<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hospitalia.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.hospitalia.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.hospitalia.fr/</id>
 <updated>2026-03-14T03:16:32+01:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.8628488</geo:lat>
  <geo:long>2.3411245</geo:long>
  <icon>https://www.hospitalia.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Mon Espace Santé : 50 millions de documents échangés en 2025, le Grand Est accélère les usages</title>
   <updated>2026-03-09T10:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Mon-Espace-Sante-50-millions-de-documents-echanges-en-2025-le-Grand-Est-accelere-les-usages_a4950.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/95082179-66595653.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-04T13:52:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quatre ans après son lancement national, « Mon espace santé » s’inscrit durablement dans le quotidien de la santé des habitants et des professionnels du Grand Est. À l’occasion de cet anniversaire, l’Agence Régionale de Santé Grand Est, l’Assurance Maladie Grand Est et le Groupement Régional d’Appui à la e-Santé (GRADeS) Pulsy dressent un bilan du déploiement régional et mettent en lumière une dynamique d’appropriation continue, au service des parcours de soins et de la coordination entre acteurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/95082179-66595653.jpg?v=1772628981" alt="Mon Espace Santé : 50 millions de documents échangés en 2025, le Grand Est accélère les usages" title="Mon Espace Santé : 50 millions de documents échangés en 2025, le Grand Est accélère les usages" />
     </div>
     <div>
       <br />   <br />  Après avoir posé les bases d’un coffre-fort numérique de données de santé sécurisé, simple d’usage et largement alimenté, le service « Mon espace santé » s’inscrit désormais dans une nouvelle dynamique : utiliser ces données comme levier de prévention personnalisée pour ses usagers et faciliter la coordination des soins en simplifiant leur accès pour les professionnels de santé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une appropriation croissante par les habitants du Grand Est</b></div>
     <div>
      Dans la région Grand Est, « Mon espace santé » s’impose progressivement comme un point d’entrée numérique de référence pour la gestion des informations de santé. Plus de 30 % des habitants ont activé leur espace, soit près d’un habitant sur trois, avec une progression de plus de 8% en un an.Les usages confirment cette dynamique : <br />   <br />  -&nbsp;Chaque habitant reçoit en moyenne environ 9 documents de santé par an dans « Mon espace santé ». Le Grand Est est la région qui met à disposition le plus de documents dans « Mon espace santé » par habitant ; <br />  -&nbsp;En 2025, plus de 50 millions de documents ont été déposés par les professionnels de santé de ville et les établissements de santé du territoire, soit une hausse de près de 70% par rapport à 2024 ; <br />  -&nbsp;Près de 9 dossiers médicaux partagés sur 10 contiennent au moins un document de santé. <br />   <br />  Ces chiffres traduisent une appropriation progressive par les usagers d’un outil simple, accessible et sécurisé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des professionnels de santé et des établissements fortement engagés sur le territoire</b></div>
     <div>
      La dynamique régionale repose sur l’engagement des professionnels de santé et des établissements du territoire : <br />  -&nbsp;Plus de 9 400 professionnels et structures ont alimenté « Mon espace santé » en 2025 dans le Grand Est ; <br />  -&nbsp;Plus de 6 200 professionnels libéraux l’ont consulté, avec une progression particulièrement marquée chez les infirmiers libéraux ; <br />  -&nbsp;Près d’un tiers des établissements de santé le consultent pour les admissions et lors des consultations. <br />   <br />  Ce développement est accompagné en proximité par les agents de l’ARS Grand Est, de l’Assurance Maladie et de Pulsy et un réseau de plus de 300 ambassadeurs « Mon espace santé » et 11 structures ambassadrices, ce qui a permis de sensibiliser plus de 65 000 personnes en 2025. Grâce à la mobilisation de ce réseau, des citoyens éloignés du numérique ont notamment bénéficié de stands et d’ateliers dédiés à l’utilisation de « Mon espace santé ». Cette mobilisation a été encouragée et soutenue par une animation régionale combinant temps de formation, mise à disposition d’outils et accompagnement. Les Maisons France Santé constituent également des relais de proximité essentiels pour accompagner et orienter les citoyens qui en ont le plus besoin vers l’activation et l’usage de « Mon espace santé », en particulier les publics les plus éloignés du numérique et du système de soins. Elles sont identifiables grâce au label « France Services » affiché à l’entrée des structures et peuvent être localisées facilement via l’annuaire en ligne sur le site service-public.fr ou en mairie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un levier pour les parcours de soins et la coordination ville-hôpital</b></div>
