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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-14T03:20:03+01:00</dc:date>
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   <title>Plusieurs projets ambitieux pour les Hôpitaux Confluence</title>
   <pubDate>Wed, 30 Oct 2024 09:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Début mai, les Hôpitaux Confluence, qui regroupent le Centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC) et le Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (CHIV), accueillaient leur nouvelle directrice générale, Laurence Garo. Hospitalia l’a rencontrée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83201225-59605274.jpg?v=1727856502" alt="Plusieurs projets ambitieux pour les Hôpitaux Confluence" title="Plusieurs projets ambitieux pour les Hôpitaux Confluence" />
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      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, évoquer rapidement votre parcours&nbsp;?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Laurence Garo&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Celui-ci combine des expériences de direction très «&nbsp;terrain&nbsp;», par exemple dans un établissement de proximité dans le Morbihan, au CHI d’Elbeuf près de Rouen, au CH de Moulins-Yzeure dans l’Allier, ou encore dans les CHU de Caen et de Rennes, mais aussi des expériences plus institutionnelles, puisque j’ai également été directrice de formation à l’EHESP, et cheffe de service de la certification des établissements de santé à la HAS. Mon arrivée à la direction générale des Hôpitaux Confluence s’inscrit dans cette continuité, et je suis ravie de pouvoir exercer cette fonction dans ces deux beaux établissements que sont le CHIC et le CHIV. J’ai d’ailleurs été immédiatement marquée par leur niveau d’activité&nbsp;: à deux, ils totalisent plus de 5 400 naissances par an et près de 200&nbsp;000 passages aux urgences, ce qui est très conséquent&nbsp;et illustre bien, à mon sens, leur fort ancrage territorial au sein d’un bassin de population lui-même très dense – 2,5 millions d’habitants répartis entre 45 communes et deux départements, le Val-de-Marne et l’Essonne. <br />   <br />  <o:p></o:p><strong>Justement, quelles sont à votre sens leurs principales forces&nbsp;?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Côté CHIC, j’évoquerais notamment une activité hospitalo-universitaire particulièrement dynamique sur neuf disciplines – ORL, ophtalmologie, obstétrique-gynécologie, néonatalogie, pédiatrie, pédopsychiatrie, pneumologie et pathologies professionnelles –, ainsi que la présence de cinq centres de référence dédiés aux patients atteints de maladies rares de l’enfant ou de l’adulte, d’un pôle de cancérologie de pointe, et d’un centre périnatal de type III intégrant une unité d’aide médicale à la procréation. Le CHIV n’est pas en reste, avec des expertises fortes en orthopédie, ORL, chirurgie maxillo-faciale, gériatrie, maladies infectieuses et addictologie. Il accueille par ailleurs une fédération médicale inter-hospitalière d’hépato-gastroentérologie et un centre de compétences maladies rares pour la drépanocytose. C’est aussi l’un des cinq centres de référence nationaux pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques. Il dispose en outre d’un IFSI-IFAS qui travaille notamment en partenariat avec Santé Sorbonne Université. Ce sont autant d’atouts marqueurs d’excellence pour le GHT des Hôpitaux Confluence&nbsp;! <br />   <br />  <o:p></o:p><strong>Sur quelles thématiques comptez-vous travailler en priorité&nbsp;?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  L’attractivité des Hôpitaux Confluence sera, cette année encore, un enjeu de premier plan.&nbsp;De nombreuses actions ont déjà été mises en place par la direction précédente, mais des tensions subsistent sur certains métiers. Ainsi, le CHIC a notamment besoin de sages-femmes pour maintenir son activité de gynécologie-obstétrique,&nbsp;a fortiori&nbsp;avec la réception prochaine de la nouvelle maternité issue du projet «&nbsp;Mater 4000&nbsp;». Plusieurs pistes sont à l’étude, dont la mise en place d’un exercice mixte. Le CHIV, lui, est notamment confronté à un manque de manipulateurs d’électroradiologie, pour lesquels nous réfléchissons à la mise en place de contrats d’allocation d’études. Ce dispositif a fait ses preuves pour les IDE, pour lesquels nous avons des perspectives de recrutement sur les postes encore vacants. La fidélisation des professionnels sera également l’un de nos axes prioritaires, avec une attention forte portée à la sécurisation des équipes et une mobilisation institutionnelle autour de valeurs qui nous rassemblent et que je porte moi-même avec conviction, l’égalité femmes-hommes, la non-discrimination, la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, la neutralité de l’hôpital public, notamment. Nous avons également récemment lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) avec huit autres établissements et groupements hospitaliers de territoires franciliens pour proposer à nos professionnels une nouvelle offre de logement, à un loyer attractif et à proximité de leur lieu d’exercice. <br />   <br />  <o:p></o:p><strong>Pourriez-vous évoquer quelques projets phares prévus à court terme&nbsp;?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Je commencerais par le projet «&nbsp;Mater 4000&nbsp;» évoqué plus haut, qui concerne le CHIC et avance conformément au calendrier, avec la livraison du service des urgences gynécologiques et obstétricales et du centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal cet été. Par ailleurs, la modernisation du plateau de réanimation néonatale devrait être finalisée à la fin de l’année, avec la création de chambres parents-enfants – un dispositif hôtelier innovant en France –, et l’unité de stérilisation a été entièrement rénovée.&nbsp; <br />   <br />  <o:p></o:p>Au CHIV, dans le cadre des travaux du chantier de «&nbsp;La Verticale&nbsp;», le service des maladies infectieuses et tropicales s’est installé dans de nouveaux locaux, entièrement rénovés, début 2024. Nous poursuivons les travaux de mise en sécurité de cet immeuble de grande hauteur, et deux opérations majeures sont programmées ces prochains mois&nbsp;: la réhabilitation du service de cardiologie où sera notamment installée une seconde salle de coronarographie, et la rénovation du plateau technique avec la création d’une salle de réveil de 20 places et de trois salles d’endoscopie.