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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-08T04:57:19+01:00</dc:date>
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   <title>Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir</title>
   <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 14:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au CHU de Poitiers, la pharmacie à usage intérieur (PUI) occupe une place stratégique au sein de l’organisation hospitalière. Entre logistique, préparation des traitements, formation des futurs professionnels et pratiques plus durables, le service combine expertise technique, innovation et engagement humain pour accompagner au mieux les patients et anticiper les évolutions de l’hôpital.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93142795-65144068.jpg?v=1765469463" alt="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" title="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" />
     </div>
     <div>
      Implantée sur le site de la&nbsp;Milétrie, la PUI du CHU de Poitiers&nbsp;concentre&nbsp;l’ensemble des activités&nbsp;caractéristiques des&nbsp;grandes pharmacies hospitalières françaises&nbsp;: plateforme logistique,&nbsp;secteur&nbsp;préparatoire, unité de chimiothérapie, zone d’essais cliniques, radiopharmacie et stérilisation.&nbsp;Cette organisation s’inscrit néanmoins dans un contexte hospitalier singulier.&nbsp;<em>« Le CHU de Poitiers a la particularité de couvrir quasiment tous les hôpitaux publics du département. Trois PUI coexistent, à Poitiers, Châtelleraut et Loudun, et celle de Poitiers centralise l’essentiel des activités »</em>,&nbsp;explique&nbsp;le Dr Guillaume Binson, chef adjoint de ce service qui rassemble près de 150&nbsp;professionnels.<o:p></o:p> <br />   <br />  Au-delà des&nbsp;28&nbsp;pharmaciens,&nbsp;d’une cinquantaine de&nbsp;préparateurs,&nbsp;d’une trentaine d’agents de stérilisation,&nbsp;d’une quinzaine de&nbsp;personnels&nbsp;logistiques et&nbsp;d’une vingtaine d’internes&nbsp;en pharmacie hospitalière, la PUI&nbsp;s’appuie sur une équipe de&nbsp;six acheteurs spécialisés&nbsp;dans les produits de santé.&nbsp;<em>« Leur expertise permet de sécuriser les référencements et d’ajuster finement les stratégies d’achat, ce qui est indispensable&nbsp;quand on gère près de 3 000&nbsp;médicaments et 20 000&nbsp;dispositifs médicaux »</em>,&nbsp;souligne&nbsp;le Dr Simon Rodier, chef de service.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une logistique très automatisée, pensée pour la sécurité et l’efficacité </b></div>
     <div>
      La plateforme logistique repose sur une organisation largement automatisée, mais&nbsp;pilotée par l’humain. Trois robots de stockage, un convoyeur à gares successives, une chambre froide de grande capacité et un système de gestion d’entrepôt composent un circuit parfaitement maîtrisé.&nbsp;<em>« Nous faisons partie des services les plus automatisés de l’hôpital, mais l’objectif n’est pas de remplacer les professionnels, </em>insiste Simon Rodier.&nbsp;<em>L’automatisation garantit la traçabilité, sécurise le circuit du médicament et réduit les déplacements ainsi que la pénibilité pour les agents. »</em>&nbsp;Les commandes des services suivent ainsi un parcours précis au sein du bâtiment, tandis que les agents effectuent le picking avec&nbsp;une&nbsp;assistance numérique. <br />   <br />  Ce système&nbsp;garantit un approvisionnement&nbsp;sans rupture&nbsp;pour l’ensemble du&nbsp;site pavillonnaire du CHU, mais aussi des structures périphériques&nbsp;comme&nbsp;l’unité pénitentiaire de Vivonne ou l’antenne pharmaceutique de Montmorillon.&nbsp;<em>« L’organisation est performante, mais elle exige une vigilance constante. La logistique implique une coordination étroite avec la direction des services logistiques de l’établissement, notamment pour la gestion du froid, la sécurisation des caisses ou les urgences de transport »</em>, ajoute le chef de service.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un management qui valorise les professionnels  </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93142795-65144087.jpg?v=1765469443" alt="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" title="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" />
     </div>
     <div>
      L’organisation&nbsp;interne&nbsp;a profondément évolué&nbsp;des dernières&nbsp;années. La direction de la PUI a&nbsp;ainsi instauré&nbsp;un comité de pilotage hebdomadaire, structuré une trentaine de processus pharmaceutiques et lancé une dynamique de référents.<em>&nbsp;« Nous avons&nbsp;désigné des&nbsp;préparateurs référents par secteur d’activité,&nbsp;</em>précise&nbsp;Simon Rodier.<em>&nbsp;Ils travaillent aux côtés des pharmaciens référents et&nbsp;contribuent&nbsp;à l’amélioration continue des&nbsp;pratiques et à l’intégration des innovations. Cette reconnaissance renforce leur rôle et donne davantage de sens à leur engagement. »&nbsp;&nbsp;</em><o:p></o:p> <br />   <br />  Cette volonté de valoriser les équipes&nbsp;a été particulièrement visible&nbsp;lors des journées de l’Association nationale des préparateurs en pharmacie hospitalière (ANPPH), organisées en mars 2025 au Futuroscope.&nbsp;Dans les&nbsp;mois précédant l’événement,&nbsp;les&nbsp;professionnels de la PUI ont participé&nbsp;activement&nbsp;à&nbsp;sa préparation.&nbsp;<em>« Les préparateurs&nbsp;représentent une part importante de&nbsp;nos effectifs, et&nbsp;ce congrès&nbsp;a permis de mettre en lumière leur expertise »</em>, souligne Simon Rodier.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une activité technique soutenue, notamment en chimiothérapie  </b></div>
     <div>
      Cette expertise humaine s’accompagne d’une exigence technique particulièrement élevée. La pharmacie de Poitiers est l’un des grands centres français de préparation de chimiothérapies, avec près de 70 000&nbsp;préparations annuelles. Pour accompagner cette charge, le service s’appuie sur un contrôle vidéo-assisté.&nbsp;<em>« Ce système nous permet de vérifier chaque étape,</em> explique Simon Rodier.&nbsp;<em>Il sécurise la préparation en garantissant le bon produit et la bonne dose pour chaque patient. »&nbsp;</em>Un robot complète cette production, limitant les tâches répétitives.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  La radiopharmacie, les zones de préparation stérile et les espaces dédiés aux médicaments de thérapie innovante constituent également des pôles techniques majeurs. La PUI compte plus d’une cinquantaine d’enceintes thermostatiques, du froid négatif aux cuves d’azote liquide, représentant un parc d’équipements considérable.&nbsp;<em>« Quand on cumule l’ensemble des équipements, on atteint plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissements »</em>, rappelle le chef de service.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une activité en croissance et des besoins toujours plus importants  </b></div>
