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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-13T07:42:55+02:00</dc:date>
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   <title>De nouvelles dynamiques pour les préparateurs en pharmacie hospitalière</title>
   <pubDate>Fri, 15 Nov 2024 14:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il accomplit les opérations de stockage et de gestion des produits de santé, procède aux conditionnements et aux préparations pharmaceutiques, et joue un rôle actif dans le traitement de l’information et le contrôle de la traçabilité. Hospitalia se penche sur un métier parfois méconnu, mais pourtant essentiel, celui de préparateur en pharmacie hospitalière, avec Sylvette Garrigou, présidente de l’Association nationale des préparateurs en pharmacie hospitalière (ANPPH).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83205226-59608400.jpg?v=1727866612" alt="De nouvelles dynamiques pour les préparateurs en pharmacie hospitalière" title="De nouvelles dynamiques pour les préparateurs en pharmacie hospitalière" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pour commencer, pourriez-vous nous présenter l’ANPPH&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Sylvette Garrigou&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Cette association professionnelle née en 1978 est au service de toute une profession, et regroupe à cet égard des préparateurs en pharmacie exerçant leurs activités dans les établissements de santé publics, privés, associatifs, militaires, ou dans des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Il est cependant difficile de connaître avec précision le nombre de préparateurs en pharmacie hospitalière (PPH) actifs sur le terrain&nbsp;: nous n’avons en effet pas de numéro RPPS – ce qui est problématique, nous y reviendrons – et tous les PPH aujourd’hui en poste ne disposent pas encore du Dipôme d’État (DE) de préparateur en pharmacie hospitalière – une évolution récente sur laquelle nous reviendrons également. Toujours est-il que&nbsp;selon nos estimations, les PPH représentent entre 12 et 15 % des préparateurs en pharmacie exerçant en France. <br />   <br />  <strong>L’ANPPH s’est notamment donné pour mission de favoriser le développement des compétences des PPH. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous sommes en effet à l’origine de la création de l’IFPPH, l’Institut de formation des préparateurs en pharmacie hospitalière. Il n’existait alors pas de dispositif de formation continue destiné aux PPH, alors même qu’il s’agit d’un métier en évolution perpétuelle. L’IFPPH est, depuis, devenu ANPPH Formation, un organisme certifié Qualiopi. Cette formation continue est d’autant plus essentielle que, comme je le disais, notre profession est régulièrement confrontée à des avancées, sur les missions, les organisations ou les technologies. Sur ce dernier point, l’implantation croissante d’automates au sein des Pharmacies à usage interne (PUI), comme les robots pour la préparation des traitements, ou les armoires connectées pour sécuriser le circuit du médicament dans les services sensibles, sont des exemples éloquents. Ces technologies peuvent être perçues comme une perte de compétences. Elles sont en réalité des opportunités pour renforcer la valeur ajoutée des préparateurs en pharmacie hospitalière&nbsp;: ils peuvent, par exemple, déléguer à l’automate la préparation des chimiothérapies standard pour se concentrer sur celle des traitements plus ciblés, ou se focaliser sur le suivi des traitements, l’analyse clinique, etc. <br />   <br />  <strong>Vous continuez en outre d’œuvrer pour faire évoluer les dispositifs de formation initiale. Que pourriez-vous nous en dire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Depuis la rentrée 2024, le grade de licence pourra être attribué aux titulaires du Diplôme d’État (DE) de préparateur en pharmacie hospitalière, c’est-à-dire ceux qui suivront une troisième année d’études après le Diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) de technicien-préparateur en pharmacie. Cela leur permettra d’entrer, s’ils le souhaitent, dans le système LMD, Licence-Master-Doctorat. Cette évolution a mis douze ans à aboutir, et elle vient enfin corroborer le passage en catégorie A des PPH dans la classification de la fonction publique, elle-même mise en œuvre en 2022. Des interrogations subsistent toutefois quant aux mesures transitoires accompagnant cette refonte du parcours du formation initiale. <br />   <br />  <strong>Toutes ces actions participent à la promotion de la profession…</strong> <br />   <br />  La reconnaissance de notre profession se heurte en effet à un écueil&nbsp;: dans le Code de la santé publique, les préparateurs en pharmacie sont évoqués dans le chapitre relatif aux professionnels de la pharmacie, et non dans celui adressant les auxiliaires médicaux. Nous pouvons donc parfois être «&nbsp;oubliés&nbsp;». Par exemple,&nbsp;les PPH ne sont pas représentés au sein du Haut Conseil des professions paramédicales, où sont pourtant élaborées les fiches métiers.