&nbsp; <br />   <br />  <o:p></o:p>Outre ce volet immobilier, le CHIC comme le CHIV portent des projets ambitieux dans les champs de la recherche clinique et de l’innovation. La communauté médicale est ici particulièrement active, ce qui contribue d’ailleurs à l’attractivité de notre GHT – de même que le développement actuel de la recherche paramédicale. Il est difficile de citer tous les projets, mais je retiendrais aussi le déploiement en cours de l’entrepôt de données de santé «&nbsp;E-Confluence&nbsp;», qui fait partie des dix lauréats de la deuxième vague France 2030 et bénéficie d’un soutien financier de près de 220&nbsp;000 euros. <br />   <br />  <o:p></o:p><strong>Un mot, peut-être, sur le projet stratégique des Hôpitaux Confluence&nbsp;?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Le projet stratégique 2022-2026 s’articule autour de six axes prioritaires, dont certains se retrouvent dans les initiatives déjà évoquées – affirmation de notre rôle d’acteur de référence sur les champs de la recherche et de l’enseignement, promotion des métiers du soin à travers le développement de nouvelles perspectives professionnelles… Nous nous mobilisons également pour renforcer nos collaborations avec la médecine de ville et les partenaires territoriaux. Par exemple, un dispositif d’accueil de délestage des urgences a été mis en place depuis deux ans au CHIV. Des médecins généralistes du territoire réalisent des consultations aux urgences de l’hôpital, en soirée et lors des périodes de forte affluence.&nbsp; <br />   <br />  <o:p></o:p>Sans oublier, bien sûr, l’accélération de la transition écologique de nos hôpitaux, autour de laquelle il existe de réelles attentes. Deux projets portés par les équipes du CHIC ont ainsi été retenus dans le cadre de la 5ème&nbsp;édition du Budget participatif écologique de la région Île-de-France – la mise en place d’un nouveau système de traitement des eaux usées, et l’installation d’un système de récupération des eaux de pluie. Nous avons à nouveau candidaté pour la 6ème&nbsp;édition, avec des projets portant sur les mobilités douces. L’an dernier, le CHIV est d’ailleurs devenu le premier hôpital français labellisé «&nbsp;Employeur Pro-Vélo&nbsp;» niveau Or, une distinction dont nous sommes particulièrement fiers et qui nous engage à aller toujours plus loin dans la décarbonation de l’hôpital. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  <o:p></o:p>
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83201225-59605278.jpg?v=1727856420" alt="Plusieurs projets ambitieux pour les Hôpitaux Confluence" title="Plusieurs projets ambitieux pour les Hôpitaux Confluence" />
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   <title>« Le DSI devient un élément central de la restructuration de l’offre de soins »</title>
   <pubDate>Thu, 15 Feb 2024 07:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au CHU de Clermont-Ferrand, Aude Valéry, la directrice des systèmes d’information (DSI) en poste depuis trois ans, et Valérie Durand-Roche, la directrice générale de l’établissement, partagent le même constat : désormais situé à la croisée de plusieurs dynamiques, en particulier territoriales, le DSI joue un rôle de plus en plus central et continue de réinventer son métier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77432226-56287817.jpg?v=1703083284" alt="« Le DSI devient un élément central de la restructuration de l’offre de soins »" title="« Le DSI devient un élément central de la restructuration de l’offre de soins »" />
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      <strong>Les politiques publiques en matière de santé numérique ont-elles modifié votre métier&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Aude Valéry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Cela ne fait pas de doute. Je suis arrivée&nbsp;au CHU de Clermont-Ferrand il y a trois ans, soit bien après la loi de santé de 2016 qui avait déjà grandement modifié la place du DSI, devenu une fonction mutualisée avec la création des Groupements hospitaliers de territoire (GHT). Au cours des années suivantes, et alors que ce changement s’opérait progressivement dans les établissements de santé, le programme HOP’EN, et plus récemment le Ségur numérique, ont également eu un impact fort sur notre métier, accélérant par exemple le déploiement de Dossiers Patients Informatisés (DPI), limitant l’hétérogénéité des outils métiers et suscitant, plus largement, de nouvelles réflexions autour du parcours patient et de la donnée de santé. Ce sont autant de chantiers qui ont profondément modifié le métier de DSI, tout en l’inscrivant dans une forte stratégie de convergence à l’échelle du territoire. Les défis étaient nombreux mais, grâce au soutien financier de la puissance publique et l’appui des Agences régionales de santé (ARS), de nouvelles dynamiques se mettent en place. Nombre de GHT et de DSI travaillent ainsi aujourd’hui à la création d’un socle technique commun, une démarche ayant certes un coût important mais qui devrait, à terme, être source d’économies et d’efficience. <br />   <br />  <strong><em>Valérie Durand-Roche&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La transformation du métier de DSI porte à mon sens plus particulièrement sur quatre points, qui ont donné à sa fonction une dimension de plus en plus stratégique.&nbsp;Aujourd’hui, le DSI est devenu le garant de la sécurité des soins, au même titre qu'un professionnel du soin de proximité, car il est porteur de la cybersécurité des outils métiers. Il est aussi devenu un important investisseur hospitalier, dans le sens où il est amené à négocier des montants colossaux – et cela devrait encore s'amplifier. Troisième point&nbsp;: ses missions managériales se sont démultipliées, à la fois en ce qui concerne les ressources internes qu’externes. Cette transformation impose l’acquisition de compétences additionnelles. Enfin, et c’est la conséquence des dynamiques que nous venons d’évoquer&nbsp;: le DSI se positionne désormais comme un élément central de la restructuration de l’offre de soins, car il a finalement une vision transversale des moyens disponibles pour faire évoluer le système d'information, des nouveaux outils qui permettront de relever les enjeux émergents, et de tout ce qui a trait à la gestion des différentes bases de données hospitalières. <br />   <br />  <strong>Quel serait son rôle dans la construction de l’hôpital de demain&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <em>&nbsp;<strong>Valérie Durand-Roche&nbsp;:</strong></em>&nbsp;Il y aura toute sa place, en particulier au sein de l'équipe chargée de la stratégie et des arbitrages, en matière d’investissements comme de développement de l'offre de soins – et ce, à place égale avec un directeur des affaires financières ou un directeur des ressources humaines. Cette tendance est déjà perceptible&nbsp;: la structure d’un établissement de santé est telle, qu’un DSI ne peut plus opérer de manière indépendante&nbsp;; il fait dès aujourd’hui partie intégrante de la conduite de l’établissement.