     <div>
      L’automatisation&nbsp;engagée&nbsp;ces dernières années,&nbsp;n’a&nbsp;pas freiné&nbsp;l’activité&nbsp;du service, bien au contraire.&nbsp;<em>« Tous nos indicateurs sont&nbsp;en&nbsp;hausse, </em>observe Simon Rodier.&nbsp;<em>Nous réalisons davantage de stérilisations,&nbsp;préparons&nbsp;plus de chimiothérapies,&nbsp;multiplions les&nbsp;actions de pharmacie clinique, et&nbsp;distribuons toujours plus de médicaments. »</em>&nbsp;La PUI suit plus de soixante indicateurs qui, année après année, témoignent d’une progression&nbsp;constante et&nbsp;offrent une vision claire des besoins futurs.<o:p></o:p> <br />   <br />  À terme, l’établissement&nbsp;prévoit&nbsp;de&nbsp;fusionner les trois pharmacies du CHU, une perspective qui mobilise les équipes autour de l’harmonisation des&nbsp;organisations et des pratiques. La&nbsp;montée en puissance des activités techniques impose également de repenser les capacités de production des chimiothérapies, d’anticiper l’arrivée de nouvelles thérapies innovantes, de revoir l’organisation de la stérilisation ou encore d’étendre une plateforme logistique devenue trop exiguë.&nbsp;<em>« Un projet de service se construit sur quatre ans, mais notre horizon réel est plutôt de dix à quinze ans,</em> souligne Guillaume&nbsp;Binson.&nbsp;<em>Les évolutions réglementaires, l’innovation thérapeutique&nbsp;et&nbsp;les enjeux environnementaux nous obligent à regarder loin. »</em><o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une transition écologique centrée sur les usages  </b></div>
     <div>
      Sur le plan environnemental, la PUI concentre ses efforts sur les usages et le recyclage des produits&nbsp;de santé&nbsp;plutôt que sur l’achat, fortement contraint par la production mondiale.&nbsp;<em>« Nous travaillons avec nos acheteurs, mais&nbsp;notre&nbsp;véritable&nbsp;levier d’action réside dans la&nbsp;consommation&nbsp;raisonnée, donc&nbsp;dans&nbsp;l’amélioration&nbsp;des pratiques quotidiennes »</em>, précise Simon Rodier.&nbsp;Le&nbsp;projet Eco-bloc&nbsp;86&nbsp;illustre pleinement cette démarche.&nbsp;Porté&nbsp;par des anesthésistes et&nbsp;des&nbsp;infirmiers,&nbsp;et impliquant des pharmaciens et&nbsp;des&nbsp;préparateurs,&nbsp;il a permis de&nbsp;revoir&nbsp;la composition des trousses chirurgicales&nbsp;avec, à la clé, de nombreux bénéfices&nbsp;:&nbsp;réduction des déchets et des émissions de&nbsp;CO₂, économies&nbsp;budgétaires – plusieurs dizaines de milliers d’euros&nbsp;–,&nbsp;meilleure adéquation&nbsp;des trousses aux besoins&nbsp;réels&nbsp;des opérateurs,&nbsp;et même diminution du bruit en salle&nbsp;d’opération.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  Cette démarche RSE s’inscrit dans une vision&nbsp;globale&nbsp;qui&nbsp;combine&nbsp;innovation technologique, excellence opérationnelle, valorisation des équipes et formation des professionnels de demain. Qu’il s’agisse de sécuriser le circuit des&nbsp;produits de santé, d’optimiser la préparation des chimiothérapies, de mieux former les étudiants et les internes ou de réduire l’impact environnemental, chaque action poursuit un objectif commun&nbsp;: améliorer la qualité des soins en anticipant les besoins futurs. La PUI du CHU de Poitiers illustre ainsi comment une pharmacie hospitalière peut être à la fois un centre technique de pointe, un moteur pédagogique et un acteur engagé dans la transition durable du système de santé.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>La PUI du CHU de Poitiers</strong>&nbsp; <br />  Inaugurée en novembre 2012, la PUI du CHU de Poitiers, qui s’étend sur 3 400&nbsp;m², a permis de regrouper sur le site de la&nbsp;Milétrie&nbsp;des unités auparavant dispersées. Ce projet, d’un coût d’environ 11&nbsp;millions d’euros, visait à garantir la qualité, la traçabilité et la sécurité des produits pharmaceutiques, tout en déployant une organisation tournée vers les services de soins. Principalement dédié à la logistique,&nbsp;le bâtiment&nbsp;a en effet&nbsp;offert&nbsp;la possibilité de transférer certaines activités pharmaceutiques au sein même des services de soins, optimisant ainsi le circuit des produits de santé.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La PUI en chiffres</strong>&nbsp;  <ul>  	<li class="list">65 121 reconstitutions de poches de chimiothérapies (site la&nbsp;Milétrie)&nbsp;</li>  	<li class="list">5 834 reconstitutions de poches de chimiothérapies (site de Châtellerault)&nbsp;</li>  	<li class="list">128 995 030&nbsp;€ de dépenses de médicaments&nbsp;</li>  	<li class="list">59 127 632&nbsp;€ de dépenses de dispositifs médicaux&nbsp;</li>  	<li class="list">8 503 915 volumes stérilisés&nbsp;</li>  </ul>  <em>Source</em>&nbsp;<em>: CHU de Poitiers - Chiffres clés 2024</em>&nbsp;
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93142795-65144125.jpg?v=1765469501" alt="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" title="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" />
     </div>
     <div>
      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/93142795-65144068.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Au-coeur-du-CHU-de-Poitiers-une-pharmacie-hospitaliere-tournee-vers-l-avenir_a4837.html</link>
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   <title>Raphaël Beaufret et Pierre Blondé, DSN de l’AP-HP : «C’est un défi collectif de faire venir les talents du numérique dans la santé »</title>
   <pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est une institution que l’on ne présente plus. Avec 38 hôpitaux prenant chaque année en charge près de 10 millions de patients, l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) est le premier CHU d’Europe. Acteur incontournable de l’innovation en santé, cet établissement de renommée mondiale mène sa transformation numérique tambour battant, s’imposant une fois de plus comme un pionnier sur plusieurs volets. Nous avons rencontré le binôme à la tête de ses services numériques, Raphaël Beaufret et Pierre Blondé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83202517-59606504.jpg?v=1727860647" alt="Raphaël Beaufret et Pierre Blondé, DSN de l’AP-HP : «C’est un défi collectif de faire venir les talents du numérique dans la santé »" title="Raphaël Beaufret et Pierre Blondé, DSN de l’AP-HP : «C’est un défi collectif de faire venir les talents du numérique dans la santé »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter la Direction des services numériques (DSN) de l’AP-HP&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Raphaël Beaufret&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Rassemblée sur un site unique – en l’occurrence le Campus Picpus, dans le 12<sup>ème</sup>&nbsp;arrondissement de Paris, adossé à l’Hôpital Rothschild et qui accueille également plusieurs écoles et structures de formation –, la DSN regroupe environ 500 professionnels assurant le pilotage des nombreux services numériques utilisés au sein de l’institution. Elle coordonne également les actions des groupes hospitaliers dans ce domaine, en lien direct avec les quelque 400 agents opérant dans les filières numériques locales des six groupes hospitalo-universitaires de l’AP-HP.