&nbsp;Dans la même veine, comme je le soulignais plus haut, nous n’avons pas de numéro RPPS ni de carte professionnelle. Un palliatif a été trouvé pour les préparateurs en pharmacie d’officine dans le cadre du Ségur&nbsp;: ils peuvent désormais obtenir un numéro RPPS après validation de leur inscription sur le portail RPPS+ par le titulaire de l’officine. Mais cette option est difficilement applicable aux préparateurs en pharmacie hospitalière, car leur employeur n’est pas le pharmacien gérant, mais l’établissement de santé au sein duquel ils exercent. Nous avons proposé que les PPH puissent s’inscrire par le même biais que les techniciens de laboratoire, c’est-à-dire via l’Agence régionale de santé. Cela n’est semble-t-il pas possible, les réflexions se poursuivent donc pour aboutir à une solution. <br />   <br />  <strong>Un dernier point&nbsp;: il y a récemment eu des crispations sur la mise en œuvre des revalorisations salariales liées au passage en catégorie A évoqué plus haut. Quelle est ici la position de l’ANPPH&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Cette mise en œuvre s’est effectivement faite de manière hétérogène au sein des établissements de santé, générant des crispations et des mouvements de grève au printemps 2024. Nous avons nous-mêmes été interpellés à ce sujet, et avons fait remonter ces inquiétudes aux tutelles. Mais il nous est difficile de mener ici des actions spécifiques&nbsp;: l’ANPPH est une association professionnelle et non un syndicat. Nous n’avons pas les compétences requises pour adresser les questions salariales – nous n’avons par exemple pas de juriste. Cette position peut avoir été perçue comme un manque de soutien pour la profession. Je tiens donc à rappeler que nous nous mobilisons depuis des années pour promouvoir le métier de préparateur en pharmacie hospitalière et faire reconnaître ses compétences. Notre soutien s’est effectué en amont, à travers l’entrée dans le système LMD, qui a notamment permis le passage en catégorie A – qui se traduira à terme par de nouvelles opportunités en termes d’évolution de carrière –, et par extension la revalorisation salariale. Mais la manière dont celle-ci est mise en œuvre est à l’extérieur de notre champ de compétences. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il n’existe pas, aujourd’hui, de syndicat dédié aux préparateurs en pharmacie hospitalière, contrairement par exemple aux pharmaciens hospitaliers. Peut-être est-ce une piste à creuser… Je rappellerais cependant aussi que notre soutien à la profession prend de nombreuses autres formes&nbsp;: les liens créés avec nos confrères de l’Association européenne des techniciens en pharmacie (EAPT), les travaux menés sur la pharmacie de demain dans le cadre du Conseil national professionnel des PPH (CPPH), les échanges entretenus avec les associations d’étudiants et fédérations d’interne pour pérenniser notre métier par le renouvellement des générations… Sans oublier notre combat pour porter la voix des préparateurs en pharmacie au sein du Haut Conseil des professions paramédicales&nbsp;! <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/De-nouvelles-dynamiques-pour-les-preparateurs-en-pharmacie-hospitaliere_a4284.html</link>
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   <title>Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014</title>
   <pubDate>Fri, 29 May 2015 13:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Profession emblématique du secteur de la santé, les infirmières ont vu leur rémunération faire du surplace en 2014. D’après la dernière édition du baromètre Appel Médical des salaires de la santé, les salaires des infirmières diplômées d’Etat (IDE) n’ont progressé que de 0,6 % en 2014 par rapport à 2013. Dans le même temps, selon l’Insee, l’inflation moyenne en France en 2014 s’est établie à 0,5 %. Les infirmières ont donc vu leur pouvoir d’achat progresser de 0,1 point. Les infirmières spécialisées sont encore moins bien loties. Les salaires des infirmières de bloc (IBODE) n’ont progressé que de 0,3 % sur la même période tandis que ceux des infirmières anesthésistes (IADE) ont reculé, accusant un repli de 1,2 %.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7846526-12175448.jpg?v=1432901501" alt="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" title="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" />
