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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
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   <title>Au CH de l’Estran, un exercice grandeur nature pour faire face à un acte malveillant</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Sûreté]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 10 février dernier, le calme apparent du CH de l’Estran a laissé place à une agitation inhabituelle. Forces de l’ordre, équipes médicales, autorités préfectorales… toutes étaient mobilisées pour un exercice de crise inédit. L’objectif ? Tester la capacité de l’établissement à faire face à un acte malveillant, et surtout, apprendre à mieux travailler ensemble.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96750539-67445813.jpg?v=1779958766" alt="Au CH de l’Estran, un exercice grandeur nature pour faire face à un acte malveillant" title="Au CH de l’Estran, un exercice grandeur nature pour faire face à un acte malveillant" />
     </div>
     <div>
      10&nbsp;février, au petit matin. Dans les couloirs du CH de l’Estran, l’activité s’intensifie rapidement.&nbsp;Le scénario se met en place&nbsp;: une attaque terroriste fictive au sein même de l’établissement.&nbsp;Autour des équipes hospitalières, un large panel d’acteurs est mobilisé&nbsp;: la préfecture de la Manche, le Samu&nbsp;50, la gendarmerie nationale, la Croix-Rouge française, le SDIS (sapeurs-pompiers),&nbsp;le groupe d’extraction des sapeurs-pompiers (GREX), le PSIG, le&nbsp;GIGN, la Cellule d’Unité Medico-Psychologique, la Direction du CH de l’Estran, les élèves du&nbsp;Bac Professionnel Métiers de la Sécurité de Institut Saint-Lô,&nbsp;des collectivités locales et des partenaires institutionnels. Une coordination d’ampleur, fidèle aux situations sanitaires exceptionnelles.&nbsp;<em>« Dans ce type d’événement, le Samu&nbsp;50 est immédiatement sollicité</em>, explique Thomas Delomas, directeur médical du Samu de la Manche.&nbsp;<em>Nous sommes au cœur de l’intervention et coordonnons l’ensemble des moyens</em>&nbsp;<em>sanitaires</em>&nbsp;<em>engagés sur place</em><em> »</em>. Sur le terrain, les équipes médicales prennent en charge des victimes simulées, tandis qu’une unité mobile de régulation est déployée.&nbsp;
     </div>
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     <div><b>Mieux se connaître pour mieux agir  </b></div>
     <div>
      En parallèle de la gestion de crise, l’établissement doit assurer la continuité de ses activités.&nbsp;«<em> Il y a l’intervention, mais il y a aussi la vie de l’établissement »</em>, rappelle Thomas Delomas. Pour Romain Fortier, responsable sécurité du Centre hospitalier de l’Estran, cet exercice marque une étape importante.&nbsp;<em>« Les exercices liés à des actes malveillants, de type attentat, restent encore récents dans les centres hospitaliers, </em>souligne-t-il.&nbsp;<em>Cette année, nous avons clairement franchi un cap pour nous rapprocher au plus près des conditions réelles »</em>.&nbsp;Au-delà du réalisme de la simulation, l’exercice a surtout pleinement joué son rôle de révélateur. Les forces et les fragilités du dispositif sont apparues avec netteté, mises en lumière par un temps de débriefing structuré réunissant l’ensemble des participants. La journée du 10&nbsp;février s’est ainsi prolongée par des échanges nourris, suivis d’une conférence organisée dans l’après-midi avec les acteurs mobilisés. Un retour d’expérience plus approfondi a été conduit quelques jours plus tard, afin de laisser à chacun le temps d’analyser ses pratiques, et d’identifier ses points d’appui comme ses marges de progression.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96750539-67445841.jpg?v=1779959018" alt="Au CH de l’Estran, un exercice grandeur nature pour faire face à un acte malveillant" title="Au CH de l’Estran, un exercice grandeur nature pour faire face à un acte malveillant" />
     </div>
     <div>
      Parmi les enseignements qui s’imposent, la nécessité de mieux se connaître apparaît centrale.&nbsp;<em>« Le fait de ne pas se parler, de ne pas s’écouter</em>&nbsp;[…]&nbsp;<em>peut rendre moins performants des services pourtant très compétents »</em>, observe Romain Fortier.Même lecture du côté du Samu.&nbsp;<em>« Ce type d’exercice est déterminant, parce qu’il permet aux équipes d’apprendre à travailler ensemble »,</em>&nbsp;résume Thomas&nbsp;Delomas. En confrontant les différents intervenants à des conditions proches du réel, ces entraînements facilitent une meilleure compréhension des contraintes de chacun et favorisent une coordination plus fluide.&nbsp;Autre&nbsp;constat&nbsp;important&nbsp;: le manque de culture du risque face à la malveillance.&nbsp;<em>« Sur les questions d’intrusion ou d’acte malveillant, nous partons de très loin »</em>, alerte le médecin. Contrairement aux risques incendie ou cyber, désormais mieux intégrés dans les pratiques, les réflexes restent encore incertains pour de nombreux professionnels.<em>&nbsp;« On imagine spontanément qu’il suffit de se cacher ou de fuir, mais la réalité est bien plus complexe »</em>, précise-t-il. D’où la nécessité, selon lui, de développer des formations ciblées, autour de&nbsp;<em>« deux ou trois réflexes essentiels à acquérir ».</em>