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous évoquer rapidement votre parcours&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Raphaël Beaufret&nbsp;:</em></strong>&nbsp;J’ai travaillé en 2014 comme conseiller technique à la direction générale de l’AP-HP, avant de rejoindre sa direction des systèmes d’information de 2015 à 2019. J’ai ensuite rejoint la Délégation ministérielle au numérique en santé (DSN), en tant que directeur de projets, puis de co-responsable, aux côtés d’Hela Ghariani. J’ai alors eu l’occasion de contribuer aux politiques de développement et de régulation du numérique en santé, dans les différents secteurs&nbsp;: ville, hôpital et médico-social, avec des projets particulièrement structurants comme Mon Espace Santé, le carnet de santé électronique citoyen, ou encore le programme Ségur Numérique, pour fluidifier le partage des données de santé pour le soin. <br />   <br />  <strong><em>Pierre Blondé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Je suis, pour ma part, le directeur adjoint de la DSN de l’AP-HP depuis juin 2018, ayant rejoint l’institution en 2015 après avoir, notamment, exercé à la direction des systèmes d’information de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France. Je côtoie néanmoins l’univers du numérique depuis déjà de nombreuses années, ayant opéré au sein de différents secteurs, les assurances, la banque, l’industrie, etc., avant de plonger dans le monde passionnant de la santé.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Avec 38 hôpitaux, l’AP-HP est le plus grand CHU d’Europe. Comment une telle institution engage-t-elle sa transformation numérique&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Raphaël Beaufret&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Il y a, d’abord, une conviction partagée, celle que le numérique peut être une opportunité précieuse pour à la fois améliorer l’exercice professionnel et la santé des citoyens. L’AP-HP fédère une communauté de volontés engagées à travailler ensemble pour relever collégialement les défis du numérique&nbsp;: il est crucial d’associer étroitement les professionnels et les patients à ces transformations.&nbsp;L’AP-HP dispose aujourd’hui de centaines de services numériques, qui vont des logiciels pour visualiser et échanger les données de santé du patient, aux outils de gestion, en passant par divers outils très spécialisés, ainsi que certains services produits pour le niveau national. Pour se transformer, il faut se focaliser et identifier les transformations qui apporteront le plus de valeur métier et qui ont le plus de chances de réussir, à la fois sur l’applicatif, et sur le volet des infrastructures et socles de données sous-jacents. <br />   <br />  <strong><em>Pierre Blondé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La notion de convergence est ici primordiale. La crise Covid a initié un important phénomène d’accélération autour du numérique, qui fait aujourd’hui l’objet de nombreuses attentes. Mais celles-ci doivent converger vers une solution partagée sur le principe d’une unique application pour un même usage métier, et c’est là une difficulté de taille car il faut non seulement acculturer les utilisateurs à cette nécessité, mais aussi rechercher le consensus. La DSN y travaille activement, en se concentrant en premier lieu sur le système d’information clinique. La réduction, à terme, des nombreux applicatifs métiers en doublon est essentielle pour mieux servir les utilisateurs, à la fois en termes de confort d’usage que de sécurité. <br />   <br />  <strong>Vous évoquiez les travaux autour du SI clinique. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Raphaël Beaufret&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’AP-HP dispose aujourd’hui d’un dossier patient informatisé (DPI) unique pour 38 hôpitaux&nbsp;; ne reste que l’Hôpital européen Georges Pompidou, où la convergence est encore en cours, par étapes. Les chiffres sont éloquents, avec pas moins de 35&nbsp;000 utilisateurs quotidiens et près de 20&nbsp;000 connexions simultanées. C’est d’ailleurs là un défi technologique inédit, qui vient s’ajouter aux défis organisationnels soulevés par la mise en œuvre du DPI unique. Et le chantier est loin d’être terminé. Par exemple, nous travaillons avec l’éditeur pour améliorer l’ergonomie globale de la solution, passer sur des technologies d’infrastructures plus adaptées, mais aussi mettre en œuvre une capacité à visualiser et importer les données pertinentes de Mon Espace Santé.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Pierre Blondé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La satisfaction des utilisateurs représente ici un point essentiel. La mise en œuvre du DPI convergé a déjà fait l’objet de treize enquêtes de satisfaction, avec désormais plus de 70 % des professionnels de santé satisfaits ou très satisfaits lors de la dernière consultation, soit quatre points de plus par rapport à la précédente. Nous semblons donc avancer dans la bonne direction. Nous renforçons progressivement nos infrastructures et leur résilience, afin de réussir à atteindre un taux de disponibilité des applications de 99,9 %. À cet effet, nous avons regroupé une grande partie de nos infrastructures, historiquement disséminées dans des salles sur chacun des sites hospitaliers. Nous les exploitons désormais sur un datacenter principal, loué à un professionnel du secteur, un datacenter secondaire en expansion, géré par la Mairie de Paris, ainsi qu’un datacenter sans applications de production, localisé dans un des hôpitaux. En parallèle, nous explorons l’intérêt et les défis d’une transition vers le&nbsp;<em>cloud</em>&nbsp;de certaines de nos applications, en étudiant les conditions dans lesquelles nous pouvons rester maîtres de nos choix futurs, en étudiant les conditions de réversibilité et notre rapport de force avec nos fournisseurs (taille, droit applicable, alternatives, etc.). <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83202517-59606505.jpg?v=1727860707" alt="Raphaël Beaufret et Pierre Blondé, DSN de l’AP-HP : «C’est un défi collectif de faire venir les talents du numérique dans la santé »" title="Raphaël Beaufret et Pierre Blondé, DSN de l’AP-HP : «C’est un défi collectif de faire venir les talents du numérique dans la santé »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Cet engagement fort sur la qualité de service est d’ailleurs un axe fort de votre stratégie numérique…</strong> <br />   <br />  <strong><em>Raphaël Beaufret&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Il a en effet été mis en œuvre sous l’impulsion du Directeur général de l’AP-HP, Nicolas Revel, dans le cadre du plan d’action «&nbsp;30 leviers pour agir ensemble&nbsp;» qui vise, notamment, à fidéliser les professionnels en poste à l’AP-HP. La qualité du service apporté aux usagers est ici primordiale, et la DSN s’engage à cet égard tout autant sur le taux de disponibilité des solutions numériques, que sur le volet support aux utilisateurs. Nous avons défini des engagements de service en matière de délais de résolution des incidents et de fourniture de service (obtenir un équipement, un accès, etc.), ce qui est classique, mais nouveau pour nous. Nous menons, là aussi, des enquêtes de satisfaction régulières, avec des résultats qui continuent de progresser.