     </div>
     <div>
      Ce manque de dynamisme salarial résulte de la situation budgétaire tendue des établissements de santé en France, laquelle se traduit par des conventions collectives laissant peu de place à une révision à la hausse des grilles de salaire. Reste que tous les métiers ne sont pas logés à la même enseigne. Certains réussissent à tirer leur épingle du jeu en raison de leur caractère pénurique. C’est le cas, par exemple, des éducateurs spécialisés, qui affichent des hausses de salaires de 4,7 %. L’édition 2015 du baromètre Appel Médical des salaires de la santé, quatrième du genre, est une étude non déclarative basée sur des salaires réels et constatées, extraits de 528 000 fiches de paie. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Alors que le monde de la santé est sous pression économique, avec un endettement préoccupant des hôpitaux publics, ce secteur est en outre le théâtre depuis plusieurs mois de divergences entre la puissance publique et certains professionnels. Dans ce contexte peu favorable pour l’attractivité de la santé, il faut rappeler que les tensions demeurent fortes sur le marché de l’emploi médical et paramédical. Il ne faudrait donc pas que ce bruit médiatique décourage les vocations. Car les besoins de compétences vont continuer de croître en raison d’une population vieillissante, de la médicalisation des établissements et du développement des soins à domicile. Pour cela, les décideurs ne doivent négliger aucun levier de leur politique RH, à commencer par les rémunérations. Or notre baromètre montre qu’elles ont globalement peu évolué en un an. La réponse au manque d’attractivité, en particulier pour le personnel qualifié, passera inévitablement par une revalorisation de ces métiers&nbsp;»</em>, déclare Christophe Bougeard, directeur général d’Appel Médical.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Méthodologie</b></div>
     <div>
      - Une étude basée sur les salaires réels constatés, et donc non déclarative, réalisée sur les années pleines 2014 et 2013.  <br />  &nbsp; <br />  - 528 163 fiches de paie d’intérimaires* Appel Médical analysées.  <br />  &nbsp; <br />  - Couverture des six grands secteurs du monde de la santé (Soins et Assistance, Bloc opératoire, Petite enfance, Pharmacie &amp; laboratoires d’analyses médicales, Rééducation et Handicap), représentant au total 12 métiers. <br />  &nbsp; <br />  - Les salaires présentés sont les salaires réels des intérimaires, qui sont payés au même niveau que les salariés permanents. ▪ La base de traitement est le salaire brut mensuel : les congés payés (10%), les indemnités de fin de mission (10%) et les primes variables (13%) n’ont pas été pris en compte. <br />  &nbsp; <br />  - Par ailleurs, le baromètre ne mesure pas les avantages indirects et complémentaires à la rémunération tels l’accès à un logement, une crèche, des primes exceptionnelles de recrutement, de mobilité, etc.  <br />  &nbsp; <br />  (*) La règle imposant qu’un intérimaire soit rémunéré au même niveau qu’un salarié titulaire garantit une bonne représentativité des salaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Salaires de la santé : les évolutions en 2014 par rapport à 2013</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7846526-12175450.jpg?v=1432901524" alt="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" title="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Soin &amp; Assistance : Infirmier diplômé d’Etat (IDE)</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7846526-12175451.jpg?v=1432901661" alt="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" title="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" />
     </div>
     <div>
      En 2014, les IDE gagnent en moyenne 2 198 € bruts par mois, un salaire en hausse de 0,60 % sur un an. <br />  &nbsp; <br />  Alors que l’arrivée sur le marché du travail en 2012 de deux promotions de jeunes diplômés – conséquences de la réforme des IFSI – s’était traduite par des difficultés jusqu’alors inédites pour accéder à l’emploi, les années 2013 et 2014 n’ont pas confirmé l’embellie attendue. En cause, des établissements de santé toujours aux prises avec des contraintes budgétaires. <br />  &nbsp; <br />  Toutefois, du fait des départs à la retraite naturels et des besoins en soins croissants d’une population vieillissante, le métier d’infirmière devrait progressivement retrouver son caractère pénurique. D’autant que, en moyenne, une infirmière ne reste que sept ans dans son métier, avant de se reconvertir. Ce qui pose la question de l’amélioration des conditions de travail (salaire, reconnaissance professionnelle, etc.). Fait notable, ce métier est très largement féminin : 87 % des quelque 580 000 exerçant en France sont des femmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Soin &amp; Assistance : Aide-soignant (AIS)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7846526-12175453.jpg?v=1432901661" alt="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" title="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" />
