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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-19T05:21:26+02:00</updated>
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   <title>IA en imagerie médicale : Catel publie les conclusions de son livre blanc sur le modèle économique</title>
   <updated>2026-06-10T09:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/IA-en-imagerie-medicale-Catel-publie-les-conclusions-de-son-livre-blanc-sur-le-modele-economique_a5103.html</id>
   <category term="Imagerie" />
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   <published>2026-06-10T09:45:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Radiologues, industriels, DSI et institutionnels de dix pays européens : le rapport qui dit enfin ce que tout le monde sait sans oser le formuler.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96918971-67551150.jpg?v=1781077793" alt="IA en imagerie médicale : Catel publie les conclusions de son livre blanc sur le modèle économique" title="IA en imagerie médicale : Catel publie les conclusions de son livre blanc sur le modèle économique" />
     </div>
     <div>
      L'IA en radiologie fonctionne. Elle détecte mieux les fractures, sécurise le dépistage du cancer du sein, accélère la prise en charge des AVC. Mais elle ne se déploie pas à grande échelle. Pas par manque de technologie. Par manque de modèle économique. <br />   <br />  C'est ce que démontre le second volet du livre blanc&nbsp;« Le pari gagnant de l'IA en santé avec un modèle économique rénové », que Catel publie en partenariat avec Dell Technologies et SCC. Sous la direction scientifique du Pr Patrice Taourel (CHU de Montpellier) et du Pr Valérie Vilgrain (Hôpital Beaujon, Université Paris Diderot), le rapport livre une analyse inédite, construite sur 22 entretiens structurés menés auprès de radiologues, industriels, DSI, directeurs d'établissements et institutionnels — dont dix radiologues européens issus de dix pays différents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce que le rapport révèle — et qui change tout</b></div>
     <div>
      <strong>Aucun pays européen ne rembourse l'IA en radiologie.&nbsp;</strong>Ni la France, ni l'Allemagne, ni le Royaume-Uni. La consultation comparative menée auprès de dix radiologues européens confirme que la France ne souffre d'aucun retard spécifique : l'ensemble des pays se trouve dans la même impasse, faute de cadre de financement stabilisé. <br />   <br />  <strong>Le frein n°1 n'est pas technologique.&nbsp;</strong>C'est l'intégration informatique dans les systèmes RIS/PACS, citée par 8 répondants sur 10 — avant le manque de financement et les preuves cliniques insuffisantes. Une solution d'IA peut être cliniquement validée et rester inutilisée, faute de s'insérer dans le flux de travail du radiologue. <br />   <br />  <strong>Radiologues et industriels ne parlent pas de la même IA.&nbsp;</strong>Les premiers l'évaluent à l'échelle de l'acte — valeur d'usage, robustesse, intégration dans leur pratique quotidienne. Les seconds la pensent comme levier de transformation du système — productivité, parcours, données. Ces deux visions ne sont pas contradictoires. Elles appellent des modèles de financement distincts, pour des bénéficiaires différents. C'est précisément ce que le rapport propose de structurer. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cinq propositions concrètes pour financer l'IA qui marche</b></div>
     <div>
      Le rapport ne s'arrête pas au diagnostic. Il formule cinq leviers opérationnels : <br />   <br />  &gt;&nbsp;Financer en priorité les usages dont le bénéfice clinique est établi — détection de fractures, dépistage du sein et du poumon, triage des AVC — plutôt que de chercher à financer "l'IA en général". <br />   <br />  &gt; Reconnaître les gains de productivité là où ils sont réels et les laisser être financés par les acteurs qui en bénéficient directement, sans attendre une prise en charge publique généralisée. <br />   <br />  &gt; Créer des dispositifs publics dédiés pour les usages dont la valeur est collective — réduction des délais en urgence, amélioration de l'accès aux soins dans les zones sous-dotées. <br />   <br />  &gt;&nbsp;Faire de la pertinence de la prescription un levier économique à part entière : le principal gain de valeur de l'IA ne se situe pas dans l'acte d'imagerie lui-même, mais en amont, au moment de la décision médicale. <br />   <br />  &gt;&nbsp;Reconnaître et rémunérer la donnée d'imagerie comme un actif économique — car sa valeur repose sur le travail médical qui la structure, et non sur son seul volume. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pourquoi ce rapport compte</b></div>
