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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-12T19:25:09+02:00</updated>
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   <title>JFBM 2025 : La biologie médicale face aux défis d’aujourd’hui et aux innovations de demain</title>
   <updated>2025-09-24T10:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/JFBM-2025-La-biologie-medicale-face-aux-defis-d-aujourd-hui-et-aux-innovations-de-demain_a4711.html</id>
   <category term="Biologie" />
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   <published>2025-09-24T10:00:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 8 au 10 octobre 2025, le Centre d’exposition et des congrès de Cannes-Mandelieu accueillera les 8èmes Journées francophones de biologie médicale (JFBM), organisées par le Syndicat national des biologistes des hôpitaux (SNBH). Ce rendez-vous incontournable proposera un programme dense et varié, mêlant grandes thématiques transversales et ateliers spécialisés, pour explorer les multiples dimensions de la biologie médicale et accompagner ses évolutions. Nous faisons le point avec le Docteur Raphaël Bérenger, président du SNBH, et le Professeur Pierre Flori, président du comité scientifique des JFBM 2025.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180382-64147848.jpg?v=1758195333" alt="JFBM 2025 : La biologie médicale face aux défis d’aujourd’hui et aux innovations de demain" title="JFBM 2025 : La biologie médicale face aux défis d’aujourd’hui et aux innovations de demain" />
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      <strong>Quels sont les principaux axes de travail du SNBH cette année ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Raphaël Bérenger&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Une part importante de nos efforts s’est portée sur le volet numérique de notre spécialité, notamment sur les modalités d’alimentation de Mon Espace Santé. Si l’intégration des résultats biologiques est relativement simple pour les patients externes, elle devient complexe pour les patients hospitalisés, soumis à un grand nombre d’examens. Tout transmettre serait à la fois illisible et peu pertinent. C’est pourquoi nous avons lancé une réflexion approfondie, aboutissant à des recommandations de bonnes pratiques qui seront présentées aux JFBM&nbsp;2025. En parallèle, nous travaillons à l’évolution de nos logiciels, afin de générer des comptes-rendus plus pertinents à partir des bilans biologiques effectués durant l’hospitalisation. <br />   <br />  <strong><em>Pr&nbsp;Pierre Flori&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Un autre enjeu majeur est l’attractivité de notre spécialité. En 2024, la biologie médicale figurait au 4<sup>ème</sup>&nbsp;rang des spécialités les moins choisies à l’issue des épreuves classantes nationales. En 2025, elle est passée à l’avant-dernière place. Ce désintérêt est préoccupant,&nbsp;il est essentiel de rendre notre spécialité plus visible, plus attractive et plus accueillante.&nbsp;Deux sessions des JFBM&nbsp;2025 y seront consacrées. L’une réunira le Dr Elsa Maitre (CHU de Caen), auteure d’une étude sur la valorisation de la biologie médicale auprès des étudiants, et le Dr Tanguy Leroux, biologiste médical et Youtubeur engagé dans la promotion de notre discipline auprès du grand public. L’autre donnera la parole à trois jeunes biologistes exerçant en milieu hospitalo-universitaire, hôpital général ou établissement privé, pour confronter leurs expériences. <br />   <br />  <strong>Ce ne sont là que quelques-unes des thématiques transversales qui seront abordées…</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr&nbsp;Pierre Flori&nbsp;:</em></strong>&nbsp;En effet, nous évoquerons aussi la valorisation de nos travaux de recherche appliquée. Dans tous les laboratoires de biologie médicale (LBM), y compris non-universitaires, des cas cliniques intéressants émergent. Pourtant, ils restent souvent invisibles, faute de diffusion. Nous souhaitons aider les biologistes à s’approprier les outils de communication scientifique afin de mieux faire connaître leurs travaux, enrichir les connaissances et valoriser la spécialité. Dans cette même logique, nous aborderons la nécessité de renforcer nos liens avec les industriels. Les défis de demain, en matière de réactifs, de bio-réactifs ou de nouvelles technologies, exigent des collaborations plus étroites pour faire évoluer nos pratiques et améliorer la prise en charge des patients. <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il des enjeux liés au financement de la biologie médicale ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Raphaël Bérenger&nbsp;:</em></strong>&nbsp;C’est une réelle source d’inquiétude, en particulier depuis la réforme du Référentiel des actes innovants hors nomenclature (RIHN), qui était jusqu’alors un levier important de financement pour les LBM des CHU. L’intégration de ces actes dans la nomenclature signifie qu’ils sont désormais absorbés dans les forfaits des séjours hospitaliers. Cela ampute directement les marges budgétaires des LBM, alors même que les CHU ont souvent financé les phases d’évaluation préalable. Si l’inscription dans la nomenclature permet aux LBM de ville d’accéder à ces examens – ce qui est positif pour les patients –, il est crucial d’encadrer leur usage pour éviter les dérives. Surtout, cette évolution doit être accompagnée de nouveaux dispositifs pour soutenir l’innovation en biologie médicale, au risque de freiner les avancées futures. <br />   <br />  <strong>La transition écologique est un autre axe fort. Où en est-on ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Raphaël Bérenger&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La décarbonation des LBM est un enjeu prioritaire, autour duquel il y a de nombreuses attentes, notamment chez les jeunes biologistes. Un groupe de travail dédié au sein du SNBH pilote ce sujet, et nous voulons aussi faire des JFBM un événement exemplaire. Une application de co-voiturage sera mise en place pour favoriser des modes de