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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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   <title>Chatbot Médical IA de PulseLife : une intelligence sécurisée, souveraine, et fondée sur les preuves</title>
   <pubDate>Mon, 11 May 2026 09:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face aux limites des IA génératives généralistes, inadaptées aux exigences de la pratique médicale, le français PulseLife a lancé fin 2025 son agent conversationnel Médical IA, conçu pour fournir des réponses fiables, sourcées et contextualisées. Une innovation qui s’est rapidement imposée sur le terrain, et qui positionne aujourd’hui PulseLife comme le futur leader d’une IA médicale de confiance en Europe. Le point avec son président fondateur, le Dr Grégoire Pigné, médecin oncologue radiothérapeute au CHU de Saint-Étienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96442632-67250376.jpg?v=1778570920" alt="Chatbot Médical IA de PulseLife : une intelligence sécurisée, souveraine, et fondée sur les preuves" title="Chatbot Médical IA de PulseLife : une intelligence sécurisée, souveraine, et fondée sur les preuves" />
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      <strong>Pour commencer, pourriez-vous nous présenter PulseLife ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Grégoire Pigné&nbsp;:</em></strong>&nbsp;PulseLife est une entreprise à mission dont l’objectif est de rendre l’excellence des soins accessible à tous. Face à l’explosion des connaissances médicales, désormais impossibles à maîtriser individuellement, nous avons d’abord développé un moteur de recherche médical, avant d’intégrer les modèles de langage (LLM) pour proposer une IA dédiée aux professionnels de santé, capable de fournir des réponses précises, fiables et contextualisées. Notre baromètre réalisé en novembre 2025 montre que 62&nbsp;% des médecins utilisent déjà une IA générative, mais que 94&nbsp;% se déclarent insatisfaits des outils généralistes, dont les réponses sont jugées inexactes ou incomplètes. Cela confirme une réalité&nbsp;: en l’état, ces outils ne répondent pas aux exigences de la pratique médicale. <br />   <br />  <strong>Pourquoi les IA généralistes posent-elles problème en médecine ?</strong> <br />   <br />  En médecine, le principe fondamental reste le&nbsp;<em>primum non nocere</em>&nbsp;: d’abord, ne pas nuire. Or les IA généralistes présentent des limites structurelles. Elles peuvent produire des hallucinations, souvent crédibles car formulées avec assurance, mais erronées. Ces systèmes sont en effet conçus pour générer du texte plausible, non pour garantir la véracité. Ils reposent aussi sur des données issues du web grand public, incluant des sources peu fiables, sans traçabilité claire. Enfin, les IA généralistes ne prennent pas en compte les spécificités locales, alors que les recommandations, les pratiques et l’épidémiologie varient selon les pays. Une IA utile en santé doit au contraire s’appuyer sur des données souveraines et contextualisées. <br />   <br />  <strong>Est-ce pour répondre à ces limites que vous avez conçu le Chatbot Médical IA ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Oui. Nous avons volontairement pris le temps de construire une solution centrée sur la sécurité et la fiabilité. Notre approche vise à réduire au maximum les hallucinations, à garantir des données médicales à jour et à assurer une transparence totale. Aujourd’hui, notre assistant médical tend vers un niveau d’hallucination proche de zéro, même si nous restons prudents dans nos affirmations car les tests en conditions réelles sont toujours en cours. Nous avons également construit une base souveraine de plus de cinq millions de contenus issus de sources scientifiques et institutionnelles, mise à jour en continu et supervisée par un comité scientifique. Ainsi, chaque réponse est entièrement traçable, sourcée et explicable. Lorsque l’information manque, Chatbot Médical IA le reconnaît explicitement. Lorsque la littérature est divergente, il restitue les nuances. <br />   <br />  <strong>Vous avez également intégré des barrières de sécurité clinique. Lesquelles ?</strong> <br />   <br />  La validation a été menée à plusieurs niveaux. Le Chatbot Médical IA a été testé sur les Épreuves classantes nationales, avec des performances parmi les 2&nbsp;% des meilleurs étudiants en médecine en France. Plus de 500&nbsp;réponses ont également été validées par des experts médicaux. Enfin, nous avons conduit des évaluations en conditions réelles avec l’AP-HP et les Hospices Civils de Lyon afin de mesurer l’impact sur les pratiques cliniques. Ces démarches permettent d’inscrire la solution dans une logique de sécurité et d’utilité clinique. <br />   <br />  <strong>Quels usages des soignants depuis le lancement fin&nbsp;2025 ?</strong> <br />   <br />  La solution rassemble déjà plus de 200 000&nbsp;utilisateurs par mois. Sur 80 000&nbsp;prompts analysés, 100&nbsp;% des réponses étaient sourcées, datées et argumentées. Dans 22&nbsp;% des cas, un garde-fou s’est activé, et environ 12&nbsp;% ont conduit à une réponse de type « je ne sais pas », traduisant une prudence assumée. Autre élément important&nbsp;: aucune donnée patient identifiante n’a été détectée, confirmant la robustesse de notre système de filtrage automatique. Côté usage, les médecins utilisent le Chatbot Médical IA en moyenne quatre fois par semaine, et 75&nbsp;% des échanges durent moins de deux minutes. Plus précisément, 51&nbsp;% des requêtes portent sur la prise en charge, 40&nbsp;% sur le diagnostic, et 17&nbsp;% touchent aux grandes priorités de santé publique. Ces éléments suggèrent un impact clinique réel sur l’accès à la connaissance en consultation, la qualité des échanges avec les patients et, plus largement, sur la réduction des inégalités d’accès à l’expertise médicale, particulièrement dans les zones sous-dotées en médecins. <br />   <br />  <strong>Vous travaillez aussi sur le bon usage de l’IA. Pourquoi ?