     <div>
      La France dispose d'un avantage structurel : un écosystème industriel dynamique, des équipes de recherche reconnues, et un cadre institutionnel qui commence à se structurer autour de l'interopérabilité et de l'accès aux données. Ce rapport lui fournit les arguments et les propositions pour passer de la phase pilote au déploiement à grande échelle — sans attendre un remboursement spécifique qui, à l'échelle européenne, n'est encore une réalité nulle part. <br />   <br />  Dans une logique d'intérêt général, le rapport sera prochainement présenté à la Direction du Numérique en Santé (DNS), afin d'alimenter la réflexion des pouvoirs publics sur les conditions d'un déploiement pérenne de l'IA en imagerie médicale en France. <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Le rapport est disponible en téléchargement gratuit <a class="link" href="https://www.catel-esante.fr/telecharger-2eme-volet-livre-blanc-ia-imagerie" target="_blank">sur&nbsp;le site de Catel</a>.</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Télésanté : le Catel œuvre pour l'intérêt collectif</title>
   <updated>2023-01-24T13:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Telesante-le-Catel-oeuvre-pour-l-interet-collectif_a3564.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2023-01-24T13:28:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Membre actif du Catel depuis déjà plusieurs années, Stéphan Haaz en est devenu le directeur général en juin dernier. Prenant le relais du cofondateur Pierre Traineau, il revient, pour Hospitalia, sur les travaux et perspectives de cet incubateur de communautés e-santé, qui se positionne désormais comme un réel « tiers de confiance » afin de toujours mieux accompagner les nouveaux usages numériques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69898103-48819352.jpg?v=1672749214" alt="Télésanté : le Catel œuvre pour l'intérêt collectif" title="Télésanté : le Catel œuvre pour l'intérêt collectif" />
     </div>
     <div>
      <strong>Né il y a 25 ans, le Catel se démarque par une approche communautaire associant tous les acteurs de l’écosystème de la e-santé. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />  <strong>Stéphan Haaz</strong>&nbsp;: Initialement créé pour accompagner les premiers usages de l’internet par les professionnels du soin, le Catel a rapidement élargi son expertise aux pratiques télémédicales puis à la santé numérique dans toutes ses dimensions, avec à chaque fois la volonté de s’inscrire dans une logique de réseau. Les différentes communautés créées au fil des années sur des thématiques spécialisées, et les collectifs d’experts qui en sont issus – «&nbsp;plaies et cicatrisation&nbsp;», «&nbsp;système d’information hospitalier et de territoire&nbsp;», «&nbsp;téléconsultation et télésoin&nbsp;», «&nbsp;télésurveillance médicale&nbsp;», etc. – associent systématiquement des utilisateurs et usagers de technologies numériques, des éditeurs et opérateurs industriels, et des acteurs institutionnels, afin de diversifier les points de vue et faire émerger des solutions basées sur l’intelligence collective. Le Catel s’affiche à ce titre comme un tiers de confiance parfaitement neutre, c’est-à-dire affranchi de tout intérêt corporatiste et attaché à la recherche du bien général. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Cette notion de «&nbsp;tiers de confiance&nbsp;» est pour vous centrale.</strong> <br />  Le numérique en santé a un extraordinaire potentiel applicatif, pour faciliter l’organisation des soins, améliorer les prises en charge et répondre aux problématiques de l’accès aux soins dans les territoires. En facilitant les échanges et le partage d’expériences entre toutes les parties prenantes, nous pouvons mettre à plat l’actuelle vision par silos et dégager des consensus, afin d’accompagner les nouveaux usages et favoriser les meilleures pratiques. Nous avons par exemple récemment présenté les recommandations de bonnes pratiques élaborées par le collectif «&nbsp;plaies et cicatrisations&nbsp;», et avons été encouragés à poursuivre cette méthodologie par la Haute Autorité de Santé. De même avec le think tank «&nbsp;Télé-ophtalmologie&nbsp;»&nbsp;: nous avons réuni les «&nbsp;3 O&nbsp;», Ophtalmologistes, Orthoptistes et Opticiens, pour travailler sur plusieurs situations d'usages possibles de la téléophtalmologie en réponse à des enjeux de santé publique ciblés . Un livre blanc sur le développement de la Téléophtalmologie a d’ailleurs été publié en 2022. