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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-06T16:26:52+02:00</dc:date>
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   <title>Les 66e Journées d'étude et de formation des Ingénieurs Hospitaliers de France</title>
   <pubDate>Wed, 04 Mar 2026 14:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rendez‐vous annuel incontournable de l’Ingénierie Hospitalière, les Journées d’Etudes et de Formation IHF auront lieu à Nantes, à la Cité des Congrès, du 17 au 19 juin 2026. Sous l’égide de l’ Association des Ingénieurs Hospitaliers de France (IHF), cette 66ème édition réunira l’ensemble des acteurs de la conception, de la construction, de la gestion et de l’exploitation des établissements de santé autour d’un axe structurant : la conduite des grands projets hospitaliers.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/95082335-66595780.jpg?v=1772629710" alt="Les 66e Journées d'étude et de formation des Ingénieurs Hospitaliers de France" title="Les 66e Journées d'étude et de formation des Ingénieurs Hospitaliers de France" />
     </div>
     <div>
      Dans un contexte d'évolution permanente du système de santé, les projets hospitaliers se révèlent plus que jamais comme des opérations très complexes : reconstruction sur site occupé, insertion urbaine, défis énergétiques et environnementaux, digitalisation des infrastructures, maîtrise des coûts et des délais, ... . Les Journées IHF 2026 proposeront un programme conçu pour mutualiser les expertises et partager des retours d’expérience opérationnels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les temps forts 2026</b></div>
     <div>
      • Réussir un grand projet hospitalier : le cas emblématique du CHU de Nantes Symbole de la transformation hospitalière française, le futur CHU de Nantes servira de fil conducteur à cette édition. Gouvernance, programmation, insertion urbaine, arbitrages financiers et organisation : un retour d’expérience complet permettra de décrypter les clés de réussite d’un projet d’envergure nationale. <br />   <br />  • Numérique, robotique et IA : vers un hôpital piloté par la donnée Robotisation des blocs opératoires, optimisation des flux ambulatoires par l’intelligence artificielle, BIM d’exploitation et jumeau numérique : les outils digitaux redessinent la conception et la gestion des établissements de santé. Les journées IHF mettront en lumière des applications concrètes au service de la performance et de la durabilité. <br />   <br />  • Energie, résilience et performance environnementale : Plateformes de management énergétique, Contrats de Performance Energétique ambitieux, conception bas carbone, retour d’expérience post‐catastrophe à Mayotte : autant d'éléments qui illustreront le rôle clé de l’ingénierie hospitalière dans la transition environnementale et la continuité des soins. <br />   <br />  • Regards européens et coopération internationale : Innovation architecturale en Belgique, convergence entre sobriété énergétique &amp; bien‐être, mobilisation autour de la reconstruction hospitalière en Ukraine : ces perspectives internationales enrichiront les pratiques et ouvriront les débats sur les défis globaux du secteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux séances plénières et huit ateliers</b></div>
     <div>
      • Deux séances plénières poseront le cadre et les enjeux : « Impacts du numérique » et « Anatomie d’un projet hospitalier », <br />  • Huit ateliers thématiques permettront aux congressistes de composer des parcours personnalisés autour des grands enjeux de l’ingénierie hospitalière : conception architecturale et technique, maintenance/exploitation, développement durable et résilience, robotique et IA, gestion des énergies, réflexions internationales. <br />   <br />  Parallèlement, un espace d’exposition réunira industriels, concepteurs, fournisseurs, prestataires et partenaires du secteur, offrant&nbsp;une vitrine complète des solutions innovantes au service des établissements de santé. Des forums professionnels viendront compléter ce dispositif en favorisant les échanges ciblés. Enfin, une visite technique du nouvel hôpital du CHU de Nantes clôturera cette édition. Au‐delà des contenus techniques, les Journées IHF réservent une place importante aux rencontres et à la convivialité. <br />   <br />  Fidèles à leur mission de fédérer les acteurs de l’ingénierie hospitalière, les Ingénieurs Hospitaliers de France entendent faire de cette 66ème&nbsp;édition un rendez‐vous stratégique à la croisée des transitions numérique, énergétique et organisationnelle. A l’horizon 2030, les établissements de santé deviennent plus sobres, plus résilients, plus connectés et plus intégrés à leur territoire. Les Journées IHF 2026 s’inscrivent dans cette perspective : anticiper les mutations, partager les solutions concrètes et construire collectivement les modèles hospitaliers de demain. Maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, industriels, institutions, partenaires publics et privés sont attendus à Nantes pour contribuer à cette dynamique et dessiner ensemble les contours de l’hôpital 2030. <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Renseignements et inscriptions sur <a class="link" href="https://www.journees-ihf.com" target="_blank">https://www.journees‐ihf.com/programme‐2026</a> </strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/95082335-66595780.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Les-66e-Journees-d-etude-et-de-formation-des-Ingenieurs-Hospitaliers-de-France_a4952.html</link>
