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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-06T03:44:15+02:00</updated>
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   <title>Rapport Terra Nova: Quel avenir pour l’hopital public ? par Nicolas Revel</title>
   <updated>2026-05-26T14:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Rapport-Terra-Nova-Quel-avenir-pour-l-hopital-public-par-Nicolas-Revel_a5089.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2026-05-26T14:27:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Nous aurons besoin demain d’hôpitaux publics en état de marche. Rien ne permet aujourd’hui de considérer que cet objectif soit acquis. » Dans une nouvelle note publiée par Terra Nova, Nicolas Revel analyse les difficultés structurelles auxquelles est confronté l’hôpital public et formule plusieurs propositions pour adapter le système hospitalier français au vieillissement de la population, à l’augmentation des maladies chroniques, aux contraintes budgétaires et aux besoins des soignants. La note plaide notamment pour une évolution du modèle hospitalier fondée sur une meilleure attractivité des métiers, une réorganisation de l’offre de soins et une adaptation des modes de financement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96722625-67422955.jpg?v=1779798739" alt="Rapport Terra Nova: Quel avenir pour l’hopital public ? par Nicolas Revel" title="Rapport Terra Nova: Quel avenir pour l’hopital public ? par Nicolas Revel" />
     </div>
     <div>
      Le constat est paradoxal : la France a longtemps mieux maîtrisé ses dépenses de santé que la plupart des pays européens, mais cette stratégie s’est faite au prix d’une pression continue sur les établissements hospitaliers. Les hôpitaux sont arrivés au Covid dans un état de grande fragilité. Or, les besoins de santé continuent désormais d’augmenter rapidement. La part des plus de 65 ans passera de 21 % aujourd’hui à 28 % en 2050 et près de 30 millions de Français pourraient être atteints d’une maladie chronique dans les dix prochaines années. Malgré les investissements massifs engagés après la pandémie les établissements publics enregistrent aujourd’hui des déficits importants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une crise d’attractivité qui menace le fonctionnement même des hôpitaux</b></div>
     <div>
      Après la crise sanitaire, les hôpitaux ont subi une vague de départs sans précédent : à l’AP-HP, les effectifs infirmiers ont chuté de 12 % entre 2021 et 2023, provoquant la fermeture de 20 % des lits. Même si la situation s’est depuis stabilisée, l’auteur estime que l’attractivité de l’hôpital public reste profondément fragilisée. Les jeunes professionnels supportent de moins en moins des conditions de travail jugées dégradées : surcharge administrative, manque de temps auprès des patients, management parfois trop hiérarchique, faibles perspectives d’évolution et écarts croissants de rémunération avec le privé ou l’exercice libéral. Les soignants demandent d’abord du temps pour bien faire leur travail. Nicolas Revel plaide donc pour des organisations plus souples, davantage de personnels de support, une meilleure reconnaissance des compétences et une réforme du management hospitalier afin de fidéliser les équipes. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Concentrer les activités les plus complexes tout en renforçant la présence médicale dans les territoires</b></div>
     <div>
      Le rapport souligne que la France conserve un nombre particulièrement élevé de petits établissements, alors que la médecine moderne repose de plus en plus sur des plateaux techniques lourds et des équipes hautement spécialisées. Nicolas Revel estime donc inévitable une concentration accrue des activités lourdes et spécialisées dans de grands pôles hospitaliers. Mais cette évolution devrait s’accompagner d’une meilleure couverture des territoires : il propose notamment d’imposer à certains spécialistes, hospitaliers et libéraux exerçant dans les grands centres urbains, quelques jours de consultations par mois dans les territoires qui ne disposent pas d’une offre de soins suffisante. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Prévention, ambulatoire et intelligence artificielle : le nouveau modèle à construire</b></div>
     <div>