     <div>
      En 2025, le Grand Est a engagé des travaux ciblés sur des parcours prioritaires afin d’ancrer « Mon espace santé » dans les pratiques professionnelles. Le parcours Périnatalité illustre cette dynamique, en guidant la future mère dans ses démarches tout au long de la grossesse et lors de la période post-natale. « Mon espace santé » facilite la coordination entre les professionnels de ville et la maternité et l’accès des futures mères à l’ensemble des documents de santé utiles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les ambitions 2026 pour Mon espace santé</b></div>
     <div>
      En 2026, les évolutions engagées vont permettre de : <br />  -&nbsp;Renforcer l’intégration de « Mon espace santé » dans les logiciels des professionnels ;-&nbsp;Développer les usages autour du partage fluide et sécurisé des données ; <br />  -&nbsp;Consolider la place de « Mon espace santé » comme réflexe numérique au service des patients et des équipes de soins.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Mon-Espace-Sante-50-millions-de-documents-echanges-en-2025-le-Grand-Est-accelere-les-usages_a4950.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Mon Espace Santé à l'essai dans 150 établissements pilotes</title>
   <updated>2023-03-01T11:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Mon-Espace-Sante-a-l-essai-dans-150-etablissements-pilotes_a3562.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/69897955-48819235.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-03-01T11:33:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Conformément à l’objectif, affiché par les pouvoirs publics, « d’accélérer la feuille de route du numérique en santé », le Ségur Numérique s’est doté d’outils pour promouvoir et développer les différents projets nationaux, dont Mon Espace Santé. Au cours de ces derniers mois, 150 établissements pilotes ont déjà pu y tester plusieurs usages relatifs à la transmission de documents de sortie, au volet médico-administratif ou encore aux échanges entre professionnels de santé et patients.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69897955-48819235.jpg?v=1672748625" alt="Mon Espace Santé à l'essai dans 150 établissements pilotes" title="Mon Espace Santé à l'essai dans 150 établissements pilotes" />
     </div>
     <div>
      Débloquant un investissement de deux milliards d’euros pour «&nbsp;<em>soutenir le développement massif et cohérent du numérique en santé en France</em>&nbsp;», le Ségur du numérique en santé commence à s’installer dans les établissements de santé, via notamment le programme SUN-ES (Ségur Usage Numérique en Établissements de Santé) qui, dans la suite du programme HOP’EN, vient promouvoir les usages des outils numériques au sein de ces structures. Trois principaux volets ont ainsi été définis par les pouvoirs publics&nbsp;: l’alimentation de Mon Espace Santé (MES), la promotion de la messagerie sécurisée de santé (MSSanté) et l’association de l’identité nationale de santé (INS) «<em>&nbsp;à tous les documents de santé transmis</em>&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  Inscrit au cœur du dispositif, Mon Espace Santé a été progressivement ouvert au début de l’année 2022. Acceptée de manière tacite par 98 % des usagers concernés, cette interface personnelle enregistre aujourd’hui au moins une première connexion pour 7,2 millions de personnes, soit plus de 10 % de la population française. Si plusieurs applications y seront intégrées à terme, MES s’appuie pour l’instant sur deux briques principales&nbsp;: le dossier médical partagé (DMP) et la messagerie sécurisée MSSanté. Depuis avril 2022, 150 établissements pilotes se sont portés volontaires pour tester de premiers usages, notamment la transmission des documents de sortie, le volet médico-administratif ainsi que le suivi médical entre professionnels de santé et patients.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’exemple de la Nouvelle-Aquitaine</b></div>
     <div>