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   <title>Le biomédical hospitalier face aux enjeux RSE </title>
   <pubDate>Mon, 17 Nov 2025 19:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lancé en 2023 au sein de l’AFIB, le groupe de travail RSE explore des thématiques aussi variées que la réparabilité des dispositifs médicaux, la consommation énergétique des équipements d’imagerie, ou encore l’arbitrage entre usage unique et réutilisable. Le point avec Antoine Galmiche, ingénieur biomédical et pilote du groupe.      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91151232-64131107.jpg?v=1758055289" alt="Le biomédical hospitalier face aux enjeux RSE " title="Le biomédical hospitalier face aux enjeux RSE " />
     </div>
     <div>
      <strong>Comment s’organise le groupe de travail RSE au sein de l’AFIB ? &nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Antoine Galmiche&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le groupe de travail RSE de l’AFIB a vu le jour en 2023, avec une première réunion la même année. Rapidement, nous avons structuré nos réflexions autour de trois sous-groupes thématiques qui existent toujours. Le premier s’est consacré à la réparabilité des dispositifs médicaux, avec pour ambition de créer un indice de réparabilité spécifique au secteur biomédical. Mais ce chantier s’est heurté à une réalité complexe&nbsp;: la diversité des équipements dans les hôpitaux rend difficile la standardisation de fiches types. Ce sous-groupe est donc actuellement en veille. Une collaboration avec des associations comme Halte à l’obsolescence programmée (HOP) a été envisagée, mais reste à concrétiser.  &nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Et les deux autres sous-groupes ?  &nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Le deuxième s’intéresse aux équipements d’imagerie, en particulier à leur consommation énergétique et aux leviers disponibles pour en prolonger la durée de vie. Le troisième axe de réflexion porte sur l’usage unique versus le réutilisable, notamment pour les dispositifs à consommables. L’objectif étant d’évaluer, à l’échelle hospitalière, le meilleur compromis entre performance environnementale et viabilité économique. Nos travaux, aujourd’hui presque finalisés, montrent que le réutilisable l’emporte dans la majorité des cas sur le plan écologique. Mais ce constat doit être nuancé&nbsp;: certains établissements ont perdu leur capacité à stériliser certains dispositifs, après avoir opté pour le tout jetable. Revenir en arrière implique souvent des réinvestissements importants en équipements et en personnel.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Le groupe mène-t-il également des actions transversales ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Pas pour le moment. Nous avons préféré répartir les membres dans les sous-groupes thématiques selon leurs expertises et centres d’intérêt. Cela dit,&nbsp;deux grandes orientations transversales commencent à émerger&nbsp;: prolonger la durée de vie des équipements&nbsp;– via la maintenance, le réemploi, voire l’achat d’occasion –&nbsp;et réduire leur impact environnemental,&nbsp;qu’il s’agisse de consommation énergétique, d’usage de l’eau ou de gaz techniques comme l’hélium en IRM. Ces leviers, bien que techniques, offrent une certaine marge de manœuvre pour intégrer la RSE dans la gestion du parc biomédical. &nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quels sont les grands enjeux à venir en imagerie médicale ? &nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  La question de la durée de vie des équipements, en particulier les IRM et scanners, est centrale. Aujourd’hui, le modèle économique repose sur un forfait technique amorti sur sept ans, ce qui pousse les établissements à renouveler leurs appareils même s’ils sont encore parfaitement opérationnels. Résultat&nbsp;: en France, 69&nbsp;% des équipements ont moins de cinq ans, contre 46&nbsp;% en moyenne en Europe. En lien avec la Société française de radiologie (SFR), nous travaillons à faire évoluer ce cadre pour permettre un amortissement sur dix ans. Selon le Shift Project, cela permettrait de réduire de 32&nbsp;% l’empreinte environnementale, sans impact sur la qualité des soins. Nous plaidons aussi pour que les upgrades soient reconnus comme des remplacements à part entière, ouvrant droit à un remboursement intégral. Cela suppose également une modification réglementaire, que nous portons auprès de la DGOS et du ministère. Car aujourd’hui, les gains technologiques résident davantage dans les logiciels, notamment l’intelligence artificielle pour optimiser la consommation énergétique sans compromettre la qualité des images, que dans le matériel lui-même. Cette logique de renouvellement systématique tous les sept ans est donc de moins en moins pertinente. &nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quels freins ralentissent l’intégration de la RSE dans les services biomédicaux ? &nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Ils sont nombreux. D’abord, les habitudes et les cultures d’établissement freinent parfois l’adoption de nouvelles pratiques, même si elles sont plus durables. Ensuite,&nbsp;chaque démarche RSE doit être adaptée au contexte local, ce qui rend difficile la généralisation.&nbsp;D’un point de vue technique, l’obsolescence logicielle ou les exigences croissantes en cybersécurité peuvent contraindre au remplacement de dispositifs pourtant encore fonctionnels. De même, certains fabricants peuvent cesser la maintenance au bout de sept ans, pour des raisons marketing ou de stratégie commerciale, ce qui limite les possibilités de prolongation d’usage. Enfin, tout dépend de la dynamique locale&nbsp;: si, en interne, une équipe est déjà engagée sur les enjeux RSE, les projets avancent plus rapidement. Sinon, la démarche passe souvent au second plan, la priorité restant la qualité des soins et la sécurité des patients. &nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91151232-64131108.jpg?v=1758055301" alt="Le biomédical hospitalier face aux enjeux RSE " title="Le biomédical hospitalier face aux enjeux RSE " />