</strong> <br />   <br />  L’enjeu réside désormais dans la formation des médecins au&nbsp;<em>prompting</em>. Ils ont aujourd’hui le réflexe du moteur de recherche, basé sur des mots-clés. Or, il ne s’agit plus de « chercher », mais de « questionner », en formulant des requêtes contextualisées et précises. C’est pourquoi nous avons développé un guide pour accompagner l’intégration de l’IA dans la pratique clinique, incluant notamment des recommandations pour apprendre à bien formuler ses requêtes. En instaurant dès le départ les bons réflexes, on limite les mésusages et leurs risques pour les patients. Cette approche s’inscrit dans une démarche globale de sécurité, incluant la conformité au RGPD, la certification HDS et le respect de l’AI Act européen, avec l’objectif d’obtenir, à terme, une certification en tant que dispositif médical.&nbsp;Concernant les limites actuelles du Chatbot Médical IA&nbsp;: comme précisé, lorsqu’il ne dispose pas de suffisamment d’informations, le système l’indique clairement. C’est un garde-fou essentiel, mais nous travaillons à mieux accompagner le raisonnement dans ces zones d’incertitude, toujours dans une logique fondée sur la preuve. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  PulseLife s’inscrit dans un environnement fortement régulé et vise à établir un standard de sécurité pour l’IA en santé. L’Europe, avec l’AI Act, impose un cadre exigeant qui protège les patients – cadre d’ailleurs parfois contesté, notamment par OpenEvidence. Nous avons fait le choix d’intégrer ces exigences dès le départ, au prix de cycles de développement plus longs, mais avec&nbsp;un niveau de robustesse largement supérieur à de nombreuses solutions extra-européennes.&nbsp;Avec plus de dix ans d’expertise, 876 000&nbsp;utilisateurs et des partenariats avec les plus grands acteurs hospitaliers et scientifiques, nous affichons clairement notre ambition de bâtir un leader européen de l’IA médicale de confiance, capable de s’imposer par son exigence de sécurité autant que par son impact clinique. <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://pulselife.com" target="_blank">site de PulseLife</a>  </strong>
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      <strong>Les interventions à ne pas manquer sur SantExpo&nbsp;2026</strong> <br />   <br />  <strong><em>• Mardi&nbsp;19&nbsp;mai&nbsp;</em></strong> <br />  &gt; 10h00 (Agora&nbsp;360) – IA&nbsp;: fin des médecins ou médecins augmentés. <br />  <em>Conférence d’ouverture PulseLife. Avec le Dr Grégoire Pigné et le Pr Vincent Vuiblet, modération Frédéric Collet.</em> <br />  &gt; 14h00 (Stand N56 PulseLife) – L’IA comme solution à la soutenabilité des systèmes de santé.&nbsp; <br />  <em>Avec Yann-Maël Le Douarin (DGOS) et Frédéric Collet.</em> <br />  &gt; 16h00 (Stand N56 PulseLife) – IA&nbsp;: de la promesse à l’usage terrain. <br />  <em>Avec le Pr Antoine Tesnière (Paris Santé Campus) et Clotilde Petit (PulseLife).&nbsp;</em> <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>• Mercredi&nbsp;20&nbsp;mai&nbsp;</em></strong> <br />  &gt; 10h00 (Stand N56 PulseLife) – IA et aide à la décision médicale&nbsp;: l’efficience à l’épreuve de la souveraineté. <br />  <em>Avec Sandra Malak (DNS) et Yann Bubien (ARS PACA), modération Clotilde Petit (PulseLife).</em> <br />  &gt;&nbsp;14h00 (Stand N56 PulseLife) –&nbsp;Innovation à l’hôpital&nbsp;: évangélisation de l’IA dans les hôpitaux.&nbsp; <br />  <em>Avec&nbsp;</em><em>Pierre Yves Brossard&nbsp;</em><em>(AP-HP) et Yannick Neuder (ancien ministre de la Santé).</em>
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96442632-67250394.jpg?v=1778158515" alt="Chatbot Médical IA de PulseLife : une intelligence sécurisée, souveraine, et fondée sur les preuves" title="Chatbot Médical IA de PulseLife : une intelligence sécurisée, souveraine, et fondée sur les preuves" />
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      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>
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   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Chatbot-Medical-IA-de-PulseLife-une-intelligence-securisee-souveraine-et-fondee-sur-les-preuves_a5064.html</link>
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   <title>L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis</title>
   <pubDate>Tue, 11 Nov 2025 16:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Acteur de référence pour la maîtrise de la contamination dans les environnements à atmosphère contrôlée, l’ASPEC fédère un réseau pluridisciplinaire pour accompagner les établissements de santé dans l’amélioration continue de leurs pratiques. Elle leur offre, notamment, un appui précieux pour conjuguer sécurité sanitaire et performance énergétique, comme nous l’explique son directeur général, Stéphane Ortu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180858-64148072.jpg?v=1758196849" alt="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" title="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" />