      La Nouvelle-Aquitaine, où se trouvent 25 de ces établissements, s’est ainsi engagée dans cette dynamique qui s’est déclinée de différentes manières suivant les structures. Certaines se sont concentrées sur les professionnels en exercice, nommant des ambassadeurs pour informer et former leurs confrères, tandis que d’autres ont porté leur attention sur les usagers, optant pour le développement de MSSanté auprès de leurs patients. «&nbsp;<em>Quelle que soit l’approche retenue, elle cherche à répondre à des objectifs qualitatifs, conformément aux attendus du pilote&nbsp;»</em>, explique Bluenn Méheust, cheffe de projet Coordination régionale MSSanté et DMP auprès du Groupement Régional d’Appui au Développement de la e-Santé (GRADeS) E-Santé En Action (ESEA)*.&nbsp;«<em>&nbsp;Il s’agit véritablement d’avoir des retours rapides, en termes de description des cas d’usages mis en œuvre et les freins identifiés au cours de ces essais</em>&nbsp;», poursuit la coordinatrice, qui, avec les équipes de territoire ESEA et l’Assurance Maladie, travaille en lien étroit avec les établissements expérimentateurs. <br />  &nbsp; <br />  C’est notamment le cas du Centre Hospitalier Nord Deux-Sèvres (CHNDS) qui, pour compléter sa participation au programme HOP’EN et l’enrichir avec les nouveautés du Ségur numérique, a entre autres participé au pilote MSSanté. «&nbsp;<em>Qu’il s’agisse de l’alimentation du DMP ou de l’expérimentation autour de MSSanté, toutes nos actions s’inscrivent dans la stratégie de notre établissement, attaché à mieux s’ouvrir vers la patientèle et les praticiens de ville</em>&nbsp;», confie Christophe Moreau, responsable des systèmes d’information du CHNDS. Deux filières relatives à MES ont été ici mises en place&nbsp;: le dépôt de dossier et le rappel de rendez-vous pour l’anesthésie et la chirurgie ambulatoire, et le déploiement de MSSanté dans le service de chirurgie viscérale et bariatrique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Au CHNDS, de premiers essais en chirurgie bariatrique</b></div>
     <div>
      «&nbsp;<em>La messagerie sécurisée nous a intéressés parce qu’elle répondait des attentes bien réelles&nbsp;: nos patients, mais aussi nous, professionnels de santé, sommes demandeurs de possibilités d’échanges faciles, rapides et sécurisés</em>&nbsp;», indique le Dr Patrick Buenos, chirurgien bariatrique au CHNDS. Un état de fait qui a, semble-t-il, facilité l’acceptation de l’outil&nbsp;par les usagers suivis au long cours, avec des professionnels de santé désormais en mesure de répondre plus rapidement à leurs interrogations. Et c’est loin d’être la seule application de MSSanté au sein du service&nbsp;: les équipes médico-soignantes y ont également recours pour informer leur patientèle d’événements à venir, pour organiser des consultations pluridisciplinaires ou encore pour se transmettre des photos utiles à la prise en charge d’un patient. «&nbsp;<em>Ces images nous permettent de voir l’évolution du corps et la retente des tissus. Mais elles sont éminemment sensibles</em>&nbsp;», indique le Dr Patrick Buenos, saluant ici l’aspect sécuritaire de la messagerie. <br />  &nbsp; <br />  Au cours de ces derniers mois d’utilisation, le professionnel de santé a néanmoins identifié plusieurs freins dans l’utilisation de MSSanté avec, par exemple, l’impossibilité de partager des fichiers trop volumineux comme les vidéos, les difficultés pour constituer un carnet d’adresses ou encore la complexité de l’adresse mail du patient, dont le format <a class="link" href="javascript:protected_mail('INS@patient.mssante.fr')" >INS@patient.mssante.fr</a>  «&nbsp;<em>rend difficile le lien entre l’adresse de messagerie et l’usager</em>&nbsp;». À terme, le CHNDS envisage donc des évolutions et entend notamment se rapprocher de son éditeur de Dossier Patient Informatisé «&nbsp;pour intégrer un bouton d’envoi de mail directement depuis le DPI&nbsp;», indique Christophe Moreau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des premiers retours au niveau national</b></div>
     <div>
      Ces freins concernant le format de l’adresse mail ou le besoin de lier MSSanté au DPI ont d’ailleurs été soulevés par plusieurs établissements participants à ce pilote. Dans un <a class="link" href="https://esante.gouv.fr/webinaires/mon-espace-sante-retour-dexperience-des-pilotes" target="_blank">webinaire</a>  organisé le 9 novembre dernier et justement consacré au retour d’expérience de ces pilotes, Anne Lorin, responsable de missions au sein de l’Agence du Numérique en Santé (ANS), a ainsi listé les principales difficultés remontées par les établissements testeurs. L’on y trouve également la nécessité de faciliter la clôture d’une conversation avec un patient, de simplifier les modalités de connexion pour les