      Enfin, Nicolas Revel considère que l’hôpital devra changer de rôle face à l’explosion des maladies chroniques. Le défi des prochaines décennies sera moins de gérer des épisodes aigus que d’assurer un suivi continu des patients âgés ou atteints de pathologies longues. Le texte appelle donc à accélérer le virage ambulatoire, à développer les soins à domicile et à mieux coordonner hôpital et médecine de ville. Il insiste aussi sur le potentiel majeur du numérique et de l’intelligence artificielle pour améliorer le suivi des patients et éviter les réhospitalisations répétées. Selon l’auteur, c’est à cette condition que la France pourra préserver à la fois la qualité des soins, l’accès pour tous et l’équilibre financier de son système de santé. <br />   <br />  <strong>&gt; <a class="link" href="https://tnova.fr" target="_blank">Retrouvez le rapport complet en libre accès sur le site de Terra Nova</a> </strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Les principales propositions :</strong> <br />   <br />  <u>1. Restaurer l’attractivité de l’hôpital public et fidéliser les professionnels</u> <br />  &gt;&nbsp;Renforcer les fonctions support, réduire les tâches administratives et développer les outils numériques et l’intelligence artificielle pour redonner du temps médical aux soignants ; <br />  &gt;&nbsp;Réformer le management hospitalier (conditions de nomination des chefs de service, durée de fonction maximale...) et renforcer la lutte contre le harcèlement ; <br />  &gt;&nbsp;Développer les spécialisations dans le cursus du personnel infirmier et la validation des aquis de l’expérience professionnelle ; <br />  &gt;&nbsp;Introduire davantage de souplesse dans le cadre indémnitaire, au niveau de chaque établissement, pour mieux reconnaître l’engagement individuel dans les rémunérations. <br />   <br />  <u>2. Une évolution du modèle hospitalier pour s’adapter au triple enjeu de la concentration de l’expertise, de la projection territoriale et du virage de la prévention</u> <br />  &gt;&nbsp;Concentrer les prises en charge complexes dans des équipes à fort volume d’activité ; <br />  &gt;&nbsp;Imposer à certains spécialistes, hospitaliers et libéraux exerçant dans les grands centres urbains, quelques jours de consultations par mois dans les territoires qui ne disposent pas d’une offre de soins suffisante ; <br />  &gt;&nbsp;Développer massivement le suivi « hors les murs » des patients chroniques ; <br />  &gt;&nbsp;Mieux articuler hôpital, médecins traitants et équipes de soins primaires. <br />   <br />  <u>3. Doter l’hôpital de règles de financement qui favorisent sa capacité à se moderniser</u> <br />  &gt;&nbsp;Mieux valoriser les hospitalisations de jour et l’ambulatoire ; <br />  &gt;&nbsp;Financer le suivi des maladies chroniques, pas seulement les épisodes aigus ; <br />  &gt;&nbsp;Donner une visibilité budgétaire pluriannuelle aux établissements ; <br />  &gt;&nbsp;Permettre aux hôpitaux d’investir dans l’IA, l’imagerie, la biologie... <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>IA et médecine du futur, cas d’usage à l’AP-HP</title>
   <updated>2025-06-30T16:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/IA-et-medecine-du-futur-cas-d-usage-a-l-AP-HP_a4509.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2025-06-30T16:50:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’intelligence artificielle transforme en profondeur le secteur hospitalier, ouvrant la voie à des innovations majeures en matière de prise en charge des patients, d’optimisation des parcours de soins et de gestion des établissements. Mais quels sont les véritables enjeux de cette révolution technologique ? Ayden Tajahmady, le Directeur de la stratégie et de la transformation de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), nous livre son regard sur les usages actuels de l’IA en milieu hospitalier, ses perspectives d’évolution et les défis à relever pour une intégration efficace et responsable en contexte de soins.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88505209-62680030.jpg?v=1747071964" alt="IA et médecine du futur, cas d’usage à l’AP-HP" title="IA et médecine du futur, cas d’usage à l’AP-HP" />
     </div>
     <div>
      <strong>L’IA est-elle d’ores et déjà une réalité dans les pratiques de l’AP-HP&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Ayden Tajahmady&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Absolument.&nbsp;Fin 2024, nous avons recensé près de 300 initiatives liées à l’IA au sein de l’institution.La majorité de ces projets, bien qu’encore en phase d’expérimentation, concerne les soins. Les disciplines les plus représentées sont l’imagerie médicale et l’anatomopathocytologie, qui reposent sur l’analyse d’images. L’IA y est particulièrement performante, notamment pour le dépistage et le diagnostic, comme la détection automatique de fractures osseuses en radiologie ou d’anomalies en endoscopie. L’IA est également utilisée à des fins pronostiques, par exemple en oncologie pour évaluer la réponse aux traitements d’immunothérapie. Cette aide à la décision trouve aussi des applications en chirurgie, pour améliorer la précision de procédures complexes.