transports plus écologiques, des actions seront menées avec les traiteurs pour limiter le gaspillage alimentaire, et les impressions de flyers et la distribution de goodies seront fortement réduites. Plus symbolique encore, pour la première fois, un prix poster « Décarbonation » sera décerné. Cela permettra de valoriser les initiatives déjà en place et de favoriser le partage des bonnes pratiques. Nous misons notamment sur des actions de type « quick-wins », c’est-à-dire simples à mettre en œuvre mais très impactantes. Certaines avancées sont déjà identifiées, l’objectif à terme est de les compiler dans une publication nationale, afin de créer un référentiel commun et stimuler une dynamique collective. <br />   <br />  <strong>Mais cette transition écologique ne repose pas uniquement sur les biologistes…</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Raphaël Bérenger&nbsp;:</em></strong>&nbsp;En effet, certains leviers, comme la réduction de la consommation d’eau pour les réactifs, ou la valorisation des déchets actuellement classés en DASRI, nécessitent une coopération étroite avec l’industrie. Plusieurs LBM collaborent déjà avec leurs fournisseurs pour envisager le recyclage des boîtes en polystyrène ou des pains de glace utilisés pour le transport des réactifs. Nous pourrions aussi repenser la fabrication des échantillons afin de les rendre plus universels, réduisant ainsi le nombre de tubes nécessaires et la production de déchets. Nous pouvons également tirer parti des pistes explorées par d’autres spécialités. Par exemple, certaines études comparent l’impact environnemental de médicaments équivalents sur le plan thérapeutique. En biologie médicale, un raisonnement similaire pourrait nous amener à privilégier l’examen le plus vertueux sur le plan écologique. Mieux encore, nous pourrions imaginer, à terme, de choisir celui qui permettrait de réduire la consommation médicamenteuse, adoptant ainsi une démarche vertueuse à 360°. <br />   <br />  <strong>Quels seront les autres temps forts des JFBM&nbsp;2025 ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Raphaël Bérenger&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Je retiendrais les conférences inaugurale et de clôture, toutes deux centrées sur la thématique Sport et Santé. La conférence d’ouverture, notamment, rassemblera deux intervenants de renom&nbsp;: l’athlète français Stéphane Diagana, champion du monde de 400 mètres haies, et le Pr Guillaume Millet, ancien sportif de haut niveau et aujourd’hui professeur à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne. Directeur du Laboratoire inter-universitaire de biologie de la motricité, et titulaire de la chaire ActiFS (Activité physique, Fatigue et Santé), il est l’auteur de plus de 260&nbsp;articles scientifiques. Ce sera aussi l’occasion de mettre en lumière les initiatives Sport et Santé menées par la ville de Mandelieu-La-Napoule, qui accueille le congrès. <br />   <br />  <strong><em>Pr&nbsp;Pierre Flori&nbsp;:</em></strong>&nbsp;J’ajouterais la session internationale, qui permettra de découvrir des pratiques de la biologie médicale ailleurs dans le monde et de mieux cerner les forces et les singularités du système français. Autre sujet fort&nbsp;: l’élargissement des compétences des aides-soignants et auxiliaires de puériculture pour la mesure de la glycémie capillaire. Cet acte doit bien sûr rester encadré, mais il est temps de repenser l’accessibilité aux soins, notamment pour des pathologies comme le diabète qui, mal maîtrisé, peut avoir des conséquences dramatiques.&nbsp;Nous avons la responsabilité de rendre la santé accessible à tous, sans corporatisme. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous développer cette idée ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr&nbsp;Pierre Flori&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Défendre un métier bien fait, c’est essentiel, et c’est ce que permet un certain corporatisme. Mais ce dernier ne doit pas devenir un frein à l’innovation ou à l’adaptation. Lors de la crise sanitaire, nous avons su faire évoluer nos pratiques dans l’urgence, et cela a permis de limiter les dégâts. Cette capacité à coopérer avec tous les acteurs du parcours de soins doit perdurer. Il existe d’autres modèles dans le monde, dans des contextes différents, mais dont nous pouvons nous inspirer. Par exemple, lorsque j’étais président de l’association Biologistes sans frontières, nous avons participé en Afrique à un programme des « médecins aux pieds nus », des professionnels non médicaux formés à la prise en charge du diabète, pour répondre aux besoins locaux. En France aussi, nous devons nous interroger sur ce que nous pouvons adapter à notre contexte, en tenant compte des ressources limitées et des besoins de santé croissants. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr&nbsp;Pierre Flori&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Les JFBM&nbsp;2025 s’annoncent une fois de plus comme un grand cru. Au-delà des sujets transversaux déjà évoqués, le programme comportera de nombreux ateliers de spécialités, organisés en partenariat avec des sociétés savantes. Certains aborderont des thématiques très actuelles, comme le cannabis et ses dérivés, ou la soumission chimique, pour le volet biochimie ; mais aussi les arboviroses émergentes, ou les punaises de lit et autres nuisances entomologiques, pour la partie microbiologie. D’autres sessions ouvriront une fenêtre sur l’avenir. En hématologie, nous parlerons par exemple des thérapies ciblées pour les hémopathies malignes, un domaine en pleine révolution thérapeutique. Des innovations majeures, comme les CAR-T cells, sont en train de changer la donne en cancérologie hématologique, et sans doute demain en cancérologie tout court. C’est cela aussi, l’ambition des JFBM&nbsp;: partager les savoirs, faire dialoguer les pratiques, et tracer ensemble les chemins du futur de la biologie médicale. <br />   <br />  &gt;&nbsp;<strong><em>Plus d’informations sur&nbsp;</em></strong><a class="link" href="https://snbh.org/" target="_blank"><strong><em>https://snbh.org</em></strong></a>  <strong><em>&nbsp;et&nbsp;</em></strong><a class="link" href="https://www.jfbm2025.fr/" target="_blank"><strong><em>https://www.jfbm.fr</em></strong></a> 