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Aude Valéry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La digitalisation concerne tellement de volets que le DSI ne peut en effet plus conduire de stratégie parallèle, avec son propre calendrier et ses propres enjeux. Et c'est là que réside aujourd’hui toute la complexité de notre métier&nbsp;: il nous faut conduire une multitude de projets inscrits dans une vision institutionnelle, tout en assurant des missions beaucoup plus techniques, comme toutes celles ayant trait au socle technique et sécuritaire de l’écosystème informatique. Et le positionnement du DSI évoluera encore demain, pour intégrer les nouveaux enjeux en termes de valorisation des données ou d'intelligence artificielle. La ligne de partage entre direction des systèmes d’information, direction de l’innovation et de la recherche clinique, et direction biomédicale a d’ailleurs parfois tendance à se flouter. Et cette superposition devrait s’accroître.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous évoquer, dans les grandes lignes, la stratégie numérique du CHU de Clermont-Ferrand&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Valérie Durand-Roche&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous avons ici plusieurs projets, l’un des plus importants étant le déploiement d’un système d'information extrêmement homogène à l’échelle du GHT. Le partage d'un outil unique, sélectionné de manière concertée, est au cœur d’une démarche qui vise à structurer les filières de soins. Au niveau régional, nous sommes également impliqués dans un projet d'entrepôt de données de santé, en lien avec les trois autres CHU de la Région Auvergne-Rhône-Alpes&nbsp;<em>[Les Hospices Civils de Lyon, le CHU de Saint-Étienne et le CHU Grenoble-Alpes, NDLR]</em>. Et puis, dans une échelle intermédiaire, nous portons une ambition extra-hospitalière, qui devrait permettre à notre système d'information de s’ouvrir vers la médecine de ville et les patients, via des modules de télémédecine et de télésurveillance, mais aussi l’intégration des programmes de numérisation des parcours patients… Dans ce projet comme dans le reste de notre stratégie numérique, les choix que nous effectuons visent quatre objectifs principaux : être autonomes, venir en appui aux acteurs territoriaux, renforcer la robustesse de nos outils pour développer des activités de recherche, et consolider notre rôle d’établissement de recours. <br />   <br />  <strong>Identifiez-vous des leviers ou des freins particuliers pour accompagner la transition numérique de notre système de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Aude Valéry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous sommes actuellement dans l’attente d’un nouveau programme qui permettra d’aller plus loin encore sur les plans de la convergence et de la sécurité informatiques, notamment sur le volet financier. Sur le plan humain, nous avons de plus en plus besoin de ressources spécialisées.&nbsp;L’on croit, à tort, que les métiers de l'informatique sont interchangeables&nbsp;; cela n’est pas le cas, et l’est encore moins aujourd’hui.&nbsp;Ce sont des métiers très techniques, en particulier en ce qui concerne les infrastructures numériques. Le recrutement, l'attractivité et la fidélisation de nos équipes sont donc des enjeux auxquels nous sommes déjà confrontés.&nbsp;Les DSI exerçant en environnement hospitalier doiventtrouver des compétences spécifiques, dans un contexte de rareté globale des ressources, pour lesquelles de nombreux secteurs d’activité sont d’ailleurs en concurrence. Cela dit, l’enjeu générationnel fait aussi de ce management des ressources, l’un des leviers de la transformation numérique. <br />   <br />  <strong>Justement, quelles attentes observez-vous chez les générations plus jeunes&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Aude Valéry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Il y a des exigences plus fortes autour de la structuration des projets, de la connaissance des chantiers qu’ils vont avoir à conduire, ainsi que d’un fonctionnement managérial par objectifs. Ce cadre connu, et somme toute relativement fixe, doit néanmoins permettre une certaine autonomie. Or l’hôpital n’est pas forcément rodé pour ce type de modalité. Mais nous devons nous adapter à ces demandes, pour notamment offrir plus de visibilité sur les attendus. C’est d’ailleurs là un mot clé&nbsp;: les plus jeunes sont nombreux à rechercher une reconnaissance institutionnelle, à ne plus vouloir être «&nbsp;invisibilisés&nbsp;». Il nous faut apprendre à mieux communiquer sur nos métiers, nos missions et nos actions, afin de justement pouvoir attirer les nouvelles générations.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #63, édition de décembre 2023,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-63-La-sante-numerique-a-l-epreuve-du-terrain_a3961.html">à lire ici</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   <title>Cogito des DG de CHU : La transition écologique des établissements de santé, une question citoyenne</title>
   <pubDate>Wed, 17 May 2023 09:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Conférence des directeurs généraux de CHRU prend chaque mois la plume pour rédiger un cogito afin de donner son avis sur un sujet d’actualité. Ce mois-ci : La transition écologique des établissements de santé : Une question citoyenne. (NDLR : les intertitres sont de la rédaction)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/72882729-50691358.jpg?v=1684313009" alt="Cogito des DG de CHU : La transition écologique des établissements de santé, une question citoyenne" title="Cogito des DG de CHU : La transition écologique des établissements de santé, une question citoyenne" />