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Pierre Blondé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La qualité de service s’inscrit&nbsp;donc&nbsp;dans une démarche d’amélioration continue structurée et objectivée.Ainsi, 74 % des utilisateurs se déclaraient satisfaits lors de la dernière enquête annuelle, soit 14 points de plus par rapport à l’année précédente, qui avait elle-même totalisé 12 points de plus par rapport à celle d’avant. Autre réalisation, et non des moindres, nous avons créé un numéro d’appel unique pour joindre le support. Opérationnel 24h/24 et 7 jours sur 7, il permet de joindre un des techniciens support, localisés sur le campus Picpus. Il reçoit près de 300&nbsp;000 appels par an. 60 % des sollicitations aboutissent d’ailleurs à une résolution directe du problème à distance, les 40 % restantes étant prises en charge par les agents intervenant sur site, avec des référents bien connus des services cliniques. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous également évoquer vos principales priorités&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Raphaël Beaufret&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous disposons d’un schéma directeur des SI ambitieux pour la période 2021-2025. Nous l’avons pour la première fois décliné en priorités annuelles, très opérationnelles, suivies régulièrement. Il s’agit par exemple de travaux concrets sur le plan de l’expérience du patient (portail patient Mon AP-HP, etc.), la résorption de la vétusté des plus de 70 000 postes de travail ou encore l’industrialisation de l’accès à notre entrepôt de données de santé pour les équipes de recherche, ainsi que pour la production d’indicateurs de pilotage. Sans oublier, bien sûr, un important volet cybersécurité, année olympique oblige.&nbsp; <br />   <br />  Sur ce volet, nous avons d’ailleurs multiplié ici les actions pour sensibiliser les utilisateurs aux bonnes pratiques de sécurité informatique, renforcer nos défenses techniques et améliorer nos compétences en matière de gestion de crise cyber. Nous avons par exemple organisé au 2<sup>ème</sup>&nbsp;trimestre sept exercices majeurs, impliquant plus de 1&nbsp;500 personnes – soit un exercice pour chacun des six groupes hospitalo-universitaires, et un septième à l’échelle de l’institution, qui a duré une semaine entière, 4<sup>ème</sup>&nbsp;édition d’une série multi-annuelle que nous appelons désormais traditionnellement «&nbsp;Cryptex&nbsp;». Ces entraînements nous ont permis de mieux conscientiser les effets d’une crise cyber, d’être innovants sur les processus et outils pour y faire face et de progresser collectivement car, nous le savons bien, le risque zéro n’existe pas. <br />   <br />  <strong><em>Pierre Blondé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Une autre priorité pour 2024, concerne la poursuite de la modernisation des réseaux et infrastructures, qui est elle-même étroitement liée à nos engagements en matière de performance. Nous travaillons à la fois sur le&nbsp;<em>dernier kilomètre</em>, avec le câblage dans les services, que sur nos autoroutes réseau, dont les débits vont désormais atteindre 100Gb/s, ainsi que sur la supervision du réseau. D’autres défis sont en préparation, comme la migration de l’ensemble de notre téléphonie sur l’IP et l’optimisation de la topologie du réseau entre nos hôpitaux et nos datacenters. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous présenter plus en détail deux réalisations notables&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Raphaël Beaufret&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Je retiendrais pour ma part un projet se situant à la croisée des enjeux de cybersécurité et de qualité de service&nbsp;: en août 2022, lorsque le Groupe hospitalier sud-francilien avait subi une cyberattaque, puis en décembre 2022, lorsque cela avait été le cas du CH de Versailles, la DSN de l’AP-HP avait offert son appui, en mettant notamment à leur disposition des postes de travail «&nbsp;propres&nbsp;» pour assurer la continuité de certaines activités. Face au succès de l’opération, nous avons développé une offre spécifique à la demande de l’ARS Île-de-France, à destination de tous les établissements franciliens qui se feraient attaquer&nbsp;: nous disposons aujourd’hui d’un stock tournant de postes de travail immédiatement utilisables, livrables sous 2 heures. Le dispositif a été testé avec succès avant les JO 2024, et n’a heureusement pas encore dû être déclenché par l’ARS.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Pierre Blondé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;En ce qui me concerne, j’insisterais particulièrement sur les importants efforts consentis en matière de recrutement, avec une centaine de postes ouverts chaque année dans notre filière, notamment des chefs de projets, des chargés d’infrastructures techniques et, dans une moindre mesure, des data scientists. Nous avons, pour cela, noué des partenariats avec plusieurs écoles, mais aussi restructuré nos processus de recrutement et revu les grilles salariales pour réduire le gap avec le secteur privé. Nous communiquons également beaucoup, par exemple sur la plateforme&nbsp;<em>Welcome to the jungle</em>, sur les atouts du secteur public hospitalier, et plus particulièrement de l’AP-HP, où les projets ont du sens, sont techniquement passionnants et sont majoritairement gérés en interne. Nous sommes en effet conscients que&nbsp;la santé numérique de demain sera construite grâce aux talents nous rejoignant aujourd’hui.&nbsp;C’est un défi collectif de faire venir les talents du numérique dans la santé. En parallèle, il faut former au numérique les professionnels de santé, en formation initiale et continue. L’implantation de la DSN au campus Picpus, qui accueille également une IFSI-IFAS, nous permet en outre de participer à l’acculturation numérique des futurs professionnels de santé, pour pouvoir relever collectivement les défis qui seront les nôtres.