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180382-64147849.jpg?v=1758195344" alt="JFBM 2025 : La biologie médicale face aux défis d’aujourd’hui et aux innovations de demain" title="JFBM 2025 : La biologie médicale face aux défis d’aujourd’hui et aux innovations de demain" />
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      <strong>JFBM&nbsp;2025&nbsp;: le programme en un coup d’œil&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong>• Sessions plénières&nbsp;:</strong>&nbsp;Le sport comme capital santé - Attractivité métier&nbsp;<em>(SNBH, FNSIP BM</em>) - Bienfaits physiologiques de l’activité sportive. <br />  <strong>• Ateliers Biochimie&nbsp;<em>(CNBH, SFTA, SFBC)</em>&nbsp;:&nbsp;</strong>Parathormone - Glycémie capillaire - Génotypage HIV et HVC - Iono - Soumission chimique - Vascularités à Anca - Cannabis et ses dérivés - Dépistage des trisomies. <br />  <strong>• Ateliers Microbiologie&nbsp;<em>(Col BVH, CNBH, FIFBCML)&nbsp;:</em>&nbsp;</strong>Arboviroses émergentes - Test IGRA - Infections urinaires - Nuisances entomologiques - Pseudomonas aeruginosa&nbsp;- Dermatophytes - Hémoculture<em>.</em> <br />  <strong>• Ateliers Hématologie&nbsp;<em>(CHH)</em>&nbsp;:&nbsp;</strong>Hémophilie acquise - Hémopathies malignes - Monomères de fibrine - Urgences cytologiques - Hémovigilance - Allo-immunisation plaquettaire - Hémoglobinurie paroxystique nocturne - AOD et héparine. <br />  <strong>• Ateliers transversaux&nbsp;<em>(SNBH, SNMB CHU, SFBC, ECFM, Bio-Med J)</em>&nbsp;:</strong>&nbsp;Pratiques hors de France - Numérique - Facettes métier et attractivité - Établissements vertueux - Financement - Collaborations avec l’industrie - Valorisation des travaux de recherche appliquée&nbsp;- Prévention, dépistage, innovation et numérique.
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      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>
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   <title>SNBH : « Il est nécessaire d’imaginer d’autres modes d’exercice de la biologie médicale »</title>
   <updated>2024-10-07T18:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/SNBH-Il-est-necessaire-d-imaginer-d-autres-modes-d-exercice-de-la-biologie-medicale_a4275.html</id>
   <category term="Biologie" />
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   <published>2024-10-07T18:07:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À quelques semaines de l’ouverture des 7èmes Journées Francophones de Biologie Médicale (JFBM), qui se tiendront cette année du 9 au 11 octobre au Centre des congrès de l’Aube (Troyes), Hospitalia a rencontré le Docteur Raphaël Bérenger, pharmacien biologiste au Centre Hospitalier de Falaise et président du Syndicat national des biologistes hospitaliers (SNBH), pour découvrir les temps forts de ce rendez-vous annuel majeur et faire le point sur l’actualité de la spécialité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83203658-59607285.jpg?v=1727863313" alt="SNBH : « Il est nécessaire d’imaginer d’autres modes d’exercice de la biologie médicale »" title="SNBH : « Il est nécessaire d’imaginer d’autres modes d’exercice de la biologie médicale »" />
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      <strong>Quelles sont, pour commencer, les thématiques sur lesquelles vous travaillez aujourd’hui&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Raphaël Bérenger&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ces derniers mois, notre syndicat s’est surtout mobilisé pour les élections professionnelles au CNG dans la discipline Biologie médicale, qui se sont tenues à la mi-juin. Malgré une participation globalement en baisse, toutes spécialités confondues, le SNBH s’en est plutôt bien sorti, obtenant 5 postes sur 6 pour le collège des praticiens hospitaliers, et 2 postes sur 6 pour le collège des hospitalo-universitaires, où nous déposions une liste pour la première fois. C’est donc une belle victoire, qui récompense aussi bien nos actions pour la défense de la profession, que celles menées pour promouvoir sa dimension scientifique.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Autre sujet d’intérêt, et non des moindres&nbsp;: l’évolution du système de suivi épidémiologique de pathologies priorisées SIDEP vers LABOé-SI.</strong> <br />   <br />  Le projet est en soi intéressant, puisque nous pourrons ainsi disposer d’un véritable entrepôt national de données de biologie pour mieux anticiper de nouvelles crises sanitaires. Mais les investissements nécessaires n’ont pas été prévus dans les plans de financement des hôpitaux, alors même que les éditeurs transmettent des devis à plusieurs dizaines de millions d’euros pour déployer et maintenir le nouveau système. C’est un premier point bloquant. Par ailleurs, le temps passé par les biologistes et leurs équipes à la gestion quotidienne de LABOé-SI&nbsp;n’a pas non plus été pris en compte. C’est pourquoi un simple financement des éditeurs dans le cadre de la vague 2 Ségur nous semble insuffisant, car il ne permettra pas de compenser la forte implication attendue de la part des biologistes. En accord avec nos confrères libéraux, nous avons donc demandé la mise en place d’un forfait numérique, en ville comme à l’hôpital et au même titre que les autres professions de santé, afin de reconnaître le travail réalisé et à réaliser pour réussir cette transition numérique.