     </div>
     <div>
      <strong>AFIB et The Shift Project : une alliance pour décarboner le biomédical&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Depuis plusieurs mois, le groupe RSE de l’AFIB travaille main dans la main avec le think tank The Shift Project pour objectiver l’empreinte carbone des dispositifs médicaux et identifier des leviers de réduction. Grâce au maillage des ingénieurs biomédicaux hospitaliers, cette collaboration a permis de réaliser une première estimation fiable du parc d’équipements électro-médicaux en France – une donnée jusque-là inexistante.&nbsp;<em>« Sans l’AFIB, nous n’aurions jamais pu obtenir une telle estimation »</em>, souligne Baptiste Verneuil, ingénieur au Shift Project et coordinateur du rapport consacré aux dispositifs médicaux.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  Enrichi par les réflexions déjà menées au sein de l’AFIB, ce travail a alimenté les recommandations du Shift Project. Selon son rapport&nbsp;Décarbonons les industries des dispositifs médicaux&nbsp;publié en juin 2025, les équipements consommés en France sont responsables de 7,4&nbsp;MtCO₂e par an,&nbsp;<em>« un niveau comparable aux émissions liées à l’ensemble des industries agroalimentaires en France »</em>. Les marges de progrès sont considérables&nbsp;: prolonger la durée de vie des appareils d’imagerie, privilégier le transport maritime au détriment de l’aérien, optimiser les consommations énergétiques ou encore développer le reconditionnement. Selon le rapport, la mise en œuvre simultanée de ces leviers pourrait réduire de 72&nbsp;% les émissions du secteur d’ici 2050.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <a class="link" href="https://theshiftproject.org/publications/decarbonons-industries-sante-medicaments-dm/" target="_blank">&gt;&nbsp;Lire le rapport complet sur le site du Shift Project.</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>&gt;</strong><strong>&nbsp;Article paru dans le Hors-série AFIB 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hors-Serie-8-IA-RSE-cybersecurite-l-ingenieur-biomedical-en-pleine-r-evolution_a4652.html"><strong>à lire ici</strong></a>  </strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Le-biomedical-hospitalier-face-aux-enjeux-RSE _a4672.html</link>
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   <title>Maintenance, GMAO, certification : des synergies nécessaires entre ingénieurs et techniciens biomédicaux</title>
   <pubDate>Tue, 11 Nov 2025 16:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face à la complexité croissante des équipements médicaux, ingénieurs et techniciens biomédicaux conjuguent leurs compétences pour garantir la sécurité, la disponibilité et la qualité du matériel. Leur collaboration, renforcée par des outils numériques communs et des démarches qualité partagées, illustre pleinement la synergie qui structure les services biomédicaux. Éclairage avec Fanny Lasserre, directrice de la maintenance biomédicale au GHU Sorbonne Université (AP-HP), et Frank Mistecki, président de l’Association des agents de maintenance biomédicale (AAMB), par ailleurs responsable du service biomédical du CH de Briey, en Meurthe-et-Moselle.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91151336-64131121.jpg?v=1758055437" alt="Maintenance, GMAO, certification : des synergies nécessaires entre ingénieurs et techniciens biomédicaux" title="Maintenance, GMAO, certification : des synergies nécessaires entre ingénieurs et techniciens biomédicaux" />
     </div>
     <div>
      <strong>Les ingénieurs et techniciens biomédicaux partagent une histoire similaire. Pourriez-vous nous en parler ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Frank Mistecki&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ces deux métiers sont apparus durant les années&nbsp;1970, en réponse à la&nbsp;complexité croissante des équipements biomédicaux. Très vite, il est devenu nécessaire de structurer et de fédérer les professionnels de terrain. C’est dans ce contexte qu’ont été fondées l’AAMB en 1981, puis l’AFIB en 1982. L’enjeu était double&nbsp;: créer du lien entre professionnels pour favoriser les échanges de bonnes pratiques face à des problématiques communes, et faire reconnaître ces métiers encore jeunes au sein de la fonction publique hospitalière. Ce travail de reconnaissance est toujours en cours. <br />   <br />  <strong>Pourquoi ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Frank Mistecki&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Après plus de dix ans de mobilisation, le statut des ingénieurs hospitaliers a récemment – en janvier 2024 – connu une revalorisation importante de ses deux corps (ingénieur hospitalier et ingénieur en chef hospitalier). De son côté, l’AAMB poursuit les actions pour doter les techniciens biomédicaux d’un statut propre, tout en cherchant à faire revaloriser leur grade actuel et leur rémunération, afin