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83202517-59606520.jpg?v=1727860663" alt="Raphaël Beaufret et Pierre Blondé, DSN de l’AP-HP : «C’est un défi collectif de faire venir les talents du numérique dans la santé »" title="Raphaël Beaufret et Pierre Blondé, DSN de l’AP-HP : «C’est un défi collectif de faire venir les talents du numérique dans la santé »" />
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      <strong>Un mot sur vos travaux autour de l’innovation numérique, particulièrement l’intelligence artificielle&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pierre Blondé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’IA est un enjeu autour duquel il y a de nombreuses attentes. Il nous est donc difficile de passer à côté&nbsp;! Avec nos collègues des directions métier, nous avons mis en place un processus formalisé, pour mener des expérimentations et accompagner le passage à l’échelle. Ainsi,&nbsp;plusieurs dizaines de solutions IA sont aujourd’hui implémentées dans les PACS (système d’archivage de l’imagerie) locaux, par exemple pour aider à la détection des fractures. Travaillant en lien étroit avec les chercheurs et les cliniciens, nous cherchons aujourd’hui à identifier celles qui sont les plus pertinentes, après évaluation médico-économique, avant de réfléchir à leur urbanisation au sein de l’environnement technique existant. Ces travaux nécessiteront une grande transparence sur les algorithmes utilisés, notamment pour pouvoir expliquer simplement aux patients concernés ce dont il retourne. <br />   <br />  <strong><em>Raphaël Beaufret&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous sommes également acteurs de la conception des outils de demain, grâce à la réutilisation des données secondaires, et aux expertises de l’AP-HP sur le traitement des données de santé. Notre Entrepôt de données de santé (EDS) – le premier créé par un établissement de santé français et le plus grand en Europe – participe pleinement à l’entraînement des algorithmes développés par nos chercheurs et partenaires. En 2023, le projet ACCES AP-HP a d’ailleurs été désigné parmi les lauréats de la première vague de l’appel à projets «&nbsp;Entrepôts de données de santé hospitaliers&nbsp;», obtenant un financement public d’environ 10 millions d’euros pour développer des services sécurisés, industrialisés et ouverts, bénéficiant à la recherche appliquée en santé. Ainsi, récemment, nos chercheurs ont mis au point un algorithme permettant d’automatiser la pseudonymisation des comptes rendus médicaux, qui a depuis été publié en&nbsp;<em>open source</em>&nbsp;pour bénéficier à tous, avec déjà des réutilisations par de multiples entreprises du secteur. <br />   <br />  <strong>Avez-vous identifié des freins ou des leviers particuliers pour accélérer la dynamique autour des innovations numériques&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Raphaël Beaufret&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le frein majeur est sans surprise financier. Si la mesure est en cours de fiabilisation avec une méthode nationale, les budgets numériques correspondent environ à 2 % des ressources des établissements. C’est en décalage complet avec ce qui se passe dans certains hôpitaux à l’étranger et dans d’autres secteurs de l’activité, alors même que le périmètre des activités et métiers digitalisés n’arrête pas d’augmenter, sans parler des volumes de données au sein de chaque service. Les subventions issues des programmes publics (CaRE, HOPEN 2, etc.) ne financent qu’une part marginale du numérique. Le coût doit donc être pris en charge par les hôpitaux eux-mêmes, qui doivent faire des choix d’investissement difficiles entre numérique, biomédical et bâtimentaire – ces deux derniers secteurs impliquant désormais quasi-systématiquement une part numérique pour réussir, parfois encore occultée. Les budgets de fonctionnement, dont la part augmente avec les nouveaux modèles financiers imposés par les entreprises du numérique, sont également sous tension.&nbsp; <br />   <br />  Le numérique, c’est aussi des femmes et des hommes.&nbsp;Je suis frappé du nombre de personnes qui pensent qu’un service numérique peut se maintenir dans de bonnes conditions&nbsp;de sécurité et d’évolutivité, avec un demi-poste de responsable d’application. S’il y a évidemment des enjeux de performance dans notre activité, dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques, cela appelle à une réflexion nouvelle sur les trajectoires multi-annuelles en termes de ressources, et surtout à une meilleure évaluation, à priori et a posteriori, des gains offerts par les innovations numériques et de leur redistribution pour perpétuer d’autres transformations. Un modèle économique clair sur la réutilisation secondaire des données, associant tarification publique et auprès de certains utilisateurs, pourrait y contribuer.&nbsp;&nbsp;C’est une perspective ouverte dans le règlement relatif à l’Espace européen des données de santé, qu’il faudra confirmer. <br />   <br />  <strong><em>Pierre Blondé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Outre ces enjeux financiers, le levier principal est à mon sens d’ordre pédagogique, pour accompagner l’acquisition d’une culture de l’innovation, mais aussi permettre une compréhension plus fine des projets et aboutir à un alignement des visions entre les différentes parties prenantes. L’expression des besoins, leur validation, la recherche du consensus, tout ceci impose d’associer dès le départ les professionnels de santé et les représentants des patients, pour qu’ils soient véritablement acteurs d’une dynamique dont ils seront,&nbsp;<em>in fine</em>, les premiers bénéficiaires. Le numérique est à leur service, et ne doit pas s’auto-entretenir en se créant son propre rôle. Les DSN ont ici un rôle un jouer, mais il nous faut également disposer des ressources humaines nécessaires pour mener ce travail de dialogue et de formalisation à bien – ces fameux «&nbsp;talents&nbsp;» qu’il est impératif d’attirer dans le monde de la santé. <br />   <br />  <strong>Pour finir, comment imaginez-vous l’hôpital de demain&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Raphaël Beaufret&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Celui-ci devra faire face à une réalité intangible, le vieillissement de la population. La gestion de cette vague impose de développer de nouvelles modalités à l’extérieur des murs de l’hôpital, comme la télésurveillance pour suivre les malades chroniques à domicile et le suivi de files actives. Cela nécessite d’accélérer les travaux autour de l’interopérabilité technique et sémantique afin de faire remonter, notamment dans les DPI hospitaliers, les informations recueillies par ces dispositifs connectés. On n’imagine pas les professionnels devoir utiliser de plus en plus d’outils chaque jour, et recopier à la main les données d’un outil à l’autre. Les éditeurs ont du pain sur la planche, et les pouvoirs publics doivent les pousser davantage dans ce domaine (transparence, condition d’accès au marché, etc.), outre ce que l’on peut exiger dans nos marchés publics au niveau hospitalier. Pour réussir dans le temps, ils doivent se considérer autant comme des convoyeurs que des visualiseurs de la donnée. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
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   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/83202517-59606504.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Raphael-Beaufret-et-Pierre-Blonde-DSN-de-l-AP-HP-C-est-un-defi-collectif-de-faire-venir-les-talents-du-numerique-dans_a4266.html</link>