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Une telle reconnaissance aura certainement un impact positif sur l’attractivité de la spécialité. Quelles autres pistes permettraient de relever le défi démographique&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le nombre de biologistes médicaux en exercice est en baisse constante depuis plus de dix ans, ce qui nous impose, bien sûr, de continuer à promouvoir cette spécialité passionnante et prometteuse auprès des jeunes générations, afin d’inverser la tendance. Mais il est également nécessaire d’imaginer d’autres modes d’exercice de la biologie médicale, particulièrement en environnement hospitalier. L’exercice partagé, notamment, peut être un levier intéressant pour pouvoir combiner biologie de proximité et accès à un plateau technique de pointe. Les CHU, par exemple, sont relativement préservés des difficultés de recrutement car ils permettent justement de se frotter à l’innovation clinique et technologique. Ouvrir cette possibilité aux hôpitaux non universitaires pourrait donc renforcer leur attractivité, d’autant que le contexte s’y prête désormais avec la constitution de laboratoires multisites. <br />   <br />  <strong>Vous évoquez l’innovation technologique. Comment se positionnent les biologistes médicaux par rapport aux technologies d’intelligence artificielle (IA)&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il y a une certaine inquiétude, bien sûr, comme pour toute nouvelle technologie. Mais aussi une volonté de&nbsp;s’approprier l’IA et tout ce qu’elle a à offrir, pour en faire un outil au service de l’exercice professionnel.&nbsp;Ce sera d’ailleurs le thème de la conférence inaugurale lors des prochaines JFBM, avec l’idée d’adresser les craintes éventuelles et surtout de mettre en lumière le potentiel énorme de cette technologie, à la fois sur le champ diagnostic, avec une interprétation plus fine des résultats, que pronostic – notamment en ce qui concerne l’évolution d’une maladie en lien avec les marqueurs biologiques. On parle beaucoup aujourd’hui de médecine «&nbsp;6P&nbsp;», c’est-à-dire d’une médecine personnalisée, préventive, prédictive, participative, des parcours et des preuves. Je suis convaincu que la biologie médicale aura ici un rôle majeur à jouer. Mais il nous faut, pour cela, avoir su nous saisir des avancées de la technologie pour ouvrir de nouvelles perspectives. La question des données produites à l’extérieur de notre champ direct doit également être adressée.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Par exemple, les tests aujourd’hui réalisés dans les pharmacies échappent complètement au versant biologique, et ne sont pas intégrés dans Mon Espace Santé. Ce qui est dommage car, comme nous avons pu l’observer durant la crise Covid, les pharmacies d’officine disposent d’un excellent maillage territorial et sont en mesure de remonter des données biologiques pour consolider le parcours d’un patient. Mais cette possibilité est encore largement sous-exploitée. Prenez l’exemple d’un patient arrivant aux urgences avec les signes d’un épisode infectieux. Si l’on peut savoir qu’il a bénéficié, par exemple la veille, d’un test rapide d’orientation diagnostique d’angine en pharmacie, et que le prélèvement était positif, sa prise en charge sera accélérée et l’on évitera les examens redondants. Vous le voyez, l’intérêt est bien réel, pour patient comme pour la collectivité. <br />   <br />  <strong>Arrêtons-nous à présent sur les prochaines Journées Francophones de Biologie médicale (JFBM), qui se tiendront du 9 au 11 octobre à Troyes. Quels en seront les temps forts&nbsp;?</strong> <br />   <br />  La conférence inaugurale sur l’intelligence artificielle, bien sûr, qui cherchera à identifier la place de ces technologies au sein de notre système de santé et accueillera notamment le Dr François Braun, ancien ministre de la Santé et de la Prévention. Se succèderont ensuite une trentaine d’ateliers, avec un programme associant des sessions «&nbsp;pour les nuls&nbsp;» – une formule dont le succès ne se dément pas&nbsp;! –, des ateliers de pratiques quotidiennes ou plus spécialisées, et des ateliers plus transversaux, par exemple autour des enjeux managériaux, de la décarbonation, la télémédecine, les stratégies territoriales ou encore les biothérapies. <br />   <br />  <strong>Justement, en parlant de décarbonation&nbsp;: l’adaptation aux défis environnementaux représente aujourd’hui un point de vigilance majeur. Comment l’adressez-vous&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Organisée pour la première fois cette année, la conférence de clôture se penchera&nbsp;justement&nbsp;sur le sujet brûlant du changement climatique et de son impact sur nos métiers&nbsp;à travers le concept de&nbsp;<em>One Health</em>, ou Une seule santé – lequel promeut une approche intégrée, systémique et unifiée de la santé publique, animale et environnementale, aux échelles locales, nationales et planétaire. Cette 7<sup>ème</sup>&nbsp;édition des JFBM sera en outre un événement encore plus respectueux de l’environnement, avec le lancement d’une application mobile dédiée aux journées 2024. Cela étant dit, les enjeux RSE mobilisent désormais toutes les spécialités hospitalières. En biologie, par exemple, les filières de reconditionnement et de recyclage des automates en fin de vie sont de plus en plus mobilisées. Mais des progrès restent à faire sur les consommations d’eau car, comme vous le savez, l’eau est le réactif le plus important du laboratoire et est présente dans la plupart de ses processus. Un travail conjoint est ici nécessaire avec les fournisseurs pour réfléchir à des alternatives plus durables. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Cette prochaine édition des JFBM s’annonce une fois de plus comme particulièrement prometteuse, et suscite d’ailleurs déjà un grand intérêt de la part de nos confrères et partenaires, industriels comme sociétés savantes&nbsp;! Nous ne l’avons pas encore évoqué, mais l’organisation des prochains Symposiums internationaux «&nbsp;Alain Feuillu&nbsp;», consacrés à la biologie d’urgence et aux gaz du sang, a été confiée au SNBH à l’issue de la 9<sup>ème</sup>&nbsp;édition, qui s’était tenue à Saint-Malo en juin dernier. Les JFBM continueront donc de se tenir chaque année, complétées, tous les trois ans, par ce symposium qui nous permettra de mieux nous saisir des enjeux de la biologie délocalisée – car, rappelons-le, celle-ci est en France sous la responsabilité du biologiste hospitalier, garant de la conformité et de la bonne utilisation des équipements.