professionnels multisites ou encore d’améliorer la lisibilité de l’affichage, pensé sous forme de conversation. <br />   <br />  «&nbsp;<em>Des discussions sont en cours pour intégrer des réponses à ces problématiques, notamment dans les exigences de la vague 2 du Ségur, qui comporte un volet fort sur l’intégration de la MSSanté, mais aussi dans les logiciels métiers ainsi que dans la nouvelle version du référentiel des opérateurs de messagerie</em>&nbsp;», a précisé la chargée de mission. «&nbsp;<em>Ces pilotes ont permis de recueillir des retours riches et utiles pour prioriser les évolutions à apporter à Mon Espace Santé</em>&nbsp;», a complété Hela Ghariani, co-responsable de la Direction du Numérique en Santé (DNS) en précisant que «&nbsp;<em>le service sera amélioré en continu, suivant les retours des acteurs du monde de la santé</em>&nbsp;». <br />  &nbsp;  <div id="sdfootnote1">*Au niveau des Régions, les GRADeS, l’Assurance Maladie et les Agences Régionales de Santé sont en charge de l’accompagnement au déploiement du Ségur numérique. <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Article publié dans l'édition de décembre 2022 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-59-Nouveaux-modeles-Nouvelles-organisations_a3532.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong></em><br style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;" />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Mon-Espace-Sante-a-l-essai-dans-150-etablissements-pilotes_a3562.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Mon Espace Santé : un progrès remarquable par rapport au DMP précédant, mais une centralisation excessive</title>
   <updated>2023-02-20T13:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Mon-Espace-Sante-un-progres-remarquable-par-rapport-au-DMP-precedant-mais-une-centralisation-excessive_a3566.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/69898263-48819456.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-20T13:19:00+01:00</published>
   <author><name>Professeurs Isaac Azancot et Patrick Henry</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le prolongement d’une tribune dans le journal Le Monde (16/07/2020) appelant à tirer les leçons des dysfonctionnements du dossier médical partagé (DMP), cet article résume les progrès accomplis par son évolution vers « Mon Espace Santé », attire l’attention sur les limites d’une centralisation excessive des informations et fait état des progrès que les nouvelles technologies permettent d’envisager en matière de pertinence médicale, de coordination des soins, de sécurité de l’information, de réduction des coûts et de l’empreinte carbone.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69898263-48819456.jpg?v=1676896851" alt="Mon Espace Santé : un progrès remarquable par rapport au DMP précédant, mais une centralisation excessive" title="Mon Espace Santé : un progrès remarquable par rapport au DMP précédant, mais une centralisation excessive" />
     </div>
     <div>
      Le chemin a été long&nbsp;: instauré en 2004 sous l’appellation de «&nbsp;Dossier Médical Personnel&nbsp;», le DMP a subi une première mutation sous la forme de «&nbsp;Dossier médical Partagé&nbsp;» confié à partir de 2012 à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie. Une troisième évolution est survenue depuis un an devenant «&nbsp;Mon Espace Santé&nbsp;», outil de partage des documents médicaux qui intègre également une messagerie sécurisée, un agenda pour centraliser les rendez-vous médicaux et les vaccinations et un catalogue d’applications numériques certifiées par l’État.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des évolutions concrètes mises en place pour promouvoir l’usage de Mon Espace Santé</b></div>
     <div>
      Contrairement à la première mutation, cette dernière mouture intègre enfin des évolutions qui permettent de penser que le succès est à portée&nbsp;: en premier lieu, il semble acté que l’hôpital et les établissements de santé sont la source première d’alimentation des plateformes de santé. Nous en avions souligné l’importance et les financements du Ségur de la Santé vont dans ce sens (SUN-ES à l’attention des établissements sanitaires et SONS à l’attention des éditeurs). C’est un premier stimulant direct, qui a longtemps tardé à être mis en place. Reste à généraliser le déploiement des connecteurs permettant d’alimenter directement le DMP à partir des différents outils informatiques utilisés par les professionnels de santé dans le cadre de leur activité hospitalière. <br />  &nbsp; <br />  Une deuxième évolution majeure est disponible depuis janvier 