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   <title>Clinisys, l’excellence technologique au service des laboratoires de santé</title>
   <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 09:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Notamment éditeur de la plateforme d’analyse de nouvelle génération GLIMS, le groupe Clinisys est un partenaire historique des laboratoires de biologie médicale (LBM), qu’il accompagne dans l’informatisation de process toujours plus complexes et toujours plus exigeants. Nous faisons le point sur les dernières évolutions de son offre avec Nicolas Blanc, Vice President Sales Europe & UKI.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77433078-56288223.jpg?v=1703084976" alt="Clinisys, l’excellence technologique au service des laboratoires de santé" title="Clinisys, l’excellence technologique au service des laboratoires de santé" />
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      <strong>Clinisys est le numéro un mondial pour les systèmes d’information de laboratoire (SIL). Comment expliquez-vous ce positionnement&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Nicolas Blanc&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Effectivement, 20 % des laboratoires de biologie médicale dans le monde sont équipés de nos systèmes, ce qui nous place loin devant nos principaux compétiteurs. Les chiffres sont encore plus éloquents en ce qui concerne le logiciel GLIMS&nbsp;: 40 % des hôpitaux français, dont 70 % des CHU, ont opté pour cette plateforme d’analyse, qui est d’ailleurs systématiquement privilégiée lors d’un changement de SIL. Il faut dire que les nombreux atouts de GLIMS en font une solution sans équivalent à ce jour sur le marché. Outre sa dimension nativement multisite, qui lui permet d’être en parfaite adéquation avec les nouvelles dynamiques territoriales, GLIMS est à la fois une solution généraliste et très spécialisée, dans le sens où elle réunit, sous un socle unique, l’ensemble des activités d’un laboratoire de biologie médicale. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous développer ce point&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Plutôt que de disposer d’une multitude de logiciels de spécialité, les LBM peuvent, avec GLIMS, s’appuyer sur un ensemble totalement intégré au sein d’une seule et même base de données.&nbsp;Chaque module n’en tient pas moins compte des exigences, pratiques et organisations propres à la spécialité concernée. La microbiologie, par exemple, n’est pas traitée de la même manière que l’hygiène, qui elle-même diffère de la biochimie, de la génétique ou du HLA. Pour autant, ces outils spécialisés s’appuient tous sur un socle commun, ce qui permet de faciliter la confrontation des résultats cliniques. Autre atout, et non des moindres&nbsp;: GLIMS dispose d’un moteur de règles particulièrement puissant, pour automatiser aisément tous les process répétitifs, mais aussi remonter en automatique les informations pertinentes, par exemple une dérive sur les délais de rendu des résultats, ce qui permet de libérer du temps au bénéfice de l’expertise biologique.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous évoquiez la génétique, une spécialité couverte depuis GLIMS 10. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Développé en partenariat avec l’hôpital universitaire Érasme, à Bruxelles, et au CHU Poitiers, ce module recouvre aussi bien la cytogénétique, que la génétique moléculaire, les PCR ou encore le séquençage de nouvelle génération (NGS). Déployé en France depuis moins de trois ans, il équipe déjà plus d’une dizaine de sites et rencontre un accueil toujours plus enthousiaste de la part des généticiens. Nous avons essayé d’imaginer la génétique de demain, et avons visiblement réussi vu leurs retours. Autre évolution relativement récente, l’arrivée sur le marché de Da Vinci, le logiciel dédié à l’optimisation des process en anatomo-cyto-pathologie et intégration avec la pathologie digitale, pour lequel nous constatons un intérêt marqué de la part des CHU et CLCC. Les perspectives pour 2024 s’annoncent donc particulièrement positives, d’autant&nbsp;que les établissements de santé nous témoignent régulièrement de leur confiance – il faut dire que leur satisfaction est pour nous un véritable moteur. Nous continuerons, pour notre part, à les accompagner dans l’amélioration de leurs pratiques, nous nourrissant pour cela de celles observées dans les autres pays européens, tout en maintenant l’agilité qui nous permet d’anticiper certains enjeux stratégiques, à l’instar de la cybersécurité aujourd’hui.&nbsp; <br />   <br />  <em><strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.clinisys.com/fr/fr/" target="_blank">site de Clinisys</a>.</strong></em> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #63, édition de décembre 2023,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-63-La-sante-numerique-a-l-epreuve-du-terrain_a3961.html">à lire ici</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/77433078-56288223.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Clinisys-l-excellence-technologique-au-service-des-laboratoires-de-sante_a3989.html</link>
  </item>

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   <title>L’hygiène hospitalière prend de plain-pied le virage numérique</title>
   <pubDate>Wed, 10 Jan 2024 10:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Observant avec attention le virage numérique à l’œuvre au sein des établissements de santé, les hygiénistes hospitaliers entendent eux aussi bénéficier pleinement de ses apports. Le CHU de Limoges fait ici office de précurseur, ayant opté pour la mise en œuvre d’une infectiovigilance automatisée, soutenue par des algorithmes décisionnels en cours de développement. Nous découvrons ces travaux pilotes, leurs applications et leurs perspectives avec le Dr Nathalie D'Hollander-Pestourie, responsable de l'unité de prévention du risque infectieux, et le Dr Élodie Couvé-Deacon, Maître de conférence des Universités - Praticien hygiéniste.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77433867-56288667.jpg?v=1703089957" alt="L’hygiène hospitalière prend de plain-pied le virage numérique" title="L’hygiène hospitalière prend de plain-pied le virage numérique" />