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      <strong>JFBM 2024&nbsp;: le programme en un coup d’œil&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong>• Sessions plénières&nbsp;:</strong>&nbsp;(1) L’intelligence artificielle, de son impact dans notre société à celui en médecine… Faut-il en avoir peur&nbsp;? (2) One Health et enjeux environnementaux, quel impact sur notre métier&nbsp;? <br />  <strong>• Ateliers Biochimie&nbsp;<em>(avec le CNBH)&nbsp;</em>:</strong>&nbsp;Prolactine - Suivi biologique du sportif - Troponine - Immuno-monitoring des biothérapies - Actualités sur le complément <br />  <strong>• Ateliers Biologie clinique&nbsp;<em>(avec le SNBC)</em>&nbsp;:</strong>&nbsp;Intoxications au protoxyde d’azote - Erreurs au laboratoire <br />  <strong>• Ateliers Microbiologie&nbsp;<em>(avec le ColBVH)</em>&nbsp;:</strong>&nbsp;Infections fongiques invasives - Mucormycoses - Examens parasitologiques des selles - Antibiogramme pour les nuls - Hépatite E - Encéphalites virales - Maladie de Lyme - Helicobacter coli <br />  <strong>• Ateliers Hématologie&nbsp;<em>(avec le CHH)</em>&nbsp;:</strong>&nbsp;Diagnostic des LMMC - Anticoagulants circulants de type lupiques - Nouveaux traitements anti-hémophiliques et tests d’hémostase - Pièges en hémostase - Chute de plaquettes - Diagnostic biologique de la TIH - Leucémies lymphoïdes chroniques et syndromes lymphoprolifératifs - Génotypes RHD fœtaux&nbsp; <br />  <strong>&nbsp;• Ateliers SNBH&nbsp;:</strong>&nbsp;Gestion d’une situation conflictuelle au laboratoire - Stratégie territoriale en biologie médicale - Décarbonation - Vague 2 du Ségur numérique en biologie <br />  <strong>• Ateliers transversaux&nbsp;:</strong>&nbsp;Actualités NABM et pertinence des actes&nbsp;<em>(Les Biomeds)</em>&nbsp;– Réforme du 3<sup>ème</sup>&nbsp;cycle&nbsp;<em>(FNSIP BM)</em>– Intelligence artificielle&nbsp;<em>(IFCC)</em>&nbsp;– Télémédecine&nbsp;<em>(SNMB CHU)</em>&nbsp;– Éthique et secret professionnel&nbsp;<em>(FIFBCML)</em>&nbsp;– Nouvelles drogues de synthèse&nbsp;<em>(SFTA)</em>
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      <strong><em>&gt; Plus d’informations sur&nbsp;</em></strong><a class="link" href="https://jfbm.fr/" target="_blank"><strong><em>https://jfbm.fr</em></strong></a>  &nbsp;<strong><em>&nbsp;et sur&nbsp;</em></strong><a class="link" href="https://snbh.org/" target="_blank"><strong><em>https://snbh.org</em></strong></a>  <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
     </div>
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   <title>Des enjeux nombreux pour la biologie hospitalière</title>
   <updated>2023-11-13T14:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Des-enjeux-nombreux-pour-la-biologie-hospitaliere_a3901.html</id>
   <category term="Biologie" />
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   <published>2023-11-13T14:23:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À quelques semaines des 6èmes Journées Francophones de Biologie Médicale (JFBM), qui s'étaient tenues à Antibes Juan-les-Pins du 11 au 13 octobre derniers, le Docteur Carole Poupon, présidente sortante du Syndicat national des biologistes des hôpitaux (SNBH), nous a présenté les temps forts et est revenue sur les principales problématiques auxquelles fait aujourd’hui face la spécialité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/76560609-54935494.jpg?v=1699613423" alt="Des enjeux nombreux pour la biologie hospitalière" title="Des enjeux nombreux pour la biologie hospitalière" />
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      <strong>Quels ont été, cette année, les événements marquants pour la biologie médicale&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Carole Poupon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;2023 a été une année relativement calme pour les biologistes hospitaliers, à l’inverse de nos confrères de ville qui, ces derniers mois, ont multiplié les protestations contre la financiarisation de leur secteur. Notre problématique principale, à l’hôpital, porte surtout sur le déficit d’attractivité de notre spécialité. Le <a class="link" href="https://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2022/10/Rapport-avenir-de-la-Biologie.pdf" target="_blank">rapport commun&nbsp;des Académies de médecine et de pharmacie</a>, publié en octobre 2022, avait d’ailleurs posé un constat alarmant, faisant à la fois état d’une baisse régulière du nombre de biologistes médicaux en France, et d’une très inquiétante désaffection de la part des internes à l’issue des épreuves classantes nationales (ECN). <br />   <br />  <strong>Le SNBH a donc mené sa propre enquête auprès des CH et CHU…</strong> <br />   <br />  Les réponses obtenues ont elles aussi mis en lumière d’importantes difficultés sur le plan démographique. 