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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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  <dc:date>2026-05-19T18:43:21+02:00</dc:date>
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   <title>Pr Rémi Sabatier : la télésurveillance, entre promesses et défis</title>
   <pubDate>Fri, 12 Dec 2025 08:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Professeur associé des Universités en télémédecine et praticien hospitalier au CHU de Caen, où il est spécialisé en insuffisance cardiaque et cardiologie interventionnelle, Rémi Sabatier est un pionnier de la télésurveillance médicale non-invasive des patients insuffisants cardiaques. Il partage sa vision d’une révolution capable de transformer en profondeur le suivi des maladies chroniques, sous réserve de disposer d’outils réellement simples, interopérables, éprouvés et capables de s’intégrer sans friction dans les pratiques quotidiennes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153764-65149807.jpg?v=1765525082" alt="Pr Rémi Sabatier : la télésurveillance, entre promesses et défis" title="Pr Rémi Sabatier : la télésurveillance, entre promesses et défis" />
     </div>
     <div>
      <strong>Comment en êtes-vous arrivé à vous intéresser à la télésurveillance médicale ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Rémi Sabatier&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Au début des années&nbsp;2000, nous voulions créer un réseau de prise en charge coordonnée pour les patients insuffisants cardiaques, mais nous manquions d’infirmiers. En 2005, une rencontre avec des confrères canadiens, déjà engagés dans la télésurveillance à domicile, nous a inspirés à suivre cette voie. Avec le Dr Annette Belin, alors cardiologue au CHU de Caen référente en insuffisance cardiaque dans la région, et grâce au soutien de la Région Normandie et des CPAM&nbsp;14 et 50, nous avons lancé le projet SCAD, pour Suivi clinique à domicile, imaginant un modèle associant directement le patient à sa télésurveillance. Concrètement, nous l’avons structuré autour de trois éléments&nbsp;: le patient formé à sa pathologie et à l’autosurveillance par l’éducation thérapeutique ; l’algorithme intelligent, qui analyse les réponses et génère les alertes ; et les infirmiers, chargés du suivi et de la gestion des alertes. En 2007, une preuve de concept (POC) a été lancée avec le CHU de Caen et plusieurs hôpitaux partenaires. Puis, entre 2009 et 2012, une étude pilote randomisée a confirmé la pertinence du modèle. La poursuite de ce projet en Normandie sur 11&nbsp;centres a contribué à l’expérimentation ETAPeS et a permis d’introduire un tarif à l’activité, dont s’est inspirée l’intégration de la télésurveillance dans le droit commun.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Et ensuite ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  En 2019, nous avons analysé dix ans de données de télésurveillance grâce à un appariement probabiliste – inédit à l’époque – avec le SNDS. Les résultats étaient parlants&nbsp;: la télésurveillance réduit à la fois les réhospitalisations et le coût moyen d’une année de prise en charge d’un insuffisant cardiaque. Ces données ont contribué à la décision de l’inscrire dans le droit commun, en démontrant qu’elle était soutenable pour un système de santé sous tension. Mais l’étude a aussi mis en lumière certaines limites&nbsp;: tous les patients ne peuvent pas ou ne veulent pas s’y engager. En résumé, la télésurveillance fonctionne très bien chez les patients motivés ; le défi est désormais d’élargir l’adhésion. Les avancées de l’intelligence artificielle pourraient justement y contribuer. <br />   <br />  <strong>L’engagement des patients est donc un premier obstacle. Quels autres freins identifiez-vous ?</strong> <br />   <br />  Sur le plan technologique, les outils numériques restent souvent peu ergonomiques ; ils demandent un apprentissage long et n’apportent pas toujours le gain de temps espéré. Cela dit, la dynamique actuelle est encourageante. La vision portée par Dominique Pon et poursuivie actuellement par l’ANS a permis d’instaurer un cadre national et une interopérabilité entre logiciels, obligeant les industriels à s’y conformer. C’est une avancée majeure, d’autant que la France est le seul pays de cette taille à offrir des téléconsultations, des téléexpertises et une télésurveillance remboursées par l’Assurance maladie et accessibles à tous, sans condition de ressources. C’est un modèle dont nous pouvons être fiers. <br />   <br />  <strong>Vous évoquez l’intelligence artificielle, qui fait beaucoup parler d’elle. Qu’en attendez-vous ?