2022, après avoir été testée dans trois départements pilotes depuis août 2021&nbsp;: Mon Espace Santé est ouvert à tous les usagers français. Ils reçoivent progressivement un courrier leur proposant d’activer eux-mêmes immédiatement leur espace de santé et leur DMP. Sans réponse négative après 6 semaines, le profil Mon Espace Santé est automatiquement créé. Ce mécanisme garantit qu’à terme une majorité de citoyens disposera d’un DMP ouvert – les oppositions exprimées étant très rares. <br />  &nbsp; <br />  Le troisième groupe d’évolutions est d’ordre technique, mais de la plus grande importance. Tout d’abord l’identification du patient, l’INS-NIR qui correspond au numéro de sécurité sociale du bénéficiaire lorsque l’usager est lui-même l’assuré, devient l’identifiant de santé unique : il va progressivement s’imposer à tous les acteurs de santé et constitue la condition nécessaire pour consolider les données. En second lieu, les standards informatiques ont été parfaitement définis au sein d’un «&nbsp;cadre national d’interopérabilité&nbsp;» qui s’impose à tous les acteurs de santé devant alimenter le DMP. En troisième lieu les acteurs de santé disposent maintenant d’un service («&nbsp;Pro-Santé Connect&nbsp;», de l’Agence du Numérique en Santé), leur permettant une connexion sécurisée et directe aux plateformes de santé en utilisant leur carte professionnelle CPS ou leur smartphone (service e-CPS). Enfin des «&nbsp;plateformes d’intermédiation (PFI)&nbsp;» sont en cours d’installation&nbsp;: elles permettent de transcoder dans le format d’interopérabilité défini plus haut les informations médicales provenant des systèmes d’information hétérogènes – ainsi le monde de la santé pourra «&nbsp;parler le même langage&nbsp;», et pourra évoluer plus facilement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une architecture centralisée limitant l’efficience du dispositif</b></div>
     <div>
      Malgré ces évolutions, Mon Espace Santé reste une architecture centralisée, dans la mesure où elle impose aux différents acteurs de santé de lui envoyer physiquement des documents, qui sont hébergés en un lieu unique. L’information ainsi partagée reste médicalement incomplète&nbsp;: seuls les documents transmis à partir de l’ouverture du DMP par le patient sont disponibles, et tous ne sont pas considérés «&nbsp;éligibles&nbsp;» à l’envoi au DMP par les professionnels qui les produisent. De ce fait, un praticien qui cherche une information pour un patient ayant un lourd historique hospitalier ou à accéder à une donnée précise a de grandes chances de ne pas la trouver dans le DMP. Or, c’est justement pour les malades, notamment âgés, avec de lourdes comorbidités et un dossier médical complexe et ancien, qu’il est important d’accéder rapidement à l’information recherchée, pour éviter des examens redondants, des ré-hospitalisations ou des passages aux urgences évitables. C’est là qu’une telle centralisation de l’information au sein de Mon Espace Santé trouve ses limites médicales. <br />  &nbsp; <br />  La solution à ce problème est d’ordre technique et passe par une architecture répartie prenant pour base les PFI citées ci-dessus. Dans ce modèle de partage des informations médicales, l’alimentation des plateformes de santé ne passe pas par l’envoi physique de documents, mais par la mise à disposition de liens internet qui permettent d’aller les chercher directement en leurs lieux de stockage d’origine, notamment hospitaliers. Les PFI assurent la sécurité des échanges et la compatibilité des transactions avec le cadre d’interopérabilité défini au national.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’évolution vers une architecture répartie serait un modèle efficient, mais culturellement disruptif </b></div>
     <div>
      Les technologies actuelles de l‘information permettraient d’évoluer sans grande complexité technique vers une telle architecture de mise à disposition répartie de l’information&nbsp;médicale&nbsp;: une preuve de concept a d’ailleurs été établie par l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, qui a déployé avec le support de l’ARS Île-de-France un démonstrateur conforme à ce principe de fonctionnement. <br />  &nbsp; <br />  Migrer vers une architecture répartie comporterait de nombreux avantages, en premier lieu d’ordre médical : un praticien se connectant à Mon Espace Santé et cherchant une information sur un patient – information qu’il ne trouverait pas dans le DMP – pourrait ainsi accéder directement et simplement, de manière sécurisée, aux informations réparties présentes dans les entrepôts de stockage hospitaliers. Mais d’autres avantages