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      <strong>La Journée annuelle de l’eau le 22 mars a permis de rappeler que plus deux milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable [1]. Cette crise de l’eau n’épargne pas les pays développés [2], exposés au risque de sécheresse ou aux conséquences sociales de la gestion de l’eau [3]. Les missions de soins et de prévention qui incombent aux établissements de santé en font des témoins directs de ces évolutions importantes qui se cumulent avec d’autres enjeux environnementaux : pollution atmosphérique, risque épidémique (zoonose), qualité de l’alimentation humaine ou animale (antibiorésistance…). [4]</strong> <br />   <br />  Les atteintes à l’environnement impliquent des conséquences immédiates pour les hôpitaux, notamment sur les modalités de prise en charge (via les conditions d’hébergement et de restauration des patients), les différentes séquences de soins (via la prise en compte de l’environnement du patient dans la phase de diagnostic) et les conditions de travail des professionnels (sobriété énergétique, fortes chaleurs, plan de déplacement, production alimentaire...). <br />   <br />  Le grand paradoxe des établissements de santé (et médico-sociaux) est qu’ils sont à la fois les premiers impactés par les bouleversements environnementaux et leurs conséquences sur la santé des populations et&nbsp;<span style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">eux-mêmes une source avérée d’externalités négatives sur l’environnement (gaz à effet de serre [5]</span><span style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">, consommation d’eau et d’énergie, sources radioactives, déchets d’activités de soins à risques infectieux - Dasri). Réduire ces émissions ou activités suppose une forte mobilisation de l’ensemble des professionnels, des patients et des autorités locales et nationales. Cet alignement des priorités entre les échelons collectifs et individuels, nationaux et locaux n’est nullement intuitif. Le pilotage de la transition écologique des établissements de santé pourrait être facilité par la mise en œuvre d’une politique nationale claire et structurée (comme il en existe par exemple en Angleterre avec le <em>Delivering a net zero NHS</em>), à condition qu’elle soit incitative et ouverte, sans produire de nouveaux flots de normes ou de recommandations élaborées à distance des réalités locales. En parallèle, il sera toujours pleinement pertinent de poursuivre l’incitation aux initiatives portées par les acteurs locaux dont l’engagement permet d’inventer au quotidien de nouvelles approches/stratégies,&nbsp;</span><span style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);"><em>bottom-up</em>, indispensables pour faire évoluer les problématiques en local. Les initiatives locales ont en outre l’intérêt de favo- riser l’initiative individuelle ou collective, de permettre l’apparition d’idées originales pouvant être ensuite diffusées et de privilégier les approches pragmatiques adaptées aux différents contextes et aux variables dans lesquels les hôpitaux agissent.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Toute l’activité sanitaire est concernée et mérite une vision systémique</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>Ces variables environnementales qui viennent orienter et conditionner les activités hospitalières sont pour partie anciennes, mais en évolution rapide (et en regard d’attentes sociétales de plus en plus sensibles). Les professionnels de santé eux-mêmes affichent une motivation croissante pour la question de l’environnement. Il en découle une série de questions sur les moyens dont disposent les établissements pour répondre aux enjeux environnementaux et leurs conséquences sanitaires et sociales. <br />   <br />  La question des moyens mobilisés par les établissements en faveur de leur transition écologique demeure difficile à définir (hétérogénéité des normes, des acteurs, des incitations, des modalités de décompte) et le risque de déperdition des énergies et des moyens dans ce domaine est élevé. Afin d’accompagner cette transition, le Gouvernement a mobilisé sur la période 2021-2024, 10 millions d’euros pour assurer chaque année le fonctionnement d’un réseau de 150 conseillers en transition écologique et d’une quinzaine de coordinateurs régionaux. Cette mise en mouvement est une première étape importante mais elle ne suffira pas à créer des liens durables entre les partenaires (services extérieurs de l’État, collectivités territoriales, acteurs libéraux, associations, hôpitaux), à modifier certains dispositifs juridiques favorables au recyclage [6]&nbsp;ou à rattraper le retard en matière d’investissement durable (compatible avec des cibles de consommation d’énergie atteignables). Une mobilisation effective des effecteurs de santé est indispensable. Certains établissements s’y sont engagés depuis longtemps, de manière spontanée, dans une approche qui se coordonne progressivement à l’initiative de quelques-uns, alors que toute l’activité sanitaire est concernée et mérite une vision systémique.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div title="Page 2">C’est dans cet esprit que les CHU ont pris l’initiative d’engager une démarche nationale, proposée initialement par la CNDG et le club des DGA de CHU, et reprise désormais par les trois Conférences nationales sous la forme d’une&nbsp;<em>task force</em>&nbsp;Transition écologique. Ainsi, les 32 CHRU tendent à construire un pacte d’engagement permettant d’avancer de manière homogène [7], avec en perspective la possibilité de partager les objectifs, les indicateurs et les réalisations, à l’échelle au moins des GHT dont ils sont les établissements supports. <br />   <br />  La course contre la montre pour rendre les organisations hospitalières durables plaide pour :  <ul>  	<li class="list"><strong>créer une culture commune</strong>&nbsp;qui intègre l’immédiateté des évolutions environnementales et surtout qui engage les communautés hospitalières sur des actions innovantes, transformantes et permettant l’atteinte du juste besoin [8]</li>  	<li class="list"><strong>atteindre une unité de mobilisation méthodologique hospitalière</strong>, organisée dans les CHU entre le soin, la recherche et l’enseignement. Les conseillers en transition écologique sont un des leviers de cette transformation.&nbsp;L’accès des établissements publics de santé aux crédits du plan de relance, dans sa valence énergétique, en est un autre</li>  	<li class="list"><strong>diffuser dans les territoires</strong>&nbsp;(notamment au sein des GHT) les modes opératoires les plus lisibles, efficaces et signifiants pour les équipes constitue une étape importante pour investir dans des choix.</li>  </ul>      <br />   <br />  La transition écologique constitue un chantier particulièrement stratégique au sein des établissements et de leurs territoires de responsabilité car :  <ul>  	<li class="list"><strong>elle doit permettre de fédérer les équipes</strong>, souvent en demande pour ce type de projet. Cette thématique dépasse les enjeux catégoriels et constitue un espace de réflexion très transversal [9]</li>  	<li class="list"><strong>elle constitue un levier d’attractivité</strong>&nbsp;très clair sur un marché de l’emploi en tension</li>  	<li class="list"><strong>elle implique une instruction commune</strong> et pluri-professionnelle&nbsp;des expertises hospitalières (techniques, médicales, juridiques...), assurant dès lors un niveau théorique de robustesse et d’efficacité des propositions mises en œuvre</li>  	<li class="list"><strong>elle témoigne de l’engagement</strong> des établissements&nbsp;dans la protection des personnels de santé, eux-mêmes directement concernés par l’écoconception des soins.