     </div>
     <div>
      En 2014, les AIS gagnent en moyenne 1 702 € brut par mois, un salaire en hausse de 0,65 % sur un an. <br />  &nbsp; <br />  Ces professionnels seront de plus en plus nécessaires dans un pays dont la population vieillit, comme l’illustrent ces chiffres issus d’études publiées par la Dares : <br />  - en 2050, 31 % des Français auront plus de 60 ans et 15,6 % plus de 75 ans <br />  - entre 2000 et 2020, la part des bénéficiaires de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) devrait passer de 21,2 % à 28,5 % de la population.   <br />  &nbsp; <br />  Reste qu’il peine à susciter des vocations, or l’on déplore d’ores et déjà une pénurie d’aides- soignants. La situation risque donc de s’aggraver dans les années qui viennent. Le manque d’attractivité du métier s’explique par la conjugaison d’un bas niveau de salaire et de conditions de travail de plus en plus difficiles. Dans l’aide à domicile, les horaires coupés (matin et soir) ne sont pas idéaux pour une vie de famille. En EHPAD, les patients sont moins autonomes qu’autrefois car les familles attendent plus longtemps avant de placer leurs aînés, d’où une plus grande pression sur l’aide-soignant à périmètre d’intervention égal (15 patients en moyenne).&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Soin &amp; Assistance : Agent de service hospitalier (ASH)</b></div>
     <div>
      En 2014, les ASH gagnent en moyenne 1 583 € brut par mois, un salaire en hausse de 5,10 % sur un an. Il s’agit de la plus forte revalorisation salariale enregistrée cette année par le baromètre. <br />  &nbsp; <br />  Ce métier est très largement féminin : seuls 3 % des ASH sont des hommes. L’ASH a pour tâche de réaliser des opérations de nettoyage et/ou de bio-nettoyage dans les différents secteurs de l’établissement et de vérifier, au moyen d’autocontrôles, la qualité des travaux effectués, en appliquant les instructions relatives au bio-nettoyage, afin de participer à la lutte contre les infections nosocomiales. Dans certains établissements, l’agent de service hospitalier prend également en charge des activités hôtelières (mise en température, distribution des repas, gestion du linge, etc.).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bloc opératoire : Infirmier anesthésiste (IADE)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7846526-12175460.jpg?v=1432901661" alt="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" title="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" />
     </div>
     <div>
      En 2014, un IADE gagnait en moyenne 3 777 €, en baisse de 1,20 % par rapport à 2013. C’est le seul métier dont la fiche de paye a reculé, selon l’étude.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bloc opératoire : Infirmier de bloc opératoire diplômé d’Etat (IBODE)</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7846526-12175461.jpg?v=1432901662" alt="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" title="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" />
     </div>
     <div>
      Leur salaire s’est élevé en 2013 à 3 141 €, en hausse de 0,30 % par rapport à 2013. <br />  &nbsp; <br />  Année après année, les IBODE prennent conscience qu’une certaine époque est terminée : celle où l’on pouvait à la fois concilier travail à la carte et haut niveau de rémunération. Le marché de l’emploi change de manière structurelle : face à la nécessité de réaliser des économies, la gestion des ressources humaines se rationalise. La vacation, par exemple, se développe. <br />  &nbsp; <br />  Reste que, face à la difficulté de recruter des IBODE, certains établissements ont fait le choix l’an passé de former leurs IDE au bloc, sur le terrain. Peut-être faut-il y voir une première conséquence de l’ouverture à la VAE (valorisation des acquis de l’expérience) du diplôme d’IBODE (arrêté de mars 2014). Pour être reconnu infirmier de bloc, le candidat IDE doit avoir exercé durant trois ans certaines activités en lien direct avec le diplôme d’IBODE. De quoi faire pencher un peu plus le rapport de forces en défaveur des IBODE.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Petite enfance : Auxiliaire de puériculture</b></div>
