Circulaire du 29 juillet 2026 sur les GHT : Les conférences des DG et des Présidents de CME de CHU ainsi que la conférence des Doyens de médecine expriment leur plein soutien
Rédaction
Les conférences des directeurs généraux de CHU, des présidents de CME de CHU et des doyens de médecine accueillent très favorablement la publication de la circulaire du 29 juillet dernier. Ce document structuré donne quatre mois aux établissements pour faire un diagnostic, sur la base d’un questionnaire concret, et proposer un plan d’actions. Elles publient un communiqué commun.
Cette circulaire rejoint plusieurs constats dressés depuis des mois et crée les conditions d’une intégration croissante de l’offre publique pour garantir une offre de soins graduée et organisée dans chaque territoire, faire face aux enjeux du développement des besoins de santé d’une population vieillissante, dans un contexte de pénurie des professionnels de santé et de contrainte budgétaire forte.
Le constat partagé de GHT au milieu du gué
Les GHT ont permis depuis leur création de contribuer utilement à l’offre de soins et de procéder à des premières mutualisations. Les communautés hospitalières de territoires (loi de 2009), puis les groupements hospitaliers de territoires (loi de 2016) ont permis progressivement une coordination de l’offre publique de territoire.
Depuis la création des GHT, le développement des postes médicaux partagés a largement contribué au renforcement de l’offre de soins pour la population. Cet exercice médical partagé, accepté par les jeunes praticiens et promu par les Agences Régionales de Santé, a permis d’irriguer les territoires, notamment en proximité, de compétences médicales rares. Des équipes territoriales ont parfois commencé à voir le jour dans certaines disciplines médicales. Enfin, plusieurs fonctions supports ont été mutualisées, dans des domaines où les normes sont complexes, les risques élevés et les compétences rares et coûteuses : direction des services numériques, directions des achats, service d’information médicale. Le décloisonnement du système d’information a été engagé ausein des GHT. Pour autant, depuis plusieurs années, ce mouvement marque le pas. Les avancées sont plus difficiles. Le constat est désormais assez unanimement dressé : les GHT sont au milieu du gué.
Depuis la création des GHT, le développement des postes médicaux partagés a largement contribué au renforcement de l’offre de soins pour la population. Cet exercice médical partagé, accepté par les jeunes praticiens et promu par les Agences Régionales de Santé, a permis d’irriguer les territoires, notamment en proximité, de compétences médicales rares. Des équipes territoriales ont parfois commencé à voir le jour dans certaines disciplines médicales. Enfin, plusieurs fonctions supports ont été mutualisées, dans des domaines où les normes sont complexes, les risques élevés et les compétences rares et coûteuses : direction des services numériques, directions des achats, service d’information médicale. Le décloisonnement du système d’information a été engagé ausein des GHT. Pour autant, depuis plusieurs années, ce mouvement marque le pas. Les avancées sont plus difficiles. Le constat est désormais assez unanimement dressé : les GHT sont au milieu du gué.
Le rapport IGAS/IGF de septembre 2025 souligne la nécessité d’accroître le mouvement d’intégration
Alors que le contexte national est particulièrement contraint, le rapport IGAS/IGF a dressé deux constats importants :
"Nos conférences ont eu l’occasion d’indiquer que ces conclusions confirmaient leurs propres analyses", indiquent-elles.
- Les deux tiers des déficits des hôpitaux sont dus un financement insuffisant de mesures salariales nationales et de l’inflation ;
- L’essentiel des marges de manœuvre réside aujourd’hui dans une plus grande intégration de l’offre hospitalière publique.
"Nos conférences ont eu l’occasion d’indiquer que ces conclusions confirmaient leurs propres analyses", indiquent-elles.
L’approfondissement des GHT doit reposer sur plusieurs piliers
- Favoriser l’accès aux soins par les projets médicaux partagés de territoire
- Renforcer la gradation des soins et la réforme de la carte hospitalière
- Mutualiser les fonctions logistiques et les fonctions supports médicales
- Actualiser les conventions d’association conclues entre les CHU et les GHT non universitaires
- Mobiliser les outils disponibles, et, le cas échéant, imaginer de nouvelles solutions
Les conférences des directeurs généraux, des présidents de CME et des doyens de médecine considèrent qu’il n’y a pas d’alternative crédible à une intégration accrue des GHT, à la fois en termes d’accès et de qualité des soins et en termes d’efficience. Cette intégration des GHT permettra de renforcer la convergence, à l’échelle de la subdivision universitaire, d’un projet universitaire de soins, d’enseignement et de recherche/innovation porté par les CHU et les UFR de santé en lien avec les établissements non universitaires du territoire et les soins primaires.