&nbsp; <br />   <br />  <strong>On parle ici d’un médecin «&nbsp;augmenté&nbsp;». Existe-t-il d’autres grandes catégories d’application de l’IA&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Oui. Une autre grande famille d’applications concerne la gestion des données. L’IA permet d’interpréter rapidement les masses de données répétitives issues des explorations fonctionnelles. Par exemple, le service de gastro-entérologie de l’hôpital Saint-Antoine utilise des microcapsules vidéo pour explorer l’intestin grêle, ce qui génère près de 15&nbsp;000 images par procédure. Sans la solution IA mise au point par ses équipes, leur analyse serait extrêmement fastidieuse. La technologie permet donc ici de gagner du temps et d’améliorer la qualité de l’interprétation. L’IA intervient aussi dans le dossier patient informatisé (DPI), en synthétisant automatiquement des données cliniques pour accélérer la prise de décision médicale. Un autre exemple est le projet de «&nbsp;patient similaire&nbsp;», porté par le service de médecine interne de l’hôpital Tenon&nbsp;: partant des données du DPI, l’IA crée le jumeau numérique d’un patient et le compare à des cas précédents, afin d’optimiser le diagnostic et la prise en charge. <br />   <br />  <strong>Et en dehors des soins&nbsp;?</strong> <br />   <br />  L’IA est essentiellement utilisée pour la génération automatisée de comptes-rendus, via des systèmes de captation et de retranscription d’informations. Les principaux tests portent aujourd’hui sur les solutions d’IA ambiante, pour «&nbsp;écouter&nbsp;» les consultations et en produire une synthèse structurée. Toutefois, des défis techniques demeurent, notamment en matière de qualité sonore et de reconnaissance des termes médicaux spécialisés. D’autres applications incluent le codage intelligent du PMSI, la synthèse automatisée de données non cliniques (comptes-rendus de réunion, revues de littérature), ou encore la gestion des plannings médicaux. Cela dit, les tests sur ces derniers n’ont pas été concluants, la technologie ne pouvant seule résoudre des problématiques organisationnelles complexes. <br />   <br />  <strong>Pourquoi ces projets restent-ils au stade expérimental&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Aucun de ces usages n’est en effet intégré aux soins courants, et leur mise en œuvre nécessite un cadre institutionnel pérenne. Il est primordial de valider leur intérêt clinique avant de les généraliser, et ces évaluations prennent du temps. La robustesse de ces solutions doit également être éprouvée avant une utilisation en routine, pour garantir leur sécurité et leur intégration fluide au système d’information hospitalier. Et, si l’IA peut potentiellement venir en appui à l’ensemble des processus hospitaliers, ces tests en conditions réelles nous en déjà permis d’identifier deux points de vigilance. D’une part, certaines solutions revendiquent à tort l’usage de l’IA, alors qu’elles reposent sur des règles de décision classiques – ce qui n’est&nbsp;pas sans impact sur leurs modalités d’évaluation. D’autre part, l’IA n’est pas une solution universelle, son utilisation est fonction d’un contexte et de problématiques spécifiques. Son adoption doit donc être évaluée au regard des bénéfices qu’elle apporte, comme le gain de temps, l’amélioration de la qualité des soins, la réduction des coûts de production, ou encore l’automatisation des tâches à faible valeur ajoutée. <br />   <br />  <strong>Vous évoquez la nécessité de disposer d’un cadre institutionnel pérenne. Où en est cette réflexion à l’AP-HP&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous structurons actuellement une feuille de route pour encadrer la gouvernance de l’IA. Le défi est de taille, car il nous faut équilibrer innovation et structuration pour déployer efficacement les solutions pertinentes. En d’autres termes, la feuille de route doit à la fois nous laisser suffisamment d’agilité et de souplesse pour l’expérimentation, tout en nous offrant le cadre nécessaire à la mise en œuvre de projets institutionnels. Cette démarche est pilotée par la Direction de la stratégie et de la transformation, la Direction des services numériques et la Direction de la recherche clinique et l’innovation, en lien avec les tiers-lieux d’expérimentation partenaires de l’AP-HP, ainsi que notre «&nbsp;Hub Innovation&nbsp;» récemment repositionné sur l’IA. Elle est en outre itérative car, au fur et à mesure que les premiers cas d’usage avancent, nous affinons notre approche pour les suivants. <br />   <br />  <strong>Comment gérez-vous la prolifération de solutions IA sur le marché&nbsp;?</strong> <br />   <br />  C’est justement cette offre riche et en expansion constante, qui rend nécessaire la mise en place d’une gouvernance adaptée. Mais n’oublions pas que l’AP-HP a aussi la capacité de développer ses propres algorithmes et applications médicales. Beaucoup de start-ups innovantes émergent de nos équipes. La question est donc de savoir s’il vaut mieux acquérir des solutions IA ou les produire en interne. Il n’y a pas ici de réponse univoque, tout dépend du cas d’usage. Cela dit, les solutions IA du marché sont souvent coûteuses. Lorsque nous les testons, nous cherchons aussi à évaluer leur soutenabilité économique – d’autant qu’un autre modèle économique est possible lorsque les solutions sont développées en interne. L’enjeu de souveraineté ne doit pas non plus être éludé.