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Une autre actualité marquante concerne la communauté «&nbsp;système d’information hospitalier et de territoire&nbsp;». Pourriez-vous l’évoquer&nbsp;?</strong> <br />  Nous avons en effet initié ici une collaboration avec la CAIH, la centrale d’achat de l’informatique hospitalière, autour de la digitalisation du parcours patient, en mettant en place un programme d’accompagnement ouvert à tous les établissements de santé, quel que soit leur niveau de maturité sur ce sujet précis. Les premières étapes sont opérées par le Catel, pour questionner le projet de l’établissement et travailler ensemble à la définition de son périmètre fonctionnel et l’identification de solutions, en lien avec une grille de qualification recensant les différentes solutions industrielles aujourd’hui présentes sur le marché français. La CAIH prend ensuite la main pour que l’établissement puisse engager des échanges avec les éditeurs et bénéficier d’un accompagnement jusqu’à la phase d’investissement. Ce programme est d’autant plus pertinent que le «&nbsp;virtual care&nbsp;» est déjà devenu la norme dans d’autres pays, en particulier aux États-Unis. La digitalisation de la préadmission n’en est certes qu’une brique, mais elle contribue à la nouvelle répartition des rôles et à la nécessaire évolution des organisations sanitaires au sein des territoires. <br />  &nbsp; <br />  <strong>D’autres travaux menés par cette même communauté ont trait à l’imagerie médicale. Que pourriez-vous nous en dire&nbsp;?</strong> <br />  Lors de notre dernier voyage d’études au congrès HIMSS, aux États-Unis, nous avons constaté que plusieurs acteurs de l’imagerie médicale développaient des solutions pour le pilotage de cette activité par la donnée, et avons donc souhaité réfléchir aux implications de cette nouvelle dynamique pour la coordination et la régulation territoriales des soins. De manière quasi concomitante, l’Agence du Numérique en Santé a lancé une concertation autour du projet DRIM-M (Data Radiologie, Imagerie Médicale et Médecine Nucléaire), qui vise notamment à renforcer l’échange des données d’imagerie. Nous avons donc constitué un collectif pour justement travailler sur le sujet, avec des établissements de santé publics, privés et associatifs, des radiologues, des ingénieurs biomédicaux et des directeurs de systèmes d’information. Nous souhaitons ainsi apporter des réponses pluriprofessionnelles sur les modalités d’échange des données d’imagerie, mais aussi travailler sur de nouvelles briques d’usage, par exemple en lien avec la recherche clinique. En 2023, nous comptons aller plus loin encore et créer un Observatoire afin d’accompagner de manière très opérationnelle les expérimentations sur le terrain. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Sur un autre registre, quel regard portez-vous aujourd’hui sur les usages de la télésanté en milieu hospitalier, qui est l’un de vos domaines d’expertise historiques&nbsp;?</strong> <br />  En 2021, le Catel et la FHF avaient justement mené une enquête nationale sur le sujet. Adressée à tous les GHT français, elle avait permis de recueillir 51 réponses exploitables et de mieux cerner la vision qu’en avaient les utilisateurs eux-mêmes. Ainsi, la télésanté ne constitue plus un sujet d’expérimentation, elle est désormais bien ancrée dans les esprits, mais la satisfaction apportée est sans surprise étroitement corrélée au niveau de maturité des établissements et d’intégration des solutions dans les organisations et pratiques médicales. Nous avons également cherché à identifier le positionnement des GHT par rapport aux quatre piliers assurant le succès d’une stratégie Télésanté – soit une gouvernance dédiée, une feuille de route claire, un plan d’action pour la conduite du changement et des outils de pilotage. La marge de progression semble réelle sur les deux premiers, mais elle gagnerait à s’améliorer encore sur les deux autres. Bien que considérée comme l’un des principaux enjeux, la conduite du changement, en particulier, n’est mise en œuvre que de manière marginale. Cela dit, pour que la télésanté fasse partie intégrante des pratiques quotidiennes et de l’environnement professionnel, il reste encore des pas à franchir en termes d’interopérabilité, elle-même synonyme d’utilisation simplifiée. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Un mot pour finir sur l’actualité récente autour des téléconsultations&nbsp;?