     </div>
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     <div><b>« Un hôpital sûr est un hôpital qui soigne mieux » </b></div>
     <div>
      Pour les participants, la sécurité ne peut désormais plus être reléguée au second plan dans le fonctionnement hospitalier. Une conviction pleinement partagée par la direction du CH de l’Estran. Comme le soulignent Stéphane Blot, le directeur général, et Jessy Couasnon, la directrice adjointe en charge de la sécurité et de la sûreté,&nbsp;«<em> il ne s’agit en rien d’un choix opportuniste, mais bien d’une nécessité imposée par l’évolution du contexte. Nous constatons depuis plusieurs années une augmentation des incidents&nbsp;: agressions, incivilités, intrusions, vols… C’est une réalité à laquelle nous devons répondre »</em>. À cela s’ajoutent des facteurs propres à l’établissement, notamment certaines activités en psychiatrie et en addictologie, ainsi qu’un environnement touristique dense, lié à la proximité du Mont-Saint-Michel et ses&nbsp;plus&nbsp;de 2,5&nbsp;millions de visiteurs annuels. Dans ce contexte, les deux responsables défendent une approche équilibrée de la sécurité.&nbsp;<em>« Un hôpital sûr est un hôpital qui soigne mieux. Un environnement apaisé est essentiel pour bien soigner »</em>, rappellent-ils, tout en insistant sur la nécessité de&nbsp;<em>« protéger sans déshumaniser »</em>. Cette ligne directrice se traduit concrètement par un renforcement des actions engagées&nbsp;: diagnostic de sécurité réalisé avec la gendarmerie, organisation régulière d’exercices – dont un dédié aux actes malveillants chaque année depuis trois ans – et montée en puissance progressive de ces dispositifs, à l’image de celui mis en œuvre le 10&nbsp;février.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
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     <div><b>Vers une acculturation renforcée à la gestion des risques </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96750539-67445858.jpg?v=1779959018" alt="Au CH de l’Estran, un exercice grandeur nature pour faire face à un acte malveillant" title="Au CH de l’Estran, un exercice grandeur nature pour faire face à un acte malveillant" />
     </div>
     <div>
      Si la sécurité occupe désormais une place centrale au CH de l’Estran, elle reste encore inégalement priorisée dans les établissements de santé.&nbsp;<em>« Aujourd’hui, on met des moyens importants dans la sécurité incendie et c’est normal&nbsp;</em>[…], <em>mais beaucoup moins dans la prévention des actes de malveillance »</em>, observe Romain Fortier, qui souligne un déséquilibre persistant. Une situation d’autant plus paradoxale que&nbsp;«<em> les actes de violence ou d’agressivité sont quotidiens dans les hôpitaux »</em>, rappelle Thomas&nbsp;Delomas.&nbsp;Face à ce constat, les deux professionnels plaident pour une acculturation plus globale du risque, qui ne se limite pas aux équipements, mais intègre également la formation et une véritable stratégie de prévention. Pour Romain Fortier, l’enjeu est avant tout d’anticiper&nbsp;:&nbsp;«<em> Ce qui est important, c’est d’être préparé. Se dire&nbsp;: ça va arriver, que fait-on ? »</em>. Au-delà de l’exercice du 10&nbsp;février, la journée apparaît ainsi comme un révélateur, inscrivant l’établissement dans une dynamique plus large visant à ancrer durablement la sécurité dans le quotidien hospitalier.&nbsp;<em>« Tant qu’il ne se passe pas un drame, les choses avancent difficilement »</em>, regrette Thomas&nbsp;Delomas. Un constat lucide, mais qui n’empêche pas le CH de l’Estran d’avoir déjà franchi une étape essentielle, celle de l’anticipation.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans le Hors-Série #9, édition de mai 2026,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hors-Serie-9-ACSES-Entre-incendie-surete-et-technologies-la-securite-hospitaliere-se-reinvente_a5088.html">à lire ici</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
