Rendez-vous à Nantes pour les 66e Journées IHF
Rédaction
Du 17 au 19 juin, Nantes accueillera la 66ème édition des Journées d’études et de formation de l’association des Ingénieurs Hospitaliers de France (IHF). Dans une ville portée par l’un des plus ambitieux projets hospitaliers français, ces professionnels au rôle transversal échangeront autour des grands enjeux de demain : conduite de projets, transition numérique, performance énergétique et innovation. Une édition d’autant plus symbolique qu’elle marquera également les 70 ans d’IHF, comme nous l’explique Pierre Nassif, président des Journées 2026 et directeur du pôle investissement et logistique du CHU de Nantes.
Quels seront les temps forts de cette 66e édition ?
Pierre Nassif : Le congrès 2026 sera d’abord l’occasion de célébrer les 70 ans de l’association des Ingénieurs Hospitaliers de France (IHF), une structure historique qui est donc bien antérieure à la création des statuts actuels de l’ingénierie hospitalière. Cette édition anniversaire mettra notamment à l’honneur les grands projets hospitaliers, qui constituent un enjeu majeur à l’heure du renouvellement du patrimoine immobilier et des investissements engagés dans le cadre du Ségur de la santé. De nombreux chantiers structurants sont d’ailleurs en cours à travers le pays, le plus emblématique étant sans doute celui du futur CHU de Nantes, dit Île-de-Nantes, dont l’ouverture est prévue en 2027.
Celui-ci occupera une place importante dans le programme…
Il sera en effet évoqué aussi bien en séance plénière qu’au travers de plusieurs ateliers. Nous avons reçu plus de 90 propositions d’interventions pour 30 sessions, dont beaucoup portaient sur ce projet, qui s’est naturellement imposé comme l’un des fils conducteurs de cette édition. Une plénière reviendra ainsi sur les conditions de réussite d’un grand projet hospitalier à travers l’exemple nantais, en abordant ses dimensions architecturales, techniques, organisationnelles et financières. Un atelier sera également consacré à la conduite de projet, avec un focus sur le rôle de l’ingénieur en organisation, acteur clé des projets complexes. Le CHU de Nantes constitue à cet égard un exemple intéressant avec son Centre de services des investissements, qui s’appuie sur deux ingénieurs en organisation et deux infirmiers pour piloter les projets organisationnels de l’établissement.
D’autres ateliers, plus techniques, prendront également pour exemple des initiatives mises en place à Nantes. Pourriez-vous nous en parler ?
L’atelier Équipements techniques reviendra notamment sur la gestion du MEOPA et des fluides médicaux et techniques au CHU de Nantes. Ce sujet suscite encore de nombreuses interrogations dans les établissements de santé et il nous semblait important d’en partager le retour d’expérience, en présence notamment de la Carsat Pays de la Loire, avec laquelle nous avons travaillé sur ce dossier. L’atelier Maintenance abordera quant à lui l’intégration des équipes d’exploitation dès les phases de conception et de travaux, une démarche mise en place de longue date à Nantes et qui favorise l’appropriation des équipements, préparant ainsi leur exploitation future. L’atelier consacré à la conception architecturale et technique mettra également en lumière la coopération entre équipes biomédicales et travaux, notamment dans les futurs blocs opératoires du CHU. Au-delà de Nantes, d’autres projets emblématiques seront présentés, à l’image de la restructuration de l’Hôtel-Dieu de Paris, qui illustre les liens entre transformation urbaine, stratégie immobilière et modernisation des établissements de santé.
Quid des sujets en lien avec le numérique ?
Le numérique sera naturellement au rendez-vous, même si l’intelligence artificielle occupera une place moins centrale que lors de l’édition 2025. Les perspectives restent néanmoins prometteuses, notamment dans le domaine de la maintenance prédictive. Après la maintenance corrective puis préventive, l’IA ouvre en effet de nouvelles possibilités pour anticiper les besoins d’exploitation des bâtiments hospitaliers. Elle devrait donc permettre d’aller plus loin encore que le BIM, même si les applications concrètes dans le domaine de la maintenance hospitalière restent encore relativement peu nombreuses.