de renforcer l’attractivité d’un métier aujourd’hui confronté à d’importantes difficultés de recrutement. Il faut dire que la situation s’est nettement détériorée&nbsp;: les grilles des adjoints techniques d’antan, qui étaient alors alignées sur celles des cadres de santé, se rapprochent désormais de celles des aides-soignants. Mais pour qu’il aboutisse, ce combat doit obligatoirement être également porté par les syndicats siégeant au Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière. <br />   <br />  <strong>En attendant, vous continuez de développer des synergies sur le terrain. Pourriez-vous nous décrire les organisations en place ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Fanny Lasserre&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Il est difficile de dresser un schéma organisationnel unique, car chaque établissement s’organise selon ses ressources.&nbsp;Il y a presque autant d’organisations possibles que d’établissements ! Globalement, plus un établissement est grand, plus les rôles sont à structurer. Mais dans tous les cas, la collaboration entre ingénieurs et techniciens biomédicaux repose effectivement sur une véritable synergie. <br />   <br />  <strong><em>Frank Mistecki&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Les techniciens sont souvent les relais terrain des ingénieurs, ils font&nbsp;remonter les problèmes du quotidien. Cette coopération se manifeste également lors des procédures d’achat&nbsp;: les ingénieurs rédigent le cahier des charges en lien avec les soignants, et les techniciens participent à l’évaluation des besoins de maintenance&nbsp;selon la fiabilité des équipements et les compétences internes. L’installation est généralement assurée par les techniciens, et les essais sont suivis conjointement. <br />   <br />  <strong>Concrètement, comment cela se passe-t-il dans une institution comme l’AP-HP ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Fanny Lasserre&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Prenons l’exemple du GHU Sorbonne Université, qui regroupe sept établissements. Nous y comptons dix ingénieurs biomédicaux répartis sur deux pôles principaux, entre les hôpitaux de La Pitié-Salpêtrière et Saint-Antoine, et qui assurent des missions transversales en lien avec les achats et la maintenance pour l’ensemble des disciplines. Ils travaillent en liaison fonctionnelle avec une trentaine de techniciens, répartis en cinq équipes locales et chargés de la gestion quotidienne d’un parc de 50 000&nbsp;équipements. Leur rôle va au-delà de la maintenance&nbsp;: ils interviennent aussi sur&nbsp;les installations d’équipements, les suivis de chantiers et en qualité de conseillers sur toutes les composantes de nos organisations.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment s’organisent, plus concrètement, les opérations de maintenance ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Fanny Lasserre&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Les techniciens sont, dans la mesure du possible, formés aux interventions de premier niveau – une exigence que nous intégrons dans les négociations diverses avec les fournisseurs. Ils montent aussi en compétences grâce au partage d’expériences sur le terrain. Mais en cas de besoin, des prestataires externes peuvent intervenir rapidement afin de garantir en toute circonstance la continuité des soins. Ce n’est pas le cas partout&nbsp;en dehors des grandes villes et, de fait, certains établissements&nbsp;doivent souvent compenser par une équipe interne plus étoffée. <br />   <br />  <strong>Parlons désormais des outils métiers. Quelle place occupent les systèmes de gestion de la maintenance assistée par ordinateur (GMAO) ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Frank Mistecki&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La GMAO constitue notre outil de référence, utilisé de manière différenciée selon les missions.&nbsp;Pour les techniciens, c’est avant tout un outil opérationnel et réglementaire qui planifie, trace et alerte sur les maintenances. Elle fait également office de registre sécurité qualité maintenance (RSQM), en assurant le respect des obligations réglementaires. Du côté des ingénieurs, la GMAO est exploitée davantage sur le versant stratégique. Ils l’utilisent également pour le suivi des budgets, des contrats et des investissements. Ces systèmes sont aujourd’hui au cœur de l’actualité, car une référence de GMAO utilisée par de nombreux établissements de santé arrive en fin de support. Cela entraîne une large&nbsp;dynamique de renouvellement. <br />   <br />  <strong>Justement, quels sont les besoins actuels en matière de GMAO ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Fanny Lasserre&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Je peux vous répondre à partir de l’exemple concret de notre récent projet GMAO. Le GHU Sorbonne Université a mené une réflexion approfondie, qui nous a conduits à concevoir, en collaboration avec un éditeur, notre propre solution GMAO, en partant d’une page blanche contrairement à beaucoup d’autres outils trop restrictifs. Déployée en mai 2023, elle a été généralisée à tous les établissements de l’AP-HP fin&nbsp;2024. Nous avions un objectif clair, à savoir faciliter le travail de nos équipes de maintenance et fluidifier nos collaborations avec les soignants, en réduisant notamment les sollicitations inutiles. Cela impliquait de mettre en place des outils rassemblant un maximum de données et accessibles 24h/24 au plus grand nombre, afin que les services puissent