</strong> <br />   <br />  Qu’elle simplifie le numérique en santé, d’abord ! Mais&nbsp;l’IA pourrait aussi transformer profondément la télésurveillance.Elle permettra d’affiner l’analyse des paramètres recueillis et surtout, d’interpréter les signaux faibles, ces données peu informatives isolément qui, combinées et replacées dans le contexte clinique, peuvent révéler précocement un risque de décompensation cardiaque. C’est tout l’enjeu de la télésurveillance chez les patients insuffisants cardiaques&nbsp;: intervenir tôt pour préserver le myocarde et prolonger la vie à domicile. Par exemple, aujourd’hui, nous utilisons des capteurs de pression intracardiaque, très performants pour la détection de la décompensation cardiaque mais coûteux et complexes à implanter. De nouveaux capteurs semi-invasifs cutanés ou sous-cutanés arriveront sur le marché ; ils sont plus simples, moins chers et peuvent être posés par un infirmier en salle de soins. Ces capteurs enregistrent un signal qui, interprété par l’IA, permettra d’évaluer les pressions intracardiaques. Ils pourraient permettre un suivi plus automatisé et à grande échelle, compte tenu de leur facilité d’utilisation et de la spécificité de la donnée recueillie.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Cela permettrait, aussi, de limiter la dépendance à l’engagement du patient…</strong> <br />   <br />  Exactement. Actuellement, la télésurveillance est proposée à 5 000 à 10 000&nbsp;patients en sortie d’hospitalisation, sur 180 000&nbsp;hospitalisations pour insuffisance cardiaque chaque année. La marge de progression est énorme. Mais sans engagement, pas de bénéfice – et le remboursement dans le droit commun est désormais conditionné à cette participation. Le recueil automatisé des données réduira la charge mentale pour le patient et rendra le suivi plus fluide. Il nous permettra aussi de personnaliser l’approche&nbsp;en fonction des capacités et des souhaits de chacun. Aujourd’hui, seuls deux tiers des patients télésuivis sont réellement compliants, et plus de la moitié refusent le dispositif. Or, si nous voulons avoir un impact réel sur le volume global des décompensations cardiaques, il faudrait que&nbsp;chaque patient hospitalisé sorte avec un dispositif de télésurveillance adapté à ses capacités.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Et sur le plan médico-économique ?</strong> <br />   <br />  C’est sans doute l’un des obstacles majeurs. Aujourd’hui, les établissements de santé ne tirent aucun bénéfice financier direct de la télésurveillance, car ils ne sont pas ceux qui tirent bénéfice de la réduction des réhospitalisations. Il serait pertinent d’envisager, comme ailleurs, des incitations à la non-réhospitalisation et des circuits courts de prise en charge de l’insuffisance cardiaque déstabilisée, plus facile à mettre en place grâce à la télésurveillance. Quant aux tarifs du droit commun, ils couvrent surtout les coûts organisationnels, mais restent insuffisants pour les industriels, alors même que nous avons besoin de leur innovation. Par exemple, le tarif de remboursement ne couvrait qu’un tiers du coût réel du projet institutionnel SCAD lors de son fonctionnement dans ETAPeS. Pour justifier une revalorisation de ce taux, nous cherchons à prouver l’efficience organisationnelle du modèle, c’est-à-dire sa capacité à fluidifier les parcours et à libérer des ressources pour les patients les plus fragiles.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  Nous avons, en France du mal à investir à long terme. Pourtant, si nous voulons réduire les hospitalisations évitables et mieux utiliser nos ressources, il faut accélérer la transition vers la prise en charge à domicile.&nbsp;La télésurveillance est une brique essentielle de ce virage ambulatoire.&nbsp;Et c’est une révolution transposable à de nombreuses maladies chroniques. Demain, en cardiologie à l’instar de la diabétologie, on peut même imaginer des systèmes couplant détection et traitement, par exemple une pompe connectée administrant automatiquement un médicament en cas d’anomalie détectée – et l’IA y jouera un rôle clé. La technologie avance vite, mais deux conditions restent indispensables&nbsp;: un modèle médico-économique soutenable, et un niveau de preuve solide. L’industrie regorge d’idées prometteuses, mais elles doivent être confrontées à la réalité clinique. Certes, la règlementation devra s’adapter aux technologies rapidement évolutives, mais une chose ne changera pas&nbsp;: un haut niveau de preuve clinique est incontournable pour une utilisation large par les professionnels de santé et un financement pérenne. <br />   <br />  <em>Le Pr Rémi Sabatier est également le co-fondateur et directeur médical de la start-up MedTech CardiaMetrics.</em> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>L’association Petit Cœur de Beurre lance sa campagne de dons : Tous en cœur !</title>
   <pubDate>Wed, 11 Dec 2024 17:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette fin d’année, Petit Cœur de Beurre, association nationale de soutien aux patients nés avec une cardiopathie congénitale et à leurs proches, lance sa campagne de dons « Tous en Cœur », un moment crucial pour recueillir les fonds nécessaires à la poursuite de ses actions. Et elle appelle à la mobilisation générale : chaque don compte !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/84886736-60584132.jpg?v=1733934916" alt="L’association Petit Cœur de Beurre lance sa campagne de dons : Tous en cœur !" title="L’association Petit Cœur de Beurre lance sa campagne de dons : Tous en cœur !" />
     </div>
     <div>