Pourriez-vous nous donner quelques exemples des thématiques qui seront évoquées cette année ?
L’atelier Robotique et IA présentera plusieurs initiatives innovantes, parmi lesquelles la centralisation des arceaux de bloc opératoire dans le GEOLAB des Hospices Civils de Lyon dans le cadre du projet BAURéaLS, ou encore l’utilisation du BIM et du jumeau numérique pour la gestion du patrimoine hospitalier au CHU de Bordeaux. L’atelier Équipements techniques abordera également un système intelligent de communication des installations électriques principales, déployé aux Hospices Civils de Lyon et au CHU de Nantes. Enfin, une plénière sera consacrée aux impacts des innovations numériques sur la construction hospitalière, avec des retours d’expérience autour du jumeau numérique à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), mais aussi de la simulation et de l’exploitation des données.
Pierre Nassif : Le congrès 2026 sera d’abord l’occasion de célébrer les 70 ans de l’association des Ingénieurs Hospitaliers de France (IHF), une structure historique qui est donc bien antérieure à la création des statuts actuels de l’ingénierie hospitalière. Cette édition anniversaire mettra notamment à l’honneur les grands projets hospitaliers, qui constituent un enjeu majeur à l’heure du renouvellement du patrimoine immobilier et des investissements engagés dans le cadre du Ségur de la santé. De nombreux chantiers structurants sont d’ailleurs en cours à travers le pays, le plus emblématique étant sans doute celui du futur CHU de Nantes, dit Île-de-Nantes, dont l’ouverture est prévue en 2027.
Celui-ci occupera une place importante dans le programme…
Il sera en effet évoqué aussi bien en séance plénière qu’au travers de plusieurs ateliers. Nous avons reçu plus de 90 propositions d’interventions pour 30 sessions, dont beaucoup portaient sur ce projet, qui s’est naturellement imposé comme l’un des fils conducteurs de cette édition. Une plénière reviendra ainsi sur les conditions de réussite d’un grand projet hospitalier à travers l’exemple nantais, en abordant ses dimensions architecturales, techniques, organisationnelles et financières. Un atelier sera également consacré à la conduite de projet, avec un focus sur le rôle de l’ingénieur en organisation, acteur clé des projets complexes. Le CHU de Nantes constitue à cet égard un exemple intéressant avec son Centre de services des investissements, qui s’appuie sur deux ingénieurs en organisation et deux infirmiers pour piloter les projets organisationnels de l’établissement.
D’autres ateliers, plus techniques, prendront également pour exemple des initiatives mises en place à Nantes. Pourriez-vous nous en parler ?
L’atelier Équipements techniques reviendra notamment sur la gestion du MEOPA et des fluides médicaux et techniques au CHU de Nantes. Ce sujet suscite encore de nombreuses interrogations dans les établissements de santé et il nous semblait important d’en partager le retour d’expérience, en présence notamment de la Carsat Pays de la Loire, avec laquelle nous avons travaillé sur ce dossier. L’atelier Maintenance abordera quant à lui l’intégration des équipes d’exploitation dès les phases de conception et de travaux, une démarche mise en place de longue date à Nantes et qui favorise l’appropriation des équipements, préparant ainsi leur exploitation future. L’atelier consacré à la conception architecturale et technique mettra également en lumière la coopération entre équipes biomédicales et travaux, notamment dans les futurs blocs opératoires du CHU. Au-delà de Nantes, d’autres projets emblématiques seront présentés, à l’image de la restructuration de l’Hôtel-Dieu de Paris, qui illustre les liens entre transformation urbaine, stratégie immobilière et modernisation des établissements de santé.
Quid des sujets en lien avec le numérique ?
Le numérique sera naturellement au rendez-vous, même si l’intelligence artificielle occupera une place moins centrale que lors de l’édition 2025. Les perspectives restent néanmoins prometteuses, notamment dans le domaine de la maintenance prédictive. Après la maintenance corrective puis préventive, l’IA ouvre en effet de nouvelles possibilités pour anticiper les besoins d’exploitation des bâtiments hospitaliers. Elle devrait donc permettre d’aller plus loin encore que le BIM, même si les applications concrètes dans le domaine de la maintenance hospitalière restent encore relativement peu nombreuses.