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      <strong>L’ASPEC est solidement implantée dans le monde hospitalier, où de plus en plus d’établissements sollicitent son expertise. Pourriez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Stéphane Ortu&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Créée il y a plus de 50&nbsp;ans et reconnue d’utilité publique en 2012, l’ASPEC s’est d’abord consacrée à l’industrie, avant de s’ouvrir il y a une dizaine d’années aux établissements de santé. Cette orientation s’est accélérée ces trois dernières années, portée par les enjeux de performance énergétique des salles propres, qui constituent désormais un levier essentiel pour renforcer les bonnes pratiques de maîtrise de la contamination.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Votre réseau s’élargit aussi avec l’arrivée de pharmaciens hospitaliers…</strong> <br />   <br />  Historiquement impliquée auprès des blocs opératoires et des zones à risque – hématologie, oncologie, stérilisation –, l’ASPEC est aujourd’hui davantage sollicitée par les pharmacies hospitalières. Les activités à risque augmentent, mais les infrastructures sont parfois vieillissantes, voire non conformes. Nous les aidons donc à mettre en place des solutions techniques adaptées. Cette collaboration est doublement bénéfique&nbsp;: nous apportons notre expertise, et eux enrichissent nos travaux par leur expérience de terrain. Deux pharmaciens hospitaliers viennent d’ailleurs de rejoindre nos instances&nbsp;: le Dr Laëtitia Lê (Hôpital européen George Pompidou, AP-HP) au conseil d’administration, et le Dr Mathieu Wasiak (CHU de Clermont-Ferrand) au conseil scientifique, illustrant la volonté d’une nouvelle génération de faire évoluer les pratiques. <br />   <br />  <strong>Quelle est la principale force du réseau ASPEC ?</strong> <br />   <br />  Elle réside dans la diversité des métiers représentés, ce qui nous confère une expertise globale et sectorielle. Nous apportons ainsi des recommandations techniques sur les aspects normatifs communs à l’ensemble des salles propres, mais aussi sur les spécificités règlementaires propres à chaque domaine, comme les règles de l’art. Notre présence régulière à des congrès comme le GERPAC (Société européenne des technologies de pharmacie hospitalière) ou de la SF2H (Société française d’hygiène hospitalière) montre à quel point&nbsp;les établissements de santé sont en quête de solutions concrètes, dans un environnement règlementaire et financier contraint. Ils se tournent vers l’ASPEC en raison de notre indépendance vis-à-vis des constructeurs et fournisseurs. Cette objectivité est au cœur de notre légitimité. <br />   <br />  <strong>Sur la question de l’efficacité énergétique des salles propres, quelle est la situation sur le terrain ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Depuis la norme NF S&nbsp;90-351 de 2013, il est possible de mettre les blocs opératoires en mode veille lors des périodes d’inactivité. Pourtant, cette option reste peu utilisée, faute de connaissances pratiques ou d’inquiétude de « mal faire » au sein des hôpitaux. L’ASPEC les accompagne donc pour identifier les économies d’énergie possibles, sans compromettre la sécurité des soins. Ce sujet sera d’ailleurs au cœur de notre prochaine Journée technique, le 6&nbsp;novembre 2025 à Marseille, où des établissements viendront partager leurs retours d’expérience chiffrés. Au-delà du mode veille, il est possible parfois d’ajuster les réglages des systèmes de traitement d’air pour réduire de 30 à 50&nbsp;% la consommation énergétique des installations. <br />   <br />  <strong>Il n’est donc pas surprenant que l’efficacité énergétique des salles propres soit devenue stratégique pour les hôpitaux…</strong> <br />   <br />  C’est un levier financier évident, mais aussi un facteur d’attractivité pour les nouvelles générations, attentives à l’impact environnemental.&nbsp;Il s’agit donc d’une démarche gagnant-gagnant, à condition d’opérer des choix éclairés et de garder un esprit critique. Dans ce cadre, l’ASPEC favorise la mise en commun des savoirs, le partage d’expériences et la montée en compétences des équipes locales. Car cette expertise devient de plus en plus stratégique et sera demain incontournable. Les cas industriels vécus sont aussi de bonnes sources d’inspiration et de modèle à suivre – ainsi est la force de l’approche transverse et multifilière chère à l’ASPEC.
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180858-64148073.jpg?v=1758196816" alt="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" title="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" />
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      <strong>Vous évoquiez la norme NF S&nbsp;90-351, en cours de révision. Pourriez-vous nous en parler ?</strong> <br />   <br />  Publiée en avril 2013, cette norme encadre la conception, l’exploitation et la maintenance des installations d’air en milieu hospitalier. Sa révision, engagée en 2023 par l’AFNOR et&nbsp;pilotée par Denis Lopez – expert reconnu du traitement de l’air, notamment grâce à son expérience du CHU de Bordeaux, et également vice-président des opérations de l’ASPEC – vise une publication d’ici deux ans. Parmi les évolutions attendues, on peut citer l’intégration de recommandations opérationnelles pour faciliter la conception architecturale et les économies d’énergie, et une approche plus pragmatique de la définition de la classe de risque et du risque infectieux, afin de rendre la norme plus lisible et plus facilement applicable. <br />   <br />  <strong>L’ASPEC&nbsp;travaille aussi sur un carnet sanitaire « Air », attendu à l’été&nbsp;2025. De quoi s’agit-il ?</strong> <br />   <br />  En 2024, Loïc Simon, responsable du Centre de prévention des infections associées aux soins (CPias) Grand Est et membre actif de la SF2H, Denis Lopez, et moi-même, sommes intervenus à une conférence et, au travers des besoins, il est ressorti une idée&nbsp;: créer, pour l’air, un outil équivalent au carnet sanitaire « Eau », devenu incontournable pour la sécurité des réseaux d’eau. Cet outil méthodologique permettra de suivre et de tracer l’ensemble des installations techniques de traitement de l’air, et pourra être accompagné d’un dispositif de formation développé par l’ASPEC. Ce projet illustre le rapprochement nécessaire entre hygiénistes et services techniques, dans une logique d’amélioration continue et de complémentarité des compétences et des forces. <br />   <br />  <strong>Cette démarche s’inscrit aussi dans une dynamique de collaboration déjà engagée avec la SF2H…</strong> <br />   <br />  En effet, c’est une société savante incontournable dans le domaine de l’hygiène hospitalière et nous avons depuis de nombreuses années des sujets communs. Avec la SF2H, nous avons commencé par créer une formation commune sur la maîtrise du risque aéroporté dans les blocs opératoires. Nous avons aussi contribué à ses travaux sur la transmission respiratoire, qui ont abouti à de nouvelles recommandations en octobre 2024, et participé ensemble aux réflexions du CERES (Collectif Éco-Responsabilité en Santé) sur l’optimisation énergétique au bloc opératoire. Tous ces chantiers convergent vers un même objectif&nbsp;: articuler maîtrise de la contamination, efficacité énergétique et qualité des soins. Dans cette logique, l’ASPEC publie aussi des fascicules techniques, combinant exigences normatives et retours de terrain, afin de donner aux établissements de santé des règles de l’art directement applicables. <br />   <br />  <strong>Quelles seront, selon vous, les prochaines évolutions pour les salles propres ?