      En France, 1 enfant sur 100 naît avec une malformation cardiaque, ce qui constitue la première cause de malformation congénitale et concerne plus de 300 000 adultes dans notre pays. Dans la majorité des cas, les enfants nés avec une malformation cardiaque – soit 13 à 15 naissances par jour en France – auront une prise en charge chirurgicale dans leur première année de vie. L’association Petit Cœur de Beurre voit donc le jour en 2014 pour améliorer le quotidien des patients et de leurs proches, rompre leur isolement et œuvrer pour la promotion de la santé. Intervenant dans toute la France métropolitaine, elle a plus particulièrement développé trois programmes d’accompagnement, pour les malades et leurs familles, les structures hospitalières et la recherche médicale.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plus actions significatives menées en 2024</b></div>
     <div>
      Ainsi, en 2024 et grâce à la générosité de ses donateurs, Petit Cœur de Beurre a pu apporter des moments de réconfort aux patients et à leurs familles dans 23 structures hospitalières du réseau M3C (Malformations Cardiaques Congénitales Complexes), pour adoucir l’hospitalisation et diminuer les traumas : organisation de goûters festifs, ateliers créatifs, interventions de musicothérapeutes, de magiciens, massages pour les parents… Tous les ans, l’association se tient également aux côtés des équipes soignantes pour aménager, décorer et financer du matériel de puériculture afin de diminuer l’appréhension des soins et du monde hospitalier. En 2025, Petit Cœur de Beurre compte par exemple accompagner l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris dans la décoration de son service qui s’agrandit, pour devenir le plus grand service de cardiologie pédiatrique d’Europe. Pour progresser sur la prise en charge et la qualité de vie des patients, elle apporte aussi son soutien à des projets de recherche médicale. Elle est d’ailleurs aujourd’hui reconnue comme véritable partie prenante de conseils scientifiques auprès de chercheurs en tant qu’experte sur le vécu du patient. Parmi les projets bénéficiant de son appui, nous pouvons citer Neuro-Moms CHD, qui vise à comprendre et mesurer l’impact du stress maternel sur la trajectoire du neurodéveloppement des enfants nés avec une malformation cardiaque.&nbsp; <br />   <br />  Sa campagne de dons de fin d’année « Tous en Cœur » est donc&nbsp;une opportunité pour chacun de contribuer à une cause essentielle&nbsp;: soutenir les patients et leurs proches, créer des espaces hospitaliers chaleureux et faire progresser la recherche. Chaque don, qu’il soit modeste ou significatif, fait une différence. De plus, les dons ouvrent droit à une déduction fiscale de 66 % pour les particuliers et de 60 % pour les entreprises.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>&gt;&nbsp;Les dons peuvent être effectués directement sur le <a class="link" href="https://www.petitcoeurdebeurre.fr/collect/description/231484-y-faire-un-don" target="_blank">site de l’association</a>.</em> <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #67, édition de décembre 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-67-Ces-solutions-qui-rendent-l-hopital-plus-performant_a4328.html" target="_blank">à lire ici</a> &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>L’étude OSICAT intègre 5 nouveaux CHU</title>
   <pubDate>Wed, 23 Sep 2015 09:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'étude clinique OSICAT (Optimisation de la Surveillance Ambulatoire des Insuffisants Cardiaques par Télécardiologie) sur le télésuivi à domicile des patients souffrant d'insuffisance cardiaque prend une dimension nationale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/8265880-12928649.jpg?v=1442992368" alt="L’étude OSICAT intègre 5 nouveaux CHU" title="L’étude OSICAT intègre 5 nouveaux CHU" />
     </div>
     <div>
      L'étude, dont le suivi est assuré par les infirmières conseils du centre d’accompagnement CORDIVA, est menée par le CHU de Toulouse et son équipe de cardiologie, le Pr Michel Galinier et le Pr Atul Pathak. <br />  &nbsp; <br />  Elle a débuté en Midi Pyrénées avant de s'étendre aux régions Languedoc Roussillon, Rhône-Alpes, Aquitaine, PACA et Limousin. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Désormais, OSICAT se poursuit avec le soutient du service de Cardiologie du CHU d'Angers (Pays de la Loire), le service de cardiologie du CHU de Brest (Bretagne) et l'unité de Rythmologie et Insuffisance cardiaque du CHU de Dijon (Bourgogne). </strong> <br />  &nbsp; <br />  Ces trois nouveaux centres d'inclusions ont ouvert leurs portes en juin et juillet et les inclusions ont débuté à Brest et Dijon. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Quant aux CHU Fort de France (Martinique) et Amiens (Picardie), les centres d'inclusion ouvrirons leurs portes en septembre.</strong> <br />  &nbsp; <br />  <u>Cliquez ici pour accéder à la carte interactive des centres investigateurs OSICAT</u>: <a class="link" href="http://bit.ly/1EsuSQU">http://bit.ly/1EsuSQU</a>  <br />  &nbsp; <br />  <strong>L'ouverture de ces centres aura pour effet d’accélérer les inclusions et d'en accroitre la représentativité.</strong> Cela permet par ailleurs d’accueillir des centres reconnus dans le suivi de l'IC, ce qui créera sans nul doute un impact positif sur les futurs résultats de l'étude.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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