</li>  </ul>      <br />   <br />  Vis-à-vis des patients et des territoires, la dynamique de la transformation écologique doit tendre à :  <ul>  	<li class="list"><strong>une transformation effective</strong> de nos établissements en limitant les atteintes à l’environnement et favorisant la capacité de détection des atteintes à la santé d’origine environnementale</li>  	<li class="list"><strong>une transformation signifiante</strong> pour les élus et les patients, et donc adossée à un discours de preuve à même de justifier les efforts mis en œuvre</li>  	<li class="list"><strong>passer d’une logique curative à une logique préventive</strong>&nbsp;permettant de limiter la production de soins « lourds », souvent fortement consommateurs de ressources, en anticipant la demande de soins [10]</li>  	<li class="list"><strong>faire exemple et faire école</strong>, pour contribuer à la mobilisation des populations concernées.</li>  </ul>      <br />   <br />  Donner la possibilité aux établissements de santé d’engager des mesures concrètes en faveur d’un développement raisonné et durable passe donc, entre autres, par le dimensionnement des ressources dont ils peuvent disposer. Mais ce n’est pas le seul levier pour lequel l’action des pouvoirs publics peut être déterminante. <br />   <br />  Deux axes majeurs contribueront à la faisabilité des transformations :  <ul>  	<li class="list"><strong>simplifier la réglementation</strong>&nbsp;extrêmement abondante qui pèse sur les établissements, parfois en se contre-disant, et peut empêcher des évolutions souhaitables dans les pratiques, les techniques mises en œuvre, les organisations de travail</li>  	<li class="list"><strong>ajuster les règles d’achat public</strong>&nbsp;afin de faciliter le recours aux circuits courts, aux productions locales ou nationales limitant la consommation de ressources rares et les besoins de transport. Cet aspect est d’une importance croissante pour l’ensemble des professionnels de santé comme pour les usagers.</li>  </ul>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Notes</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div><strong>[1]</strong> 400 000 personnes en France selon la fondation Abbé-Pierre.&nbsp; <br />  <strong>[2]</strong>&nbsp;Un grand nombre de captages d’eau potable&nbsp;sont soumis à des pollutions diffuses. <br />  <strong>[3]&nbsp;</strong>Perte d’activité du fait des phénomènes d’hypoxie et d’anoxie, migrations climatiques internationales, contestation des réserves d’eau à ciel ouvert destinées à l’agriculture, etc. <br />  <strong>[4]&nbsp;</strong>Depuis 2006, l’Union européenne a interdit l’utilisation d’antibiotiques pour favoriser la croissance des animaux. <br />  <strong>[5]</strong>&nbsp;<em>« Avec près de 8 % des émissions de gaz à effet de serre de la France, le secteur de la santé fait face à une double contrainte carbone : il doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre et chercher des substituts aux ressources énergétiques fossiles dont la disponibilité s’amenuise. De plus, il doit en même temps gérer les conséquences de la dégradation des écosystèmes&nbsp;et des crises climatiques sur la santé des populations »</em>, rapport du Shift Project, <br />  <a class="link" href="https://theshiftproject.org/article/decarboner-sante-rapport-2021/" target="_blank">« Décarboner la santé pour soigner durablement », 25/11/2021&nbsp;- Mise à jour du 18 avril 2023</a>  <br />  <strong>[6]</strong>&nbsp;Comme le retraitement des dispositifs médicaux à usage unique, aussi appelé&nbsp;<em>reprocessing</em>, interdit en France <br />  <strong>[7]&nbsp;</strong>Et justement systémique en couvrant les sujets relevant de la recherche (académique et clinique&nbsp;en santé environnementale), du soin (via les innovations possibles) et de l’enseignement (en sensibilisant&nbsp;et formant les professionnels au dépistage et à la détection des atteintes environnementales à la santé). <br />  <strong>[8]&nbsp;</strong>Parmi les six mesures mises en application à court terme, les HCL ont choisi d’accélérer et de renforcer <br />  le déploiement des outils de régulation et de revisiter les référentiels pour viser « le juste besoin » des consommations énergétiques, tout en répondant à une exigence de sécurité continue pour la prise en charge des patients. <br />  <strong>[9]&nbsp;</strong>Certains établissements y associent des enjeux de valorisation collective (prime d’engagement collectif). <br />  <strong>[10]&nbsp;</strong>La question des dotations populationnelles pourrait ainsi embarquer des indicateurs permettant de focaliser sur des actions de prévention menées à l’égard des patients « à risque », connus des établissements de santé, plus construites pouvant réduire le recours à des soins conventionnels souvent invasifs et consommateurs <br />  de moyens (DMI, énergies, consommables, blocs opératoires et stérilisations, etc.).  <div title="Page 2">&nbsp;</div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/72882729-50691358.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Cogito-des-DG-de-CHU-La-transition-ecologique-des-etablissements-de-sante-une-question-citoyenne_a3756.html</link>
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   <title>Cogito des DG de CHU : Des cercles vertueux légitimes, reconnus et robustes pour un nouveau système de santé</title>