</strong> <br />   <br />  L’efficacité énergétique restera une priorité. Les capteurs particulaires, jadis réservés au suivi de la contamination, sont désormais utilisés pour optimiser la consommation. Croisées avec d’autres données et analysées demain grâce à l’intelligence artificielle, ces mesures permettront d’anticiper les réglages optimaux des systèmes de traitement d’air, pour un fonctionnement adapté aux besoins réels et moins énergivore. <br />   <br />  <strong>Un mot, pour conclure, sur la prochaine édition de Contamin@Lyon ?</strong> <br />   <br />  Les 25 et 26&nbsp;mars 2026, Contamin@Lyon reviendra avec un programme fidèle à son esprit, centré sur les fondamentaux de la maîtrise de la contamination. Les matinées seront consacrées aux conférences plénières&nbsp;–&nbsp;comptage particulaire, contrôles microbiologiques et aérauliques, analyse des résultats&nbsp;–, les après-midis à des ateliers pratiques de prise en main d’équipements. Ouvert à tous les métiers et secteurs, cet événement attire chaque année un public plus large. L’édition&nbsp;2026 s’annonce encore plus riche, avec une exposition étendue et des échanges toujours plus concrets, des rendez-vous possibles sur place avec l’application mobile, sans oublier une soirée réseau conviviale toujours attendue !&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.aspec.fr" target="_blank">site de l'ASPEC</a>  <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   <link>https://www.hospitalia.fr/L-ASPEC-accompagne-les-hopitaux-face-a-de-nouveaux-defis_a4718.html</link>
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   <title>La Poste Santé &amp; Autonomie et Weliom, au cœur des parcours de demain</title>
   <pubDate>Wed, 29 Oct 2025 12:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que la coordination territoriale devient cruciale, La Poste Santé & Autonomie mise sur une approche intégrée, alliant ses ressources humaines et numériques. L’expertise de Weliom y joue un rôle clé, en structurant des parcours adaptés aux réalités locales et fondés sur les synergies du groupe. Éclairage de David Gruson, directeur du programme Santé à domicile de La Poste Santé & Autonomie, et Arnaud Have, directeur conseil chez Weliom.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91179292-64147044.jpg?v=1758190299" alt="La Poste Santé &amp; Autonomie et Weliom, au cœur des parcours de demain" title="La Poste Santé &amp; Autonomie et Weliom, au cœur des parcours de demain" />
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      <strong>Dans quel contexte s’inscrivent les synergies renforcées entre Weliom et les entités de La Poste Santé &amp; Autonomie ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>David Gruson&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Depuis l’arrivée de Dominique Pon à la tête de La Poste Santé &amp; Autonomie, une stratégie claire se déploie&nbsp;: allier le réseau humain de proximité de La Poste à la puissance du numérique, incarnée par Docaposte et ses filiales, pour bâtir des parcours de santé et d’autonomie cohérents et territorialisés. Cette vision prend corps à travers des initiatives concrètes comme le programme de prévention de la perte d’autonomie ICOPE, auquel des facteurs participent activement. L’application mobile DigiCOPE, développée par La Poste et intégrée à Mon Espace Santé, en illustre l’articulation, entre innovation numérique et ancrage local. <br />   <br />  <strong><em>Arnaud Have&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Dans ce cadre en pleine accélération, Weliom&nbsp;joue un rôle stratégique en appui à l’ingénierie des projets. Son expertise permet d’identifier les besoins sanitaires et médico-sociaux au cœur des territoires, et de concevoir des parcours reposant sur une articulation pertinente entre acteurs locaux, solutions numériques et accompagnement humain. <br />   <br />  <strong>Quels principaux enjeux identifiez-vous ici ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Arnaud Have&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Au-delà de l’identification des initiatives locales, le principal défi réside dans la construction d’un modèle économique viable et pérenne, permettant de passer à l’échelle une fois l’expérimentation terminée. Weliom peut justement accompagner cette dynamique grâce à une analyse fine des spécificités territoriales, en s’appuyant entre autres sur les données de Héva, filiale de Docaposte spécialisée notamment en modélisation médico-économique. Sur cette base, nous proposons des stratégies adaptées, intégrant les dispositifs du groupe La Poste. Weliom agit également comme chef d’orchestre territorial, favorisant la convergence entre des besoins dans une logique d’écosystème alimentée par des avancées technologiques. <br />   <br />  <strong><em>David Gruson&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous pouvons citer ici la plateforme de structuration des parcours Careside, la solution de gestion populationnelle M-PHM de Maincare, ou encore Dalvia Santé, la solution d’intelligence artificielle (IA) générative éthique et souveraine de Docaposte, pour l’automatisation des synthèses médicales. Ces solutions permettent d’apporter des réponses sur mesure, tout en s’inscrivant dans un environnement souverain conforme aux exigences règlementaires et éthiques, notamment européennes.