consulter ces informations sans dépendre des équipes biomédicales. <br />   <br />  <strong>Quelle approche avez-vous retenue ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Fanny Lasserre&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous avons intégré des fonctionnalités de dématérialisation avancée, ainsi qu’un système de communication automatisé pour transmettre la bonne information au bon interlocuteur. La maintenance préventive et les contrats sont suivis via l’outil, et les informations intégrées permettent à tous les utilisateurs d’identifier les équipements concernés par des actions préventives et les niveaux de couverture de contrats associés – afin que les soignants puissent, par exemple, contacter un fournisseur sans générer de demandes ou devis inutiles lorsque l’équipement dispose d’une couverture tous risques. L’ensemble de ces automatismes vise donc à réduire les pertes de temps, améliorer la réactivité et renforcer la traçabilité. Nous avons en outre conçu des interfaces personnalisées par métier. Les ingénieurs disposent d’un tableau de bord pour suivre les délais de livraison/mise en service ou encore le volume d’interventions par site, les techniciens ont une vision personnalisée des demandes à traiter, et les gestionnaires accèdent directement dans l’outil aux demandes de commandes, PV d’installation et rapports d’intervention pour paiement. Chacun bénéficie d’une vue adaptée à ses besoins, sans surcharge d’informations ni navigation complexe. <br />   <br />  <strong>Peut-on dire qu’il s’agit, selon vous, de la GMAO idéale ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Fanny Lasserre&nbsp;:</em></strong>&nbsp;C’est une solution sur-mesure et évolutive. Nous en maîtrisons les paramétrages et les mises à jour grâce à la formation d’Administrateurs systèmes internes au sein de l’AP-HP, ce qui nous donne une réelle autonomie fonctionnelle. Sa généralisation à l’ensemble des sites a permis d’harmoniser les pratiques en structurant les processus internes, tandis que sa mise en œuvre nous a donné l’opportunité de redéfinir la&nbsp;répartition des tâches sur le terrain, dans une logique d’équilibre entre les différents&nbsp;métiers composants nos équipes biomédicales. En d’autres termes, cette solution a renforcé la complémentarité et la coordination au sein des équipes et, par là même, les synergies existantes. <br />   <br />  <strong>Ces synergies dépassent le seul cadre opérationnel&nbsp;: l’AFIB et l’AAMB ont collaboré à la création de la nouvelle certification « AFAQ Service Biomédical ». Pourriez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Frank Mistecki&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Jusqu’ici, il n’existait pas de certification spécifique biomédicale. Les services souhaitant s’engager dans une démarche qualité se tournaient majoritairement vers l’ISO&nbsp;9001, très générique et difficilement compréhensible sans l’appui d’un qualiticien. Pour ces raisons, au cours des dernières décennies, seul un petit nombre d’établissement (20 au maximum) s’y sont lancés pour obtenir et conserver cette maîtrise du management de la qualité. À ce rythme, il faudrait 250&nbsp;ans pour couvrir l’ensemble des structures biomédicales, comme l’a estimé Gilbert Farges, enseignant-chercheur à l’Université Technologique de Compiègne. C’est pourquoi&nbsp;nous avons conçu, avec son appui et son aide,&nbsp;une certification pensée par et pour les services biomédicaux. <br />   <br />  <strong>En quoi consiste-t-elle ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Frank Mistecki&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Elle s’articule autour de six grands thèmes déclinés en 41&nbsp;critères concrets, adaptés aux réalités du terrain, et s’adresse aussi bien aux ingénieurs qu’aux techniciens. La démarche se déroule en deux phases, sur la base du volontariat, et commence déjà à connaître un bon rythme d’adoption. Sa force est de formaliser des pratiques déjà en place dans la majorité des services, même si celles-ci ne sont pas toujours documentées. Cette certification permet donc de valoriser le travail existant et de renforcer une culture qualité déjà présente. Au-delà de l’outil qualité, c’est aussi un levier managérial puissant, qui fédère les équipes autour d’une démarche partagée. <br />   <br />  <strong><em>Fanny Lasserre&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Avant de s’engager dans une démarche de certification, qu’il s’agisse de l’ISO&nbsp;9001 ou de l’AFAQ Service Biomédical, deux conditions me semblent essentielles. La&nbsp;première, c’est de disposer d’une organisation solide et bien structurée, en particulier sur le plan managérial, pour anticiper et gérer les problématiques terrain en multisites. La seconde, tout aussi cruciale, concerne les outils. Il est indispensable de s’appuyer sur un système de pilotage fiable, capable de tracer, documenter et restituer de manière rigoureuse l’ensemble des actions menées. En ce sens, une GMAO moderne et spécifiquement adaptée aux réalités du métier biomédical constitue un véritable prérequis. En tout état de cause, en structurant les pratiques, en renforçant les synergies&nbsp;et en s’appuyant sur des outils performants, la profession biomédicale dispose de toutes&nbsp;les clés pour relever les défis de la qualité, de la performance et de l’attractivité. <br />   <br />  <strong>&gt;</strong><strong>&nbsp;Article paru dans le Hors-série AFIB 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hors-Serie-8-IA-RSE-cybersecurite-l-ingenieur-biomedical-en-pleine-r-evolution_a4652.html"><strong>à lire ici</strong></a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>« Nous sommes une fonction support au rôle extrêmement transversal »</title>
