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SSA 2015 : Hospitalia a rencontré… la CGTR

Rédigé par Rédaction le Mardi 30 Juin 2015 à 08:53 | Lu 427 fois
Imagerie


Organisé dans le cadre des Salons de la Santé et de l’Autonomie 2015 (Paris Porte de Versailles – 19-21 mai 2015), un petit-déjeuner débat animé par la Compagnie Générale de Téléradiologie (CGTR), premier opérateur français des solutions de télémédecine, a mis en lumière les apports de cette nouvelle organisation en donnant la parole à deux utilisateurs. Hospitalia y était.


 « Établissement public de 260 lits et places (médecine et chirurgie), le Centre Hospitalier de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) était confronté au défi de la permanence des soins, explique Loïc Pennanech, directeur de l’établissement. Nous avons alors choisi de nous appuyer sur une solution de télé-imagerie, déployée en partenariat avec la CGTR et qui nous permettrait d’assurer nos missions de service public en termes de prise en charge des urgences de proximité. Cette première expérience de la télémédecine s’est rapidement révélée satisfaisante, tant pour les patients que pour les professionnels de santé. Aussi avons-nous souhaité étendre la télé-imagerie aux activités programmées. Mais nos patients préféraient, dans leur grande majorité, le contact direct avec un professionnel de santé ». Le CH a donc décidé de n’utiliser pour l’heure la télémédecine que pour les prises en charge en urgence – où les délais ont dès lors été considérablement réduits -, réservant ses équipements d’imagerie médicale pour les activités programmées. « L’élément humain représente d’ailleurs le principal enjeu de la télémédecine, poursuit-il. Loin d’être technique, juridique ou économique, le défi réside en effet dans la conduite du changement afin que les professionnels de santé et les patients puissent véritablement s’approprier cette nouvelle manière de pratiquer la médecine. Il ne faut, à mon sens, ne surtout pas sous-estimer le temps nécessaire à  l’accompagnement de ce changement, et impérativement associer les médecins et les usagers dès le début du projet ».
 
«  Avec ses 210 lits et places, le Centre Hospitalier de Château-Thierry (Aisne) a pour sa part fait le choix d'une organisation en téléradiologie afin de répondre à la baisse de ses effectifs radiologique, raconte Sylvain Hussenet, cadre de santé du Pôle Médico-Technique (service d’imagerie médicale). Nous disposions en effet de trois radiologues, mais seuls deux prenaient en charge l’activité IRM – une situation qui posait problème lorsqu’aucun de ces praticiens n’était disponible. L’activité du service d’imagerie médicale a alors baissé, ce qui nous a poussé à nous inscrire au projet régional de télémédecine en Picardie,piloté par le GCS esanté, et mis en œuvre en partenariat avec la CGTR ». L’établissement a donc commencé par développer la télémédecine sur les activités programmées en IRM, avant d’y recourir également dans le cadre de la permanence des soins. Là aussi, l’accompagnement au niveau humain a été décisif : «D'une part pour informer les patients lors de la prise de rendez vous, et d'autre part, les radiologues ont rapidement perçu l’intérêt de cette nouvelle organisation, notamment en ce qui concerne les vacations. Les manipulateurs, qui craignaient quelque peu pour leur emploi avec la baisse de l’activité, ont également soutenu le projet, qui leur a par ailleurs permis de mieux se familiariser avec la technologie IRM, revalorisant dès lors leur fonction. La principale inquiétude venait des médecins prescripteurs, notamment dans le service des urgences, qui s’alarmaient du manque de proximité d’avec les télé-radiologues. Ils ont néanmoins eux aussi adhéré au projet une fois qu’ils ont vu ses avantages en termes de permanence des soins ». Quant aux patients, ils ont dans l’ensemble favorablement accueilli cette nouvelle organisation. Une attention particulière a toutefois été accordée aux patients âgés, auprès desquels un important travail de sensibilisation a été mené.