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous évoquiez le volet financier. Comment relever ce défi ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Arnaud Have&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Weliom accompagne également les territoires&nbsp;dans leur réflexion sur de nouveaux parcours innovants, avec pour objectif de répondre à des appels à projets régionaux ou nationaux.&nbsp;La Poste Santé &amp; Autonomie peut, pour sa part, se positionner&nbsp;comme&nbsp;tiers de confiance, en fédérant un consortium pour renforcer la solidité de ces projets. Cette approche méthodologique s’applique aussi à des enjeux transversaux, à l’image du projet&nbsp;CKISA&nbsp;(Cyber Kit Santé), lauréat du plan France&nbsp;2030 et visant à renforcer la résilience des établissements face aux cybercrises. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>David Gruson&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La stratégie portée par La Poste Santé &amp; Autonomie s’intensifie, stimulée par les besoins du terrain et une dynamique interne croissante, fondée sur des valeurs communes. Nous vous donnons d’ailleurs rendez-vous le 9&nbsp;octobre à Paris pour « Horizon&nbsp;360 », afin de découvrir nos orientations stratégiques. En région, un premier temps fort est prévu le 24&nbsp;septembre en Bourgogne Franche-Comté, centré sur les initiatives locales. Ces échanges sont essentiels pour imaginer les modèles de demain, qui imposent de savoir capitaliser sur les réussites existantes et surtout de construire ensemble, en s’ancrant dans les réalités locales.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://weliom.fr" target="_blank">site de Weliom</a>  <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   <title>Marc-Olivier Gauci, architecte de la chirurgie du futur</title>
   <pubDate>Mon, 20 Oct 2025 11:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
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   À la croisée de la chirurgie et des technologies de rupture, le Professeur Marc-Olivier Gauci incarne une nouvelle génération de praticiens-chercheurs qui façonnent le bloc opératoire du futur. Spécialiste de la chirurgie de l’épaule et des technologies numériques innovantes au CHU de Nice, il pilote plusieurs projets structurants autour de l’intelligence artificielle, de la modélisation biomécanique, de la chirurgie augmentée et des jumeaux numériques. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91179234-64147010.jpg?v=1758190095" alt="Marc-Olivier Gauci, architecte de la chirurgie du futur" title="Marc-Olivier Gauci, architecte de la chirurgie du futur" />
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      <strong>Votre parcours est fortement orienté vers l’innovation technologique au bloc opératoire. Pourriez-vous nous en parler ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marc-Olivier Gauci&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Je suis chirurgien orthopédiste et traumatologue au CHU de Nice, au sein de l’Institut Universitaire et Locomoteur du Sport (IULS), où je dirige l’unité de chirurgie de l’épaule. Mon expertise clinique porte principalement sur les prothèses et la chirurgie du sport. La chirurgie assistée par ordinateur constitue pour sa part le cœur de mes travaux de recherche. En 2018, j’ai fondé le laboratoire ICARE (Intelligence artificielle, Chirurgie computation et Augmentée, Réutilisation des données et Évaluation multiparamétrique), devenu unité labellisée INSERM en 2023 à l’Institut Valrose, et qui a pour mission de développer des modèles et outils numériques automatisés fiables et d’en évaluer l’intégration en conditions cliniques.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Ce n’est pas votre seule responsabilité…</strong> <br />   <br />  En effet, je coordonne également la Fédération hospitalo-universitaire (FHU) Plan &amp; Go, consacrée à la chirurgie planifiée, guidée et patient-spécifique. Je porte aussi le programme « ReBone », un projet de recherche hospitalo-universitaire (RHU) sur le jumeau numérique chirurgical ostéo-articulaire&nbsp;3D automatisé, sélectionné en 2023 par l’Agence Nationale de Recherche dans le cadre des appels à projets France&nbsp;2030. J’assure par ailleurs la direction scientifique du projet « EDS Méditerranée », un entrepôt de données de santé réunissant plusieurs établissements de la région PACA. Enfin, je préside la Société française de chirurgie assistée par ordinateur en orthopédie (CAOS France), et je suis titulaire depuis 2024 d’une chaire à l’Institut 3IA Côte d’Azur, où mes travaux portent sur la chirurgie computationnelle et augmentée.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelle est la différence entre chirurgie augmentée et chirurgie computationnelle ?</strong> <br />   <br />  De manière schématique, la chirurgie computationnelle regroupe l’ensemble des étapes allant de l’exploitation des données de santé à la création de jumeaux numériques. La chirurgie augmentée en est l’application concrète au bloc opératoire, en appui direct aux gestes chirurgicaux pour le patient. Ces approches sont donc complémentaires, au service d’un même objectif&nbsp;: valoriser intelligemment les données de santé. Les EDS, notamment fédérés comme le projet Méditerranée, sont essentiels&nbsp;pour structurer, fiabiliser et mutualiser les données des patients – avec leur consentement, bien sûr – en vue d’un usage secondaire pour la recherche ou le pilotage de la santé publique. Leur potentiel grandira encore avec l’interopérabilité future entre ces EDS, le Health Data Hub français et l’Espace Européen des Données de Santé (EEDS). <br />   <br />  <strong>Comment anticipez-vous les évolutions&nbsp;technologiques en chirurgie ?