majeurs, ce modèle limitant les échanges purement documentaires au profit de pointeurs, en résulteraient également : compte tenu de la volumétrie prévisible, une sécurité accrue de l’information, d’importantes économies d’archivage et une réduction significative de l’empreinte carbone – les «&nbsp;datacenters&nbsp;» étant particulièrement énergivores – pourraient être obtenues. Ce type d’urbanisation des échanges médicaux ouvre enfin la perspective d’un dossier partagé dépassant un cadre national, puisqu’il repose sur des standards définis au niveau européen et même international. <br />  &nbsp; <br />  L’obstacle majeur à ce stade est d’ordre culturel, car un tel modèle disruptif se heurte à une tradition nationale privilégiant les solutions centralisées, à un hospitalo-centrisme qui reste encore trop souvent présent et risque de porter préjudice à des lobbies industriels ayant traditionnellement déployé au sein des hôpitaux des progiciels de gestion intégrée complexes, au profit de solutions innovantes et agiles beaucoup moins spécifiques et onéreuses... <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Article publié dans l'édition de décembre 2022 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-59-Nouveaux-modeles-Nouvelles-organisations_a3532.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong></em><br style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;" />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Mon-Espace-Sante-un-progres-remarquable-par-rapport-au-DMP-precedant-mais-une-centralisation-excessive_a3566.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Assises citoyennes du Numérique en Santé : retour sur une journée participative</title>
   <updated>2023-01-18T13:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Assises-citoyennes-du-Numerique-en-Sante-retour-sur-une-journee-participative_a3597.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/70214747-48997638.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-18T13:03:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Associer les citoyens dans la construction du numérique en santé : c’est la promesse toujours renouvelée par la Délégation ministérielle au numérique en santé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/70214747-48997638.jpg?v=1674044838" alt="Assises citoyennes du Numérique en Santé : retour sur une journée participative" title="Assises citoyennes du Numérique en Santé : retour sur une journée participative" />
     </div>
     <div>
      <div class="page" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);" title="Page 1">  <div class="layoutArea">  <div class="column">Les&nbsp;<a class="link" href="https://esante.gouv.fr/assises-citoyennes" target="_blank">Assises citoyennes du numérique en santé</a>, clôturées cette année par l’intervention&nbsp;du ministre de la Santé et de la Prévention, sont dédiées aux travaux menés par le&nbsp;comité citoyen, qui s’est&nbsp;préalablement réuni au cours de trois weekends pour tenter de répondre à un enjeu central de la prochaine feuille du numérique en santé. <br />   <br />  Soucieuse d’ouvrir le débat sur les enjeux liés aux&nbsp;développements des usages du numérique dans le&nbsp;champ de la santé, la DNS l’a&nbsp;chargé de réfléchir au développement de la prévention personnalisée dans Mon espace santé grâce aux données qui y sont stockées. <br />   <br />  La prévention est au cœur de la stratégie du ministère de la Santé et de la Prévention, mais seuls 2 % du budget santé national y sont consacrés. Il est encore pourtant possible de réduire de 30 % le taux de mortalité prématurée en agissant sur les 5 facteurs de risque évitables. Le numérique permet de développer une approche ciblée et pertinente dans l’information et l’orientation des citoyens pour&nbsp;améliorer cette prévention.&nbsp;C’est en&nbsp;cela que Mon espace santé constitue une opportunité majeure. Cependant, la valorisation de ces données personnelles à des fins de prévention pose nécessairement des questions éthiques. Quels sont les garde-fous et les garanties nécessaires à mettre en œuvre pour&nbsp;assurer le contrôle des citoyens sur leurs données, tout en garantissant une politique de prévention efficace et accessible à tous ? <br />   <br />  Pour répondre à ces questions passionnantes, 33 citoyens venus de la France entière se sont réunis au&nbsp;cours de trois weekends, en associant des représentants de France Asso santé le temps d’une session.