     <div>
      En 2014, leur salaire a atteint 1 583 €, en hausse de 1,70 % sur un an. <br />  &nbsp; <br />  Il y a encore quelques années, les trois quarts des auxiliaires de puériculture fraîchement diplômées souhaitaient travailler en milieu hospitalier, dans des services de pédiatrie ou des maternités. Cette tendance s’est atténuée : aujourd’hui, elles ont pris conscience que la grande majorité des recrutements proviennent des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE). D’un côté, en effet, les structures hospitalières se regroupent et des maternités ferment ; de l’autre, les crèches manquent cruellement de personnel qualifié (infirmières puéricultrices, éducateurs de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture). <br />  &nbsp; <br />  La pénurie touche en particulier le métier d’auxiliaire de puériculture, auquel seules 4 000 personnes sont formées chaque année (dont une part croissante d’hommes, du moins dans la région Rhône- Alpes). Il en faudrait beaucoup plus, dans un pays qui compte 800 000 naissances annuelles et où 23 % des enfants de moins de 3 ans sont confiés au moins une fois par semaine à un EAJE, d’après une étude de la Drees. Sans compter qu’une vague massive de départs à la retraite débutera prochainement. <br />  Pour résoudre le problème, sans doute faudrait-il lever les obstacles, notamment réglementaires, à l’ouverture de formations supplémentaires, et développer les passerelles avec les CAP Petite Enfance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Petite enfance : Auxiliaire de crèche</b></div>
     <div>
      En 2014, son salaire était de 1 463 €, en hausse de 0,90 % sur un an. <br />  &nbsp; <br />  L’auxiliaire de crèche aide les enfants dans la réalisation des actes de la vie quotidienne (habillage, prise de repas...). Elle mène avec eux des activités d’éveil (jeux, apprentissage de la vie collective...). Elle peut également effectuer l’entretien du cadre de vie des enfants. Pour devenir auxiliaire de crèche, un diplôme de niveau CAP / BEP dans le secteur de l’aide sociale et familiale (petite enfance, carrières sanitaire et sociale) est nécessaire. La moitié des auxiliaires de crèches ont moins de 30 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pharmacie et laboratoire d’analyses médicales : Préparateur en pharmacie</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7846526-12175464.jpg?v=1432901662" alt="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" title="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" />
     </div>
     <div>
      Leur rémunération s’est élevée à 1 943 €, en hausse de 0,80 % par rapport à 2013.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pharmacie et laboratoire d’analyses médicales : Docteur en pharmacie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7846526-12175466.jpg?v=1432901662" alt="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" title="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" />
     </div>
     <div>
      En 2014, son salaire s’établit à 3 411 €, en hausse de 1,20 % sur un an. <br />  &nbsp; <br />  La rentabilité des officines, où exercent les trois quarts des pharmaciens inscrits à l’Ordre, est rognée depuis plusieurs années par les médicaments génériques et la concurrence des parapharmacies de supermarchés. À cela s’ajoutent deux évolutions : une réforme de la rémunération, entrée en vigueur au 1er janvier 2015, qui institue les honoraires à la boîte, modifiant le système des marges commerciales ; et l’ouverture probable de la vente des médicaments sans ordonnance en parapharmacies et grandes surfaces. <br />  &nbsp; <br />  Si beaucoup de parapharmacies anticipent l’évolution de la législation et se mettent d’ores et déjà à constituer des équipes, ce contexte n’incite pas les officines à recruter, le long terme demeurant incertain. Pour les remplacements, les candidats à l’intérim sont souvent des jeunes diplômés qui souhaitent tester différents cadres de travail ou, à l’inverse, d’anciens titulaires ayant vendu leur structure et qui veulent un complément de revenus avant de liquider leur retraite. 180 officines ont fermé en 2014 et, signe des temps, un mouvement de grève nationale inédit a mobilisé le secteur fin septembre. <br />  &nbsp; <br />  Du côté des laboratoires de biologie médicale, on constate un regroupement des structures dans le but d’obtenir l’accréditation rendue nécessaire par la réforme de 2010. Conséquence directe : la réduction du nombre de postes pour les pharmaciens biologistes, qui représentent environ 10 % des pharmaciens inscrits à l’Ordre.