</strong> <br />   <br />  Je pilote, au sein de l’Agence de l’Innovation en Santé, un groupe prospectif sur la chirurgie du futur. Il rassemble des chercheurs et des cliniciens impliqués dans la recherche translationnelle et appliquée, afin de définir des priorités nationales, au-delà du seul secteur médical. En effet, le bloc opératoire est un environnement clos et technique, qui présente des similitudes avec d’autres milieux contraints comme l’aérospatial ou le militaire. Les innovations en chirurgie assistée peuvent donc avoir des applications transversales dans ces domaines. <br />   <br />  <strong>Sur quelles innovations concrètes travaillez-vous actuellement ?</strong> <br />   <br />  Je développe notamment&nbsp;le&nbsp;concept de&nbsp;bloc opératoire augmenté, qui&nbsp;vise à capter, en temps réel, les signaux faibles émis par le chirurgien et le patient afin d’optimiser l’intervention.&nbsp;Cela permet de mieux gérer les risques chirurgicaux et d’améliorer la qualité des pratiques. La chirurgie française bénéficie déjà d’un très haut niveau d’expertise et de technologie, mais notre ambition est d’aller plus loin&nbsp;: renforcer la précision du geste, fluidifier les parcours opératoires et maximiser le bénéfice pour le patient, qui reste notre priorité absolue. Parallèlement, je travaille sur les jumeaux numériques, notamment ostéo-articulaires, pour leur rendre un usage clinique. Par exemple, nous publierons prochainement, en partenariat avec l’Institut Pasteur, l’INRIA et deux Instituts&nbsp;3IA (Côte d’Azur et Pr[AI]rie), une base de données ouverte pour stimuler la recherche collaborative et la science ouverte dans les pathologies du système locomoteur. <br />   <br />  <strong>Ces jumeaux numériques ouvrent-ils la voie à une chirurgie de précision ?</strong> <br />   <br />  Leur potentiel est en effet immense dans les pathologies dégénératives comme l’arthrose, mais aussi en traumatologie, souvent sous-estimé alors qu’elle constitue le troisième fléau de santé publique reconnu par l’OMS, après les cancers et les maladies cardiovasculaires. Les conséquences peuvent être lourdes&nbsp;: handicap, perte d’autonomie, altération durable de la qualité de vie. Dans ce contexte, la qualité de l’acte chirurgical devient déterminante, car elle conditionne le devenir fonctionnel et l’espérance de vie en bonne santé du patient.&nbsp;Le jumeau numérique intervient&nbsp;ici&nbsp;comme un ancillaire&nbsp;– ou une aide –&nbsp;technique sur mesure, capable de modéliser l’anatomie et la biomécanique du patient&nbsp;pour guider le geste du chirurgien avec une précision inédite. Il permet une personnalisation extrême de l’intervention, jusqu’à alimenter la fabrication en temps réel de dispositifs imprimés en 3D. Le CHU de Nice, très dynamique dans l’innovation, est d’ailleurs en train de mettre en place une plateforme dédiée à cette technologie. <br />   <br />  <strong>Quelle est la place de la vision augmentée dans le bloc opératoire de demain ?</strong> <br />   <br />  Le CHU de Nice a été pionnier dans l’utilisation de casques de réalité augmentée et mixte pour la pose de prothèses d’épaule. Ces dispositifs agissent comme ancillaires cognitifs&nbsp;: ils enrichissent la perception du chirurgien en affichant, en temps réel, des informations essentielles pour orienter les décisions à chaque étape de l’intervention – ce qui représente un avantage précieux lors de chirurgies complexes. Cependant, aussi prometteuses soient-elles, toutes ces innovations doivent faire la preuve de leur efficacité clinique avant d’être intégrées à grande échelle, et potentiellement prises en charge par l’Assurance maladie. La plateforme entre l’IULS, le laboratoire ICARE et le Laboratoire d’Anatomie Côte d’Azur dirigé par le Pr Nicolas Bronsard, constitue un véritable tiers-lieu d’évaluation multiparamétrique et acteur de confiance pour les industriels et les agences d’évaluation. Elle joue un rôle fondamental dans le test des technologies en conditions réelles, l’évaluation de leur sécurité et valeur ajoutée, ainsi que dans la définition d’indicateurs spécifiques pour objectiver leurs bénéfices cliniques.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  Travailler sur la chirurgie du futur est une aventure passionnante, rendue possible par un écosystème d’exception. Le CHU de Nice, l’Université Côte d’Azur et leurs partenaires créent un terreau propice à l’innovation. Nous collaborons étroitement avec les équipes de Sophia Antipolis, première technopôle d’Europe, notamment avec l’INRIA et le laboratoire&nbsp;I3S (Informatique, Signaux et Systèmes de Sophia Antipolis) sur la vision augmentée. Les synergies avec les autres unités INSERM locales, l’Institut&nbsp;3IA Côte d’Azur, le programme IDEX, les écoles d’ingénieurs comme Centrale Marseille ou EURECOM, ainsi que la Maison de l’Intelligence Artificielle des Alpes-Maritimes, nourrissent une dynamique interdisciplinaire rare. C’est cette intelligence collective, à la croisée de la médecine, des sciences numériques et de l’ingénierie, qui nous permet de construire la chirurgie de demain. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Marc-Olivier-Gauci-architecte-de-la-chirurgie-du-futur_a4689.html</link>
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   <title>Le Dr Yann-Maël Le Douarin (DGOS) : «L’IA doit devenir un outil démocratique»</title>
   <pubDate>Mon, 13 Oct 2025 09:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
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   Portée par l’essor des technologies, en particulier de l’intelligence artificielle, la transformation numérique du système de santé continue de s’accélérer, offrant des opportunités majeures pour faire face aux défis démographiques, organisationnels et éthiques. Mais elle suppose aussi une action collective, coordonnée et lucide, comme nous l’explique le Docteur Yann-Maël Le Douarin, directeur du département Santé et Transformation numérique à la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), qui joue un rôle central dans l’accompagnement de ces mutations.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91179871-64147441.jpg?v=1758192424" alt="Le Dr Yann-Maël Le Douarin (DGOS) : «L’IA doit devenir un outil démocratique»" title="Le Dr Yann-Maël Le Douarin (DGOS) : «L’IA doit devenir un outil démocratique»" />