</strong> <br />  Comme nous venons de le voir, nous constatons sur le terrain un intérêt affirmé pour la télésanté, et le Catel s’attache justement à accompagner le bon usage de ces solutions. En ce qui concerne plus spécifiquement les téléconsultations&nbsp;: un recadrage après la forte dynamique apportée par l’épidémie Covid peut être opportun dans certains cas de figure. Faut-il, pour autant, limiter les téléconsultations à la présence, de bout en bout, de deux professionnels de santé&nbsp;? Je n’en suis pas convaincu. La téléconsultation assistée a démontré son utilité dans un grand nombre de cas d’usages, et gagnerait certes à être développée et opérée par des professionnels dûment formés. C’est d’ailleurs une position que nous défendons de longue date. Mais la téléconsultation en «&nbsp;solo&nbsp;» a elle aussi son intérêt, en particulier en télépsychiatrie – un point probablement méconnu par le corps législatif. Il faut donc raison garder, et justement réfléchir par cas d’usages pour ne pas détruire ce que nous avons mis dix années à construire. <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Article publié dans l'édition de décembre 2022 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-59-Nouveaux-modeles-Nouvelles-organisations_a3532.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong></em><br style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;" />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Telesante-le-Catel-oeuvre-pour-l-interet-collectif_a3564.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Tirer des enseignements pour que la dynamique se poursuive »</title>
   <updated>2020-09-08T10:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/ Tirer-des-enseignements-pour-que-la-dynamique-se-poursuive _a2288.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/48183359-37899718.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-09-08T10:07:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec un volume de téléconsultations multiplié par 25, la télémédecine est, aujourd’hui, l’un des grands gagnants de la crise sanitaire. Un mouvement appelé à se poursuivre, estime Pierre Traineau, co-fondateur et Directeur Général du CATEL, centre de ressources et d’expertise en santé connectée, sous réserve de tirer profit des leviers mis en lumière par les conditions dérogatoires accordées au titre de l’épidémie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48183359-37899718.jpg?v=1594806726" alt="« Tirer des enseignements pour que la dynamique se poursuive »" title="« Tirer des enseignements pour que la dynamique se poursuive »" />
     </div>
     <div>
      <strong>La télémédecine, à laquelle le CATEL se consacre depuis plus de 20 ans, a connu un formidable coup d’accélérateur avec la crise sanitaire. Pouvez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Pierre Traineau&nbsp;:&nbsp;</em></strong>L’épidémie de Covid-19 s’est en effet traduite par le développement exponentiel des téléconsultations. Pas moins d’un million d’actes ont été enregistrés par l’Assurance Maladie durant les premières semaines du mois d’avril, au plus fort de la crise sanitaire, contre 40 000 en février. Un quart des consultations médicales ont donc été réalisées à distance, favorisées par des assouplissements accordés à titre dérogatoire&nbsp;et qui ont permis de lever de nombreux freins – nous saluons d’ailleurs à ce titre la grande réactivité des institutions sanitaires. Les opérateurs privés ont eux-aussi été au rendez-vous, proposant, pour beaucoup, la gratuité de leurs services pendant l’épidémie. Le recours massif à la télémédecine n’a, enfin et surtout, pas pu se faire sans l’engagement des professionnels de santé et des patients qui, devant l’urgence vitale de la distanciation physique, ont su se saisir de cette nouvelle pratique. <br />   <br />  <strong>Ce sont autant de développements qui ont initié une nouvelle réflexion au sein du CATEL.</strong> <br />  Cet emballement positif quelque peu imprévu mériteen effet&nbsp;que l’on s’y attarde pour ne pas en revenir à la situation antérieure.Des enseignements doivent donc être tirés pour que la dynamique se poursuive, y compris lorsque les conditions dérogatoires accordées au titre de l’épidémie seront levées. Le CATEL a donc souhaité engager des travaux avec l’ensemble des parties prenantes – professionnels de santé et patients-citoyens – pour pouvoir conduire, ensuite, des actions de lobbying d’intérêt général. Nous avons, pour cela, constitué un Collectif Téléconsultation, sous l’égide de la Société xc de référence qui seront partagés avec tous les acteurs publics et privés, professionnels et usagers. Les premiers résultats de ces travaux seront présentés le 25 juin prochain, lors de la journée d’action CATEL Visio. <br />   <br />  <strong>Pouvez-vous nous présenter les travaux du Collectif Téléconsultation&nbsp;?