   <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 15:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Responsable du service biomédical au Centre Hospitalier de Versailles depuis plus de vingt ans, Alexandra Léocadie est également à la tête du comité d’organisation des prochaines Journées de l’AFIB. Pour Hospitalia, elle revient sur son parcours, les évolutions de son métier et son engagement professionnel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91151214-64131100.jpg?v=1758055003" alt="« Nous sommes une fonction support au rôle extrêmement transversal »" title="« Nous sommes une fonction support au rôle extrêmement transversal »" />
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      <strong>Quel a été votre parcours pour devenir ingénieure biomédicale ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <em><strong>Alexandra Léocadie&nbsp;:</strong></em>&nbsp;J’ai suivi une formation d’ingénieure en optronique, axée sur l’optique et l’électronique, à l’université Paris Sud - Paris&nbsp;XI, à Orsay. À l’époque, je ne connaissais pas le domaine biomédical. Mais au fil des projets, j’ai souvent choisi des sujets portant sur des dispositifs médicaux utilisant l’optronique, et j’ai trouvé cela passionnant. Lorsque s’est posée la question de ma spécialisation, j’ai approfondi mes recherches et découvert le secteur biomédical. J’ai alors décidé de poursuivre avec le master IBMH de l’Université Technologique de Compiègne.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Comment êtes-vous arrivée à votre poste actuel ?&nbsp;&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />  À la fin de mes études, j’ai exploré les opportunités du moment et postulé à Versailles, où j’ai été recrutée en 2004. J’ai commencé à mi-temps, avant de passer rapidement à un temps plein. Cette transition fluide m’a permis de m’intégrer sans période d’adaptation difficile. J’ai d’abord été adjointe à la responsable du service, puis j’ai pris la relève à son départ en 2010. Mes missions n’ont pas été profondément bouleversées, car nous ne sommes que deux ingénieurs biomédicaux au sein de l’établissement, mais j’ai progressivement assumé davantage de responsabilités managériales.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quelles sont vos missions en tant que responsable du service biomédical ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Mes missions&nbsp;recouvrent celles d’un ingénieur biomédical classique. Outre le volet managérial, elles&nbsp;incluent la gestion du parc d’équipements, de l’achat à la maintenance, le suivi de projets et la participation à la démarche qualité.&nbsp;Cette dernière dimension occupe une place importante au service biomédical du CH de Versailles, qui est certifié ISO&nbsp;9001, ce qui structure fortement nos pratiques et a un impact sur nos méthodes de gestion. Je suis également impliquée dans la formation, dans l’élaboration des projets d’établissement et, plus largement, dans la dynamique du groupement hospitalier de territoire (GHT), comme c’est le cas pour la plupart des hôpitaux en France.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quelles sont vos responsabilités au sein du GHT ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Nous appartenons au GHT Yvelines Sud, composé de 9&nbsp;établissements, dont deux établissements autorisés à la fois en médecine, en chirurgie et en obstétrique, les CH de Rambouillet et de Versailles (établissement support), qui disposent d’un parc plus significatif et d’un service biomédical structuré. Les autres établissements sont autorisés en psychiatrie, en médecine, en soins médicaux et de réadaptation, et en prises en charge médico-sociales, avec moins d’équipements biomédicaux. Nous avons donc réparti les missions entre nos deux établissements pour optimiser les ressources&nbsp;: achats mutualisés – ce qui permet aussi d’harmoniser le parc –, formations partagées et répartition géographique des interventions. Nous fonctionnons en véritable synergie.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Vous travaillez donc en lien étroit avec le CH de Rambouillet ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Oui, tout à fait. Nous avons adapté une GMAO [Gestion de maintenance assistée par ordinateur, NDLR] commune il y a déjà plusieurs années, ce qui avait nécessité un gros travail d’harmonisation. Aujourd’hui, chaque établissement reste autonome pour la gestion de ses équipements, mais nous échangeons très régulièrement, au moins une fois par semaine. Il y a une réelle entraide. S’il manque des techniciens sur un site, nous pouvons mettre nos ressources en commun pour réaliser des maintenances. Nous avons aussi une approche commune des achats&nbsp;: lorsqu’un appel d’offres est lancé par un établissement, l’autre est systématiquement consulté, tout en gardant la liberté d’y adhérer ou non.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Êtes-vous également en lien avec l’AP-HP, compte tenu de votre proximité avec Paris ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Oui, la proximité géographique facilite les échanges. En cas de besoin, il nous arrive de nous prêter du matériel entre établissements. Lors de situations exceptionnelles, comme la crise sanitaire liée au Covid-19, ou encore de la cyberattaque que nous avions subie fin&nbsp;2022, nous avons notamment pu bénéficier du soutien de l’AP-HP qui, face à l’urgence, nous a prêté des équipements.