Pourriez-vous nous donner quelques exemples des thématiques qui seront évoquées cette année ?
L’atelier Robotique et IA présentera plusieurs initiatives innovantes, parmi lesquelles la centralisation des arceaux de bloc opératoire dans le GEOLAB des Hospices Civils de Lyon dans le cadre du projet BAURéaLS, ou encore l’utilisation du BIM et du jumeau numérique pour la gestion du patrimoine hospitalier au CHU de Bordeaux. L’atelier Équipements techniques abordera également un système intelligent de communication des installations électriques principales, déployé aux Hospices Civils de Lyon et au CHU de Nantes. Enfin, une plénière sera consacrée aux impacts des innovations numériques sur la construction hospitalière, avec des retours d’expérience autour du jumeau numérique à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), mais aussi de la simulation et de l’exploitation des données.
Les enjeux environnementaux ne seront pas en reste. Que pouvez-vous nous en dire ?
C’est un sujet incontournable auquel nous consacrons des sessions à chaque édition. Nous aborderons notamment la certification HQE Bâtiment Durable ainsi que les enjeux de décarbonation du système de santé, à travers l’exemple du nouvel hôpital d’Argenteuil. Deux ateliers seront plus particulièrement dédiés à ces thématiques. Le premier portera sur la gestion de l’énergie, avec notamment la présentation d’une plateforme de management énergétique développée par l’AP-HP et le retour d’expérience du contrat de performance énergétique du CHU de Bordeaux. Le second sera consacré au développement durable et à la résilience, avec des interventions sur la reconstruction post-crise à Mayotte, la transition circulaire du CASH de Nanterre ou encore l’adaptation climatique des bâtiments hospitaliers.
Qu’en est-il de la dimension internationale des Journées ?
L’atelier International demeure un rendez-vous important. Observer ce qui se fait ailleurs en Europe et dans le monde est toujours extrêmement enrichissant. Cette année, nous mettrons notamment l’accent sur la Belgique pour découvrir des réalisations associant sobriété énergétique et qualité de vie à l’hôpital. Nous nous intéresserons également à l’Ukraine, où l’ingénierie hospitalière est fortement mobilisée pour accompagner la reconstruction du système de santé, notamment avec le soutien de l’Agence française de développement.
Comment se présente cette édition 2026 en termes de fréquentation ?
Tous les indicateurs sont au vert. Alors que nous avions initialement prévu une soixantaine d’exposants, nous en accueillerons finalement près d’une centaine. La participation est également en forte hausse et atteint déjà un niveau record. Nantes bénéficie d’un réel pouvoir d’attraction, tout comme le projet du futur CHU ! La visite technique du vendredi en est une bonne illustration : plus de 80 personnes sont déjà inscrites, contre une cinquantaine l’an dernier.
Un mot pour conclure ?
Le message que nous souhaitons porter est simple : les ingénieurs hospitaliers ne doivent pas rester isolés. Il est essentiel de partager les expériences, d’échanger entre pairs et de s’inspirer de ce qui se fait ailleurs. Au sein des établissements, l’ingénieur hospitalier occupe une position centrale. Il fait le lien entre les directions, les équipes soignantes, les services techniques et les acteurs du numérique. Son rôle est déterminant pour la réussite des projets et la continuité des soins. Cette fonction est d’ailleurs très spécifique à l’univers hospitalier, et elle continue d’évoluer avec la montée en puissance du numérique, des équipements connectés et des enjeux de cybersécurité. Ainsi, si nos Journées d’études restent centrées sur la construction, l’architecture et la conduite de projet, nous constatons chaque année l’émergence de nouvelles thématiques. Le profil de nos exposants évolue lui aussi. Cela confirme une réalité : l’ingénieur hospitalier est plus que jamais au croisement de toutes les expertises.
> Plus d’informations sur https://www.journees-ihf.com