&nbsp;Lorsqu’il s’agit de solutions clés pour notre fonctionnement, est-il judicieux de dépendre d’acteurs non soumis au droit européen, surtout dans un contexte international instable&nbsp;?&nbsp;La continuité de notre activité peut être en jeu… <br />   <br />  <strong>Les tiers-lieux mentionnés plus haut&nbsp;jouent-ils un rôle clé dans cette dynamique IA&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Absolument, car ils sont tous amenés à travailler sur l’IA. @Hôtel-Dieu, le tiers-lieu créé en 2021 avec l’université Paris Cité pour accélérer l’innovation au service du soin, est le plus impliqué dans ces projets. D’autres, comme BOpEx (bloc opératoire), SANTINEL (imagerie médicale) et UNIREIN (néphrologie) intègrent également des solutions IA adaptées à leur contexte clinique. Nous évoquions la capacité de l’AP-HP de développer des solutions en interne. L’existence de ces tiers-lieux est donc un élément favorable, mais notre taille est également facilitante, car nous disposons ainsi de suffisamment de données pour «&nbsp;nourrir&nbsp;» les algorithmes, et pouvons investir dans les infrastructures adéquates. Nous bénéficions aussi d’un écosystème extrêmement propice, avec la proximité de l’Université, l’INSERM, l’INRIA, le CNRS, et des partenariats solides noués avec des acteurs de la French Tech. <br />   <br />  <strong>L’IA suppose aussi de disposer de compétences spécifiques. Comment répondez-vous à cet enjeu&nbsp;?</strong> <br />   <br />  L’IA nécessite effectivement une certaine expertise, qui n’est pas historiquement présente au sein des établissements de santé. Nous avons donc beaucoup travaillé pour renforcer nos équipes avec des data analysts, des data scientists et des ingénieurs en données. L’AP-HP attire ces talents grâce à sa mission de service public, et la possibilité de pouvoir travailler sur des cas concrets et innovants, ou d’avoir une activité de recherche. Mais il ne s’agit pas uniquement de recruter. Il nous faut également former et sensibiliser l’ensemble de nos professionnels de santé, pour qu’ils comprennent les bénéfices et les limites de l’IA et puissent ainsi mieux se préparer aux évolutions à venir. L’appropriation de ces outils, la compréhension de leurs usages, leur inscription dans des organisations vertueuses, seront les facteurs clés de leur succès. <br />   <br />  <strong>Percevez-vous des craintes quant à l’impact de l’IA sur les pratiques&nbsp;professionnelles&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Comme toute technologie d’application générale, l’intelligence artificielle va avoir des répercussions majeures. Elle conduira à une transformation profonde – et d’une ampleur inédite – du système de santé, des hôpitaux et donc de l’AP-HP. Je ne pense pas que des métiers disparaîtront à court terme, mais les pratiques évolueront significativement dans les 5 à 10 ans, comme nous l’avons déjà observé lors de précédentes innovations numériques. Il est donc crucial d’accompagner les professionnels pour anticiper ces mutations. L’IA peut être source de nombreux fantasmes, et la peur est un facteur de résistance. C’est aussi pour cela que nous structurons actuellement un plan de formation institutionnel. <br />   <br />  <strong><em>Quid</em>&nbsp;des interrogations sur le plan de l’éthique&nbsp;?</strong> <br />   <br />  De nombreuses questions se sont posées lors des ateliers organisés pour structurer notre feuille de route sur l’intelligence artificielle. Comment réellement valider la pertinence des décisions de l’IA&nbsp;? Comment garantir la transparence et éviter les «&nbsp;boîtes noires&nbsp;»&nbsp;? La technologie peut se tromper, et elle se trompera inévitablement. Le principe de garantie humaine doit donc être maintenu, mais les professionnels formés à l’ère de l’IA sauront-ils la challenger&nbsp;? Quelles compétences maintenir pour justement conserver cette capacité de dire que l’IA se trompe&nbsp;? Par ailleurs, l’IA ne se substitue pas à la responsabilité médicale. Où positionner le curseur, alors que l’absence de jurisprudence à ce jour rend le cadre légal incertain, et donc porteur de risques&nbsp;? Et quelle responsabilité pour l’établissement, qui est finalement garant des modalités d’intégration de l’IA aux processus organisationnels&nbsp;? <br />   <br />  <strong>Avez-vous identifié d’autres défis&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Déterminer les critères d’implémentation des solutions IA, gérer l’évolution rapide des technologies, assurer la cybersécurité pour éviter les détournements… sont d’autres enjeux cruciaux qu’il nous faut maîtriser.&nbsp;&nbsp;La question du financement des transformations qu’implique l’utilisation de l’IA, particulièrement lorsqu’elle est développée en interne, sera une question centrale dans les mois et années à venir. Il peut sembler contre-intuitif d’inscrire l’IA dans une stratégie structurée, quand tout change aussi rapidement. Mais&nbsp;notre feuille de route nous permettra, d’abord et surtout,&nbsp;de ne pas subir l’IA, de l’accompagner de manière éclairée et agile et de la questionner lorsque cela est nécessaire. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Étude AP-HP : Les outils numériques sont-ils réellement adaptés aux patients ayant plusieurs maladies chroniques ?</title>