&nbsp;Le comité citoyen était constitué de personnes représentatives de la société dans son ensemble avec une surreprésentation volontaire des personnes en ALD et des personnes à des âges clé (jeune adulte, jeune parent, jeune retraité). Un tiers des membres du comité citoyen 2023 avait participé aux travaux menés l’année dernière pour assurer une continuité dans la réflexion et enrichir les points de vue.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>30 recommandation</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  A l’issue de ces trois weekends, plus de 30 recommandations ont été formulées autour de trois grandes thématiques : <br />   <br />  <strong>1. Quelle prévention dans Mon espace santé&nbsp;?</strong> <br />  Comment personnaliser au mieux la prévention dans Mon espace santé ? Sur quelles données est-il&nbsp;possible de s’appuyer pour&nbsp;parvenir à une prévention la plus&nbsp;ad hoc&nbsp;possible ? Faut-il la développer en lien avec&nbsp;l’environnement&nbsp;du patient ? Qu’en est-il de relation avec le médecin&nbsp;qu’un tel processus implique ? <br />   <br />  <strong>2. Quelle forme peut prendre la prévention dans Mon espace santé ?</strong> <br />  L’usager reçoit-il des notifications, ou de véritables plans de recommandations ? Faut-il une prévention choc ? Ces messages doivent-ils reprendre des chiffres clés sur la santé publique ? <br />   <br />  <strong>3. Quelle transparence pour les citoyens concernant la prévention personnalisée dans Mon espace santé&nbsp;?</strong> <br />  Comment informer le citoyen de la mise en place de la prévention personnalisée ? Comment&nbsp;l’informer sur les données utilisées ? <br />   <br />  Suivant le même processus&nbsp;que l’année dernière,&nbsp;ces contributions vont être analysées et intégrées&nbsp;dans le plan d’action autour de Mon espace santé et dans la&nbsp;prochaine feuille de route du numérique en santé dans son ensemble. <br />   <br />  En 2021, les 30 citoyens tirés au sort avaient répondu à la question :&nbsp;« Quels avantages l’Espace&nbsp;numérique de santé devrait apporter à ses utilisateurs ? A quelles conditions recommanderiez-vous son usage ? ». Et près de 70 % des recommandations formulées par ce comité ont été mises&nbsp;en œuvre dans l’année qui&nbsp;a suivi dans un&nbsp;<a class="link" href="https://esante.gouv.fr/sites/default/files/media_entity/documents/221204_avis-comite-citoyen_vdef.pdf" target="_blank">rapport</a>. <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Découvrez l’avis du comité&nbsp;citoyen rédigé&nbsp;par les 33 membres du comité.&nbsp;Le replay est <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=4tKJX6a6bAw" target="_blank">disponible&nbsp;en ligne</a> </strong> <br />    <div title="Page 2">  <div>  <div>&nbsp;</div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Assises-citoyennes-du-Numerique-en-Sante-retour-sur-une-journee-participative_a3597.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Étude France Assos Santé/Institut CSA : les usagers font un bon accueil à Mon Espace Santé mais ils ont encore besoin d’être convaincus de son utilité</title>
   <updated>2022-12-19T11:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Etude-France-Assos-Sante-Institut-CSA-les-usagers-font-un-bon-accueil-a-Mon-Espace-Sante-mais-ils-ont-encore-besoin-d_a3542.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/69667081-48681566.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-19T10:58:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après les atermoiements du Dossier Médical Partagé, Mon Espace Santé s’imposera-t-il dans les pratiques des usagers et des professionnels de santé ? Si les voyants sont globalement au vert, près d’un an après son lancement, l’étude réalisée par l’institut CSA pour France Assos Santé démontre qu’il reste des freins à lever pour amplifier l’appropriation et l’utilisation de l’outil.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69667081-48681566.jpg?v=1671445313" alt="Étude France Assos Santé/Institut CSA : les usagers font un bon accueil à Mon Espace Santé mais ils ont encore besoin d’être convaincus de son utilité" title="Étude France Assos Santé/Institut CSA : les usagers font un bon accueil à Mon Espace Santé mais ils ont encore besoin d’être convaincus de son utilité" />
     </div>
     <div>