70 % des répondants ont d’ailleurs indiqué avoir du mal à recruter, ce qui n’était pas le cas il y a encore une décennie. Or la moyenne d’âge des biologistes hospitaliers en exercice est relativement élevée et, là où il n’était pas rare, auparavant, qu’un praticien hospitalier demeure en poste au-delà de l’âge de la retraite, cela n’est plus le cas aujourd’hui. Je quitterai d’ailleurs moi-même toute fonction prochainement, au CH de Gonesse où j’exerce, comme au SNBH. Pour résumer, au-delà de l’hémorragie désormais commune à tous les métiers et toutes les spécialités de l’hôpital, de nombreux départs en retraite sont attendus dans les prochaines années dans le champ de la biologie hospitalière, et&nbsp;le renouvellement de la profession n’est plus assuré du fait de la désaffection des internes.&nbsp;Sur ce dernier point, nous cherchons actuellement à mieux cerner la problématique, en lien avec la Fédération nationale des syndicats d’internes en pharmacie et biologie médicale (FNSIP-BM). <br />   <br />  <strong>Comment expliquez-vous ce désamour&nbsp;?</strong> <br />   <br />  La situation est particulièrement inquiétante du côté des internes en médecine&nbsp;: en 2021, la biologie médicale était au 43<sup>ème</sup>&nbsp;rang sur 44 spécialités possibles lors du choix à l’issue des ECN&nbsp;! Peut-être est-ce dû à une méconnaissance de notre spécialité&nbsp;? L’exercice hospitalier est pourtant tellement riche, et offre de telles possibilités… Nous devrons mieux communiquer à ce sujet auprès des jeunes générations, et ce sera certainement là une mission pour mon successeur à la présidence du SNBH. Cela dit, l’absence des internes n’est pas uniquement due à un déficit d’information.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le poids de l’accréditation a également fait beaucoup de mal à notre spécialité, même si les choses se sont enfin calmées sur ce front – notamment depuis mars 2021 et la publication de l’arrêté fixant les examens représentatifs et les compétences associées pour l’accréditation des lignes de portée des examens de biologie médicale. Bien sûr, il nous faut désormais mettre en œuvre la norme ISO 15189 dans sa version 2022, mais nos confrères sont désormais rodés à ce type de démarche. Pour autant,&nbsp;nous continuons de nous interroger sur les bénéfices réels de l’accréditation des&nbsp;laboratoires de biologie médicale (LBM)&nbsp;hospitaliers, en particulier lorsqu’ils sont rapportés au coût de cette accréditation. Le Conseil national professionnel de la biologie médicale avait ici questionné le directeur du COFRAC, sans obtenir de réponse véritablement satisfaisante. Aussi sommes-nous de plus en plus nombreux à plaider pour une évaluation chiffrée…
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/76560609-54936197.jpg?v=1699613423" alt="Des enjeux nombreux pour la biologie hospitalière" title="Des enjeux nombreux pour la biologie hospitalière" />
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      <strong><em>Quid&nbsp;</em>du financement de la biologie hospitalière&nbsp;? Est-ce là un autre sujet de préoccupation&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Bien sûr. Les règles de financement de la biologie hospitalière ne sont pas, et ne doivent pas être, identiques à celles de la biologie privée. Je pilote d’ailleurs le groupe de travail de la Fédération hospitalière de France (FHF) dédié à cet enjeu, d’autant que se pose également ici la question des actes innovants hors nomenclature de biologie et d’anatomocytopathologie. Ceux-ci, essentiellement effectués dans les CHU et les Centres de lutte contre le cancer (CLCC), ont un poids financier non négligeable pour les établissements qui en sont demandeurs. Une réforme du Référentiel des actes innovants hors nomenclature (RIHN) est souhaitable, et nous sommes nombreux à œuvrer en ce sens. <br />   <br />  <strong>Évoquons à présent les 6<sup>èmes</sup>&nbsp;JFBM, qui s'étaient tenues à Antibes. Quel en était le fil rouge&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous n’avons volontairement pas souhaité de thématique centrale, pour pouvoir proposer un programme qui saura fédérer nos confrères, quels que soient leurs centres d’intérêt. Je m’attarderai toutefois sur ce temps fort qu’a été la session inaugurale, en présence cette année de Jean Léonetti, maire d’Antibes Juan-les-Pins, mais aussi ancien Ministre et surtout promoteur de la loi du 22 avril 2005 relative à la fin de vie, qui porte son nom. C'était donc l’occasion d’évoquer les rapports entre éthique et médecine, et leurs impacts sur nos sociétés. Cette même session a aussi accueilli Alain Bernard, premier champion olympique français du 100 mètres nage libre, et Denis Auguin, son entraîneur au sein de la Fédération française de natation, pour parler de résilience et d’esprit d’équipe, deux valeurs également partagées par les biologistes hospitaliers. Les congressistes ont ensuite pu directement rejoindre les ateliers, que nous avons voulus proches des pratiques quotidiennes dans chacune de nos disciplines. Face au succès rencontré l’an dernier, nous avons d’ailleurs réitéré les sessions «&nbsp;pour les nuls&nbsp;», qui entendent favoriser la mise à niveau des connaissances dans le cadre des astreintes de biologie médicale et de la gestion des urgences. <br />   <br />  <strong>Quelles&nbsp;étaient&nbsp;les nouveautés de l’édition 2023&nbsp;?