   <updated>2025-05-05T12:46:00+02:00</updated>
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   <published>2025-05-05T12:42:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les applications numériques en santé sont conçues pour surveiller, traiter et accompagner les patients, mais elles ne tiennent souvent pas compte de ceux atteints de plusieurs maladies chroniques. Une étude, menée par le Pr Viet-Thi Tran (Université Paris Cité / AP-HP) et Ngan Thi Thuy Phi (Université Paris Cité), révèle qu'un patient avec cinq maladies chroniques devrait utiliser au moins 13 applications et sept outils connectés pour un suivi médical efficace, ce qui semble peu réaliste. Cette accumulation d'outils engendre d’importantes contraintes pour les patients multimorbides, notamment organisationnelles, et soulève des questions sur l'efficacité des technologies numériques en santé. Des résultats qui ouvrent de nouvelles perspectives pour transformer l'approche des soins numériques et améliorer la qualité de vie des patients.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88350186-62589001.jpg?v=1746441980" alt="Étude AP-HP : Les outils numériques sont-ils réellement adaptés aux patients ayant plusieurs maladies chroniques ?" title="Étude AP-HP : Les outils numériques sont-ils réellement adaptés aux patients ayant plusieurs maladies chroniques ?" />
     </div>
     <div>
      <strong>Cette étude a fait l’objet d’une publication dans le&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-linkindex="0" href="https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2833286?utm_campaign=articlePDF&amp;utm_medium=articlePDFlink&amp;utm_source=articlePDF&amp;utm_content=jamanetworkopen.2025.7288" target="_blank" title="https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2833286?utm_campaign=articlePDF&amp;utm_medium=articlePDFlink&amp;utm_source=articlePDF&amp;utm_content=jamanetworkopen.2025.7288">Journal of the American Medical Association (JAMA) Network Open</a>, le 25 avril 2025.</strong> <br />   <br />  Selon la&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-linkindex="1" href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3106528/fr/sante-mobile-des-applications-de-qualite" rel="nofollow" target="_blank" title="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3106528/fr/sante-mobile-des-applications-de-qualite">HAS</a>, plus de 350 000 applications numériques et objets connectés en santé étaient disponibles en 2020. Développés pour surveiller, traiter et accompagner les patients dans leur maladie, ces outils ne prennent toutefois pas en considération le fait que&nbsp;50% des patients ne vivent pas avec une seule maladie chronique mais plusieurs, engendrant ainsi un risque d’accumulation de ces outils. <br />  &nbsp;Afin d’évaluer l’impact de l’utilisation de ces applications et objets connectés chez les patients vivant avec plusieurs maladies chroniques, une étude a été menée dans le cadre du projet @Hôtel-Dieu plateforme, impliquant l’AP-HP, l’Université Paris Cité et cinq entreprises innovantes : Implicity, Lifen, Nabla, Nouveal, Withings. L’objectif était d’identifier les applications ou objets connectés adaptés à un patient multimorbide hypothétique atteint de cinq maladies chroniques (hypertension artérielle, diabète de type II, broncho pneumopathie chronique obstructive, ostéoporose et arthrose). <br />   <br />  Au total, ce sont&nbsp;148 applications ou objets connectés&nbsp;autorisés par la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis ou recommandés sur la plateforme ORCHA (Organization for the Review of Care and Health Apps) qui ont été&nbsp;identifiés pour ce patient. 35 % concernaient des applications seules et 65 % nécessitaient ou pouvaient se connecter à des capteurs. Parmi eux, seuls&nbsp;cinq ont été conçus en tenant compte de la multimorbidité du patient. <br />   <br />  Selon un groupe de médecins experts,&nbsp;le patient devait utiliser au moins 13 applications et jusqu’à sept outils connectés pour assurer un suivi médical régulier et pertinent.