourgogne, la Clinique Les Rosiers et, depuis le début de l’année 2024, la Polyclinique du Parc Drevon. <br />   <br />  <strong>Pourquoi vous êtes-vous dirigé vers l'hygiène hospitalière ?</strong> <br />   <br />  Après avoir obtenu le diplôme de docteur en pharmacie, je souhaitais initialement poursuivre mes études et m’orienter vers un double cursus pharmacie-médecine. Mais c’est alors que j’ai eu l’opportunité d’intégrer les cliniques de Sainte-Marthe, Chenôve et Fontaine en tant que praticien hygiéniste avec, en toile de fond, la fusion prochaine de ces trois structures. C’était pour moi l’occasion de participer à la constitution d’un nouvel établissement de soin, ce qui m’a poussé à me diriger pleinement vers la prévention du risque infectieux. J’ai d’ailleurs obtenu mon diplôme d’hygiène hospitalière dès 2014, et n’ai jamais regretté cette décision&nbsp;! La prévention du risque infectieux est un domaine passionnant et vraiment très vaste.&nbsp;Nous intervenons au quotidien dans quasiment toutes les composantes d’un établissement de santé, y compris celles n’ayant pas de lien direct avec le soin.&nbsp;Cette diversité, dont j’ai réellement pris conscience qu’au fur et à mesure de mon expérience, participe à mon attrait pour la discipline et, au quotidien, à mon épanouissement professionnel.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles sont aujourd’hui vos missions au sein des cliniques où vous intervenez&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Chaque établissement est autonome et a des spécificités qui lui sont propres. En tant que praticien hygiéniste, mes interventions se font en lien avec les organes de gouvernance locaux, particulièrement la commission médicale d'établissement (CME) et le comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN), que je préside d’ailleurs pour la clinique Les Rosiers et la Polyclinique du Parc Drevon. Je participe également aux autres commissions en mettant en avant les aspects de la PRI, comme&nbsp;la Commission du médicament et des dispositifs médicaux stériles (COMEDIMS) pour la lutte contre l’antibiorésistance, ou la Commission de sécurité et des conditions de travail (CSSCT) pour, par exemple, la prévention des accidents d'exposition au sang. Mais ma mission ne s’arrête pas à ce volet institutionnel&nbsp;: je pilote également les équipes opérationnelles d’hygiène (EOH) sur site, dont les membres interviennent exclusivement, pour leur part, à l’échelle locale. <br />   <br />  <strong>Prenez-vous part aux actions de ces EOH&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Bien entendu&nbsp;! Au quotidien, nous travaillons de concert pour, par exemple, améliorer les indicateurs du risque infectieux, indispensable pour mettre en œuvre un pilotage efficace. Car, rappelons-le, les hygiénistes sont surtout des professionnels de la santé publique, qui ont donc besoin de recueillir de nombreuses données sur l'établissement. Ces indicateurs occupent une place centrale dans notre métier, que l’on pourrait d’ailleurs résumer en trois mots&nbsp;: surveillance, évaluation, formation. Sur ce dernier champ, nous intervenons auprès de l’ensemble des professionnels exerçant au sein d’une structure, qu’ils soient médicaux ou paramédicaux, bien sûr, mais aussi le personnel administratif, les agents d’entretien, etc.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment organisez-vous votre temps pour être présent sur trois sites distincts&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Cette gestion s’effectue en fonction des besoins de chaque établissement : l’Hôpital privé Dijon Bourgogne et la Polyclinique du Parc Drevon sont par exemple des établissements spécialisés en soins aigus de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), tandis que la Clinique Les Rosiers se consacre pour sa part aux soins médicaux de réadaptation (SMR).&nbsp;La diversité d’activité nous amène à adapter notre travail et nos interventions en fonction de l’environnement et du plateau technique de chaque structure&nbsp;– blocs opératoires, services d’oncologie médicale, blocs endoscopiques, où la réalisation d’actes d’endoscopie&nbsp;a un impact fort sur l’approche que nous pouvons avoir de la PRI. <br />   <br />  <strong>Vous êtes aussi très impliqué au sein de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H). Pourquoi avoir choisi de vous engager auprès de la société savante&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  J’ai adhéré à la SF2H en 2015, soit peu de temps après l’obtention de mon DU d’hygiène hospitalière. Je souhaitais en effet garder un lien avec d’autres spécialistes de la PRI, et participer à un réseau de professionnels de la PRI. Puis, progressivement, j’ai commencé à m’impliquer davantage dans les travaux de la société savante, par exemple sur l’urologie en 2019 et 2020, en partenariat avec l'Association française d’urologie, ou sur les précautions complémentaires pour la prévention des transmissions par l’air, dont la publication est prévue