</strong> <br />  Nous envisageons 5 axes de travail. D’abord, l’élaboration de recommandations à destination de l’Assurance Maladie et du Ministère de la Santé, portant, notamment, sur la revue des conditions dérogatoires&nbsp;: les mesures qu’il serait opportun de maintenir hors période de crise, les ajustements à y apporter, etc. Le Collectif produira ensuite des indications destinées aux professionnels de santé, afin qu’ils puissent être guidés à bon escient entre téléconsultation et consultation en présentiel. D’autres documents seront plus particulièrement destinés aux patients, pour mettre en lumière la valeur ajoutée de la téléconsultation en fonction des cas de figure, par exemple pour les patients chroniques.&nbsp;En quatrième lieu, nous élaborerons des tableaux de bord pour mieux identifier les contextes d’usage des téléconsultations&nbsp;– par exemple la place de la téléassistance médicale en complément d’une téléconsultation. Enfin, nous souhaitons produire un comparatif revenant sur les actions mises en œuvre à l’étranger durant la crise sanitaire, pour nous inspirer de ces expériences mais aussi valoriser nos réussites. <br />   <br />  <strong>Les premiers travaux seront, ainsi que vous l’avez évoqué, rendus publics à l’occasion de CATEL Visio. Pouvez-vous nous dévoiler certaines préconisations&nbsp;?</strong> <br />  Le Collectif a déjà identifié trois pistes prioritaires, en écho aux conditions dérogatoires mises en place durant la crise épidémique. Le recours aux consultations par téléphone devrait à notre sens être maintenu dans certaines situations. En effet, et la crise l’a d’ailleurs bien démontré, ce n’est pas tant l’outil technologique qui prime que l’assurance, pour le médecin, de pouvoir recueillir l’ensemble des informations nécessaires au diagnostic et, pour le patient, d’être étroitement associé à la décision thérapeutique, et cela dans le respect des règles en matière de sécurité et de traçabilité. Si ces conditions sont réunies, la téléconsultation pourrait tout aussi bien s’effectuer par téléphone. De la même manière, le recours à la téléconsultation pour les primo-rendez-vous devrait également être maintenu, par exemple pour des consultations de spécialistes et sous réserve de maintenir voire renforcer la place du médecin traitant.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le remboursement des téléconsultations à 100 % a, pour sa part, représenté un levier important dans le développement de ces actes.&nbsp;</strong> <br />  Avec l’ensemble de ces dérogations, cette disposition a en effet induit en particulier une diminution du recours aux urgences hospitalières. Le moment est opportun d’identifier comment, en situation redevenue normale, la téléconsultation peut contribuer à désengorger les urgences. En tout état de cause, le Collectif Téléconsultation s’attache à rechercher un équilibre entre des intérêts parfois divergents grâce à une meilleure compréhension mutuelle des différentes parties prenantes. Ce consensus permettra, nous l’espérons, de&nbsp;construire un cadre commun qui viendra nourrir la réflexion nationale. <br />   <br />   <br />  &nbsp;  <p style="margin: 0px; font-stretch: normal; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Light&quot;; color: rgb(156, 29, 29);"><span style="font-kerning: none; color: #3e3e3e">Article publié sur le numéro de juin d'Hospitalia à consulter ici : <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-49-Special-Covid-19-MERCI-_a2230.html"><span style="font-kerning: none; color: #9c1d1d">https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-49-Special-Covid-19-MERCI-_a2230.html</span></a>  </span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/ Tirer-des-enseignements-pour-que-la-dynamique-se-poursuive _a2288.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Un outil plus ou moins pertinent suivant l’usage »</title>
   <updated>2020-08-27T11:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/ Un-outil-plus-ou-moins-pertinent-suivant-l-usage _a2271.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/48124887-37875152.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-08-27T10:27:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Propices à l’utilisation du numérique, les deux mois de confinement ont, en France, été le théâtre d’une augmentation spectaculaire des téléconsultations et de la télémédecine en général. Cet essor a permis à plusieurs professionnels de santé de tester de nouvelles pratiques pour mieux en appréhender les apports et les limites.     <div>
