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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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   <title>« Une injustice manifeste qui doit être réparée » : les pharmaciens du privé oubliés du Ségur</title>
   <pubDate>Thu, 10 Dec 2020 12:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   C’est un combat qui devrait faire date. Depuis les revalorisations salariales accordées par le Ségur de la Santé, les pharmaciens des établissements de santé privés sont en colère. Exclus des accords alors même que leur rémunération est moindre que celle de leurs confrères publics, ils interpellent les tutelles par la voix du Docteur Florence Compagnon, présidente du Syndicat National des Pharmaciens Gérants et Hospitaliers publics et privés (SNPGH).     <div><b>Hospitalia : La communauté des pharmaciens exerçant dans les établissements de santé privés s’interroge sur son exclusion du Ségur de la Santé. Pouvez-vous nous en parler ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/52203781-39873230.jpg?v=1607601639" alt="« Une injustice manifeste qui doit être réparée » : les pharmaciens du privé oubliés du Ségur" title="« Une injustice manifeste qui doit être réparée » : les pharmaciens du privé oubliés du Ségur" />
     </div>
     <div>
      <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ces professionnels, qui ont toujours été des acteurs à part entière du système de santé, ont en effet fait preuve d’une mobilisation sans faille lors des deux épisodes Covid. Au plus fort de la première vague, ils ont par exemple passé un temps fou à gérer les ruptures, à la fois pour que les patients puissent être soignés dans les meilleures conditions possibles et que les soignants soient correctement protégés contre le SARS-CoV-2. Les conditions d’exercice des pharmaciens du privé sont déjà difficiles en temps normal, puisqu’ils sont souvent seuls en poste pour assurer des actes engageant leur responsabilité pénale. Les démissions sont d’ailleurs chaque année plus nombreuses. Cette situation déjà tendue est devenue explosive à l’issue du Ségur de la Santé&nbsp;:&nbsp;là où les pharmaciens du public vont bénéficier d’un doublement de la prime de service public exclusif, les pharmaciens du privé ont été laissés au bord du chemin&nbsp;alors que, contrairement aux idées reçues, leur salaire est moitié moindre en fin de carrière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Comment cela ?</b></div>
     <div>
      <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Après 25 années d’exercice, un pharmacien du privé gagne entre 46 et 55% de moins que son confrère du public. Un tel différentiel, aisément vérifiable en comparant les différentes grilles salariales,&nbsp;nous semble difficile à justifier alors que nous avons tous bénéficié de la même formation pour gagner en compétences – soit 10 ans d’études, depuis le décret du 9 mai 2017 et la mise en œuvre du Diplôme d’Études Spécialisées (DES).&nbsp;Cet écart de rémunération représente aujourd’hui le nerf de la guerre puisqu’il explique, en grande partie, le manque d’attractivité de nos postes.&nbsp;Faudrait-il à terme fermer les Pharmacies à Usage Intérieur (PUI) des établissements privés, au risque d’augmenter encore la pression sur des hôpitaux publics&nbsp;? La situation est d’autant moins tenable que nous sommes nous aussi salariés de nos structures. Pourquoi n’avons-nous pas bénéficié de la revalorisation du Ségur&nbsp;? Cette injustice manifeste doit être réparée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Vous portez ce combat depuis le mois de septembre. Quelles actions avez-vous déjà entreprises ?</b></div>
     <div>
      <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Nos adhérents ont en effet été nombreux à nous faire part de leur colère devant cette non-reconnaissance de leur exercice salarial. Nous avons donc aussitôt sollicité l’appui de la FHP, puisque les pharmaciens des établissements privés représentent la moitié de nos adhérents. Le 23 octobre, un premier courrier co-signé avec Monsieur Lamine Gharbi, le président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée, a été transmis au Ministre de la Santé. Tous deux ont eu une <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/ www.youtube.com/watch?v=BlUa99ufabc&amp;feature=youtu.be" rel="nofollow" target="_blank">«&nbsp;saine discussion&nbsp;»</a>, le 8 décembre dernier. Nous avons, en parallèle, remis à la FHP les résultats d’un sondage effectué auprès de nos adhérents sur leur temps de travail et leur rémunération, afin d’appuyer les revendications salariales qu’elle continue de porter auprès des tutelles.  <div>&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Quid des pharmaciens exerçant dans les structures privées à but non lucratif, qui représentent un tiers de nos adhérents ?</b></div>
     <div>