&nbsp; <br />   <br />  Des résultats qui viennent démontrer que l’approche technologique actuelle, fragmentée maladie par maladie, est peu adaptée aux patients souffrant de maladies chroniques mais également pour les professionnels de santé qui les suivent. En effet, il semble difficile d’imaginer un patient devoir utiliser autant d’applications pour suivre sa maladie et son médecin se connecter à toutes ces plateformes pour obtenir les informations de santé de son patient. <br />   <br />  Cette étude ouvre donc de nouvelles perspectives et valide la pertinence de&nbsp;développer une plateforme unique&nbsp;sur laquelle viendraient se connecter les différentes applications du patient, créant un point d’entrée central pour le patient et ses soignants. Une telle plateforme est actuellement en cours de prototypage avec le projet @Hôtel-Dieu plateforme, soutenu par l’Etat dans le cadre de la stratégie d’accélération Santé numérique de France 2030, afin de faciliter l’interopérabilité et l’intégration de nouvelles applications en santé aux systèmes hospitaliers, d’améliorer l’accès aux données de suivi des patients pour les professionnels de santé. &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Etude-AP-HP-Les-outils-numeriques-sont-ils-reellement-adaptes-aux-patients-ayant-plusieurs-maladies-chroniques_a4479.html" />
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   <title>Les infirmiers, un rôle clé dans la prévention du risque infectieux</title>
   <updated>2024-10-29T17:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Les-infirmiers-un-role-cle-dans-la-prevention-du-risque-infectieux_a4289.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2024-10-30T09:06:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cadre supérieur en prévention et contrôle des infections à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, où elle intervient au quotidien dans les différents services, Corinne Tamames est aussi membre du conseil scientifique et du conseil d’administration de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H). Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83213560-59613641.jpg?v=1727886045" alt="Les infirmiers, un rôle clé dans la prévention du risque infectieux" title="Les infirmiers, un rôle clé dans la prévention du risque infectieux" />
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      <strong>Pourriez-vous nous présenter l’équipe de prévention et contrôle des infections (PCI) de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP)&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Corinne Tamames&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Celle-ci est&nbsp;composée d’un chef de service pour 0,2 équivalent temps plein (ETP), de deux praticiens, un à temps plein et un à mi-temps, de trois cadres, d’une infirmière anesthésiste, de deux agents administratifs et de moi-même, la cadre supérieure. Nous sommes donc cinq paramédicaux au sein de l’équipe PCI pour les 1 700 lits et places de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Ce ratio ne nous permet pas d’être présents autant que nous le souhaiterions dans les différents services, mais nous y intervenons néanmoins le plus souvent possible, pour accompagner les équipes soignantes dans la prévention du risque infectieux.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles sont vos missions au sein de l’équipe de PCI ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Mes missions, et plus largement celles de l’équipe, sont très variées.&nbsp;Nous ne nous ennuyons jamais&nbsp;!&nbsp;Nous intervenons, par exemple, dans le cadre d’épidémies ou d’alertes particulières, telles que la présence de&nbsp;<em>Legionella pneumophila</em>&nbsp;dans des douches, pour enquêter et limiter au maximum le risque de transmission. Pour autant, bien qu’elles soient essentielles, ces interventions ne représentent qu’une partie de nos tâches. Nous sommes également très actifs dans la surveillance des infections associées aux soins. Nous mettons ici en place différents indicateurs se focalisant chacun sur un point précis, comme la consommation de solutions hydro-alcooliques, le nombre de personnes vaccinées contre la grippe, la mise en place des précautions complémentaires auprès des patients qui le nécessitent… En fonction des données recueillies et de leurs enseignements, nous pouvons ensuite mener des actions et des audits, sur des thématiques spécifiques telles que la pose ou la gestion des cathéters veineux ou de sondes urinaires, ou encore l’hygiène des mains. Sur ce dernier point, nous réalisons un audit général sur l’hôpital tous les deux ans, en lien avec les étudiants de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de l’hôpital.