Soutenir le développement de l’activité radiologique

« Le CH de Nogent-le-Rotrou a également été confronté, au départ, aux réticences de la communauté médicale, notamment les radiologues qui craignaient que leur métier ne leur échappe, ajoute Loïc Pennanech. Nous avons alors beaucoup communiqué en interne autour des nombreux avantages de la télé-imagerie, en insistant plus particulièrement sur trois points : la télémédecine libérera du temps médical, ce qui permettra aux professionnels de bénéficier de formations afin de maintenir ou de développer leurs compétences ; elle soulagera par ailleurs la charge de travail liée à la permanence des soins, qui reposait jusque-là sur nos deux seuls radiologues ; elle apportera enfin un nouveau confort dans le cadre de cette permanence, puisque le radiologue pourra interpréter les images à partir de son domicile, sans n’avoir systématiquement à se déplacer sur le site ».
 
Une fois les réticences levées, la télémédecine a appuyé le développement des activités des deux établissements : à Nogent-le-Rotrou, elle a ainsi permis d’élargir les plages d’ouverture du service d’imagerie médicale, mais aussi de simplifier l’organisation globale de l’activité radiologique, en séparant clairement les circuits de prise en charge en urgence des circuits d’activité programmée. « 50% des actes d’imagerie médicale réalisés dans le cadre de la permanence des soins sont aujourd’hui assurés par télé-imagerie. De même que 30% de l’activité programmée de scanner », précise le directeur. Et à Château-Thierry, elle a permis à l’activité IRM d’augmenter de 17% depuis le mois de décembre 2014, tout en favorisant la réduction des délais de prise en charge, lesquels sont passés de 3 à 4 semaines à seulement 10 jours. « Sur les 280 patients pris en charge en IRM programmée, moins de 10 ont refusé le recours à la télémédecine, indique le cadre de santé du Pôle Médico-Technique. De plus en plus de patients sont d’ailleurs demandeurs, puisqu’ils savent qu’ils obtiendront ainsi un rendez-vous plus vite et qu’ils pourront directement repartir avec leurs résultats. Un atout non négligeable, qui apporte une nouvelle valeur ajoutée à l’établissement. Cette disponibilité rapide du compte-rendu a en outre constitué un bon argument en faveur de la télémédecine auprès des médecins urgentistes : même les plus réticents ne l’étaient plus une fois qu’ils recevaient le compte-rendu moins d’une heure après la réalisation de l’examen ! ».

Une meilleure qualité de service et des échanges interprofessionnels sereins

Ce gain en termes de qualité de service s’est par ailleurs accompagné d’un gain économique, ainsi que l’explique Loïc Pennanech : « Si nos motivations initiales n’étaient pas véritablement financières – puisqu’il s’agissait de libérer du temps médical, d’améliorer les flux de prise en charge et de sécuriser la permanence des soins – il n’en demeure pas moins que le bilan économique du projet est globalement positif. Il faut néanmoins trouver le juste équilibre afin que la télé-imagerie ne soit pas plus onéreuse qu’une présence radiologique ».
 
Et tous deux de souligner l’avantage de collaborer avec un opérateur confirmé comme la CGTR, dont les télé-radiologues sont toujours disponibles et facilement accessibles. « Un véritable climat de confiance s’est instauré entre les manipulateurs et les télé-radiologues », précise Sylvain Hussenet. « Une relation de confiance s’est également installée entre les médecins urgentistes et les téléradiologues, avec lesquels la communication et les échanges sont facilités », ajoute Loïc Pennanech. « La télémédecine est avant tout un projet d’établissement, qui ne doit faire l’impasse ni sur le volet médical, ni sur le volet organisationnel, conclut le Docteur Yann Hetmaniak, président de la CGTR. Fortement conscientes de cet enjeu, nos équipes mettent leur expertise et leur savoir-faire à disposition des établissements de santé afin de leur permettre de relever ce double défi dans les meilleures conditions possibles ! ».




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