</strong> <br />   <br />  J’en retiendrai plus particulièrement deux&nbsp;: d’une part, l’organisation d’ateliers syndicaux, pour permettre aux congressistes de se former aux particularités de nos statuts hospitaliers&nbsp;; et d’autre part, une ouverture plus affirmée à la biologie médicale libérale, avec notamment la participation du syndicat Biomed - Les Biologistes Médicaux. En tout état de cause,&nbsp;cette 6<sup>ème</sup>&nbsp;édition des JFBM était très prometteuse, avec un programme scientifique attractif, une exposition technique riche en découvertes, et plusieurs temps d’échanges conviviaux.&nbsp;Sans oublier, bien sûr, le renouvellement du conseil d’administration du SNBH et l’élection du&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Le-Dr-Raphael-Berenger-elu-President-du-SNBH_a3894.html" target="_blank">nouveau bureau national</a>, qui a pris la relève pour les trois prochaines années. <br />   <br />   <br />  <em><strong>&gt;&nbsp;Pour connaître l’actualité du SNBH, rendez-vous sur son nouveau site web&nbsp;<a class="link" href="https://snbh.org/" target="_blank">https://snbh.org</a>  &nbsp;&nbsp;et sur ses pages X-Twitter (@lesnbh), Facebook et LinkedIn.</strong></em> <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Article publié dans l'édition de septembre d'Hospitalia&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-62-Le-temps-de-la-refondation_a3838.html">à lire ici.</a> 
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   <title>Aux JFBM 2021, les biologistes ont réfléchi à leur avenir </title>
   <updated>2022-03-14T10:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Aux-JFBM-2021-les-biologistes-ont-reflechi-a-leur-avenir _a3152.html</id>
   <category term="Biologie" />
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   <published>2022-02-28T16:02:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Initialement prévue en 2020, la 4ème édition des Journées Francophones de Biologie Médicale (JFBM) s’est récemment tenue à Rennes. Articulée autour de plusieurs débats et ateliers, cette rencontre a notamment été l’occasion de revenir sur les nouvelles dynamiques nées avec la crise sanitaire, qui imposent aujourd’hui une réflexion globale sur le rôle du biologiste. Un enjeu dont la spécialité s’est d’ores et déjà saisie pour piloter son avenir.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/62703064-45380198.jpg?v=1646061846" alt="Aux JFBM 2021, les biologistes ont réfléchi à leur avenir " title="Aux JFBM 2021, les biologistes ont réfléchi à leur avenir " />
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      <em>«&nbsp;</em><em>Bouleversement brutal&nbsp;»</em>, <em>«&nbsp;</em><em>sidération&nbsp;»</em>… Lors des Journées Francophones de Biologie Médicale (JFBM), les qualificatifs ne manquaient pas pour décrire ces derniers mois et l’état dans lequel se sont retrouvés les biologistes. Pour sa quatrième édition, l’événement, qui se tenait à Rennes, s’est longuement penché sur la crise sanitaire et ses effets à court et long terme. <em>«&nbsp;</em><em>Nous avons vécu une première phase de crise, où tout s’est arrêté sauf le Covid, puis une phase plus longue, où les autres pathologies sont revenues et où nous avons dû tout gérer en même temps&nbsp;»</em>, s’est ainsi remémoré le Pr Jean-Paul Feugeas président du Syndicat National des Médecins Biologistes de Centre Hospitalier Universitaire (SNMB-CHU). <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>Mars 2020 a sûrement été le mois le plus riche de ma carrière professionnelle, nous nous sentions utiles à la population</em><em>&nbsp;»</em>, a ajouté le Dr Jérôme Grosjean, biologiste médical au Centre Hospitalier Métropole Savoie. <em>«&nbsp;</em><em>Malgré les pénuries, le manque de personnel, la publication accélérée de décrets et l’ambiance environnante, nous avons relevé le défi grâce à l’engagement des équipes, à un effort financier inédit, et à nos capacités d’adaptation pour réorganiser le pré-analytique, l’analytique et le post-analytique&nbsp;»</em>, a pour sa part constaté le Dr Céline Delavallée, biologiste pour le groupe Inovie et représentante de la Société Française de Biologie Clinique (SFBC). <br />  &nbsp;
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     <div><b>« Une reconnaissance accrue »</b></div>
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      Cette forte adaptabilité des biologistes médicaux a d’ailleurs été saluée par la grande majorité des intervenants lors des JFBM bretonnes. Hélène Monasse, sous-directrice de la politique des produits de santé et de la qualité des pratiques et des soins au ministère des Solidarités et de la Santé a, par exemple, rendu hommage à <em>«&nbsp;</em><em>la réactivité et l’adaptation des biologistes médicaux, face au changement de dimension et d’organisation dû à la situation&nbsp;»</em>. Stéphane Mulliez, le directeur de l’Agence Régionale de Santé Bretagne, a quant à lui rappelé&nbsp;<em>qu’&nbsp;«&nbsp;au-delà</em><em> de l’importante montée en charge, nécessaire pour effectuer des tests auprès du grand public, les laboratoires de biologie médicale (LBM) ont également répondu présents lors de suspicions de foyers épidémiques, en EHPAD, dans les abattoirs, les écoles, les collèges…&nbsp;»</em>. Pour lui, si l’expertise des biologistes médicaux <em>«&nbsp;</em><em>était bien connue avant la crise&nbsp;»</em>, ces derniers mois ont&nbsp;amené <em>«&nbsp;</em><em>une reconnaissance accrue&nbsp;»</em> de leurs capacités d’organisation. Pour le grand public, la crise sanitaire a aussi permis de se familiariser davantage avec le métier et les missions des biologistes médicaux. <br />  &nbsp;