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Vous évoquez la cyberattaque dont le CH de Versailles a été victime en 2022. Quel a été son impact dans votre activité ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  L’ensemble de l’établissement a été touché. Travailler sans informatique est très complexe. Les ingénieurs biomédicaux peuvent temporairement s’appuyer sur un carnet et un crayon, mais les services cliniques comme l’imagerie ou le laboratoire dépendent fortement des systèmes numériques pour stocker et transmettre les données nécessaires au diagnostic. Notre rôle a été de les aider à mettre en place des solutions de secours, parfois rudimentaires mais opérationnelles, pour assurer la continuité des soins. Cet épisode a été extrêmement formateur, et son impact se fait toujours ressentir. Nous avons d’ailleurs profondément modifié notre approche de la sécurité informatique&nbsp;:&nbsp;la cybersécurité est désormais devenue un critère prioritaire lors de l’achat de tout équipement, bien plus qu’auparavant.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Collaborez-vous ici avec la Direction des systèmes informatiques et numériques (DSIN) et le Responsable de la sécurité des systèmes informatiques (RSSI) ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Absolument. Nous travaillons main dans la main avec le RSSI et le responsable des infrastructures pour sécuriser nos équipements. Plus largement, nous sommes en contact constant avec les directions des investissements, des achats et de la qualité (notamment dans le cadre de la certification ISO&nbsp;9001), mais aussi avec la pharmacie ou encore le service de prévention des risques infectieux. Nous sommes une fonction support au rôle extrêmement transversal, ce qui implique une collaboration avec de nombreux interlocuteurs. Chacun apporte une expertise indispensable.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Vous êtes en poste depuis 2004. Quelles grandes évolutions avez-vous observées en vingt ans de carrière ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Le rythme de travail s’est nettement intensifié. Il y a vingt ans, les périodes plus calmes permettaient d’avancer sur des tâches de fond, ce qui est aujourd’hui devenu rare. Il n’y a quasiment plus de pause. La charge administrative a explosé, en particulier avec la numérisation des processus&nbsp;: il faut renseigner et valider une multitude de documents en interaction avec le RSSI, compte tenu du durcissement des règles de sécurité, tout en assurant la coordination des fournisseurs et des services internes. Par ailleurs, l’usage du mail s’est largement ajouté aux échanges directs, avec un flot constant de messages à gérer, même en réunion. Cela complique la gestion des priorités, tandis que la multiplication des processus, probablement nécessaires, mais chronophages alourdit considérablement nos démarches.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Vous êtes également engagée dans l’AFIB. Pourquoi ce choix ?&nbsp;&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  L’AFIB est la structure de référence pour notre profession. Il m’a semblé naturel d’y adhérer pour échanger, apprendre et progresser. Bien que je ne sois pas membre du conseil d’administration, j’ai accepté, cette année, de prendre la tête du comité d’organisation des Journées nationales&nbsp;2025. C’était un défi, mais je me sentais prête à coordonner une équipe et à faire avancer les projets.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>En quoi consistent vos missions à la tête de ce comité d’organisation ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Je pilote principalement la partie logistique/organisation&nbsp;: choix des hôtels, sélection des traiteurs, organisation des animations et soirées, modération des exposants et des congressistes… le tout, en lien direct avec la présidente des journées et la pilote du comité scientifique, et puis aussi en collaboration avec la société événementielle Formule Magique, qui nous accompagne depuis trois ans. Nous sommes 34&nbsp;bénévoles répartis entre le comité d’organisation et le comité scientifique, dont 17 dans mon équipe. L’investissement est conséquent, principalement sur notre temps personnel, avec de nombreuses réunions sur la pause déjeuner pour limiter l’impact professionnel. Mais l’ambiance est très collaborative et bienveillante, chacun contribue en laissant de la place aux autres.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quels seront les temps forts des prochaines journées ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Les Journées&nbsp;2025 s’annoncent très prometteuses, même si je ne peux pas encore révéler tous les détails, notamment le lieu des soirées, qui promet d’être marquant. Le thème retenu, « Connaître et transmettre », met l’accent sur le lien avec les écoles, avec un référent très impliqué sur ce sujet dans le comité d’organisation. Toute l’équipe est d’ailleurs très engagée et soudée, chacun prend ses responsabilités à cœur. Grande nouveauté cette année, les techniciens biomédicaux pourront participer sur une demi-journée ou une journée entière, afin de favoriser leur implication et renforcer cette dynamique de transmission. Une belle manière d’élargir notre audience tout en valorisant toutes les facettes du métier. <br />   <br />  <strong>&gt;</strong><strong>&nbsp;Article paru dans le Hors-série AFIB 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hors-Serie-8-IA-RSE-cybersecurite-l-ingenieur-biomedical-en-pleine-r-evolution_a4652.html"><strong>à lire ici</strong></a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91151214-64131101.jpg?v=1758054984" alt="« Nous sommes une fonction support au rôle extrêmement transversal »" title="« Nous sommes une fonction support au rôle extrêmement transversal »" />