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      <strong>Vous vous intéressez de longue date aux logiciels spécialisés dans la prévention et le contrôle des infections (PCI). Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Élodie Couvé-Deacon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Bien qu’il existe un certain nombre d’initiatives locales mises en œuvre au sein des établissements de santé français, notamment des solutions développées en interne et ciblées sur un recueil précis, le recours à des logiciels experts – et donc offrant une couverture fonctionnelle plus large – est encore peu répandu dans notre pays. Il est en revanche déjà entré dans les mœurs ailleurs, particulièrement en Amérique du Nord. Il faut dire que ces outils ont un intérêt de taille, puisqu’ils permettent d’exploiter, à des fins d’infectiovigilance, la masse importante de données contenues dans les dossiers patients informatisés (DPI) et les logiciels métiers.&nbsp;En automatisant l’extraction et la colligation de ces informations, voire en y apposant des algorithmes décisionnels, il est plus aisé de détecter des infections, de suivre individuellement les patients concernés, et de transmettre les informations clés aux professionnels de santé. Les surveillances locales et nationales sont en outre facilitées, de même que les activités de recherche clinique. <br />   <br />  <strong><em>Dr Nathalie D’Hollander-Pestourie&nbsp;:</em></strong>&nbsp;De manière très pratique, ces logiciels spécialisés permettent donc de décharger les équipes d’hygiène hospitalières de certaines tâches administratives aujourd’hui particulièrement chronophages. Les surveillances, par exemple, sont pour l’essentiel encore effectuées manuellement, pour la gestion des alertes, la recherche d’informations complémentaires et le renseignement de tableurs Excel. Cela est d’autant plus consommateur de temps dans le contexte actuel, marqué par une augmentation du risque épidémique – Covid, bactéries multi-résistantes (BMR), bactéries hautement résistantes émergentes (BHRe) – et des nécessaires investigations épidémiques associées. Libérer du temps pour les équipes opérationnelles d’hygiène (EOH), c’est donc leur permettre de se consacrer à des activités à meilleure valeur ajoutée, pour les professionnels de santé comme pour les patients. <br />   <br />  <strong>Le CHU de Limoges est l’un des tout premiers établissements de santé à avoir lui-même pris ce virage…</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Nathalie D’Hollander-Pestourie&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Cela faisait déjà plusieurs années que nous disposions d’une solution développée en interne pour la surveillance des infections du site opératoire. Mais cette modalité n’était que semi-automatisée, ce qui demeurait sensiblement chronophage. Elle ne pouvait donc pas être pérennisée en l’état. Le recours à un logiciel PCI spécialisé nous a semblé être une piste intéressante, car nous pourrions alors aussi bien l’appliquer à ce suivi des infections du site opératoire qu’à d’autres actions de surveillance quotidiennes, sans qu’il soit nécessaire de ressaisir les données. Le projet a néanmoins mis plusieurs années à se concrétiser&nbsp;: bien que la réflexion ait été initiée dès 2016, la solution n’a été implémentée que début 2021, pour une première utilisation en octobre de la même année. Cela dit, nous avons désormais deux années de recul&nbsp;; nous avons pu confirmer la pertinence de cette démarche et continuons d’élargir son champ applicatif. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous revenir sur votre expérience&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Nathalie D’Hollander-Pestourie&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous avons démarré avec la surveillance des infections à&nbsp;<em>Clostridium</em>&nbsp;et SARS-COV-2, avant d’élargir rapidement aux autres surveillances microbiologiques effectuées en routine, par exemple pour les patients porteurs de BMR, de BHRe, et des virus de la grippe ou de la tuberculose. Une fois les résultats microbiologiques validés, ils sont récupérés en quasi-temps réel par le logiciel, qui génère automatiquement une alerte afin que nous puissions rapidement mener les actions adéquates. Les exigences du programme national SPIADI, relatif à la surveillance et la prévention des infections associées aux dispositifs invasifs, ont également été intégrées dès les premiers mois d’utilisation, car leur mise en œuvre est relativement aisée.&nbsp;Nous cherchons désormais à optimiser le suivi des épidémies, en particulier pour les patients contacts BHRe, qui représente aujourd’hui un véritable casse-tête.&nbsp;Nous travaillons donc à la mise en place d’un système de gestion intégrée, à travers une interface unique offrant la visualisation de tableaux synoptiques en temps réel. <br />   <br />  <strong><em>Dr Élodie Couvé-Deacon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;En ce qui concerne plus particulièrement la surveillance des infections du site opératoire, nous sommes aujourd’hui site pilote pour le développement d’un algorithme décisionnel qui permettra d’enrichir le champ applicatif initial du logiciel dont nous nous sommes équipés – celui-ci a en effet, à l’origine, été uniquement conçu pour le repérage des infections associées aux soins (IAS) et le calcul des courbes épidémiques de surveillance. Ce système intelligent, actuellement en cours de développement, entend faciliter l’identification des interventions à risque, sur la base de critères prédéfinis. Aujourd’hui, chaque dossier doit être revu individuellement, y compris pour les patients hors situation infectieuse, ce qui est fastidieux. À terme, l’algorithme sera en mesure de pré-trier les dossiers, selon qu’il y ait absence de risque ou risque potentiel. Nous pourrons alors nous concentrer sur les cas d’intérêt et gagner ainsi un temps conséquent. Ce même principe devrait aussi être décliné pour la surveillance des infections en réanimation cardiaque, car il s’agit d’une spécialité où le recueil de données est précis et exhaustif. C’est d’ailleurs un prérequis important pour pouvoir exploiter un logiciel expert à hauteur de son potentiel. <br />   <br />  <strong>Justement, auriez-vous ici des recommandations particulières&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Élodie Couvé-Deacon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ce type de logiciel métier n’est pas sans impact sur notre spécialité, car il modifie considérablement les habitudes et les pratiques. Son adoption nécessite donc une certaine appétence pour l’informatique, ne serait-ce que pour comprendre ses différents processus logiques. Mais cette difficulté potentielle est en train d’être dépassée, eu égard à l’accélération du virage numérique au sein des établissements de santé. En tout état de cause, ces solutions ont un intérêt bien réel et offrent un potentiel applicatif énorme, sous réserve de disposer d’un logiciel nativement modulable, c’est-à-dire permettant des paramétrages poussés, dont l’architecture «&nbsp;pieuvre&nbsp;» pourra s’interconnecter avec les autres logiciels métiers de l’établissement. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Nathalie D’Hollander-Pestourie&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Bien que le quota d’hygiénistes par nombre de lits ait été récemment revu à la hausse, nous n’en sommes pas moins confrontés à de réelles tensions sur les ressources disponibles.&nbsp;Le recours à un logiciel spécialisé&nbsp;permet de répondre à cette pénurie. Il&nbsp;ne doit&nbsp;en revanche&nbsp;pas devenir un prétexte pour ne pas pourvoir les postes.&nbsp;Une telle solution permet certes de gagner du temps sur les tâches administratives, mais uniquement pour recentrer les hygiénistes hospitaliers sur leur cœur de métier. <br />   <br />  <strong><em>Dr Élodie Couvé-Deacon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Pour résumer, ces outils nous libèrent des tâches qui nous ont fait perdre beaucoup de temps ces dernières années&nbsp;– multiplication des épidémies, modalités de surveillances toujours plus exigeantes, etc. Nos activités de gestion administrative se sont amplifiées, au détriment de notre capacité à investir les services de soins. En ce qui me concerne, un tel logiciel permet,&nbsp;<em>in fine</em>, de revenir à une situation normale, à l’instar de celle que nous connaissions il y a une décennie, pour que nous puissions mener toutes nos missions de front, en particulier celles imposant notre présence sur le terrain, malgré des moyens et des effectifs contraints.