   <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 10:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Conférence des directeurs généraux de CHRU prend chaque mois la plume pour rédiger un cogito afin de donner son avis sur un sujet d’actualité. Ce mois-ci : Des cercles vertueux légitimes, reconnus et robustes pour un nouveau système de santé. Une réforme qui suppose une prise de conscience des usagers, des professionnels et des institutions pour éviter les sollicitations excessives et permettre anticipation, rationalisation et innovation dans les choix collectifs. (NDLR : les intertitres sont de la rédaction)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/70532264-49185034.jpg?v=1675330668" alt="Cogito des DG de CHU : Des cercles vertueux légitimes, reconnus et robustes pour un nouveau système de santé" title="Cogito des DG de CHU : Des cercles vertueux légitimes, reconnus et robustes pour un nouveau système de santé" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div>Dans l’horoscope chinois, l’année du Lapin incarne l’élégance, la paix et une pincée de chance. Le service&nbsp;public de la santé devra nécessairement compter sur d’autres apports, en faisant preuve de transparence, de solidarité et d’inventivité. À défaut, il n’y aura ni partage de valeurs, ni diagnostic objectif de la situation, ni perspectives d’évolution socialement et financièrement soutenables. <br />   <br />  Notre difficulté collective, et finalement historique, pour considérer que notre système de santé va bien ou mal découle notamment du manque de repères pour apprécier la justice sociale de son activité : <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list">Est-il juste que la hausse objective des effectifs depuis plusieurs années n’im- plique pas automatiquement une amé- lioration des conditions de travail et une meilleure continuité de la permanence des soins&nbsp;[1]&nbsp;(tout en consacrant la baisse du nombre d’emplois administratifs, plus nombreux dans le secteur privé que public) ?</li>  </ul>    <div class="list">&nbsp;</div>    <ul>  	<li class="list">La valorisation financière doit-elle privilégier les professionnels qui s’engagent plus (heures supplémentaires, prime d’exercice territorial et d’engagement de carrière hospitalière, TTA..) ou ne s’entendre que si elle profite à celui ou celle dont la situation salariale est la plus dégradée&nbsp;[2]&nbsp;?</li>  </ul>    <div class="list">&nbsp;</div>    <ul>  	<li class="list">Comment se professionnaliser sur un domaine précis au sein d’une discipline, tout en étant formé plus largement au management, au pilotage médico-économique, à la santé publique, sans méconnaître son engagement dans la recherche ou l’enseignement ?</li>  </ul>    <div class="list">&nbsp;</div>    <ul>  	<li class="list">La saturation des services d’urgence est en partie&nbsp;[3]&nbsp;due à des origines sociales (recul du port du masque, sur-sollicitation historique de l’offre de soins), est-il « juste » pour les populations que cela se traduise par des délais d’attente en amont de la prise charge en urgence pouvant aller jusqu’à 7/8 heures ?&nbsp;[4]</li>  </ul>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Prendre en considération des évolutions concrètes et objectives</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div>Au manque de valeurs largement partagées, hormis le principe général de soins auprès des personnes qui en ont besoin&nbsp;[5], s’ajoute le poids des diagnostics partiels (voire partiaux) qui peuvent compromettre la juste décision. Redonner de l’élan et de la confiance implique de prendre en considération des évolutions concrètes et objectives : <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list">L’hôpital reste une structure clairement hiérarchisée dans les unités de soin.&nbsp;Ces structures peinent parfois à concilier la diversification croissante des métiers, y compris soignants (IPA, infirmières de coordination,&nbsp;bed-managers...) et la reconnaissance de la pénibilité (qui mérite, au même titre que l’expertise, une juste reconnaissance : travail de nuit, soins dits « lourds »,&nbsp;nursing, manutention...). Les travaux en cours sur la réforme des retraites devront nécessairement remettre sur le métier la question des carrières dites « longues ». Les efforts d’ingénierie, de financement et d’organisation développés par les établissements pourront être utilement rappelés dans ce débat sur la pénibilité tant les vecteurs de financement demeurent réduits en pratique. Les services hospitaliers de 2023 n’ont que peu de choses à voir avec les équipes qui les composaient il y a vingt ans (massification des évolutions technologiques, diversification des fonctions de l’encadrement, nouveaux métiers, aspirations de la génération Z, biais de sélection du fait de parcours sup&nbsp;[6]...).</li>  </ul>    <div class="list">&nbsp;</div>    <ul>  	<li class="list">La tarification à l’activité a été pensée comme un modèle permettant de financer tous les actes pratiqués en établissements, tant ceux qui « coûtent » que ceux qui « rapportent ». Elle n’a cessé de dériver depuis sa création puisqu’elle s’est rapidement transformée en un outil de régulation de l’Ondam, imposant des contraintes et des conditions de fonctionnement sensiblement différentes aux établissements en fonction de leur caractère public ou non.</li>  </ul>    <div class="list">&nbsp;</div>    <ul>  	<li class="list">L’investissement hospitalier a longtemps été financé sur la base du « tout-emprunt »&nbsp;(avec en conséquence un endettement massif des établissements que le Ségur n’est que partiellement venu compenser), mais aussi organisé sur la base de ratios peu réalistes (abaques du Copermo) au regard du besoin d’adaptation des services en fonction de la charge en soins des patients qui y résident.</li>  </ul>    <div class="list">&nbsp;</div>    <ul>  	<li class="list">Notre offre de soins peine à se rationaliser, à la différence des autres pays du nord de l’Europe&nbsp;[7]. Cet émiettement de l’offre de soins, fortement conditionné aux souhaits des élus locaux au profit de petits établissements, emporte un certain nombre de conséquences comme la prolifération d’un intérim médical (et de plus en plus soignant) qui « saigne » les ressources des établissements qui s’engagent dans la surenchère salariale et qui conduit à la démobilisation des professionnels des établissements pivots du territoire&nbsp;[8], lesquels viennent en renfort des plus petits établissements (au prix d’une forte lassitude dans les équipes des plus gros centres, privés de fait de leur fonction de recours, ce pour assurer la proximité).</li>  </ul>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Redonner des marges de manœuvre, de la souplesse de décision</b></div>
     <div>