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   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/96750539-67445813.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Au-CH-de-l-Estran-un-exercice-grandeur-nature-pour-faire-face-a-un-acte-malveillant_a5096.html</link>
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   <title>Le parquet de Lille et le CHU de Lille signent une convention permettant à l’hôpital de signaler les violences conjugales</title>
   <pubDate>Wed, 09 Feb 2022 13:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Directeur général du CHU de Lille Frédéric BOIRON et la Procureure de la République du Tribunal judiciaire de Lille Carole ETIENNE ont signé le vendredi 4 février 2022 une convention permettant aux médecins de l’Unité Médico-Judiciaire du CHU de Lille de signaler directement des faits de violences conjugales au parquet de Lille. Une avancée majeure pour les victimes, qui devaient auparavant se rendre sans accompagnement de leur démarche dans un commissariat ou une gendarmerie pour déposer plainte.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/62218903-45162008.jpg?v=1644410037" alt="Le parquet de Lille et le CHU de Lille signent une convention permettant à l’hôpital de signaler les violences conjugales" title="Le parquet de Lille et le CHU de Lille signent une convention permettant à l’hôpital de signaler les violences conjugales" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Jusqu’alors, les femmes prises en charge à l’unité médico-judiciaire (UMJ) ou aux urgences du CHU de Lille dans le cadre de violences conjugales devaient ensuite se rendre de leur propre initiative dans un commissariat ou dans une gendarmerie pour déposer plainte. Dans les faits, beaucoup de femmes ne donnaient pas suite, entrainant un risque accru de réitération des violences. <br />   <br />  La convention établie entre le CHU de Lille et le parquet de Lille vise à structurer les liens et identifier le circuit d’informations entre les médecins du CHU de Lille, l’unité médico-judiciaire (UMJ) et le parquet du tribunal judiciaire de Lille. Concrètement, cette convention permet désormais au CHU de Lille de signaler directement au parquet les faits de violences, avec le consentement préalable de la victime, pour favoriser son dépôt de plainte et l’accompagner dans ses démarches ultérieures. <br />   <br />  Le protocole mis en place présente plusieurs avancées importantes. D’abord, il permet de renforcer la protection des victimes et de prévenir la commission d'infractions plus graves. Ensuite, il permet de simplifier le parcours des victimes, en facilitant leur orientation vers les autorités en charge des enquêtes et des poursuites. Enfin, il permet de créer les conditions d’une réassurance de la victime, qui sera recontactée très rapidement par les forces de l’ordre pour lui proposer d’établir un dépôt de plainte en bonne et due forme, sur rendez-vous, et pour mettre en place le plus rapidement possible les actions judiciaires qui s’imposent.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un signalement réalisé en principe avec le consentement de la victime</b></div>
     <div>
      <div class="page" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);" title="Page 1">  <div class="layoutArea">  <div class="column">  Les médecins sont souvent en première ligne pour identifier et prendre en charge les victimes de violences conjugales. Avec ce nouveau dispositif, les patientes seront adressées systématiquement à l’UMJ et pourront compléter une fiche de consentement à signalement, qui sera immédiatement transmise à la Justice. Pour les&nbsp;patientes opposées au signalement, un compte-rendu d’examen leur sera remis et elles seront informées de la possibilité de recontacter l’unité après réflexion. <br />   <br />  Cette situation est à distinguer de celles qui, conformément à la loi, permettent au médecin de lever le secret médical en portant à la connaissance du Procureur de la République une information relative aux violences conjugales, sans le consentement de la victime : danger immédiat pour la vie de la victime majeure qui se trouve dans l’impossibilité de se protéger en raison d’une emprise, patiente mineure ou enfin patiente n’étant pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique<span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;CIDFont+F2&quot;;">.</span> <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Le-parquet-de-Lille-et-le-CHU-de-Lille-signent-une-convention-permettant-a-l-hopital-de-signaler-les-violences_a3104.html</link>
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