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      <strong>Pour aller plus loin</strong> <br />   <br />  • Élodie Couvé-Deacon,&nbsp;Camille Bataille,&nbsp;<em>Automatisation de la surveillance des infections associées aux soins&nbsp;: intérêt et choix d’un outil informatique.</em>&nbsp;Hygiènes&nbsp;Volume XXIX - n°6 - Décembre 2021 <br />  <a class="link" href="https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-interet-et-choix-dun-outil-informatique" target="_blank">https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-interet-et-choix-dun-outil-informatique</a>  <a class="link" href="https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-interet-et-choix-dun-outil-informatique " target="_blank"><strong>&nbsp;</strong></a> <br />   <br />  <strong>•</strong>&nbsp;Élodie Couvé-Deacon,&nbsp;Gervais Deschenes,&nbsp;Camille Bataille,&nbsp;<em>Automatisation de la surveillance des infections associées aux soins : accompagner l’implémentation d’un outil informatique</em>, Hygiènes Volume XXIX - n°6 - Décembre 2021 <br />  <a class="link" href="https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-accompagner-limplementation-dun-outil-informatique" target="_blank">https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-accompagner-limplementation-dun-outil-informatique</a>  <br />   <br />  •&nbsp;Alexis Daudé,&nbsp;Jean-Philippe Rasigade,&nbsp;Élodie Couvé-Deacon,&nbsp;<em>Automatisation de la surveillance des infections associées aux soins : la valorisation des données</em>, Hygiènes Volume XXX - n°2 - Mai 2022 <br />  <a class="link" href="https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-la-valorisation-des-donnees" target="_blank">https://www.hygienes.net/publication-scientifique/automatisation-de-la-surveillance-des-infections-associees-aux-soins-la-valorisation-des-donnees</a> 
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      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #63, édition de décembre 2023,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-63-La-sante-numerique-a-l-epreuve-du-terrain_a3961.html">à lire ici</a>  </strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/77433867-56288667.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/L-hygiene-hospitaliere-prend-de-plain-pied-le-virage-numerique_a3993.html</link>
  </item>

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   <title>Urgences : mais où sont les lits libres ?</title>
   <pubDate>Wed, 03 May 2023 10:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>communiqué</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La crise du Covid a mis en évidence un vrai problème de santé publique : l'incapacité de savoir où se trouvaient les lits libres dans un bassin de population.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/72586550-50507077.jpg?v=1683103134" alt="Urgences : mais où sont les lits libres ?" title="Urgences : mais où sont les lits libres ?" />
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      Bien que les ressources soient limitées, il arrive bien souvent que des lits soient disponibles à quelques kilomètres d’un établissement demandeur en lits d’aval.&nbsp; <br />   <br />  Est-ce un manque de communication&nbsp;? de temps de mise en place des conventions&nbsp;? de visibilité&nbsp;?&nbsp; <br />  C’est pour cela que l’ANAP préconise désormais la mise en place d'une vraie «&nbsp;Gestion Territoriale des Lits&nbsp;» associant établissements publics et privés.&nbsp; <br />   <br />  <strong>2 questions se posent à l'échelle d'une région :</strong> <br />  <strong>- Où se trouvent les lits libres pour les urgences ?</strong> <br />  <strong>- Quels sont ceux adaptés à la pathologie du patient ?</strong> <br />  &nbsp; <br />  Pour répondre à ces 2 problématiques,&nbsp;<strong>les sociétés CANYON Technologies et Recare ont mis au point une offre intégrée, proposant la seule offre "gestion des lits 360°</strong>" du marché. <br />   <br />  <strong>Les logiciels TimeWise</strong>&nbsp;de Canyon Technologies apportent la couche "gestion des lits", et permettent de déterminer en temps réel les localisations des lits libres. Les occupations réelles sont récupérées de la GAP ou du DPI pour fournir aux bed-managers et aux services d'urgence de chaque site les visions des disponibilités en lits.&nbsp; <br />   <br />  Les établissements n'ont pas le temps de "taper à la porte de chaque chambre" pour savoir s'il y a réellement un patient ou pas, et encore moins le temps de saisir plusieurs fois par jour les données pour le ROR. <br />  Pour centraliser tous les lits libres des établissements de tout type (public, privé, MCO, SSR) sur un territoire donné, un outil automatique est indispensable. Ainsi au sein d'un groupement territorial (intra et extra GHT), la "super cellule d'urgence" a une vision consolidée de tous les lits libres du territoire. <br />   <br />  Cette vision est insuffisante à elle seule : le lit est libre, mais est-il adapté à la pathologie de mon patient ? <br />  <strong>C'est là qu'intervient Recare.&nbsp;</strong>Cet outil de bed-management propose d’orchestrer les transferts inter-établissements d’un territoire sur la base de la présentation de profils patient. <br />  Ainsi, à titre d’exemple, un patient de 70 ans, oxygéno-requérant pour cause d’œdème aigu pulmonaire, sera sûr d’être accepté uniquement par une structure possédant le bon plateau technique pour l’accueillir.&nbsp; <br />   <br />  Cette orientation automatisée évite aux professionnels de santé les recherches manuelles, toujours vécues comme lourdes et chronophages.&nbsp; <br />  Le profil médical du patient devient alors le nouveau référentiel de coordination des transferts inter-établissements sur un territoire, ce qui facilite grandement les collaborations, sans y mettre de limites. <br />  Simple d’utilisation, fonctionnant par navigateur, propulsée par une équipe opérationnelle organisant la mise en réseau, Recare est aujourd’hui la seule solution de recherche de lits d’aval automatisée du marché Français.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Vous souhaitez en savoir plus ?&nbsp; <br />  Venez nous rencontrer au salon&nbsp;<a class="link" href="https://www.santexpo.com/" target="_blank">Santexpo 2023</a>, du 23 au 25 mai,&nbsp;<strong>stand H57&nbsp;</strong> <br />  <a class="link" href="http://www.canyon.fr/" target="_blank">www.canyon.fr</a>  &nbsp;/&nbsp;<a class="link" href="http://www.recaresolutions.com/" target="_blank">www.recaresolutions.com</a> 
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