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous intervenez d’ailleurs aussi à l’IFSI…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous intervenons dans plusieurs instituts de formation&nbsp;: l’IFSI, mais aussi l’Institut de formation des aides-soignants (IFAS), la Faculté de médecine, et même, pour ma part, l’institut de formation des infirmiers de bloc opératoire de Paris. Dès les premières années de leur cursus, les professionnels de santé sont ainsi sensibilisés au risque infectieux. Mais ce rôle pédagogique ne s’arrête pas là. Nous poursuivons cette mission en intervenant dans les services en fonction des besoins recensés par les cadres, ou pour répondre à un plan d’action mis en place en réponse à une situation spécifique. Ces actions de formation sont d’ailleurs couplées avec une communication forte auprès des professionnels, mais aussi des patients et de leur famille. Car,&nbsp;en matière de prévention du risque infectieux, tout le monde est acteur et doit être impliqué. <br />   <br />  <strong>Quel est plus spécifiquement le rôle des infirmiers et des cadres hygiénistes, dans la prévention du risque infectieux&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Notre rôle est vaste. Nous portons déjà les différentes missions que j’ai citées&nbsp;: la surveillance, la réponse à incident ou encore la formation. Nous intervenons auprès des professionnels, qu’ils soient infirmiers, agents hospitaliers, aides-soignants ou médecins. Le binôme médical-paramédical prend ici tout son sens dans l’articulation des équipes de prévention du risque infectieux. En tant que cadre et infirmier, l’échange avec nos pairs est facilité, et il en est de même pour les praticiens hospitaliers qui s’adresseront plus facilement à des médecins ou des pharmaciens. Ces échanges sont essentiels pour optimiser la prévention du risque infectieux. Et pour les maintenir, nous sommes présents chaque jour sur le terrain.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels sont les principaux messages de vos actions ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Certains sujets reviennent fréquemment. Depuis 22 ans que je suis engagée dans la prévention du risque infectieux, j’ai l’impression de me battre sans fin contre les bijoux&nbsp;: bagues, alliances, et maintenant aussi les montres connectées que certains gardent au poignet pour compter leurs pas ou consulter rapidement leurs messages. Ce n’est toutefois pas le seul sujet récurrent. On peut ici citer plus largement l’hygiène des mains ou le mésusage des gants. Nous avons dernièrement beaucoup travaillé sur ce sujet, entraînant quelques réussites et notamment un meilleur usage constaté en réanimation. Mais c’est un travail quotidien pour changer ces habitudes. Nous pouvons compter ici sur le relais des cadres des services et des référents en hygiène, qui sont essentiels dans toutes nos actions pour une meilleure prévention du risque infectieux.&nbsp;&nbsp;
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      <strong>Corinne Tamames</strong> <br />   <br />  Infirmière de bloc opératoire, Corinne Tamames a exercé en cancérologie et pendant plusieurs années au bloc opératoire, en chirurgie orthopédique et neurochirurgie pédiatrique. Après l’obtention du diplôme de cadre de santé, elle enseigne à Institut de formation des infirmiers de bloc opératoire avant d’obtenir un diplôme universitaire en hygiène. Passionnée par cette nouvelle spécialité, la cadre exerce ensuite dans un centre de rééducation fonctionnelle, un petit hôpital parisien et, pendant quelques mois, dans l’ex-CCLIN Paris-Nord. Après dix années passées au sein de ces structures, elle rejoint l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière où, depuis maintenant douze ans, elle officie en tant que cadre infirmière pour la prévention et le contrôle des infections. <br />   <br />  Adhérente à la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), Corinne Tamames est membre depuis 2021 du conseil d’administration et du conseil scientifique de la société savante. Elle participe à différents travaux, notamment au sein de la commission Désinfection et de la commission Formation. Pendant deux ans, la cadre francilienne a aussi pris part aux travaux du Haut conseil pour la santé publique (HCSP) dans le cadre du groupe de travail Mesures universelles d’hygiène.&nbsp;
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      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a> 
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   <title>L'AP–HP et l’Association Donner des ELLES à la santé signent une convention en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes</title>
   <updated>2024-03-13T12:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/L-AP-HP-et-l-Association-Donner-des-ELLES-a-la-sante-signent-une-convention-en-faveur-de-l-egalite-professionnelle-entre_a4071.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2024-03-13T12:31:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
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    <![CDATA[