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     <div><b>Pharmacie et laboratoire d’analyses médicales : Technicien de laboratoire d’analyses médicales</b></div>
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      laboratoire d’analyses médicales <br />  Avec, en 2014, un salaire moyen de 1972 €, en hausse de 2,70 % par rapport à 2013, il affiche la troisième plus forte hausse de salaire tous métiers confondus. <br />  &nbsp; <br />  Les analyses médicales permettent au médecin de confirmer un diagnostic ou de déceler une maladie. C’est le technicien de laboratoire d’analyses médicales qui est en charge de les réaliser. Il procède aux divers examens en se basant sur l’ordonnance: prélèvement de sang ou de tissus chez le patient, recherche de germes ou d’anomalies, etc. <br />  &nbsp; <br />  Il prépare les instruments et les substances à utiliser et donne les consignes au patient avant l’examen. Les résultats seront alors transmis au responsable du laboratoire qui se chargera de les interpréter. L’entretien et la vérification du matériel sont aussi à sa charge.
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     <div><b>Rééducation : Kinésithérapeute</b></div>
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7846526-12175492.jpg?v=1432901662" alt="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" title="Baromètre Appel Médical 2015 des salaires de la santé: Dans le secteur de la santé, les salaires des infirmières en berne en 2014" />
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      Leur rémunération moyenne se monte à 2 614 € brut mensuels en 2013, en hausse de 1,40 % par rapport à 2013. <br />  &nbsp; <br />  On retiendra notamment de 2014 deux temps forts pour le métier de masseur-kinésithérapeute : l’annulation de la restriction à la liberté d’installation en fonction des zones sur- et sous-dotées, et la réforme des études enfin en passe d’aboutir. <br />  &nbsp; <br />  Avec un nombre de kinés avoisinant 78 000 en métropole, les établissements de santé ont toujours beaucoup de mal à trouver leurs candidats. 79 % des masseurs- kinésithérapeutes choisissent le libéral, souvent pour des raisons économiques et d’indépendance. 22 % des kinés en exercice ont moins de 30 ans et l’on peut maintenant parler d’un équilibre entre le nombre d’hommes et de femmes. <br />  &nbsp; <br />  Les kinés étrangers peuvent postuler en France à condition d’obtenir l’autorisation d’exercer, délivrée par la DRJSCS (Direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale) et de posséder le niveau de langue requis par le Conseil de l’Ordre des kinésithérapeutes. <br />  &nbsp; <br />  Chaque kiné disponible se voit proposer un grand choix de postes, dès lors qu’il a une certaine mobilité. Afin d’être attractifs, les établissements de santé ont parfois recours à des salaires majorés ou des primes différentielles. Les centres de rééducation fonctionnelle sont les plus prisés. La proposition d’un logement fera souvent la différence dans le choix du poste, ainsi que la qualité de l’outil de travail (plateau technique bien équipé...). L’impact de la région et du secteur géographique joue également : PACA, Corse et Languedoc-Roussillon affichent la plus forte densité de kinésithérapeutes par habitant ; les grandes agglomérations attirent aussi plus particulièrement ces professionnels.
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     <div><b>Handicap : Éducateur spécialisé</b></div>
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      Leur rémunération moyenne se monte à 2 088 € brut mensuels en 2014, en hausse de 4,70 % sur un an. Il s’agit de la deuxième plus forte hausse salariale constatée cette année dans l’étude. Dans certaines régions, ce métier est en tension. <br />  &nbsp; <br />  Le secteur du handicap regroupe des établissements médicalisés (Maisons d’Accueil Spécialisé, MAS, Foyers d’Accueil Médicalisés, FAM) et des établissements socio-éducatifs (Maisons d’Enfants à Caractère Social, Instituts Thérapeutiques, Éducatifs et Pédagogiques, Établissements et Services d’Aide par le Travail). Ils dépendent pour la plupart de structures associatives nationales ou régionales. <br />  &nbsp; <br />  Pour l’instant, le secteur du handicap connaît moins de contraintes budgétaires que d’autres structures de soins, ce qui lui permet d’attirer le personnel expérimenté dont il a besoin. Mais un futur défi se pose dès maintenant à la société : demain, quid de la prise en charge des seniors handicapés ? Car les FAM et les MAS accueillent des populations qui ne peuvent pas vivre dans le monde extérieur, qui sont de mieux en mieux soignées, et qui donc vieillissent... Un nouveau type d’établissement devrait donc se développer dans les années qui viennent : les EHPAD spécialisés dans le handicap. On devrait aussi voir se multiplier, au sein d’EHPAD généralistes, l’ouverture de pavillons dédiés aux seniors handicapés.
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