prochainement. Je fais également partie de la commission des Jeunes professionnels de la prévention du risque infectieux (JePPRI) de la SF2H, que j’ai rejoint en 2022, soit peu de temps après sa création. Au début, les membres du bureau se partageaient toutes les tâches, puis nous avons opté pour une organisation plus spécialisée, afin que chacun ait un champ d’action mieux défini. J’y occupe aujourd’hui la fonction de secrétaire, et suis par exemple chargé de la gestion de l’adresse mail de contact, de la liste des adhérents, et de certains documents officiels, ou encore de la préparation de certaines réunions. <br />   <br />  <strong>Le JePPRI s’implique beaucoup dans l’attractivité des métiers de la PRI…</strong> <br />  Le JePPRI a pour fonction première de fédérer l'ensemble des jeunes professionnels de la PRI, mais effectivement, nous menons également de nombreuses actions pour promouvoir notre spécialité. La Commission «&nbsp;Jeunes&nbsp;» est ainsi très active sur les réseaux sociaux, pour communiquer sur ses actions et plus largement faire connaître l’hygiène hospitalière, de manière très explicite et très visuelle. Le JePPRI organise également plusieurs évènements autour de la PRI, comme les WebiMars&nbsp;qui, cette année, invitaient les participants à <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Coup-de-projecteur-sur-les-metiers-de-la-prevention-du-risque-infectieux_a4151.html" target="_blank">découvrir les métiers de la PRI</a>  &nbsp;: praticiens, infirmiers, techniciens biohygiénistes… Toutes ces initiatives visent à mettre en lumière la richesse de notre discipline, mais aussi à en expliquer les missions et conditions d’accession.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourquoi cette attention forte portée à l'attractivité de vos métiers&nbsp;? Rencontrez-vous, au quotidien, des difficultés de recrutement ou de vocation ?</strong> <br />   <br />  Je ne les observe pas directement, mais je ne suis pas non plus hospitalo-universitaire&nbsp;; j’ai donc une vision limitée sur les vocations des étudiants en santé. Ce que je constate, en revanche, c’est le manque d’information autour de notre spécialité. Or les jeunes générations sont demandeuses d’éléments pour comprendre les métiers qui existent et les spécialités qui leur sont accessibles, par exemple via un cursus de pharmacie. Parallèlement, je me suis donc inscrit dans un programme de mentorat, qui met en relation des professionnels déjà actifs avec des étudiants ou des lycéens. Depuis que je m’y suis engagé en 2021, plusieurs dizaines d’étudiants, principalement en pharmacie, m’ont contacté pour avoir plus d’informations sur mon métier. Je réalise ainsi une vingtaine d’entretiens par an, pour répondre à leurs questions et essayer de les guider dans leur choix, qu’ils se dirigent ou non, par la suite, vers la PRI.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>L’hygiène hospitalière n’est pas seulement une discipline relativement méconnue. Elle fait également l’objet d’un certain nombre de préjugés. Ces actions de communication ne sont-elles pas, aussi, un moyen de lutter contre les idées reçues&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ces actions de promotion de la PRI participent évidemment à toucher les équipes via des supports adaptés aux codes de la communication d’aujourd’hui. Étant issu d’un cursus en pharmacie et n’ayant pas fait d’internat, j’ai donc à la fois découvert l’hôpital et les préjugés sur l’hygiène hospitalière au cours de mon exercice professionnel. Quand on est en charge de la gestion des risques et que l’on réalise des audits, on est souvent associé au jugement avec une connotation négative, du moins au début – sauf, peut-être, lorsque c’est l'équipe qui fait appel à nous. Ces audits sont une composante clé de notre travail et permettent de faire évoluer les pratiques. Je les réalise moi-même beaucoup et j’essaie d’adapter mon approche et ma communication car je suis conscient que l’audit peut être mal perçu par les équipes. Pourtant,&nbsp;comme tout spécialiste de la prévention du risque infectieux, mon objectif premier est de travailler main dans la main avec les équipes médico-soignantes… et sans jugement, pour qu’elles puissent intégrer tous les aspects de la prévention du risque infectieux dans leur quotidien. Je suis néanmoins également conscient que la PRI n’est pas l’unique préoccupation des soignants, qui gèrent aussi la douleur des patients, les soins, les transfusions… Leurs tâches sont nombreuses, mais ils ne peuvent pas, pour autant, en oublier le risque infectieux. Et c’est justement là mon objectif et celui des EOH. La communication pour cela est un outil indispensable qui nous aide à intégrer la PRI dans la pratique régulière des équipes et faire en sorte que cela soit à terme un réflexe. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Dr-Romain-Pimpie-La-PRI-est-un-domaine-passionnant-et-vraiment-tres-vaste_a4288.html" />
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