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      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter votre rôle au sein de la DGOS ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Yann-Maël Le Douarin&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Je dirige le département Santé et Transformation numérique, créé dans le cadre d’une clarification du portage de certains projets au ministère. Cela a entraîné une réorganisation des fonctions numériques, aboutissant au regroupement des missions numériques au sein de la DNS. C’est dans ce contexte qu’a été constitué notre département, avec pour objectif principal d’assurer l’interface avec les actions conduites par la Délégation au numérique en santé (DNS) qui pilote la stratégie nationale. Concrètement, notre mission consiste à anticiper et accompagner les transformations de l’offre de soins induites par la transition numérique, notamment en ce qui concerne les évolutions des pratiques professionnelles et les enjeux déontologiques qui en découlent. À ce titre, la télésanté fait pleinement partie de notre périmètre, car elle relève de l’exercice soignant. Notre rôle est donc de coordonner, renforcer et valoriser les effets du numérique en santé sur les pratiques et l’offre de soins, tout en engageant une réflexion prospective pour anticiper les mutations à venir. <br />   <br />  <strong>Quelle est la vision globale de la DGOS sur cette transition numérique ?</strong> <br />   <br />  Celle-ci constitue, à notre sens, une formidable opportunité d’accélérer l’adaptation de l’offre de soins, dans un contexte où notre système de santé est confronté à de nombreux défis&nbsp;: vieillissement de la population, tensions croissantes sur la démographie des professionnels de santé, intégration rapide des innovations, évolution de la relation soignant-soigné, contraintes budgétaires, etc. S’il tient ses promesses, le numérique peut s’imposer comme un réel levier de transformation, d’autant plus avec l’arrivée de l’intelligence artificielle (IA). <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là ?</strong> <br />   <br />  Pendant longtemps, le numérique consistait en la digitalisation de processus existants. Aujourd’hui, l’IA permet d’en imaginer de nouveaux, qui modifieront en profondeur les modalités de travail et de prise en charge. Mais elle soulève également de nombreuses questions. À quel rythme va-t-elle se diffuser ? Quels leviers activer pour accompagner son déploiement ? Quels freins devons-nous lever ? Et surtout, quelles seront les conséquences concrètes sur les pratiques professionnelles ? Ces questions ne trouvent pas de réponses simples, car&nbsp;les usages se construisent en temps réel. C’est pourquoi il est impératif d’agir dès maintenant, sans attendre une maturité totale de la technologie. Nous devons collectivement construire une intelligence artificielle en santé souveraine, alignée avec nos valeurs. Cela suppose une mobilisation conjointe des pouvoirs publics, des professionnels de santé, des patients, mais aussi des citoyens. Face à la vitesse à laquelle évolue la technologie, l’inaction créerait un risque de perte de contrôle, tant vis-à-vis des usages issus du grand public que des dynamiques internationales.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Dans cette perspective, la coordination étroite avec la DNS est donc essentielle…&nbsp;</strong> <br />   <br />  En effet, cette coordination nous permet d’aligner nos actions sur la feuille de route du numérique en santé, afin d’anticiper au mieux les transformations à venir. Mais notre démarche va bien au-delà&nbsp;: la transition numérique ne se limite pas à un enjeu technologique ou organisationnel. Elle touche à de nombreux champs connexes comme la recherche, la formation, le financement, le droit, ou encore l’évolution des métiers. C’est pourquoi, avec la DNS, nous travaillons de manière étroite avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème. Nous collaborons notamment avec l’Agence de l’innovation en santé (AIS), la Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM), les équipes en charge des expérimentations de l’Article&nbsp;51 au sein des Agences régionales de santé (ARS), ainsi qu’avec plusieurs bureaux métiers du ministère de la Santé. Cette approche transversale est indispensable&nbsp;: il nous faut dialoguer avec tous les niveaux du système de santé pour assurer une transformation cohérente et partagée. Les usagers ne sont bien sûr pas en reste. Nous pouvons ici capitaliser sur les comités citoyens constitués à l’occasion des concertations menées autour de la feuille de route du numérique en santé. <br />   <br />  <strong>Comment accompagnez-vous concrètement ces nouvelles dynamiques ?</strong> <br />   <br />  La DGOS n’a pas pour mission de piloter directement la transformation numérique, ni de dicter un modèle unique. Notre rôle n’est pas d’imposer, mais d’orienter, d’accompagner. Et pour accompagner efficacement les évolutions en cours, il est essentiel d’identifier les dynamiques pertinentes, de cibler les innovations prometteuses, de soutenir les initiatives émergentes et d’apporter un cadre lorsqu’il est nécessaire. C’est tout le sens de la&nbsp;« <em><a class="link" href="https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/cartographie_numerique_en_sante.pdf" target="_blank">Cartographie des usages numériques dans l’offre de soins</a>  &nbsp;</em><em>»</em><em>,</em>&nbsp;publiée ce printemps pour donner une vision claire des usages existants et des perspectives à venir, afin d’éclairer les décisions des acteurs du système de santé. Car notre rôle ne consiste pas seulement à accompagner les transformations en cours, mais aussi à alerter sur les dérives possibles ou à freiner certains usages lorsque ceux-ci risquent de dénaturer la pratique médicale ou d’aller à l’encontre des principes déontologiques, par exemple.