      Déjà largement présent dans nos vies, le numérique a joué un rôle prépondérant lors de la crise sanitaire. Afin d’organiser la prise en charge des patients et la continuité des soins, les réunions par visioconférence ont par exemple été mises en place partout en France.&nbsp;<em>«&nbsp;Cela a permis au maire de réunir, en toute sécurité, tous les professionnels de santé du territoire, qu’ils soient en zone urbaine ou rurale&nbsp;»</em>, confie Olivier Cavagna, directeur général adjoint,&nbsp;délégué notamment à l’innovation au sein de Vichy Communauté. En parallèle, le numérique a également favorisé le développement exponentiel de la télémédecine et plus particulièrement des téléconsultations.&nbsp;<em>«&nbsp;En quelques jours, la France est passée de 10 000 à 1 million de téléconsultations par semaine&nbsp;»</em>, constate Claude Kirchner, directeur du Comité National Pilote d’Éthique Numérique (CNPEN).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un outil pour rassurer les patients</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48124887-37875152.jpg?v=1594652226" alt="« Un outil plus ou moins pertinent suivant l’usage »" title="« Un outil plus ou moins pertinent suivant l’usage »" />
     </div>
     <div>
      Conséquence des deux décrets parus au Journal Officiel les 10 et 20 mars 2020, cette augmentation spectaculaire a permis à de nombreux professionnels de santé de s’essayer à une pratique qui peinait quelque peu à entrer véritablement dans les mœurs.&nbsp;<em>«&nbsp;Certains de nos collègues étaient un peu frileux et se sont désormais rendu compte que les consultations à distance ne sont pas si difficiles à mettre en œuvre&nbsp;»</em>, confie Florine Duplessis, sage-femme-échographiste et créatrice d’une application de e-santé qui accompagne les femmes du monde entier durant leur grossesse. Dans ce cabinet breton, déjà habitué à la technique, de nombreuses personnes ont pu être suivies pendant le confinement.&nbsp;<em>«&nbsp;Seules les consultations qui nécessitaient une auscultation ou une échographie ont été effectuées au cabinet&nbsp;»</em>, poursuit Florine Duplessis. Pour les autres, un appel téléphonique ou un échange en visioconférence ont permis de suivre les patientes&nbsp;<em>et surtout de les rassurer, ce qui représente une part importante de notre travail&nbsp;»</em>, ajoute la professionnelle.&nbsp;<em>«&nbsp;Cela a été encore plus vrai ces dernières semaines</em>, note-t-elle<em>. La téléconsultation est un outil formidable, qui permet de gagner du temps, d’apaiser la patiente et, le cas échéant, de l’orienter vers une consultation en présentiel&nbsp;».</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des pratiques légitimées par leur entrée dans la règlementation</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48124887-37875158.jpg?v=1594652226" alt="« Un outil plus ou moins pertinent suivant l’usage »" title="« Un outil plus ou moins pertinent suivant l’usage »" />
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      <em>«&nbsp;Suivre&nbsp;»</em>,&nbsp;<em>«&nbsp;rassurer&nbsp;»</em>et&nbsp;<em>«&nbsp;orienter&nbsp;»</em>, tels sont aussi les principaux bénéfices de la téléconsultation pour Gaëlle Haaz Le Du, infirmière diplômée d’État libérale (IDEL) et responsable de la maison de santé d’Auray, dans le Morbihan. En première ligne dans la crise sanitaire, ses collègues et elle-même se sont rendus au domicile des personnes suspectées ou confirmées Covid-19 pour les accompagner, notamment, durant la téléconsultation avec leur médecin traitant. Ils ont également mis en place un télésuivi.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous prenons en charge de nombreuses personnes âgées, souffrant parfois de troubles cognitifs</em>, précise Gaëlle Haaz Le Du.&nbsp;<em>Nous avons donc l’habitude qu’elles nous appellent pour poser une question, ou plus simplement pour être rassurées. Le fait que cet accompagnement à distance entre dans la réglementation donne plus de valeur à notre travail&nbsp;»</em>. À Auray, au plus fort de la crise sanitaire, le champ de ce télésuivi s’est élargi.&nbsp;<em>«&nbsp;Il nous fallait effectuer des tours de garde 7j/7 pour appeler, chaque jour, nos malades Covid et programmer si nécessaire une visite à domicile ou une hospitalisation&nbsp;»,&nbsp;</em>raconte l’infirmière.&nbsp;
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     <div><b>Un système qui a aussi ses limites </b></div>
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48124887-37875161.jpg?v=1594652226" alt="« Un outil plus ou moins pertinent suivant l’usage »" title="« Un outil plus ou moins pertinent suivant l’usage »" />