Le 8 mars dernier, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP–HP) et l’Association Donner des ELLES à la santé ont signé une convention autour d'un double objectif : œuvrer pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et lutter contre les violences sexuelles et sexistes (VSS) au sein des 38 hôpitaux de l’AP-HP. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du plan d’actions 2023-2025 de l’AP-HP.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78884976-57209854.jpg?v=1710331059" alt="L'AP–HP et l’Association Donner des ELLES à la santé signent une convention en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes" title="L'AP–HP et l’Association Donner des ELLES à la santé signent une convention en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes" />
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      Selon le baromètre interne 2023 de l’AP-HP, 79 % des hommes contre 62 % des femmes considèrent qu’hommes et femmes ont les mêmes possibilités de carrière à l’AP-HP.&nbsp;En outre, selon une étude Ipsos/Janssen menée pour Donner des ELLES à la santé en mai 2023, 82 % des femmes médecins affirment s’être senties discriminées dans leur carrière du fait de leur sexe et 78 % d’entre elles estiment avoir déjà été victimes de comportements sexistes. <br />   <br />  À l’AP-HP, 59 % des médecins sont des femmes, mais seulement 35 % des hospitalo-universitaires (HU) et 32 % des chefs de service le sont.&nbsp; <br />   <br />  Dans ce contexte, et&nbsp;dans le cadre de son plan d’action «&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-linkindex="0" href="https://www.aphp.fr/actualite/30-leviers-pour-agir-ensemble-le-plan-dactions-de-lap-hp-pour-les-mois-venir" rel="nofollow" target="_blank">30 leviers pour agir&nbsp;ensemble&nbsp;</a>»,l’AP-HP s’est engagée depuis 2023 dans une politique d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). Pour y parvenir, elle s’est dotée d’un plan&nbsp;pour 2023-2025 qui engage une série d’actions pour transformer durablement les mentalités et encourager une véritable culture de l’égalité professionnelle à l’AP-HP. <br />   <br />  L’Association Donner des ELLES à la santé, fondée en 2020, a également pour objectif de faire avancer l’égalité des femmes et des hommes dans le secteur professionnel de la santé, s’appuyant sur un collectif composé de professionnels de santé.
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     <div><b>Cinq axes identifiés</b></div>
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      La signature de cette convention témoigne ainsi d’une volonté commune de poursuivre les efforts en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et formalise les engagements de l’AP-HP autour de cinq axes&nbsp;:  <ol>  	<li class="list">Renforcer la gouvernance à tous les niveaux&nbsp;dans la mise en œuvre et le suivi de la politique d’égalité professionnelle</li>  	<li class="list">Evaluer, prévenir et traiter les écarts de rémunération&nbsp;entre les femmes et les hommes</li>  	<li class="list">Promouvoir l’évolution de carrière des femmes aux postes d’encadrement&nbsp;supérieur ou à responsabilité&nbsp;</li>  	<li class="list">Mieux accompagner la parentalité au travail&nbsp;et l’articulation des de vie professionnelle et personnelle&nbsp;</li>  	<li class="list">Prévenir et traiter les discriminations, les actes de violence, de harcèlement&nbsp;moral ou sexuel et les agissements sexistes.</li>  </ol>   <br />  <em>«&nbsp;Avec cette signature, ce sont désormais une centaine d’hôpitaux qui sont engagés à nos côtés pour lutter contre les discriminations et le sexisme à l’hôpital. C’est une étape majeure pour atteindre la parité que nous souhaitons tous, gage d’un système de santé plus efficient, de conditions de travail améliorées pour le personnel soignant, et d’une meilleure prise en charge pour les patients&nbsp;»</em>, se félicite le <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Portrait-Marie-France-Olieric-ou-l-hopital-face-au-defi-de-l-egalite_a3916.html" target="_blank">Dr Marie-France Olieric</a>, présidente de l’Association Donner des ELLES à la santé et présidente de CME/ chef de service gynéco-obstétrique au CHR de Metz-Thionville. <br />   <br />  <em>«&nbsp;L’entre-soi masculin, c’est inacceptable dans son principe mais c’est surtout fondamentalement une perte d’efficacité collective. La signature de cette convention est une nouvelle étape qui souligne à la fois l’engagement de l’AP-HP et sa volonté d’en faire une priorité qu’il faut porter aux plus hauts niveaux. Cela passe par la mise en place d’actions concrètes avec un suivi exigeant, dans la durée&nbsp;»</em>, souligne Nicolas Revel, directeur général de l’AP-HP. <br />   <br />  <strong><em>&gt;&nbsp;Le&nbsp;plan d’actions de l’AP-HP relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes&nbsp;est consultable&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-linkindex="1" href="https://www.calameo.com/read/004021827f58f8c6a5267?authid=yT4wHTUAwi3M" rel="nofollow" target="_blank">ici</a>.</em></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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