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le virage numérique induit parfois des résistances. Comment les aborder et les dépasser ?</strong> <br />   <br />  Les résistances font partie intégrante de toute transformation&nbsp;: elles sont naturelles dès lors qu’un changement vient bousculer des repères établis. Cela dit, en ce qui concerne l’intelligence artificielle, je ne constate pas de réticence majeure sur le terrain. Au contraire, les professionnels de santé semblent lucides sur le caractère inévitable de cette révolution et sur le potentiel concret qu’elle représente pour améliorer les pratiques et les prises en charge. Ils savent également que&nbsp;l’inaction pourrait ouvrir la voie à une appropriation des usages numériques par des acteurs extérieurs à notre système,notamment les GAFAM, avec le risque de voir émerger des modèles en décalage avec nos valeurs et exigences. Il existe donc aujourd’hui une véritable volonté de s’emparer de ces enjeux et de construire un cadre d’usage adapté. C’est précisément dans ce cadre que s’inscrit le rôle de la DGOS&nbsp;: contribuer, avec la DNS, à faire émerger une vision commune des possibles, à travers un langage et des repères partagés.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous avez d’ailleurs déjà mené des actions en ce sens…</strong> <br />   <br />  Nous avons en effet participé à l’élaboration de l’«<a class="link" href="https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/etat_des_lieux_ia_en_sante.pdf" target="_blank"> État des lieux de l’intelligence artificielle en santé en France</a>  <strong> </strong>», publié par le ministère de la Santé en février dernier. Pour aller plus loin, la DGOS, avec&nbsp;l’appui de l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (ANAP), a lancé début juillet deux <a class="link" href="https://sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/intelligence-artificielle-aux-urgences-et-pour-les-plannings-2-appels-a" target="_blank">appels à manifestation d’intérêt</a>  &nbsp;(AMI), pour financer et évaluer l’expérimentation de solutions d’IA déjà matures, d’une part dans les SAMU et services d’urgence, et d’autre part pour optimiser la gestion du temps de travail dans les établissements de santé. <br />   <br />  <strong>Comment vous positionnez-vous par rapport à la</strong><strong>&nbsp;stratégie nationale&nbsp;<strong>« <a class="link" href="https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/strategie_donnees_et_intelligence_artificielle.pdf" target="_blank">Intelligence artificielle et données de santé&nbsp;2025-2028 </a>  »</strong>, dévoilée officiellement le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 2025 ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous avons co-piloté, avec la DNS, les travaux de mise en place de la concertation publique de cette stratégie.&nbsp;Nous sommes, naturellement, pleinement engagés&nbsp;dans sa mise en œuvre, et veillerons à accompagner les professionnels de santé dans les territoires, mais aussi à former nos propres équipes, car elles joueront un rôle clé dans la diffusion, l’appropriation et l’encadrement de ces outils. Aujourd’hui, l’IA reste trop souvent réservée à un cercle d’experts. Or, pour qu’elle soit un réel levier de transformation, elle doit devenir un outil démocratique. Cela suppose que tous les acteurs du système, professionnels, patients et administrations, puissent en comprendre les usages, les bénéfices et les limites. C’est à cette condition qu’elle pourra s’implanter à grande échelle. <br />   <br />  <strong>Quels seront, à votre sens, les&nbsp;autres défis&nbsp;à relever dans les années à venir ?</strong> <br />   <br />  Au-delà des enjeux de souveraineté – qu’il s’agisse des technologies elles-mêmes ou des données de santé – l’un des défis majeurs portera sur les&nbsp;modalités d’intégration de l’innovation&nbsp;dans notre système de santé. L’accélération continue des innovations, en particulier numériques, nous impose de repenser nos méthodes de travail&nbsp;: nous disposons de moins en moins de temps pour analyser, cadrer, décider… avec le risque réel de nous retrouver en décalage. Le ministère en a pleinement conscience. C’est précisément dans cet esprit qu’ont été mis en place des dispositifs comme&nbsp;l’Article&nbsp;51, les&nbsp;tiers-lieux d’expérimentation, ou encore les&nbsp;appels à projets du plan France&nbsp;2030. Ces outils traduisent une volonté de la puissance publique d’introduire davantage de souplesse dans le pilotage de l’innovation, quitte à adapter les textes réglementaires en cours de route, comme cela a été fait récemment pour la<strong>&nbsp;télésurveillance</strong>. Cette capacité à ajuster les cadres au fil de l’expérimentation est devenue indispensable. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  Le numérique en santé, et particulièrement l’IA, ont apporté dans leur sillage un changement de paradigme.&nbsp;Nous devons apprendre à avancer&nbsp;progressivement,&nbsp;brique par brique, tout en acceptant une part d’incertitude&nbsp;: personne aujourd’hui ne peut dire avec certitude à quoi ressemblera l’intelligence artificielle dans cinq ans, ni dans ses capacités, ni dans ses usages. Mais cette incertitude ne doit pas nous paralyser. Ce qui importe, c’est de&nbsp;disposer d’un socle commun, à la fois&nbsp;éthique et technique, suffisamment robuste pour accueillir les usages à venir. La transparence, la sécurité, la soutenabilité environnementale, l’équité d’accès seront autant de piliers, de fondamentaux stratégiques, sur lesquels nous pourrons construire durablement, au service du système de santé et de ses usagers. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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