      <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Nous nous sommes ici rapprochés du Dr Jean-Paul Zerbib, Président de l’Union Nationale des Médecins Salariés (UNMS CFE-CGC), puisque 8 000 médecins du privé non lucratif se retrouvent dans la même situation. Deux courriers communs ont une fois de plus été transmis au Ministre, cosignés par le Syndicat Jeunes Médecins, l’Association des Directeurs au service des Personnes Âgées (AD-PA) et le Syndicat National des Praticiens des Centres de Lutte contre le Cancer (SNPCLCC). Pour appuyer cette démarche, l’UNMS CFE-CGC a également lancé une pétition, qui totalisait début décembre près de 16 000 signatures pour demander l’ouverture de négociations afin de transposer les accords du Ségur de la santé à toutes les professions médicales du secteur non lucratif. Une manifestation nationale est a priori prévue le 18 décembre prochain.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Le SNPGH a en parallèle réfléchi au poids financier de ces demandes, et propose quelques pistes pour limiter les coûts pour la collectivité. Pourriez-vous nous en parler ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/52203781-39873246.jpg?v=1607601625" alt="« Une injustice manifeste qui doit être réparée » : les pharmaciens du privé oubliés du Ségur" title="« Une injustice manifeste qui doit être réparée » : les pharmaciens du privé oubliés du Ségur" />
     </div>
     <div>
      <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Nos travaux portent sur l’application du Ségur aux seuls pharmaciens du privé lucratif et non lucratif, soit 2 248 professionnels. Une augmentation de 160 € net par mois, soit environ 230 € brut,&nbsp;représenterait un surcoût annuel de 2 760 € par pharmacien, et donc un peu plus de 6,2 millions d’euros au total. Cette enveloppe peut être financée de différentes manières, par exemple à travers la prochaine hausse des tarifs des groupements homogènes de séjour (GHS), ou via la redevance acquise par les médecins des établissements privés – notre exercice étant complémentaire –, ou encore en récupérant une part de l’intéressement lié aux activités pharmaceutiques du Contrat d’Amélioration de la Qualité et de l’Efficience des Soins (CAQES), ou par les Écarts de Médicament Indemnisable (EMI) obtenus par les actions des pharmaciens. Ce ne sont naturellement là que des propositions, d’autres peuvent également être mises sur la table. Nous sommes en tous cas ouverts à l’échange et espérons être entendus par les pouvoirs publics et les directions d’établissements. Sans pharmacien pas de PUI, sans PUI pas de médecine ou de chirurgie. Ne compliquons pas inutilement l’avenir de notre système de santé, alors que nous ne demandons qu’une équité de traitement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Oubliés du Ségur de la santé, les pharmaciens du privé lancent l'alerte</title>
   <pubDate>Wed, 28 Oct 2020 12:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Le Syndicat National des Pharmaciens Gérants et Hospitaliers publics et privés (SNPGH) s'est allié à la Fédération de l'Hospitalisation Privée (FHP) pour alerter le Ministre de la Santé sur les revendications des pharmaciens du privé, oubliés lors du Ségur de la Santé, afin de réparer cette injustice. À lire ci-dessous, le courrier transmis à Olivier Véran et co-signé par Lamine Gharbi, président de la FHP, et Florence Compagnon, présidente du SNPGH.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/50979263-39227727.jpg?v=1603885509" alt="Oubliés du Ségur de la santé, les pharmaciens du privé lancent l'alerte" title="Oubliés du Ségur de la santé, les pharmaciens du privé lancent l'alerte" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Monsieur le Ministre,</div>  </div>    <div>  <div> <br />  Tous les pharmaciens, et notamment ceux exerçant dans des établissements de santé, ont été très fortement sollicités durant la première vague Covid. Leur présence en cellule de crise journalière au sein des hôpitaux a été indispensable et unanimement reconnue et citée par le Président de la République dans ses allocutions pour gérer cette première phase épidémique. Ils ont permis de monter, d’armer de nouveaux lits de réanimation et d’organiser la reprise des activités chirurgicales et médicales lors du déconfinement, dans une situation de pénurie de produits de santé aggravée comme celle que nous continuons à connaître. Les pharmaciens sont toujours présents et très mobilisés aujourd’hui pour endiguer cette deuxième vague sanitaire très difficile. <br />   <br />  La situation des pharmaciens du privé reste particulièrement critique. Nos postes souffrent d’un manque d’attractivité en grande partie dû au niveau de rémunération, malgré de lourdes responsabilités qui ne cessent d’augmenter. Les pharmaciens des établissements du privé et du public sont solidaires, partageant le même métier et une vision commune de notre profession et de la sécurité sanitaire des patients. Pourtant, l’écart de rémunération entre la grille des praticiens hospitaliers publics et des pharmaciens du privé est très significatif. <br />   <br />  Depuis le décret n°2017-883 du 9 mai 2017, qui a révisé les conditions d’exercice et de remplacement au sein des pharmacies à usage intérieur (PUI), en accroissant les compétences par l’internat en pharmacie, les pharmaciens du privé attendent la reconnaissance salariale de leur exercice en PUI. La situation n’est plus tenable pour les 2 248 pharmaciens du privé. <br />   <br />  Les pharmaciens du privé sont tous salariés de leurs structures et, à ce titre, s’étonnent d’avoir été exclus du Ségur de la Santé. Nous demandons qu’ils puissent bénéficier de la revalorisation du Ségur. <br />   <br />  Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma respectueuse considération. <br />   <br />   <br />  Lamine GHARBI, Président de la FHP&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;Florence COMPAGNON,&nbsp;Présidente du SNPGH</div>  </div>    <div>  <div>&nbsp;</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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