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     <div><b>Déjà de premières leçons tirées</b></div>
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      Malgré toutes les réussites de ces derniers mois, <em>«&nbsp;</em><em>nous ne sommes pas parvenus à tout faire parfaitement. Il faut s’interroger pour ne pas répéter ces erreurs&nbsp;»</em>, a noté Philippe Piet, président du Conseil central de la section G (pharmacien biologiste) de l’Ordre National des Pharmaciens. <em>«&nbsp;</em><em>Nous n’étions pas prêts, nous avons perdu beaucoup de temps au début de la crise&nbsp;»</em>, constate d’ailleurs Céline Delavallée, ainsi que plusieurs de ses confrères. Si beaucoup souhaitent aujourd’hui une meilleure préparation au risque épidémique, force est de constater que l’essor du numérique pourrait ici, comme lors de la crise sanitaire, apporter une aide non négligeable au secteur. <br />  &nbsp;
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     <div><b>Le boom technologique rebat les cartes</b></div>
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      Utilisation d’un système d'information national de dépistage, comme SI-DEP, généralisation de la prise de rendez-vous en ligne, enregistrement des données par smartphone, développement de la télémédecine, consultations en ligne, réunions en visioconférence… Nul doute que les outils numériques se sont aujourd’hui installés de façon pérenne dans le paysage sanitaire. <em>«&nbsp;</em><em>S’il a été possible de répondre aussi bien à la crise sanitaire, c’est aussi grâce à des systèmes d’information étendus&nbsp;»</em>, a rappelé Cédric Carbonneil, chef du service d'évaluation des actes professionnels à la Haute Autorité de Santé (HAS). <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>L’écosystème actuel n’est plus le même qu’il y a quelques mois. Aujourd’hui, les systèmes sont plus smart, digitalisés, connectés et mieux propices aux échanges&nbsp;»</em>, constate pour sa part le Pr Damien Gruson, directeur du Pôle de microbiologie médicale aux Cliniques Universitaires Saint-Luc de Bruxelles. Pour le spécialiste, si ces nouveaux outils appellent un cadre légal européen <em>«&nbsp;</em><em>pour valoriser le rôle du biologiste&nbsp;»</em>, ils offrent d’ores et déjà de nouvelles applications <em>«&nbsp;</em><em>pour contrôler les productions en interne, optimiser les laboratoires, fluidifier les parcours de soin</em>…<em>&nbsp;»</em>. &nbsp; <br />  &nbsp;
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     <div><b>Les biologistes, pilotes des évolutions à venir</b></div>
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      <em>«&nbsp;</em><em>Bien sûr, l’augmentation des usages numériques pose la question de la place du biologiste, mais cette dernière doit, pour moi, rester centrale. Le biologiste doit prendre part à cette évolution, rester au centre de la démarche et même piloter le changement&nbsp;»</em>, a conseillé Lyse Santoro membre du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS), lors de son intervention. <em>«&nbsp;</em><em>Le tsunami de l’innovation arrive et, pour que le biologiste reste un pilier du parcours patient en termes de qualité, de fiabilité et d’accompagnement, il va falloir repenser son rôle&nbsp;»</em>, a ajouté Muriel Dahan, également membre du CSIS. Pour résumer, les deux femmes appellent à une révision du modèle existant pour que les biologistes soient <em>«&nbsp;</em><em>pilotes de l’évolution&nbsp;»</em>, et qu’&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>avec les industriels et les médecins, ils œuvrent pour mieux accompagner le patient&nbsp;»</em>. <br />   <br />  En recentrant le rôle du biologiste, en consolidant sa place au cœur du diagnostic, voire en développant de nouvelles missions sur le champ thérapeutique, les biologistes médicaux comptent donc bien évoluer pour faire face aux changements en cours. <em>«&nbsp;</em><em>Nous avons un bel avenir devant nous, où l’augmentation technologique nous offrira un rôle central dans le soin&nbsp;»</em>, prévoit Damien Gruson. <em>«&nbsp;</em><em>Le virus a réussi à créer un réseau dans lequel nous nous sommes découverts. Nous avons travaillé main dans la main, et il faut aujourd’hui poursuivre dans cette voie pour le bien du patient&nbsp;»</em>, a déclaré en fin de congrès le Dr Carole Poupon, présidente du Syndicat National des Biologistes des Hôpitaux (SNBH). <em>«&nbsp;</em><em>Le boom technologique entraînera une évolution certaine de notre métier, c’est pour cela que nous devons nous saisir maintenant de ces sujets. Si notre métier doit changer, changeons-le nous-mêmes&nbsp;»</em>, a-t-elle conclu. <br />   <br />  <em>Article publié dans l'édition de février 2022 d'Hospitalia <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-56-2022-prets-pour-un-nouveau-depart_a3115.html" target="_blank">à lire ici. </a>  </em>
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