      L'hôpital est un lieu de soins, mais il est aussi par essence un objet politique au sens premier du terme, parce qu’il traduit et absorbe des choix de la société et des hommes politiques qu’elle élit pour les assumer&nbsp;[9]. Il est donc par définition un lieu d’exacerbation des points de vue, en confrontation complexe et permanente entre l’évolution du coût des traitements et techniques, la surconsommation médicale, les justes revendications salariales des professionnels les moins bien rémunérés, les évolutions de leur rapport au travail, les problématiques sociales croissantes de la population, auxquelles l’hôpital public est le plus souvent seul à répondre, et les moyens que la société est prête ou capable de mettre dans sa santé. <br />   <br />  L’hôpital public doit rester un acteur majeur de la continuité et de la sécurité des soins et un repère signifiant pour les populations. Il demeure un service public qui a démontré sa très grande capacité d’adaptation à l’aune de la crise sanitaire, mais aussi de la crise des ressources humaines qui l’a suivie. <br />   <br />  Dans un environnement marqué par l’érosion de la démographie de l’ensemble des professions de santé et par la hausse des prix, les établissements de recours ne parviennent à assurer leur fonction de bouclier sanitaire qu’au prix d’une dégradation progressive de leur capacité de prise en charge, de leur soutenabilité financière et de la fragilisation de la résilience des équipes. <br />   <br />  Sortir des impasses actuelles et conserver la capacité d’innovation de l’hôpital public suppose une série d’actions en transparence et en responsabilité autour d’un nombre limité d’axes, lisibles pour la population comme pour les professionnels de santé : <br />   <br />  <strong>1° Remettre en place une véritable graduation des parcours et des soins.</strong> La restauration de la première ligne ambulatoire sur l’ensemble des territoires et de sa permanence doit permettre d’effectuer l’indispensable transformation de l’offre hospitalière de proximité. Les nouveaux schémas régionaux de santé doivent organiser de manière sécurisée la sortie du « tout partout », et ce en cohérence avec la réforme des autorisations. La France compte encore un nombre de lits d’hospitalisation par habitant parmi les plus élevés d’Europe ; or, la logique de la proximité indispensable en soins primaires dessert dans la plupart des cas la sécurité et l’efficacité de la prise en charge du fait de plusieurs facteurs : un nombre insuffisant d’actes pour garantir la technicité des gestes, un recours massif à l’intérim médical et soignant souvent moins qualitatif, des parcours de soin dégradés par l’insuffisance de présence médicale H24 et 7 j/7 et,&nbsp;<em>in fine</em>,&nbsp;l’incapacité à maintenir ouvertes de manière stable certaines activités, notamment les urgences. La transformation des capacités MCO, trop dispersées, en lits de SSR permettrait de fluidifier les parcours et contribuerait au bon usage des capacités d’hospitalisation. <br />   <br />  <strong>2° Sécuriser la permanence des soins&nbsp;: </strong>il est urgent de revaloriser les gardes et le travail de nuit en introduisant une pondération de la valorisation de la permanence des soins en fonction du niveau de contrainte effective qu’elle fait peser sur les professionnels. Sans cette revalorisation graduée, nos établissements ne seront bientôt plus en capacité de mobiliser les professionnels dans les services H24. En outre, cette permanence, « socle » des missions de service public, doit peser avec la même exigence sur tous les opérateurs titulaires des autorisations, quel que soit leur statut, dès lors qu’ils bénéficient des mêmes financements publics. <br />   <br />  <strong>3° Créer un choc de recrutement et de fidélisation des professionnels&nbsp;pour améliorer les conditions de travail et la sécurisation des soins.&nbsp;</strong>Si l’adaptation des densités de professionnels au chevet du patient constitue pour les cadres, les chefs de service et les directions un sujet de tous les instants, la <a class="link" href="http://www.senat.fr/leg/ppl22-282.html" target="_blank">réflexion en devenir sur les ratios&nbsp;d'effectifs</a>  &nbsp;ne peut que constituer une réflexion à moyen terme, qui ne peut relever que des établissements publics. Elle repose tout à la fois sur l’évolution des financements et la capacité réelle à former, attirer et fidéliser. Le retrait de la clause sur l’interdiction d’intérim en sortie d’école, les difficultés d’adaptation des capacités de formation du fait de la couverture partielle par les régions des extensions spatiales indispensables, la fin de la couverture financière des formations d’Iade et d’Ibode, l’insuffisante mobilisation des collectivités sur l’aide au logement des professionnels de santé et le manque d’ambition en termes d’attractivité de professionnels étrangers constituent autant d’obstacles à lever. <br />   <br />  <strong>4° La volonté de <a class="link" href="https://www.dg-chru.fr/delegation-de-gestion-et-simplification-dans-les-chu/" target="_blank">revaloriser la place du service</a>, sans nécessairement abolir les pôles dans les plus grands établissements, doit se traduire dans les faits</strong>. Cet engagement est une clé pour redonner sens et énergie aux équipes. Il passe par un appui massif aux fonctions managériales pour animer des fonctionnements participatifs et entraînants, aux dispositifs visant à réduire les irritants du quotidien, à la simplification des organisations et à la construction des projets communs. Nous sommes convaincus que ces évolutions en matière d’animation et de vie des équipes sont une des clés de l’attractivité. Ces actions doivent être encouragées et soutenues auprès de l’ensemble des gouvernances hospitalières. <br />   <br />  Point n’est besoin d’être un observateur initié de la vie hospitalière pour observer et apprécier la somme des réglementations dont nous nous sommes affranchis pendant cette crise, en nous appuyant sur la loi d’urgence sanitaire et notre bon sens professionnel. Le corps de règles qui pèsent sur l’hôpital public est important et il accentue fortement l’impact de la contrainte financière, réduisant la capacité d’adaptation de l’hôpital. Redonner des marges de manœuvre, de la souplesse de décision et restreindre les normes à leur rôle légitime, celles qui garantissent la qualité des soins, est un défi majeur pour faire évoluer l’hôpital et, à travers lui, le système de santé, dans le «monde d’après». <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Notes</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div><strong>[1]</strong> Entre fin 2003 et fin 2019, les effectifs salariés du secteur hospitalier progressent de 13 %, passant de 1,20 million à 1,36 million de salariés, soit +0,8 % par an en moyenne. <a class="link" href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2022-07/Fiche%2005%20-%20Les%20évolutions%20des%20effectifs%20salariés%20du%20secteur%20hospitalier.pdf" target="_blank">Source DREES</a>. <br />   <br />  <strong>[2]</strong>&nbsp;John Rawls,<em>Théorie&nbsp;de la justice</em>,1971. <br />   <br />  <strong>[3]</strong>&nbsp;Le manque de place en SSR constitue&nbsp;une partie conséquente du sujet. <br />   <br />  <strong>[4]</strong>&nbsp;Recommandation n° 1 de la Mission flash sur&nbsp;les urgences et soins non programmés : <em>« Informer la population avec une campagne nationale et locale sur le bon usage des services d’urgence »</em>. <br />   <br />  <strong>[5]&nbsp;</strong>Le serment d’Hippocrate – texte revu par l’Ordre des médecins en 2012 : <em>« Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.