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      Alors qu’ils ont enregistré une baisse de 50% de leurs consultations en présentiel, les médecins généralistes libéraux ont eux aussi eu recours à la télémédecine.&nbsp;<em>«&nbsp;Pendant deux mois, nous avons essentiellement effectué des renouvellements d’ordonnances ou pris en charge des patients suspectés de Covid&nbsp;»</em>, confie le Docteur Philippe Bouchand, médecin généraliste intégré à la maison de santé pluridisciplinaire (MSP) de Bignoux, dans la Vienne. Opérationnelles depuis janvier 2019, la téléconsultation et la télé-expertise sont bien implantées dans son cabinet. Pourtant, le médecin n’en a pas moins modifié ses pratiques.&nbsp;<em>«&nbsp;Alors qu’auparavant nous proposions la téléconsultation uniquement pour le suivi des patients chroniques, nous avons dû étendre cette modalité</em>, poursuit-il.&nbsp;<em>Pendant les semaines de confinement, nous l’avons ainsi ouverte à tous&nbsp;».</em>Cet essai «&nbsp;grandeur nature&nbsp;» a donc permis au praticien d’en appréhender les limites&nbsp;à si grande échelle.&nbsp;<em>«&nbsp;Je pense que nous en reviendrons à notre organisation antérieure, car elle répond à l’une de nos problématiques&nbsp;: assurer la continuité des soins pour les patients devant bénéficier d’un suivi au long cours,&nbsp;</em>complète Philippe Bouchand<em>. Pour les autres,&nbsp;avoir la possibilité d’une téléconsultation à l’initiative des patients modifie à mon sens la relation soignant-soigné.Une évolution qui, personnellement, m’inquiète&nbsp;»</em>. Autre limite soulevée par le professionnel&nbsp;: la mise en exergue d’une fracture numérique particulièrement présente chez les personnes âgées, précaires ou les hyper-ruraux.&nbsp;<em>«&nbsp;Sur le long terme, cela pose aussi le problème de l’inégalité d’accès aux soins&nbsp;»</em>, ajoute le médecin, qui envisage donc la télémédecine<em>«&nbsp;non comme une fin en soi mais un outil, plus ou moins</em><em>pertinent suivant l’usage et les problématiques liés à chacun&nbsp;»</em>.&nbsp;
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     <div><b>Et demain ?</b></div>
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48124887-37875165.jpg?v=1594652227" alt="« Un outil plus ou moins pertinent suivant l’usage »" title="« Un outil plus ou moins pertinent suivant l’usage »" />
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      Cette réflexion autour des usages doit d’ailleurs être menée par tout professionnel de santé souhaitant mettre en place une solution de téléconsultation. Une attention particulière doit en outre être accordée aux garanties offertes en termes de sécurisation des données transmises.&nbsp;<em>«&nbsp;Les médecins n’étant pas forcément formés à ces enjeux, les échanges sont plus ou moins sécurisés&nbsp;»</em>, constate ainsi le Docteur Serge Bismuth, médecin généraliste à Toulouse. Ce pionnier, qui pratique la télémédecine depuis 1998, appelle donc à&nbsp;<em>«&nbsp;recadrer l’outil pour limiter certaines dérives, voire des abus, et s'appuyer sur des principes déontologiques et éthiques forts&nbsp;»</em>. Nul doute que dans les prochaines semaines, les conditions dérogatoires seront revues et réadaptées. En attendant, l’idée d’une médecine plus ancrée dans le monde numérique a fait son chemin. À Vichy, par exemple, la communauté de communes envisage un projet de&nbsp;<em>«&nbsp;télémédecine d’urgence&nbsp;»&nbsp;</em>: de petits véhicules capables d’effectuer des diagnostics rapides en mobilité. Il faut dire que ce n’est pas la première incursion de Vichy Communauté sur le champ des objets connectés. C’est en effet l’un des territoires expérimentateurs pour le projet européen «&nbsp;Smart Bear&nbsp;», coordonné pour la France par le CATEL et qui vise à évaluer l’impact de certains dispositifs numériques sur la santé physique et mentale des seniors. Partout en France, la révolution numérique semble bel et bien en marche. <br />   <br />   <br />  &nbsp;  <p style="margin: 0px; font-stretch: normal; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Light&quot;; color: rgb(156, 29, 29);"><span style="font-kerning: none; color: #3e3e3e">Article publié sur le numéro de juin d'Hospitalia à consulter ici : <span style="font-kerning: none; color: #9c1d1d"><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-49-Special-Covid-19-MERCI-_a2230.html">https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-49-Special-Covid-19-MERCI-_a2230.html</a>  &nbsp;</span></span> <br />  
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