      Après une phase test dans trois départements pilotes à l’été 2021, Mon Espace Santé a été lancé officiellement en janvier 2022 par l’Assurance Maladie et le ministère de la Santé, et déployé progressivement dans les départements français.&nbsp;Très attendu, ce nouvel outil ambitionne d’offrir à tous les usagers la possibilité de gérer plus simplement leurs documents et données médicales, avec un bouquet de services et fonctionnalités largement revu à la hausse par rapport au Dossier Médical Partagé.&nbsp;Messagerie sécurisée citoyenne et catalogue d’applications figurent notamment parmi les nouveautés marquantes, en plus d’une ergonomie revue et de l’ouverture automatique pour tous, sauf opposition de l’usager. <br />   <br />  Afin de mesurer le niveau de connaissance, de compréhension, d’appropriation et d’utilisation de Mon Espace Santé par les usagers,&nbsp;France Assos Santé a réalisé en novembre 2022 avec l’institut CSA une enquête auprès d’un panel représentatif de la population française de 1&nbsp;505 personnes. L’enquête ayant été réalisée en ligne, les répondants sont des usagers particulièrement connectés et donc familiers des usages du numérique. De ce fait,&nbsp;le taux d’activation de Mon Espace Santé&nbsp;au sein du panel interrogé est significativement plus élevé dans les résultats de l’enquête que dans la population générale&nbsp;<a class="link" href="https://anws.co/cuOt2/%7Be07fba16-bacd-4db0-9b0e-2afb0c4b6df2%7D" target="_blank">selon les chiffres de la CNAM</a>  &nbsp;:&nbsp;38 %&nbsp;dans le panel France Assos Santé /CSA, à comparer aux 7,2 millions de comptes activés&nbsp;(chiffres de novembre 2022).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Résultats de l'étude et enseignements</b></div>
     <div>
      Avec&nbsp;un haut niveau de notoriété de 82 %, dû avant tout au courriel de l’Assurance Maladie mais aussi aux campagnes média grand public,&nbsp;près des deux-tiers affirment savoir qu’un compte a été créé&nbsp;pour eux. Au total quatre répondants sur cinq ayant activé leur compte estiment que le service est facile d’utilisation, mais long à renseigner, surtout la première fois. <br />   <br />  Une fois leur compte activé, les répondants se sont montrés actifs sur le service en ligne.&nbsp;71 % ont utilisé au moins une fonction, en particulier ils ont commencé à remplir leur&nbsp;profil médical&nbsp;et&nbsp;ajouté eux-mêmes des documents, une observation en cohérence avec les constats de la CNAM selon lesquels 7,24 millions de documents ont été ajoutés par les usagers à fin septembre 2022. Un répondant sur trois n’est cependant jamais retourné sur son compte depuis son activation, mais une proportion équivalente y est retournée plusieurs fois, démontrant ainsi que Mon Espace Santé présente pour eux une simplicité d’utilisation et une utilité certaines. <br />   <br />  L’utilité perçue de Mon Espace Santé fait en revanche défaut&nbsp;chez les répondants qui ne l’ont pas activé,&nbsp;la moitié d’entre eux désirant en savoir plus sur ses bénéfices, voire recevoir un courriel de rappel. Sur la totalité du panel,&nbsp;près des trois-quarts identifient au moins un frein à l’activation&nbsp;de Mon Espace Santé en particulier le manque d’information et le manque de bénéfices identifiés, soulignant encore le besoin d’une pédagogie plus grande. Sur ce point, le dialogue avec les professionnels de santé peut être un levier pertinent&nbsp;: &nbsp;seuls 18 % des répondants ont échangé avec un professionnel de santé concernant Mon Espace Santé, ces derniers s’étant très majoritairement montrés positifs par rapport au service ce qui constitue un point encourageant. <br />   <br />  Les résultats de cette enquête en ligne sont de bon augure pour l’avenir de Mon Espace Santé. Ils démontrent un bon accueil de l’outil tant du côté des usagers que des professionnels de santé. <br />   <br />  En revanche, notre enquête démontre&nbsp;la nécessité de renforcer auprès de tous les publics l’information sur les bénéfices attendus de Mon Espace Santé&nbsp;afin d’amplifier son appropriation et son utilisation. L’information et la pédagogie doivent être poursuivies par l’Assurance Maladie et les pouvoirs publics. Les professionnels de santé ont également un rôle majeur de prescripteurs&nbsp;et nos chiffres indiquent qu’ils sont pourtant encore nombreux à ne pas s’être impliqués dans la réussite du déploiement de l’outil. Enfin,&nbsp;ces résultats ne doivent pas faire oublier les difficultés des publics éloignés du numérique et/ou du système de santé&nbsp;: plus que jamais les pouvoirs publics doivent répondre à cet enjeu pour éviter la superposition des inégalités, en proposant un accompagnement toujours plus humain et de proximité. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2022/12/CSA-pour-France-Assos-Sante-Mon-espace-sante-Rapport.pdf" target="_blank">&gt; Consulter le rapport d'étude dans son intégralité</a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Etude-France-Assos-Sante-Institut-CSA-les-usagers-font-un-bon-accueil-a-Mon-Espace-Sante-mais-ils-ont-encore-besoin-d_a3542.html" />
  </entry>
</feed>