&nbsp;Mon premier souci sera de rétablir, de préserver&nbsp;ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux [...]. »&nbsp;</em> <br />   <br />  <strong>[6]&nbsp;</strong>La suppression du concours d’entrée en IFSI au profit du recrutement des étudiants en soins infirmiers&nbsp;par la plateforme Parcoursup, en 2018, a modifié&nbsp;le profil des étudiants et donc des jeunes diplômés. <br />   <br />  <strong>[7]</strong>&nbsp;Avant la crise sanitaire, la Suède comptait&nbsp;10 maternités pour 18 millions d’habitants, la France 480 pour 67 millions d’habitants ; le Danemark comptait 200 établissements publics, la France 1 300 ; l’Allemagne disposait de 326 lits pour 100 000 habitants, la France 368... <br />   <br />  <strong>[8]</strong>&nbsp;Et notamment les établissements supports de GHT.&nbsp; <br />   <br />  <strong>[9]</strong>&nbsp;Dans un contexte marqué par différents types&nbsp;d’injonctions invitant fortement l’État français à réduire sa dette publique. Ex : Déclaration des services du FMI à l’issue de leur mission de 2022 au titre de l’article IV - 21 novembre 2022.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/70532264-49185034.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Cogito-des-DG-de-CHU-Des-cercles-vertueux-legitimes-reconnus-et-robustes-pour-un-nouveau-systeme-de-sante_a3603.html</link>
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   <title>Les Conférences de directeurs généraux de CHU et de CH auditionnées pour l’instauration d’un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jan 2023 13:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les Conférences de directeurs généraux de CHU et de CH ont été auditionnées par Laurence Rossignol, sénatrice et rapporteure au Sénat de la proposition de loi relative à l’instauration d’un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/70339215-49069787.jpg?v=1674565186" alt="Les Conférences de directeurs généraux de CHU et de CH auditionnées pour l’instauration d’un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé" title="Les Conférences de directeurs généraux de CHU et de CH auditionnées pour l’instauration d’un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé" />
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      <div title="Page 1">  <div>  <div>À l’occasion de cet échange, les Conférences ont pu saluer le souhait du législateur de s’engager dans une réflexion à même de répondre aux interrogations légitimes des soignants. Si l’intention politique apparaît aux Conférences opportune pour rendre les carrières en établissements plus attractives, l’opposabilité de ces objectifs est facteur de risques à court et moyen termes. <br />   <br />  Face à la situation trop souvent dégradée du fonctionnement des services de soins, la définition de ratios peut conduire à des résultats contraires aux objectifs annoncés, consistant à augmenter les effectifs mobilisés auprès du patient. <br />   <br />  Tant au sein d’un même établissement que sur un territoire regroupant plusieurs hôpitaux, le déploiement de ratios risque d’aboutir à des fermetures de lits non coordonnées pour permettre aux services normés de fonctionner. Repenser l’offre de soins, renforcer les capacités d’aval des établissements de MCO, éviter la mise en danger des patients dans des services où l’activité peine à atteindre un seuil suffisant garantissant la sécurité des soins ne sauraient passer par le biais d’effectifs plancher opposables. <br />   <br />  Dans le cadre de cet échange, les Conférences ont pu rappeler leur attachement à mobiliser auprès des patients les effectifs nécessaires. Selon elles, cet objectif passe nécessairement : <br />   <br />  •&nbsp;par <strong>un niveau de financement adapté</strong>&nbsp;au fonctionnement hospitalier, et donc&nbsp;répondant aux besoins de soins inhérents à l’augmentation des ALD et de l’espérance de vie qui viennent sensiblement alourdir la charge en soins. Le financement de l’activité hospitalière ne tient pas compte de l’évolution des densités déjà réalisée depuis 2020 et qui s’éloigne sensiblement des abaques du Copermo (proches de 1 IDE pour 9 lits en CHU, contre 1 pour 15 dans la logique Copermo). Si, à terme, des effectifs opposables sont mis en place et que les établissements réussissent à pourvoir les emplois ouverts, cette densification des effectifs en lien immédiat avec les patients devra être financée ; <br />   <br />  •&nbsp;en laissant pleinement aux professionnels médicaux et paramédicaux, et plus particulièrement à l’encadrement, les<strong> marges de manœuvre</strong>&nbsp;pour évaluer la charge en soins et qualifier les effectifs nécessaires. Rendre des effectifs paramédicaux opposables reviendrait à déqualifier fortement l’analyse en temps réel des situations cliniques qui relève pleinement des missions d’encadrement ; <br />   <br />  •&nbsp;en répondant rapidement aux <strong>enjeux de formation</strong>, tant en nombre qu’en qualification dans les services de soins. La course de lenteur actuelle pour revoir les maquettes pédagogiques des étudiants en soins infirmiers et pour augmenter les places dans les Ifsi et les capacités d’adaptation de ces derniers doit mobiliser les acteurs. Recentrer la réflexion autour d’un effort de communication sur la réalité du métier soignant dans ses différentes dimensions et par un meilleur accompagne- ment des jeunes étudiants semble indispensable dès leur arrivée dans les écoles ; <br />   <br />  •&nbsp;en s’emparant du <strong>chantier de l’attractivité</strong>. Ces actions sont déjà en cours mais dépassent les questions salariales. Elles doivent nécessairement prendre en compte la capacité des managers à créer des ambiances de travail favorables au travail en équipe. Si les sujets salariaux ne sont pas nécessairement épuisés (reconnaissance de l’expertise, de la pénibilité, de la spécialisation au fil de la carrière...), la formation des managers de proximité reste à consolider pour mieux prendre en compte les présupposés relationnels à la base des ambiances de travail positives. <br />   <br />  La mise en place de ratios ne doit pas constituer une réponse rapide à des problèmes en partie anciens que les différentes crises sanitaires ont acutisés. Les Conférences <em>"poursuivront leur action en ce sens auprès de l’ensemble des communautés hospitalières et des ministères", </em>indiquent-elles dans un communiqué commun.</div>  </div>  </div>  
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