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   <title>« L’avenir se jouera dans la gestion intelligente des laboratoires »</title>
   <pubDate>Wed, 29 Oct 2025 12:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ingénieure biomédicale au CHU de Besançon et membre active du conseil d’administration de l’AFIB, Sandrine Roussel suit de près les transformations des laboratoires de biologie médicale (LBM). Référente sur les questions de cybersécurité et d’organisation des laboratoires au sein de l’association, elle assure une veille technologique constante, notamment à travers les grands salons internationaux. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91151343-64131133.jpg?v=1758055630" alt="« L’avenir se jouera dans la gestion intelligente des laboratoires »" title="« L’avenir se jouera dans la gestion intelligente des laboratoires »" />
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      <strong>Quelles sont les grandes tendances actuelles dans les LBM ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Sandrine Roussel&nbsp;:</em></strong><em>&nbsp;</em>On n’observe pas de rupture technologique majeure à ce jour, mais plutôt une succession d’évolutions incrémentales.&nbsp;En hémostase, par exemple, les quatre leaders du marché ont renouvelé leurs plateformes en proposant des réactifs plus simples d’utilisation et des améliorations logicielles notables. La spectrométrie de masse suscite également un regain d’intérêt&nbsp;: elle devient plus accessible grâce à de nouveaux automates, mieux pensés et souvent complémentaires de la biologie moléculaire, notamment en oncologie.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Et du côté de l’intelligence artificielle ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  L’intelligence artificielle, tout comme le développement durable, peine encore à s’imposer. Concernant l’IA, quelques outils commencent à émerger, pour l’aide au diagnostic par le croisement des données biologiques, ou pour l’anatomopathologie avec une lecture automatisée des lames. Mais nous sommes loin de l’intégration que connaît l’IA en imagerie médicale. Selon moi, l’avenir se jouera véritablement dans l’organisation et la gestion intelligente des laboratoires. C’est surtout ici que l’IA trouvera sa véritable utilité, pour l’optimisation des contrôles qualité, la rationalisation des flux d’analyse ou encore l’anticipation des besoins en ressources, qui sont des leviers essentiels dans un contexte de fortes contraintes budgétaires.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Justement, cette pression économique se renforce…&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Tout à fait. La biologie médicale représente un poste de dépense important, alors que les politiques publiques visent une réduction des coûts de santé. S’y ajoute le nouveau règlement européen IVDR (2017/746), en vigueur depuis mai 2025 pour les dispositifs nouvellement commercialisés, et qui entraîne des surcoûts pour les fournisseurs. Par ailleurs, la diminution des remboursements, notamment pour certains actes hors nomenclature, engendre un transfert croissant des examens vers l’hôpital, qui doit absorber cette nouvelle charge.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Le développement durable, quant à lui, reste encore peu visible selon vous ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Oui, les initiatives concrètes restent limitées. Quelques innovations émergent, comme des consommables à base de cellulose ou de matériaux végétaux, mais ces solutions restent marginales. Les fabricants mettent surtout en avant leurs démarches globales de réduction de l’empreinte carbone, sans pour autant proposer des automates véritablement écoconçus. Et paradoxalement, on observe une utilisation croissante de réactifs à usage unique au sein des laboratoires, ce qui alourdit encore leur bilan écologique.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Vous êtes également en charge de la cybersécurité au sein de l’AFIB. En quoi cette mission est-elle liée à l’environnement des laboratoires ?&nbsp;&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  La cybersécurité est aujourd’hui un enjeu stratégique transversal à tout l’hôpital. Avec la mise en œuvre de la directive européenne NIS&nbsp;2, les établissements doivent désormais démontrer leur capacité à assurer la continuité de leur activité, y compris en cas de cyberattaque. Des audits sont en cours, et à l’AFIB, nous collaborons avec plusieurs groupes d’experts pour proposer des mesures adaptées, tenant compte à la fois des exigences règlementaires, des contraintes techniques et des réalités budgétaires. Nous participons aussi à un groupe de travail européen pour veiller à ce que la règlementation reste en phase avec le terrain.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt;</strong><strong>&nbsp;Article paru dans le Hors-série AFIB 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hors-Serie-8-IA-RSE-cybersecurite-l-ingenieur-biomedical-en-pleine-r-evolution_a4652.html"><strong>à lire ici</strong></a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
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